Communauté Catholiques Thionville Sainte Famille. Pour une Eglise accueillante et appelante.
8 février 5ème Dimanche du temps ordinaire
Dimanche de la santé
Edito
Comment Jésus prend-il soin de nous ?
Jésus est d'abord la réponse à la question : "Comment Dieu prend-il soin de l'humanité ?".
La venue de Jésus parmi nous signifie que Dieu ne prend pas soin de nous de loin, à distance. Il vient lui-même en envoyant son propre Fils, en nous donnant ce qu'il a de plus précieux, de plus proche, de plus intime. Quand Dieu prend soin des hommes, il s'engage totalement. Telle est la logique de l'Alliance, qui se déploie tout au long de l'histoire d'Israël, et qui s'épanouit en plénitude en la personne de Jésus.
Prendre soin, c'est être avec. "On l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous" (Mt 1, 23).
C'est par sa présence corporelle que Jésus prend soin de nous. En partageant notre humanité ordinaire avec ses faiblesses et ses limites, il nous révèle que son Père et notre Père s'intéresse à nous tels que nous sommes.
Dans la crèche, il est solidaire de notre vulnérabilité.
Adulte, il est sensible même à des situations "banales" comme la faim ou la fatigue. Les paroles, les gestes et l'enseignement de Jésus donnent une forme très concrète à cette bienveillance divine dont il est l'ambassadeur le plus qualifié.
Pour prendre soin, il faut remarquer les besoins, se rendre attentif. Jésus se laisse toucher, dans tous les sens du terme. Proche, facile d'accès, disponible à tous, il prend soin de restaurer d'abord les personnes dans leur dignité.
Il est compatissant. Il a pitié des foules, il est "pris aux entrailles". Les larmes, la maladie et la mort, tout ce qui fait souffrir l'homme, tout ce qui ampute et gâche la vie de l'homme, est insupportable à Dieu.
Mais l'amour ne s'impose pas, l'amour recherche le consentement. Dieu ne s'impose pas.
Laissons-nous saisir par l'Esprit Saint. Que l'Esprit fasse de nous de vrais disciples de Jésus, en nous apprenant à prendre soin de nous-mêmes, de cette terre et de nos frères.
-d'après un texte de Christelle Javary tiré du livret de la Pastorale de la Santé pour le Dimanche de la Santé
ANNONCES DU DIMANCHE 8 FEVRIER AU 15 FEVRIER 2009
NOTRE DAME
Dimanche 8 février
5ème Dimanche du temps ordinaire Dimanche de la Santé
Nous prierons pour les malades, les professionnels de la santé et les divers services qui rencontrent des malades.
10h30 - MESSE - Germaine LEITIENNE -
Fam. HENNEQUIN-STEPHANIE-CHEILLETZ - Michel KOWALCZYK et sa fille Jocelyne - Roger MARX - Raymond BARRE - Roger BATAILLE.
La quête de ce jour est destinée à couvrir les frais de chauffage de notre église.
Mardi 10 février
14h30 - Rencontre du MCR au presbytère
18h15 - MESSE - Monique COLLIER
20h00 - Rencontre du CCFD au presbytère.
Mercredi 11 février
14h15 - Rencontre du groupe de prière « Emmaüs » au presbytère
20h15 - Exercices Ignatiens « Prière et Vie » à la chapelle.
Vendredi 13 février
18h15 - MESSE - Défunts de nos paroisses
Dimanche 15 février
6ème Dimanche du temps ordinaire
10h30 - MESSE - Famille CHARFF -
Fam. HENNEQUIN-STEPHANIE-CHEILLETZ - Yves KRIER et famille WEBER -
Denis ROCK
11h30 - Baptême de Maël ANDRE.
SAINTE ANNE
Samedi 7 février
14h00 - Rencontre de la communauté « Foi et Lumière » salle Jean XXIII
18h00 - MESSE animée par la communauté Foi et Lumière et les enfants de la première communion pour la fête de la lumière - Véronique HALTER et son frère Jean Jacques.
Dimanche 8 février
11h45 - Baptême de Léo SCHULER.
