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AUTRES COMMUNAUTES DE PAROISSES

 

Saint Pierre et Saint Paul

Curé : Jean GANTZER

 

Paroisses de St Maximin, St Pierre, St Urbain et Beauregard

Secrétariat : Presbytère Saint Maximin

3 place de l’Eglise, Thionville -tél 03 82 54 36 06

Email : paroisse.saintmaximin@orange.fr

Blog : http://stpierrestpaul.over-blog.com

 

Communauté du Bon Pasteur

Curé : Jean Pierre KOVACS

Paroisses de Veymerange, Volkrange, et Terville

Secrétariat : Presbytère de Veymerange

16 rue Saint Martin – tél 09 52 71 15 32 ou 03 82 50 40 06

Email : bonpasteurcourriel@free.fr

Blog : http://bonpasteur.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 14:23

" MOS STELLARIUM "

est un documentaire poétique sur Dzemil, Milena, Anna, Yunus, Rijad et Eko. En toute intimité,

ils racontent leurs parcours de jeunes réfugiés.

 

Soirée ciné –débat

vendredi 2 décembre 2016 à 20h30

Cinéma La Scala– Thionville

 

Débat après la projection avec les réalisateurs, suivi d'un verre de l’amitié.

 

Soirée organisée par la Pastorale des Migrants

Avec le  Secours Catholique, le CCFD, l'ACAT et l’AFAM

https://vimeo.com/143602318

 

www.tarantula.lu/wp-content/uploads/2015/05/MOS_DP.pdf

 

 

 

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 19:09
JOURNÉE MONDIALE DES MIGRANTS ET DES RÉFUGIÉS

JOURNÉE MONDIALE DES MIGRANTS ET DES RÉFUGIÉS

Témoignage lu hier soir à Sainte Anne et ce matin à Notre Dame- Thionville

Je m'appelle Françoise TEMOIN. J'habite Thionville et ai enseigné pendant de nombreuses années en lycée dans cette ville. Récemment en retraite, j'ai cherché une activité bénévole et ai intégré depuis septembre dernier la Pastorale des migrants dont Patricia Auger en est la coordinatrice provinciale.

Parler des migrants n'est pas chose facile aujourd'hui…

Chacun a ses propres représentations mentales…

Le migrant est peut-être pour vous, votre ancien voisin de classe venu d'Italie ou du Portugal, qui est devenu votre ami, ou bien que vous avez perdu de vue.

Cela peut-être aussi l'ouvrier algérien qui a travaillé dans votre équipe à l'usine.

Ou le médecin roumain ou l'infirmière espagnole que vous avez croisés à l'hôpital Bel-Air.

Le restaurateur chinois ou vietnamien, chez qui vous avez vos habitudes.

Plus récemment, un demandeur d’asile dans ces longues files de réfugiés frappant aux portes de l’Europe.

Ou une photo d'un jeune enfant syrien, sur une plage…

Mais le migrant est peut-être vous-même.

Depuis une dizaine d'années, les migrants d’hier et d’aujourd’hui, qui le souhaitent, sont accueillis par des bénévoles dans le cadre de la Pastorale des migrants, à Thionville au presbytère ND.

Pas de publicité, ils nous connaissent par le bouche à oreille, par le biais des assistantes sociales, des CCAS, des mairies qui donnent l’adresse...

Ils trouvent sur place un lieu où ils sont reçus avec bienveillance ; ils assistent à des cours de FLE (Français Langue Etrangère) car la maîtrise de la langue est primordiale.

Ils reçoivent des vêtements, de la vaisselle, des meubles... donnés par des particuliers.

Des ateliers de peinture pour tous, des groupes de parole pour les femmes permettent aux personnes de sortir de chez elles et d'échanger. Des fêtes Paroissiens/migrants sont organisées, la dernière pour les enfants a eu lieu avant Noël.

L’ambiance est détendue et agréable, chacun dépose ses soucis à l'entrée du presbytère, migrants ou enseignants, et chacun est ouvert aux autres.

La Pastorale a créé des liens avec les autres associations de Thionville pour aider les familles à s’intégrer et pour faciliter un mieux-vivre ensemble.

Pourquoi s'investir dans la Pastorale des migrants ?

Je ne peux parler pour mes collègues, mais en ce qui me concerne je dirai tout simplement « parce que je suis Lorraine, de souche… ».

Parce que la plupart de mes camarades d’école étaient des enfants de migrants, et souvent mes amis aussi.

Parce que j’ai toujours pensé que je pourrais être moi-même sur la route car, à chaque guerre, ma famille a tout perdu, et a été forcée au départ, certes pour un exil en France, mais un exil lui-aussi traumatisant.

Les migrants que nous côtoyons à Thionville sont très divers.

Ils sont originaires de presque tous les continents (Chinois, Brésiliens, Russes, Zaïrois, Hongrois, Serbes, …).

Certains n'ont pas de problème ni d'intégration, ni financiers. Ils sont européens de la zone Schengen, travaillent ou ont des conjoints qui travaillent. Ils viennent pour apprendre le français et pour un peu de chaleur humaine.

