Communauté Catholiques Thionville Sainte Famille. Pour une Eglise accueillante et appelante.
8 novembre 2009 - 32ème dimanche ordinaire - B
Ce jour-là dans le Temple de Jérusalem, autour du tronc destiné à recueillir les dons des fidèles, quatre types de personnes se rencontrent. Un face à face qui fait des étincelles!
Il y a d’abord les hommes qui aiment se faire voir, des scribes qui se pavanent en robes solennelles, des riches qui font des dons spectaculaires. Ils sont là pour la galerie. Leur destin est scellé, ils sont condamnés à l’insignifiance. Jésus dira d’eux qu’ils sont des «épulcres blanchis».
Arrive une pauvre veuve. Elle ne dépose que deux piécettes. Mais c’est «ce qu’elle avait pour vivre». Est-ce la manifestation d’une foi extraordinairement généreuse? Ou le respect d’une obligation légale que la loi fait peser sur les indigents? Les deux probablement. Et Jésus est à la fois dans l’admiration pour ce geste qui vient du cœur et en colère contre ces scribes qui «évorent les biens des veuves». Jésus, lui, est assis. Il regarde. Il jauge. Il discerne les intentions cachées. Il sait que «qui ce voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel». (2 Co 4,18) Le geste de la veuve annonce son propre destin. Lui aussi, dans quelques jours, va prendre de son indigence et offrir à Dieu les deux piécettes de sa vie. Il donnera tout ce qu’il a pour vivre. «Seigneur Jésus, pour vous, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté.» (2 Co 8,9)
Il y a enfin les disciples, ceux qui sont là autour de Jésus dans le Temple, décontenancés, effrayés peut-être; et aussi, invisibles, ceux qui, comme nous, lisent ce récit et se laissent interroger. C’est à eux, à nous que Jésus s’adresse: méfiez-vous de ceux qui aiment les premiers rangs, méfiez-vous de ceux qui font semblant et cherchent à se faire admirer! «-là ont déjà leur récompense… Pour toi, quand tu fais l’aumône que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite. Ton Père voit dans le secret…» (Mt 6,3)
Jean GANTZER
ANNONCES
NOTRE DAME
Dimanche 8 novembre
10h30 - MESSE - Famille CHARFF - Famille BRIGNIER-PETITJEAN - Dino MANCINI et ses parents - Olinda DE BARROS - Jean MORIZE et Hélène PELTIER - Michel KOWALCZYK et sa fille Jocelyne - Salvatore et Caterena POSCA - Guiseppe et Maria Térésa FILARDO - Francesca FILARDO et Christophe HOARAU - Marie Thérèse FISCHER (anniversaire) - Défunts des familles BOSCO-PODORIESZACH-SCHNEIDER - Juliette BECKER, famille BECKER-SINDT, famille BOULAY-BECKER et famille ROUAULT-BECKER - Famille SCHWINDT-ZEIMETH-FAAS - Juliette CONTER
Lundi 9 novembre
10h00-Obsèques de : Gertrude ABERKANE
15h00: obsèques de: Maryvonne POIRIER
Mardi 10 novembre
14h30-Réunion du M.C.R a u presbytère
17h40 - Prière du chapelet
18h15 - MESSE - Famille MAIRE-MELLINGER- Angéla PUGLIESE et Margherita DAPRILE- Jean GOUALCH
20h00: Réunion du CCFD au presbytère
Mercredi 11 novembre
20h15-Exercices ignatiens à l'église
Vendredi 13 novembre
17h00 - Exposition du Saint Sacrement et possibilité de confession
18h15 - MESSE - Défunts de nos paroisses
Samedi 14 novembre-
18H00- MESSE et CONFIRMATION des jeunes de Saint Pierre Chanel
Dimanche 15 novembre
10h30- MESSE -Famille HUN-ROCH-
Olinda DE BARROS, Jacques HENRI, Paul DIEU et Thérèse NGYEN-
Michel SOUMAN-Camille GIROLDI- Famille PUCCIO-BAUZIN-Juliette BECKER-
Pierre POCHARD et défunts famille LAUER-JACQ- Action de grâce à l’occasion des 50 années de mariage de Christiane et Léon SCHEID-
SAINTE ANNE
Samedi 7 novembre
18h00 - MESSE des familles avec les enfants de Ste Anne et de Garche - Madame UHL - Raymond SIMON - Jean, Antoinette et Charles THOMAS - Jeanne SCHNEIDER -
Dimanche 8 novembre
11h45- Baptêmes : Camille BACHELU-
Luc BLAIN- Nathan NEVEUX.
