Communauté Catholiques Thionville Sainte Famille. Pour une Eglise accueillante et appelante.
11 avril 2010, 2ème Dimanche de Pâques C
Edito
JUMEAU !
Nous voudrions tellement toucher le Ressuscité, comme Thomas notre jumeau. Mais que voulait-il donc toucher ? Il voulait toucher les plaies de Jésus.
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets la main dans son côté, non, je n'y croirai pas. » Les plaies sont le rappel des souffrances de Jésus, les cicatrices de son passage sur la terre. Cette vie terrestre lui a laissé des marques, jusqu’à celle profonde d’un cœur transpercé, d’un amour entièrement donné. Pourquoi cette insistance de Thomas d’en faire personnellement le constat, pourquoi ce soupçon sur les paroles de ses amis ?
Comme lui nous ne pouvons engager notre vie que si nous vérifions par nous-mêmes, que si nous sommes touchés au plus profond de nous-mêmes par cette mort et cette résurrection de Jésus. Voir, toucher moi-même les plaies de Jésus, n’est-ce pas l’expérience que je fais quand je suis saisi de l’intérieur par sa présence à mes côtés. Le voir là présent avec tout le poids des refus des hommes, de mes propres refus, avec toutes les marques sur son corps et la puissance de sa résurrection, de son pardon et cet appel qu’il me lance à le suivre.
Et le suivre ce sera alors le rencontrer au cœur de mes blessures, de mes souffrances, de tous ces coups durs de la vie.
Le suivre ce sera alors reconnaitre la puissance de sa résurrection dans mes blessures et toutes celles des personnes que j’approcherai. Ses plaies, nos plaies, les plaies du monde seront alors les lieux de sa manifestation.
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Croyant je deviens alors jumeau de Jésus pour cicatriser en lui toutes les blessures du monde.
Christ est vraiment ressuscité, Alléluia !
Serge PHILIPPI
RESURRECTION
Lentement la porte s'était refermée
Et le noir du tombeau s'était affirmé
Lourd de l'obscurité de mon cœur
Sec comme un lendemain sans espoir
Me revient encore le cri sur la croix
Mon Père m'aurait-il abandonné
Me revient l'angoisse des Oliviers
Même ma force s'en était allée
Je n'entends plus rien à la ronde
Serait-ce à cause du bruit de la foule
Je ne vois plus rien mon Dieu
Serais-je donc vraiment mort
C'est un long samedi sans pareil
et comme pour un hiver trop long
j'ai peur d'un printemps trop court
ou qui ne vienne même plus
le calme, c'est une heure où la vie défile
pour me rappeler, bienheureux souvenir
ma maman me disant que je suis un phénix
que mon cercueil me serait nouveau berceau
Et moi qui lui disais taquin
C'est une histoire pour enfant sage
Voilà que j'y repense comme soudain
Et je l'entends qui me répète
On ne meurt jamais pour toujours
Quand on a aimé toute sa vie durant
C'est une lumière qui perce les nuits
Une espérance au creux d'espoirs déçus
L'amour même celui qui ne dit rien
Est toujours promesse de résurrection
C'est une force à réveiller les morts
A redonner vie aux ossements desséchés
Et soudain
Dans le sombre d'une tombe lugubre
Pointe la lumière de mon être nouveau
Mes veines vidées par mon cœur percé
S'abreuvent à une source nouvelle
Mon corps flétri de coups de fouet
Respire comme un nouvel air
Et j'entends les oiseaux chanter
Comme l'ode d'une nouvelle ère
Brusquement la porte se rouvre
Une lumière perce le noir tombeau
Qui vient de mon cœur rajeuni
Je suis ressuscité, n'ayez pas peur
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