D’autres sont en très grande précarité, ils viennent de régions plus lointaines, là où les guerres ont ruiné l'économie, et où la corruption des élites et le mal-développement rendent la vie très difficile.

Les derniers arrivés viennent de pays en guerre, Syrie, Irak, Afghanistan... Quelques-uns ont immédiatement reçu un statut de réfugiés politiques, d'autres sont en demande d'asile.

Nous leur apprenons notre langue.

Nous leur apprenons aussi nos normes et nos valeurs.

Les normes, c'est à dire les règles d'usage de notre société : les règles de politesse, comment se saluer...

Les valeurs, ce sont nos idéaux. Au lendemain des attentats, nous avons beaucoup parlé des valeurs de la République française : Liberté, Egalité, Fraternité. Les personnes que nous côtoyons étaient très demandeurs de ces débats.

Nous tenons aussi à parler du statut de la femme en France et donc de l'égalité homme/femme.

Nous évoquons aussi la notion de laïcité : respect de tous, quelque soit la religion, et respect de ceux qui n'ont pas de croyance religieuse.

Avec la Pastorale des migrants, un réseau existe qui porte le souci de l’accueil et de la dignité de ces familles.

Merci à ceux qui nous accompagnent ou nous accompagneront par leur présence, leur aide, leurs dons éventuels (en vêtements, en objets usuels....).

Merci de m'avoir écoutée.

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Lire le MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA JOURNÉE MONDIALE DES MIGRANTS ET DES RÉFUGIÉS 2
016.h
t
ml

[17 janvier 2016]

“Migrants et réfugiés nous interpellent. La réponse de l'Évangile de la miséricorde”

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 14:07

Communiqué du Conseil national pour la solidarité sur l’accueil des migrants
(Suite au conseil du 12 octobre 2015)

« Vous aimerez l’immigré… »

Les 14 organismes du Conseil national de la Solidarité invitent les catholiques à s’engager avec les migrants dans un esprit d’amour

Les membres du Conseil National de la Solidarité de la Conférence des Évêques de France lancent aux catholiques un appel conjoint à aimer les personnes migrantes. C’est l’organisation de l’accueil, l’engagement et la prière qui nous permettront d’écouter vraiment nos frères migrants et de les aimer fraternellement dans un esprit de justice et de paix.

« Vous aimerez l’émigré car au pays d’Egypte vous étiez des émigrés. » (Dt 10,19)

La présence en France d’exilés – migrants et réfugiés – et l’arrivée prochaine annoncée sur notre territoire de plus de 30 000 réfugiés supplémentaires au nom de la solidarité européenne convoquent notre mémoire : qui n’a pas dans sa généalogie un ancêtre venu d’ailleurs ? Qui peut oublier que la nation française est née et naît encore d’innombrables migrations ? Comment ne pas se souvenir que notre Histoire sainte commence avec un migrant, Abraham, puis passe par un Exode et un Exil, enfin trouve son centre en Jésus qui n’a pas eu où reposer sa tête ? Mais parce que Jésus Ressuscité s’identifie à tout étranger à accueillir (Mt 25,35), quels que soient sa religion ou son statut administratif, il s’agit de partir à sa rencontre.

« Vous aimerez l’émigré… » Depuis longtemps mais plus encore ces derniers mois, cet appel du Seigneur a été écouté dans l’Eglise catholique de France. Son Conseil national de la Solidarité en fait le constat heureux à travers les témoignages de ses membres. Ceux-ci, issus de 14 organismes caritatifs différents, représentent 90.000 bénévoles ou salariés ainsi que près de 2 millions de personnes en situation de fragilité aidées. Ces organismes se concertent régulièrement [1] pour l’accueil et l’accompagnement des migrants et des réfugiés, dans le souci d’agir au service de tous. C’est pourquoi le CNS encourage les communautés catholiques à l’action, pour :

qu’il existe au niveau de chaque diocèse une coordination concertée afin de mettre au service de chaque famille d’exilés accueillie ou déjà présente sur le territoire un réseau de compétences, et d’éviter la superposition des dispositifs, voire une concurrence néfaste entre les acteurs.

poursuivre et développer leur engagement au service de tous les autres migrants et personnes en grande précarité. La mobilisation actuelle doit s’exercer en faveur de toutes les catégories de personnes en situation de précarité ; il ne faudrait pas qu’elle donne à certains le sentiment d’être relégués au risque de dresser des pauvres contre d’autres pauvres. Le CNS invite donc les acteurs locaux de la solidarité à susciter des lieux de parole et d’écoute des personnes en situation de précarité et à chercher avec elles des réponses à leurs interrogations.

fonder ce service du frère dans la Parole de Dieu, le porter dans la prière et rendre grâce pour les expériences d’accueil réussies.