Lundi 9 novembre
17h00 - MESSE aux Epis d’Or
17h00 - Prière du chapelet à la chapelle.
Jeudi 12 novembre
9h00 - MESSE à la chapelle
16h30- Rencontre de l'équipe St Vincent de Paul, salle St Vincent.
Vendredi 13 novembre
17h00 - Répétition des chorales de Garche et Ste Anne , salle St Vincent.
Samedi 14 novembre
9h30 - Rencontre des Equipes d'Animation Pastorale de la zone avec Mgr Pierre RAFFIN, salle Jean XXIII.
18h00-MESSE- Alexandre et Octavie BOLIS et les défunts du club du vieil Orme.
MANOM
Dimanche 8 novembre
10h30 - MESSE des familles pour les enfants de Manom et Thionville et accueil des petits de 2 ans 1/2 à 7 ans pour un éveil à la foi -
Thomas ALTAMORE - Famille JOYEUX-BRONQUARD - Irène PFEIFFER
Familles SCHOLTUS-GONON-
Mercredi 11 novembre
9h30 - MESSE -
GARCHE
Lundi 9 novembre
19h30-Atelier Bible
Vendredi 13 novembre
9h00- MESSE - Familles SERAFIN
Dimanche 15 novembre
9h15- MESSE - Henriette BECK-
(anniversaire)- Eugène THINUS (anniversaire)- Famille MOSCHETTA- Marie-Madeleine et Marceau DANVOYE- François et Joseph GIALLUCA- Famille JOST-TERVER-
KOEKING
Dimanche 8 novembre
9h15- MESSE - Emile OESTREICHER - Famille FRANCK-LAUTERFING-HIPPERT - Famille WEBER-NOEL-NEUMAN - Famille DUC-CONRADT-STAR - René KREPPERT - Famille VATRY-SCHMITT -
CALENDRIER
Samedi 7 novembre : Sainte Carine
Dimanche 8 novembre : St Geoffrey
Lundi 9 novembre : D2dicace de la Vierge du Latran
Mardi 10 novembre : Saint Léon le Grand, pape et docteur
Mercredi 11 novembre : St Martin de Tours, évêque.
Jeudi 12 novembre : Saint Josaphat, évêque et martyr
Vendredi 13 novembre : St Brice
Samedi 14 novembre St Sidoine:
Dimanche 15 novembre : St Albert
32ème Dimanche Ordinaire
DANS LA PAIX DE DIEU :
A Notre Dame : Roger PERRIN
INFOS
Les plaquettes d’infos de la Communauté de Paroisses de la Sainte Famille sont prêtes.
Vous pouvez venir les chercher au presbytère Notre Dame pour les distribuer dans votre quartier. Pour Notre Dame nous nous organiserons à la fin de la messe de dimanche prochain.
Après la lecture de St Marc, nous sommes invités à lire l’évangile de St Luc.
Les animateurs de groupes peuvent déjà se le procurer au presbytère.
Une formation concernant cet évangile aura lieu le samedi 28 novembre de 9h30 à 12h00, salle Jean XXIII, sous-sol de l’église Ste Anne et sera animée par Joseph Stricher.
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Un synode africain à Rome
Du 4 au 25 octobre dernier s'est réunie à Rome, une assemblée d'évêques (africains et non-africains) pour réfléchir sur le thème de la réconciliation, de la justice et de la paix... en Afrique. Essayer de rendre compte en quelques lignes, de trois semaines de travaux et d'une liste de propositions de plus d'une trentaine de pages est une entreprise difficile à laquelle je me livre – comme on l'a souhaité – avec le grand inconvénient de dire les choses de mon point de vue.