Lundi 9 février
17h00 - MESSE aux Epis d’Or
17h00 - Prière du chapelet à la chapelle.
Jeudi 12 février
9h00 - MESSE à la chapelle.
Vendredi 13 février
16h00 - Répétition des chorales de Garche et de Ste Anne salle St Vincent.
Samedi 14 février
18h00 - MESSE - Léopold LAMBOLEZ - Anaîs KADA et ses grands parents.
MANOM
Dimanche 8 février
9h15 - MESSE - Pour toutes les personnes du foyer décédées en 2008 - Famille LISCH-TAILLEUR-René SCHWEITZER
Mercredi 11 février
9h30 - MESSE -
GARCHE
Vendredi 13 février
9h00 - MESSE - Alphonsine SCHMITT et sa famille .
Dimanche 15 février
9h15 - MESSE - Alphonse VEYNACHTER - Emile JOST - Famille DI MEGLIO-THINUS.
KOEKING
Dimanche 8 février
9h15 - MESSE - Famille MELIGNER-HANEN et leur petit fils Aurélien -
Mathias et Marie JOST - Famille DUC-CONRADT-STAR - Familles HAMEN-KREPERT-TERVER - Pierre et Rémi SCHMITT, Lucie et Albert TERVER et les défunts des familles ,Berthe et François VATRY et Madeleine et Jean Pierre SCHMITT
CALENDRIER
Samedi 7 février
Sainte Eugénie
Dimanche 8 février
5 ème Dimanche ordinaire -
Dimanche de la Santé
Sainte Jacqueline
Lundi 9 février
Sainte Apolline
Mardi 10 février
Saint Arnaud - Sainte Scholastique
Mercredi 11 février
Notre Dame de Lourdes
Jeudi 12 février
Saint Félix
Vendredi 13 février
Sainte Béatrice
Samedi 14 février
Saint Cyrille - Saint Méthode -
Saint Valentin
Dimanche 15 février
6 ème Dimanche ordinaire -
Saint Claude
La vie de votre E.A.P.
Des membres des trois Equipes d’Animation Pastorale de l’archiprêtré de Thionville se sont retrouvés à l’Ermitage Saint Jean de MOULINS les METZ avec tous les agents pastoraux (prêtres, diacres, laïcs en mission d'Eglise) et les membres des EAP de la zone Moselle Nord.
Se sont 85 personnes dont 16 de l’archiprêtré de Thionville qui ont partagé tout au long de la journée sur le thème de ** La pédagogie d’initiation dans la vie pastorale **et particulièrement sur ** la catéchèse **
La catéchèse doit être organisée selon 4 axes :
- -enseignée à tous les âges de la vie
-en tous lieux de regroupement de la vie
-articulée autour de l’année liturgique
-une réponse aux demandes sacramentelles
Elle s’appuiera surtout sur un certain nombre de points d’appui :
-garantir la liberté des personnes
-c’est un cheminement qui demande du temps
-prendre comme source la Parole de Dieu
-s’appuyer sur la tradition vivante
-s’inspirer de la démarche catéchuménale
-elle requiert une dynamique du choix
-elle requiert une ouverture à la diversité culturelle
Rôle de nos E.A.P. dans le renouvellement de la catéchèse :
Comment partager nos convictions avec les autres. Ce ne sera possible que si nous nous servons des points d’appui suivant.
- L’initiation se vit dans la communauté.
- La catéchèse s’appuie sur la communauté qui dit sa foi, qui est le milieu nourricier de l’expression de la foi, qui est une catéchèse vivante et exerce une fonction maternelle.
-La catéchèse doit conduire à la communauté.
Tout cela doit nous conduire à un ** DEFI PASTORAL **
Jean Schneider

TEMOIGNAGES POUR LE DIMANCHE DE LA SANTE
PRENDRE SOIN...QUAND ON EST SOIGNANT
Je viens de vivre deux hospitalisations. Je suis passée de l'autre côté de la barrière : de personnel soignant, je me suis trouvée alitée, dépendante durant quelques semaines.