« Vous aimerez l’émigré»…en étant à l’écoute du désir qui l’anime. Il nous faut accueillir migrants et réfugiés. Certains d’entre eux poursuivront leur vie en France ; d’autres sont habités par l’espoir de retrouver leur pays. L’accompagnement que nous leur offrons doit leur permettre de ne pas être coupés de leurs racines et de favoriser les conditions leur permettant ce retour le jour venu. Au niveau institutionnel, la charité doit être accompagnée d’une action auprès des gouvernants pour que la justice et la paix soient rétablies dans les pays frappés par la guerre, la dictature ou la famine.

Le 28 octobre 2015
Les signataires :

Mgr Jacques BLAQUART, évêque d’Orléans, Président du Conseil national pour la solidarité ;
Le Bureau du Conseil : Mgr Laurent LE BOULC’H, évêque de Coutances ; Mgr Armand MAILLARD, archevêque de Bourges ; Mgr Claude SCHOCKERT, évêque émérite de Belfort-Montbéliard ; Brigitte BECARD ; Yves DOUBLIEZ ; Sr Marie-Laure DENES ; Maryvonne CAILLAUX ; Sébastien MAURAS ; P. Pierre-Yves PECQUEUX, secrétaire général adjoint de la CEF et secrétaire du Conseil ;
Les organismes membres : AA-Apprentis d’Auteuil ; AED-Aide à l’Eglise en détresse ; CCFD-Terre Solidaire ; DCC-Délégation catholique pour la coopération ; Fédération française des Equipes Saint Vincent ; Fidesco ; Œuvre d’Orient ; Ordre de Malte ; Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem ; Secours catholique-Caritas France ; SSVP-Société de Saint-Vincent-de-Paul ;CORREF-Conférence des Religieux et Religieuses de France ;SNMUE-Service national pour la mission universelle de l’Eglise ; SNPMPI-Service national de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes.

[1] Par exemple par la création en 2014 du Comité Catholique d’Accueil des Réfugiés Chrétiens d’Orient (CCARCO)
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:05

Mgr Tomasi : Contre l’indifférence face au drame de l’immigration

 

 

Jour après jours des centaines voire des milliers de migrants arrivent sur les côtes de l'Italie. La guerre en Syrie, la dictature en Erythrée et d'autres crises aiguës en Afrique contribuent à cet afflux croissant de clandestins qui embarquent sur des bateaux de fortune. Ces derniers mois, la migration vers l'Italie a changé de profil : 60 à 70% des migrants sont des personnes qui fuient des guerres. La plupart ne viennent pas chercher de meilleures conditions de vie, beaucoup appartiennent à des couches sociales élevées : ingénieurs, médecins, avocats, ils fuient des pays où ils risquent leur vie. Selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés, plus de 100 000 personnes sont arrivées en Italie par la mer depuis le début de l'année.

 

Mgr Silvano Tomasi, l'Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU à Genève, s'est une nouvelle fois insurgé contre l'indifférence de l'Union Européenne face à ce drame de l'immigration. Dans une interview avec Radio Vatican, il a critiqué ceux qui utilisent les immigrés comme boucs émissaires des frustrations sociales, qui exploitent leur situation douloureuse à des fins électorales. Il s'agit d'une stratégie malhonnête qui favorise la peur de l'autre et les préjugés. Selon l'Observateur du Saint-Siège, les arrivées massives et quotidiennes à Lampedusa représentent une tragédie européenne. Le risque est de s'accoutumer aux naufrages et d'oublier que derrière ces morts anonymes se cachent des rêves d'une vie meilleure. Mgr Tomasi salue la décision du HCR d'aborder en décembre prochain la question de la protection en mer. Selon l'Observateur du Saint-Siège, il est opportun d'aborder le sujet au niveau des Nations Unies car le phénomène des boat-people est global et touche des régions très éloignées entre elles comme l'Australie, l'Arizona, Haïti.... Ce n'est pas en renforçant les contrôles aux frontières qu'on pourra endiguer ce fléau, s'indigne Mgr Tomasi. Il faut une action politique pour éviter que les migrants soient livrés aux passeurs sans scrupules : des marchands de chair humaine.

Source : Radio Vatican (21 août 2014)


Le Centre Astalli, Service des Jésuites pour les réfugiés en Italie, lance un énième appel pour que cesse l'hécatombe en Méditerranée. « Le père Giovanni La Manna, directeur du centre, emploie des mots forts : massacre, horreur, effroi. Des hommes, des femmes, des enfants fuyant les guerres et les persécutions trouvent la mort en tentant d'obtenir un asile en Europe. Elles se comptent par centaines les victimes innocentes de trafiquants sans scrupules et de voyages inhumains et inacceptables. Nous pleurons sur les conséquences coupables de l'absence chronique de couloirs humanitaires sûrs. Il ne suffit pas de plaindre le sort de ceux dont la seule faute est de fuir des pays martyrisés par des conflits et de graves violations des droits de l'homme. Il faut, martèle le père La Manna, que les institutions nationales et européennes mettent fin au massacre. L'opération Mare Nostrum à elle seule est insuffisante. C'est un outil qui devrait servir de manière ponctuelle pour sauver des vies en cas de naufrage. On ne peut pas le considérer comme le seul instrument dont nous disposons pour garantir l'exercice du droit d'asile en Europe et éviter la mort de personnes innocentes. Cet immobilisme, avertit le directeur du Centre Astalli, nous rend coresponsables. »

Source: Radio Vatican (26 août 2014 )

 

 

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Secourir les migrants en Méditerranée : «Frontex Plus»

 

 

Des dizaines de milliers de migrants arrivent chaque année par voie maritime en Italie.