C'est un synode qui s'est voulu un examen du visage de l'Afrique aujourd'hui, avec pour plagier un document célèbre, ses joies et ses espoirs, ses souffrances et ses angoisses. Comme l'écrit Carlo di Cicco, directeur adjoint de l'Osservatore Romano, ce synode témoigne que «'Eglise catholique en Afrique a beaucoup grandi; elle s'est levée de plein droit en défense des objectifs atteints et des droits des Africains, mais en critiquant dans le même temps les nombreux maux sociaux et politiques qui frappent encore le continent. Les dénonciations des abus commis par des agences et des sociétés multinationales [et aussi par les États occidentaux parfois complices] pour conserver l'asservissement du continent, vont de pair avec le blâme pour une classe politique et administrative africaine, souvent corrompue, davantage sensible à ses propres gains et aux promesses étrangères qu'à la demande de justice qui s'élève des populations en proie à la faim et aux conflits». L'examen montre donc, des causes tant endogènes qu'exogènes. Mal-gouvernance des dirigeants parfois sans foi ni loi, corruption, tribalisme... mais aussi néocolonialismes de tout acabit : néocolonialisme économique qui consiste à piller sans réserve les ressources du continent, néocolonialisme moral qui n'accorde d'aides au développement que sous condition d'une aliénation morale qui consiste à imposer le modèle occidental, etc.
L'histoire du continent reste grevée d'un malentendu qui depuis l'esclavage le rend grenier d'abord des besoins des autres. Un indice ? C'est finalement un synode qui n'aura pas beaucoup intéressé les médias, confinant encore l'Afrique dans sa place de priorité non-prioritaire dans l'agenda des priorités mondiales.
Un sursaut de conscience et des mesures concrètes s'imposent et la liste des propositions ne s'en fait pas l'économie : sur la bonne gouvernance, l'eau, l'immigration et la fuite des cerveaux, le commerce des armes, la justice, la violence sur les femmes et les enfants, le vote électoral, la distributions des bénéfices, le traitement du sida, le dialogue œcuménique, la promotion des femmes dans l'Église, l'inculturation de la foi et de la théologie, la formation du clergé, la catéchèse... voilà autant de chantiers ouverts qui misent avant tout sur la formation des personnes avec l'espérance que l'évangile pourra transformer les cœurs et opérer une véritable conversion.
Le grand mérite de cette assemblée synodale demeure dans le fait qu'elle est une occasion de prise de conscience par des Africains des défis du continent aujourd'hui, d'un diagnostic des causes et de volonté sinon de prise en main du moins de participation renouvelée à sa destinée. Il aura libéré la parole espérant être entendu... Reste à espérer que ses propositions ne soient pas une liste de vœux pieux mais un véritable programme qui trouvera des saints pour sa mise en œuvre afin de faire de l'Afrique, un continent régénéré qui regarde en avant et qui tisse avec le reste du monde des relations libérées des tristes inégalités d'aujourd'hui.
J'espère, c'est un credo, que l'évangile sauvera l'Afrique.
Léonard KATCHEKPELE
La reconnaissance du droit à la mobilité des populations sera le grand chantier du siècle. Telle est la thèse que Catherine Wihtol de Wenden, pionnière de la recherche française sur les politiques migratoires, développe dans son dernier ouvrage, La globalisation humaine.
Diplômée de Sciences-Po et en droit public, Catherine Wihtol de Wenden fut la première politologue en ce domaine à intégrer le CNRS en 1980. Elle avait 30 ans. Elle dirige alors de nombreux programmes de recherche qui explorent toutes les facettes de l’immigration en France : les transferts de fonds vers les pays d’origine, les conflits chez Renault, les hérauts de la génération « beur » ou le développement de l’islam… Sa rencontre avec le chercheur australien Stephen Castles oriente ensuite son travail sur une approche globale du phénomène migratoire dans le monde. La Globalisation humaine offre une synthèse grand public de ces années de recherche.
