Communauté Catholiques Thionville Sainte Famille. Pour une Eglise accueillante et appelante.
Par Communauté de paroisses de la Sainte Famille
24 octobre 2010, 30° Dimanche ordinaire C -
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edito
Un chemin de prière...
Qui de nous, pour écrire son autobiographie, se contenterait de ne retenir que les pages sombres comme le fait le publicain de l'évangile de ce dimanche ? Ne serions-nous pas tentés par l'exercice du pharisien qui se fait une belle légende dorée ? « Ah ! Si au moins tout le monde faisait comme moi... ». Cependant, l'art de l'autobiographie n'est pas simple : on ne raconte pas les choses de la même manière à son époux(se) qui en sait de longs détails qu'à ses amis, ou à ses collègues. Mais encore lorsque notre lecteur c'est Dieu lui-même, mieux vaut ne rien cacher !
Du reste, ce que Jésus semble reprocher au pharisien, ce n'est pas de dissimuler ses péchés (il en a certainement) ni davantage de réaliser ou d'étaler ses bonnes œuvres. Il encourt le reproche, selon moi, de ne même pas assumer son humanité. Car un homme, ça fait tout ce qu'il fait mais en tout homme, même lorsqu'il est pharisien pieux, il y aussi et toujours un petit bout du publicain. Parce qu'il pèche par défaut (ou surcroit ?) d'humanité, le pharisien n'arrive même plus à dialoguer avec Dieu ; il s'enferme dans un monologue où il est le sujet de toutes ses phrases « je », « je », « je »... comme Narcisse qui se noie sans qu'on lui puisse apporter aucun secours.
N'oublions pas qu'ils montent au temple pour prier. Le pharisien n'est pas exaucé juste parce qu'il n'a pas prié du tout. Par contre le publicain y réussit non parce qu'il étale son péché mais parce que, à l'inverse du pharisien, il fait de Dieu le sujet de ses phrases : « Mon Dieu, agis pour moi ». Plus que d'un jugement moral, c'est d'un chemin de prière qu'il s'agit. Savons-nous vraiment prier ?
Léonard KATCHEKPELE
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