Après de multiples drames, notamment après deux naufrages au large de l'île de Lampedusa en octobre 2013 qui ont fait près de 400 morts, l'Italie a mis en place l'opération

“Mare Nostrum” avec l'objectif de secourir les embarcations et d'accueillir les survivants sur le sol italien. Laissée seule à payer le coût très élevé de l'opération et l'afflux de migrants, l'Italie  demandait maintes fois l'aide de l'Union européenne.


A l'issue d'une rencontre avec le ministre italien de l'Intérieur Angelino Alfano, la commissaire européenne aux Affaires intérieures Cecilia Malmström a annoncé mercredi 27 août 2014 la mise en place de l'opération baptisée "Frontex Plus" : une nouvelle opération en Méditerranée pour aider l'Italie à faire face à l'afflux de migrants. Elle appelle les États membres de l'UE à fournir les moyens nécessaires et espère mettre en place le dispositif fin novembre.

Pour le moment, les détails de l'opération ne sont pas encore connus.

 

Amnesty International a rappelé dans un communiqué du 29 août 2014, "que le succès de l'opération dépendra de l'allocation de ressources et de moyens adéquats par les Etats membres. La façon dont le mandat et la mission de Frontex sera adaptée pour ces opérations devra être le plus clair possible. Le but doit être de sauver des vies et de garantir l'accès à des mécanismes de protection pour toutes les personnes susceptibles d'en avoir besoin plutôt que de se concentrer sur le contrôle des frontières et la lutte contre l'immigration."

 

Sources : http://migrations.catholique.fr/index.php?ID=1055572&detailObjID=1057105&detailResults=1053267&dataType=actu

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:24

20 après le Génocide au RWANDA


TEMOIGNAGE D'UNE RWANDAISE EN FRANCE

 

DIEU CONNAIT NOS SOUFFRANCES, IL FAIT TOUT POUR NOUS DELIVRER"

J'Y CROIS, LE TEMOIGNAGE LIVRE CI-DESSOUS EST PARLANT.

 

Je m'appelle N., je suis née au Rwanda. J'ai deux enfants qui sont avec moi en France: un garçon âgé de 12 ans et une fille âgée de 10 ans. Nous sommes arrivés en juillet 1999 à la recherche de la sécurité et de la paix.

 

A partir du 1° octobre 1990, une guerre opposant les troupes gouvernementales et les forces rebelles a éclaté au Rwanda. La situation s'est rapidement aggravée, surtout à partir du 6 avril 1994, jour de l'attentat qui a coûté la vie au Président HABYARIMANA Juvénal. Immédiatement après sa mort, les hostilités entre les troupes gouvernementales et les forces rebelles  ont augmenté en intensité. Parallèlement, la guerre civile a gagné tout le pays.

 

Constatant que la menace était imminente, surtout à Kigali, ville où je résidais avec ma famille, j'ai vite évacué mes enfants. Etant veuve, je n'avais personne d'autre pour s'occuper d'eux. En effet, mon mari a été tué pendant la guerre.

 

Comme les rebelles avançaient très vite, nous avons fui les combats vers le Zaïre

(Actuellement la République Démocratique du Congo), pays à l'ouest du Rwanda.

Nous y sommes restés jusqu'en 1996.

 

Après une transition de deux ans dans la promiscuité des camps de réfugiés, deux ans de déchéance et de privation à l'alimentation saine, aux soins adéquats, à l'éducation des enfants, deux ans  de harcèlements de tout genre, c'est la randonnée de la mort qui reprend.

Les camps sont bombardés et nettoyés à l'arme automatique, à la roquette et aux grenades.

Les réfugiés fuient en débandade. Les mères sont les plus vulnérables, elles qui portent les enfants soit sur le dos ou dans le ventre, soit en les traînant sur la piste à travers les forêts denses, les jungles et marécages. Elles doivent courir quand la bombe tombe ou quand la mitrailleuse crépite, mais souvent, elles ne peuvent pas courir. Elles doivent veiller sur les enfants tout le long du parcours sans savoir si elles –mêmes s'en sortiront. Mais " Dieu  connaît nos souffrances, il fait tout pour nous délivrer".

 

Sur ma route, j'ai croisé un jeune de 20 ans qui était découragé, il pensait que c'était la mort pour lui, parce que nous étions encerclés. Il était assis et ne voulait pas continuer à fuir. Je lui ai dit alors:" est-ce que tu crois en Dieu ? " Il m'a regardé d'un air moqueur. J'ai continué à avancer et il m'a rappelé en disant: "Madame, qu'est-ce que vous venez de me dire ? Je lui ai répété: "est-ce que tu crois en Dieu ? " Et il me répondit: "quel est ce Dieu qui nous a abandonné, nous sommes pourchassés comme des bêtes sauvages, pourtant nous n'avons rien fait de mal ".