« Depuis la chute du mur de Berlin, l’Occident a redéployé tout un savoir faire en matière de sécurité vers le sud et nourrit la grande peur d’une invasion des populations des pays pauvres », résume la chercheuse, citant le mur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis ou la création de l'agence Frontex au sein de l'Union européenne. « Les études démontrent que les migrations sud-nord sont minoritaires, et pourtant, on continue de n’envisager ces migrations que sous l’angle de la menace. » La crise économique aidant, les États européens ne cessent de fermer un peu plus leurs frontières et de dépenser des sommes énormes pour leur surveillance ou les expulsions de clandestins. La Cour des comptes évalue ainsi à 14 000 € le coût moyen d'une reconduite à la frontière en France !
Comme de nombreux scientifiques, Catherine Wihtol de Wenden plaide pour inverser radicalement la logique des politiques migratoires. « Il faut accompagner la mobilité, la réguler, plutôt que faire croire qu’on pourra la stopper. Fermer les frontières, comme le fait l’Europe, revient paradoxalement à fixer des populations étrangères ici et à enfoncer dans la précarité les sans-papiers. »
Mère de cinq enfants, mariée à un haut fonctionnaire proche de Jean-Baptiste de Foucauld, cette « catholique de culture » intervient régulièrement auprès des Églises chrétiennes, dont elle apprécie les efforts pour faire bouger l'opinion publique : aux Semaines sociales, lors des sessions de la pastorale des migrants ou auprès des évêques, à Lourdes. Elle est aussi engagée dans le monde associatif, à la Ligue de droits de l'homme ou à France Terre d'asile. Un « acte de vigilance », observe-t-elle, alors que le débat sur l'immigration est au point mort dans notre pays.
Les responsabilités en sont partagées, admet-elle. D’un côté, les gouvernements courent après une opinion publique imprégnée par les discours de l’extrême-droite. D’un autre, trop d’associations ou d’intellectuels se cantonnent dans la critique radicale. Elle regrette surtout l’absence totale de dialogue entre les chercheurs et le monde politique. « J’ai rencontré une fois Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur, en 2006. Je n’ai eu depuis aucun contact avec ses successeurs en charge de l’immigration. À l’étranger, experts et politiques se retrouvent pour débattre. Pas en France. »
Malgré tout, cette petite femme toute d’énergie concentrée veut croire qu’une évolution se dessine. « Chez nous, des citoyens lambda réagissent, simplement pour des raisons humanitaires. La situation de Calais montre les limites d’une gestion purement policière de l’immigration. » Au niveau international, la chercheuse observe aussi des signes encourageants. « L’ONU mène une sorte de diplomatie parallèle pour convaincre les États qu’une gouvernance mondiale des migrations est nécessaire, précise-t-elle. Celle-ci associerait les pays du Nord et ceux du Sud, les ONG, les organisations syndicales et les chercheurs pour réguler cette mobilité, qui est facteur de développement. »
Il y a quatre générations, les de Wenden, qui appartenaient à la minorité germanophone de Lituanie, avaient fui la politique de russification menée par le tsar pour trouver refuge en France. « Depuis toute petite, témoigne la descendante de ces migrants, j’ai toujours vécu la présence étrangère comme naturelle. Je me souviens, enfant, de mon père qui donnait des cours de français aux ouvriers agricoles espagnols. La France est une terre de migration qui s’ignore, écrivait déjà la sociologue Dominique Schnapper. » C’est pourtant de cette confiance en la richesse de la diversité dont nous avons besoin, affirme,
« fondamentalement optimiste », l'infatigable chercheuse.
Journal La Croix , mardi 3-11-09
«mondialisation des migrations internationales»
Sera le thème abordé par Catherine WIHTOL de WENDEN, Jeudi 19 novembre 2009 à 20h30 à la salle Albert Schweitzer en partenariat avec le Lierre, la ville de Thionville, la Pastorale des migrants dans le cadre des conférences chrétiennes à Thionville.