Ce que je retiens de ces expériences dans des hôpitaux de régions différentes, c'est le comportement du personnel que j'ai croisé et qui ne vous considère pas toujours comme une personne mais comme un cas, un numéro. Heureusement que la majorité des soignants vous soigne avec le sourire. Le séjour est plus facilement accepté quand on vous prête beaucoup d'attention.
Les patients sont souvent aussi très humbles. Je me souviens de la dame qui partageait la chambre avec moi en traumatologie. Elle était là depuis trois mois et pour de longs mois encore, du lit au fauteuil et du fauteuil au lit. Elle ne pouvait pas encore poser le pied par terre, dépendante pour tous les gestes de la vie quotidienne. Un mot gentil, un sourire sont d'un grand réconfort lorsque les visites ne peuvent être quotidiennes. Nous nous soutenions mutuellement, et notre foi était d'un immense secours.
Je n'ai pas pu reprendre mon travail, mais lorsque je travaillais, c'est ce que je m'efforçais de faire : mettre le côté humain en évidence même si technique et technologie sont nécessaires. Il est vrai que le personnel ne travaille pas toujours dans des conditions favorables. On lui en demande toujours plus et la paperasserie occupe beaucoup de temps, temps pris bien sûr sur la présence auprès des malades.
Elisabeth, infirmière, diocèse de Cambrai
PRENDRE SOIN DES FAMILLES QUI ENTOURENT UN PARENT ÂGÉ DÉPENDANT
Voilà une quinzaine d'années, devant la multiplicité des situations difficiles liées au grand vieillissement et à la prise en charge à domicile de parents âgés dépendants physiquement et/ou psychiquement, quelques familles du Nord de la France décidaient de réagir. Aidées par un groupe de travailleurs sociaux et des professionnels de terrain, elles se sont organisées en créant l'Association « Entr'aidants. »
Les problèmes étaient bien souvent les mêmes, les souffrances également, l'épuisement et l'isolement partagés par tous, le droit au répit impossible, les projets comme les loisirs ou les vacances interdits. Pour que la prise en charge puisse durer il fallait trouver le moyen de se soutenir mutuellement.
Des réponses pratiques ont émergé : alternatives au maintien à domicile, solution d'urgence, placement temporaire, garde de jour et de nuit, financement adapté etc. mais ce sont les groupes de parole qui ont le plus soutenu les familles. Ils permettent de ne plus avoir peur de dire sa souffrance, d'évoquer sa solitude, d'oser dire son épuisement sans être jugé, d'apprendre à ne pas culpabiliser, de se sentir écouté et compris, surtout de chercher la bonne distance avec son parent âgé.
Ce « travail » d'écoute, de partage d'expériences, de soutien, d'encouragement est réalisé essentiellement par les familles elles-mêmes, entre elles et pour elles :
« J'ai enfin pris conscience que j'avais peur du regard des autres. Pour eux je me devais d'être « la bonne fille » qui doit tout sacrifier pour sa maman ...» nous confie Micheline
« On finit par adopter les mêmes rythmes de vie que son parent malade adoptant les mêmes comportements mais en s'isolant de plus en plus, nous dit Robert. Tenez : je soupais avec mon père à 18 h et me couchais presque aussitôt... sauf que j'avais 61 ans ! »
« On ne vient pas chercher de recette toute faite, mais pouvoir dire ce qu'on porte de difficile, c'est cela qui permet de tenir et de ne pas craquer, ajoute Marie. Dans le groupe je peux pleurer et me révolter sans culpabiliser. »
Un tel cheminement individuel et collectif est précieux pour les aidants naturels. Rejoindre un groupe de paroles, c'est s'autoriser un lâcher-prise et s'ouvrir à la possibilité d'un accompagnement spécifique, c'est mieux vivre le passage des étapes propres à l'histoire de chacun et trouver peu à peu son propre itinéraire. Chacun, dans la famille, est invité à devenir acteur et auteur de son propre vécu face à la relation qui le lie à son parent.
Ces « lieux pour dire et se dire », lieux d'échange et d'entraide, sont vécus comme des moments rares où la parole libère autant qu'elle construit, et où chacun mystérieusement prend soin de l'autre.
Nicole Maerten en collaboration avec Thierry Vanherpe