 

Je lui dis alors que notre Dieu est un Dieu de tendresse, qui marche avec nous, il est avec nous, il nous conduit, il nous éclaire pour nous en sortir et j'y crois. En tout cas ces rebelles ne m'auront pas avec mes enfants.»

 

Il répliqua: "c'est vrai, moi aussi je vais continuer ma route et je lui dis : "courage, ait confiance en Dieu, il est là, il est avec toi".

 

Le fait d'avoir tellement confiance en Dieu, sur ma route malgré les difficultés, les embuscades tendues par les rebelles, j'ai pu m'en sortir, j'ai pu les surmonter. Tout le long du trajet, je priais avec mes enfants, nous demandions qu'il nous aide à nous en sortir, qu'il nous sauve. Je leur disais que Dieu nous aime et nous réserve de bonnes surprises: peut-être que nous arriverons dans un endroit paisible.

 

Effectivement, Dieu a entendu nos cris qui montaient vers lui. Nous avons pu arriver en France en juillet 1999. En 2000, la France nous a accordé l'asile politique + la carte de séjour de 10 ans.

 

Bien que nous sommes à l'abri de l'insécurité, dans la vie de tous les jours, nous sommes confrontés à d'autres difficultés: problèmes d'intégration dans la société, de trouver du travail, de trouver un logement, problème d'éducation des enfants. Nous devons lutter pour survivre.

 

Devant toutes ces difficultés, nous ne baissons pas les bras, nous ne cédons pas au découragement. Nous avons confiance en Dieu et nous gardons courage.

 

 L'INTEGRATION DANS LA SOCIETE

La société française qui nous accueille a sa culture. Nous arrivons avec notre culture, et nous devons nous adapter à la culture trouvée sur place. Cette société fait tout son possible pour nous accepter. Quelquefois ce n'est pas aussi évident qu'on le pense. Il faut que chacun avance vers l’autre. L'initiative de faire le premier pas vers l'autre manque parce qu'on a peur, on n'a pas confiance.

Il faut se faire confiance réciproquement et faire confiance en Dieu qu'il nous guide.

 

Si la société française nous accueille chez elle, nous devons montrer que nous prenons part à sa vie de tous les jours en avançant ensemble. Nous devons montrer que nous sommes capables de nous prendre en charge. Pour ce faire, il faut trouver du travail, chose qui n'est pas facile. Plusieurs critères à prendre en compte. Des réponses négatives découragent, on se demande comment faire pour trouver du travail.

Dieu étant avec nous dans les épreuves, il nous donne la force et espérance pour continuer à lutter, à chercher jusqu'à ce qu'on trouve du travail.

 

Dans la vie, j'ai connu des hauts et des bas. Maintenant, le Bon Dieu me tend sa main pour me relever. Pour y arriver, je veille à l'éducation de mes enfants et à leur survie. Je pense même que je suis sur la voie, j'ai trouvé du travail et je remercie le Bon Dieu.

 

EDUCATION DES ENFANTS

 

L'éducation des enfants est une mission difficile et délicate. Elle ne se limite pas à l'école ou à la maison. Nous avons besoin de rencontrer d'autres parents pour échanger nos expériences pour une bonne éducation.

Pour cela, j'ai fait inscrire mes enfants au catéchisme pour découvrir l'amour infini de Dieu qu'il a pour ses enfants. Ils ont la foi en Dieu, mais il faut l'entretenir, il faut la faire grandir.

Mes enfants ont toujours confiance en Dieu et que c'est lui qui les guide, qui les aide s'ils ont des problèmes. Je cultive en eux cet esprit de confiance dans l'avenir, qui, malgré les limites, les échecs, repose sur Dieu.

 

Témoignage donné lors de la rencontre Européenne Paris –Taizé en décembre 2002.

 

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:36

Vous êtes invités à cette soirée "Cabaret du monde’’ avec vos enfants  

Vous pourrez proposer  Chants, poèmes  et danses d'ici et d'ailleurs.

 Apportez CD et un gâteau  fait maison que nous partagerons ensemble.

Vos amis et enfants sont les bienvenus aussi à cette fête familiale! 

 


SOIREE : « CABARET DU MONDE »

vendredi 7 mars 20H00

Foyer Albert Schweitzer – Thionville à coté du Temple protestant, passage du Temple 

 

 Suite à la 100ème journée mondiale du Migrant et du Réfugié dont le thème est :

 

« Migrants et réfugiés vers un monde meilleur »

 

 

 

 

Soirée organisée par l’équipe locale

de la  Pastorale des Migrants.

 


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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 17:44

Le Pape rappelle les souffrances des migrants : "ils sont nos frères" 

 

Le premier message de Noël du Pape François fut un message de paix pour des peuples et des régions en guerre ou en crise. Exprimant sa préoccupation pour les différents conflits dans le monde (Syrie, Centrafrique, Proche Orient, Soudan du Sud ...), le Pape a expliqué le jour de Noël, que « la paix est un engagement de tous les jours, qu'on fait avancer à partir du don de Dieu, de sa grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ ».
Le Pape François a évoqué les déplacés et les réfugiés, «spécialement dans la Corne de l'Afrique et dans l'est de la République démocratique du Congo.» Il a demandé que les migrants «en quête d'une vie digne», trouvent « accueil et aide ». Il a lancé un appel pour que «des tragédies comme celles à laquelle nous avons assisté cette année, avec les nombreux morts à Lampedusa, n'arrivent jamais plus.»

(Source : Site Internet du Vatican)

 

Lors de l'angélus du premier dimanche après Noël, en la fête de la Sainte Famille, le Pape François a rappelé que “Jésus a voulu naître dans une famille humaine, il a voulu avoir une mère et un père, comme nous”. Il a ajouté que, “aujourd'hui, l'Evangile nous présente la Sainte Famille sur le douloureux chemin de l'exil, à la recherche d'un refuge en Egypte. Joseph, Marie et Jésus font l'expérience de la condition dramatique de réfugiés, marquée par la peur, l'incertitude et les privations. Malheureusement à notre époque des millions de familles peuvent se reconnaître dans cette triste réalité. Presque chaque jour, la télévision et les journaux nous montrent des réfugiés qui fuient la faim, la guerre ou d'autres dangers à la recherche de sécurité et d'une vie digne pour eux et leurs familles. En terre lointaine, même lorsqu'ils trouvent du travail, les réfugiés et immigrés ne trouvent pas toujours un véritable accueil, du respect, l'appréciation des valeurs qu'ils apportent. Leurs attentes légitimes se heurtent à des situations complexes et des difficultés qui semblent parfois insurmontables”. Le Pape a invité tous ceux qui contemplent la Sainte Famille de Nazareth au moment où elle est contrainte de fuir, à penser au drame que vivent les “migrants et les réfugiés victimes du refus et de l'exploitation...de la traite des personnes et de l'esclavage.
“Jésus a voulu appartenir à une famille qui a connu ces difficultés pour que personne ne se sente exclu de la proximité de l'amour de Dieu. La fuite en Egypte à cause des menaces d'Hérode nous montre que Dieu est là où l'homme est en danger, là où il souffre, là où il fuit, là où il connait le refus et l'abandon”. Mais le Pape a aussi ajouté: “Dieu est là aussi où l'homme rêve, espère rentrer dans sa patrie en liberté, projette et choisit pour sa vie et sa dignité et celles de ses proches”.

(Source: Site Internet du Vatican)


Dans son homélie pour les premières vêpres de la solennité de Marie, Mère de Dieu, le 31 décembre 2013, le Pape Françoise a parlé de nouveau des réfugiés, en rappelant avec émotion: "que nous le voulions ou pas, ils sont nos frères".
Il a secoué les consciences, appelant chacun à sa responsabilité: "chaque moment de notre vie n'est pas provisoire, mais définitif et chacune de nos actions est chargée d'éternité ; de fait, la réponse que nous donnons aujourd'hui à Dieu qui nous aime en Jésus-Christ, a une incidence sur notre avenir".

(Source : Site Internet Zenit)

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Manuel Valls : Bilan de la politique d'immigration

et les chiffres pour 2013



Le 31 janvier 2014, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a tenu une conférence de presse pour présenter le bilan 2013 de la politique d'immigration.

« La France est, comme tous les pays industrialisés, un pays d'immigration ; avec 5.5 millions d‘immigrés et près qu'un quart des 25-54 ans immigrés ou enfant d'immigrés, la France a réalisé sa révolution industrielle grâce à des mains venues d'ailleurs. C'est une richesse, bien sûr, mais aussi, cela représente comment ne pas le voir, un défi : celui de l'intégration. » En situant les flux migratoires français actuels dans le contexte européen, le ministre met en évidence qu'ils sont «  modérés par rapport à ceux des voisins européens. »

Dans le dossier de presse, éminemment politique, le ministre de l'intérieur précise certaines chiffres pour 2013 : 

- 27.051 éloignements dont 15 469 départs forcés (contre 15 183 en 2012);  4.676 de ses départs forcés concernent des retours contraints hors de l'Union européenne (4 152 en 2012)

- 52 207 décrets de naturalisation sur dossier (+6000)

-  puis une hausse  de régularisation de l'ordre de 10 000 régularisations, suite à la circulaire du 28 novembre 2012 (ce qui fait un total de 46 000 régularisations).

Le ministre insiste sur les efforts réalisés dans la lutte contre l'immigration irrégulière et la fraude au séjour, avec un record de 203 filières d'immigration clandestine démantelées (+14% par rapport à 2012).

Quant à la rétention : Le nombre d'étrangers placés en rétention est en très légère hausse en 2013 (+4,5%) : 20 554. L'assignation à résidence se développe de manière soutenue (+ 64 % par rapport à 2012).

Le ministre souligne l'importance de l'immigration étudiante et professionnelle, «nécessaires à notre rayonnement, à notre croissance et à notre avenir. » La France « a renoué avec les migrations de la connaissance [...] Ainsi,  les  titres  de  séjour  «étudiant »  et  «scientifique-chercheur» augmentent tous deux dans des proportions notables (+ 5 à 8 % pour les premiers ; + 20 à 40 % pour les seconds). »

 

Une remarque sur l'ensemble: si le ministre de l'intérieur parle dans son bilan de la "France", il est étonnant que les statistiques relatives à l'outre-mer n'y apparaissent pas.

Dans la troisième partie du dossier de presse : la circulaire du 3 janvier 2014, adressée aux préfets, avec « la directive nationale d'organisation pour l'amélioration de l'accueil des étrangers en préfecture ». Dans les mesures demandées aux préfets: limiter le nombre de passages obligés en préfecture, augmenter la durée de validité de certains documents, utiliser les outils modernes de communication - rendez-vous, envoi de documents -, améliorer l'information, unifier les pièces justificatives, etc..

Source : Dossier de presse du ministre de l'intérieur

Plus d'information: Article dans "La Croix "

 

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Consultation: «Vers une Europe ouverte et sûre –

Quelle est la prochaine étape ?» Apport des organisations chrétiennes

 

 

Le Programme de Stockholm, le troisième plan de l'Union Européenne en matière de liberté, sécurité et justice, arrive à son terme en 2014. La commission européenne avait lancé une consultation publique sur la suite du programme de Stockholm. 


Plusieurs organisations chrétiennes se sont prononcées ensemble dans le cadre de cette consultation. Représentant les Églises en Europe (anglicane, orthodoxe, protestante et catholique romaine) - ainsi que des organismes chrétiens et services liés à l'Église travaillant avec et pour les migrants, ils ont exprimé des lignes fortes concernant la future politique européenne en ce domaine. Elle doit garantir la sécurité, protéger les droits de l'homme et promouvoir une vision réelle et objective dans l'opinion du phénomène de la migration. Le principe directeur doit être que toutes les politiques et actions  reconnaissent et respectent la dignité inaliénable de chaque être humain.

 

Quelques aspects soulignés:

- le droit de vivre en famille

- supprimer les lois qui criminalisent l'aide humanitaire et sociale aux sans-papiers

- assurer que toute personne, indépendamment du statut de séjour, puisse bénéficier des services de base

- réviser le système "Dublin" pour prendre en compte le choix de migrants concernant leur lieu de résidence et pour assurer des niveaux de protection élevés

- promouvoir l'intégration, en tenant compte que le chemin d'intégration implique les deux côtés: la personne qui arrive et le pays qui accueille

- donner la priorité au retour volontaire, aidé et durable, ainsi que la réintégration en cas de retour forcé

- développer des alternatives à la détention des migrants sans-papiers qui ne doit être utilisée qu'en dernier ressort

- garantir l'accès au territoire de l'UE pour les personnes qui ont besoin de protection internationale
- prévenir et lutter contre la traite des êtres humains qui reste un phénomène préoccupant en Europe

Intégralité de la contribution à la consultation  (en anglais)

 


 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 11:59

150_250_-jmmr_2014_affiche_petit.jpg100° JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE 2014

 

Témoignages de personnes du secteur de Thionville

 

Il y a eu la guerre de religion dans mon pays, j'ai perdu tout ce que j'avais y compris ma nationalité Ivoirienne. Cette Nationalité m'a été refusé parce que les autorités  Africaines ont considéré que j'étais trop blanche pour être Ivoirienne. La Nationalité Française m'a aussi été refusé parce que je suis trop noire pour être Française.

Pourtant je suis née d'un père Français et d'une mère Ivoirienne, je n'ai pas choisi d'être métisse et encore moins de fuir mon pays de naissance à cause de la guerre.

Je suis arrivée en France en 2005, bien que j'avais de la famille ici, J'ai connue l'ébergement d'urgence, j'ai été accueillie par des personnes que je ne connaissais pas, ces personnes n' étaient ni mon père, ni ma mère, ni mon frère, ni ma sœur, pourtant il se sont soucié de moi. J'ai été guidé, accompagnée, ce qui m'a donné beaucoup de courage car aujourd'hui j'ai trouvé ma place et je ne  me sens plus différente.

C'est pourquoi, je voudrai profiter de ce jour pour remercié toute les personnes qui contribuent à donner aux migrants une dignité humaine, c'elle qu'on perd quand on est obligé de fuir la guerre ou la pauvreté. Jésus Christ Nous a dit frapper et on vous ouvrira, demandez et on vous donnera.

 

Merci de continuer à ouvrir à ceux qui frappent et merci de continuer à donner à ceux qui demandent.

 

Marie

 

     Quand on est étrangers on ne parle pas aux autres. Si je ne vous parle pas comment allez-vous savoir qui je suis et ce que je pense ? Je suis étrangère par la parole, mais Dieu a une seule langue. Celle de nous aimer les uns les autres qu’allons devenir si nous nous rendons étranger à la parole ?

C’est pour cela, que pour cette 100ème journée mondiale du migrant et du réfugié, je tenais à me faire connaître.

Quand j’ai quitté mon pays le Kosovo en 2011, toute ma famille était menacée par la police serbe, parce que mon père, prothésiste dentaire travaillait dans un hôpital en Serbie, pays à majorité chrétienne, et a soigné des patients venant du Kosovo, pays à majorité musulmane. Considéré comme un traître, il a été tué une nuit alors qu’il était de garde à l’hôpital.

Dans notre village, les affrontements devaient de plus en plus violents, il y avait des barrages sur les routes. Des persécutions et interpellations accompagnées de violences. Mes enfants ne pouvaient plus aller à l’école, mon mari ne pouvait plus exercer son métier de chauffeur de taxi, il était en danger permanent, ma mère veuve, était surveillée et menacée de mort par la police on l’accusait d’être la complice de mon père. La vie devenait un enfer.

Nous avons décidé de fuir, laissant derrière nous, tout ce que nous avions construit « NOTRE VIE », nous n’avions pas pu faire le deuil de l’être cher que nous venions de perdre.

Nous avons traversé l’Albanie à pieds, c’était assez dangereux, puis nous sommes passés par l’Italie. Chaque pays, chaque ville que nous traversions, nous coûtait beaucoup d’argent.

Nous sommes arrivés en France, épuisés, tristes, sans rien, nous avons été dirigés tout d’abord à l’hôtel Central de Fameck pendant 3 ans, puis sans aucune raison, nous avons été transférés dans des conditions déplorables, dans des anciennes casernes militaires de Montigny les Metz. Tout était à refaire, nouvelles adaptations : changement d’école pour les enfants, créer des nouveaux liens avec d’autres familles, changement de médecins, etc. etc….

Notre parcours fût long et difficile, adaptation d’une nouvelle culture, d’une nouvelle langue, nous étions confrontés à des refus administratifs pour l’obtention de nos titres de séjour, des démarches interminables…Apprendre la langue, vivre  sans laisser paraître nos angoisses et nos souffrances et nos  douleurs à nos enfants, chaque jour, de la joie à nos enfants. Ce périple a duré 5 ans.

Aujourd’hui, grâce à cette terre d’asile où nous avons été accueillis et soutenus par des personnes qui comprennent la souffrance de l’exil, nous avons obtenus notre titre de séjour en mars dernier.

Tous nos efforts allaient être récompensés, mon mari a trouvé du travail en CDI, moi-même j’ai obtenu un contrat intérim, un logement m’a été attribué, mes enfants seront scolarisés dans la même école, ma mère veuve et malade vit avec nous.

Aujourd’hui, au Kosovo c’est encore difficile, la vie n’est pas sûre. Ill n’’y a pas de travail, on n’est pas sûrs de manger tous les jours. Après la guerre, il n’y a plus de fleurs, il n’y a que des armes…..

Rien n’est encore acquis mais notre persévérance, notre force dans la foi, nous aideront à continuer notre chemin vers un « monde meilleur ».

Ceci est mon histoire et celle de ma famille, N., mariée et maman de  3 enfants.

La lumière de chaque jour, est une lueur d’espoir pour le demandeur d’asile. Et pour cet espoir, je vous offre ce petit bouquet de fleur pour la paix et la liberté. (Bouquet déposé dans l’église)

 

 

PASTO MIGRANTSQu'est-ce que la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié ?


À la suite du Christ qui s'est lui-même identifié à l'étranger (Mt 25, 35), l'Église a toujours eu le souci de celui que l'éloignement de sa terre natale fragilise.
En 1914, le pape Benoit XV a institué une Journée mondiale du migrant et du réfugié. La date, alors fixée librement par les diocèses, donnait lieu à diverses messes des nations,  fêtes des peuples ou journées de partage et d'accueil tout au long de l'année...

En 1969, le pape Paul VI rappelait que la célébration de cette journée doit tendre à ce que les membres du peuple de Dieu connaissent mieux leurs devoirs et prennent leurs propres responsabilités dans le soutien des œuvres en faveur des personnes en migration. La même année était créé le Conseil Pontifical pour la pastorale des migrants.

En novembre 2004, le pape Jean Paul II décidait que cette journée serait célébrée à une date unique pour toute l'Église, le deuxième dimanche après le 6 janvier.

Avec l'instruction Erga migrantes caritas Christi, publiée en mai 2004, le pape Jean-Paul II réaffirme l'importance de cette date: "La célébration annuelle de la jJurnée mondiale du migrant et du réfugié sera l'occasion de redoubler d'efforts ... afin que nous puissions être aidés à vivre ensemble devant Dieu - au même moment - un jour de prière, d'action et de sacrifice pour la cause des migrants et des réfugiés".

Par cette journée, l'Eglise catholique veut rappeler, de par le monde, ses convictions et ses engagements pour que soient respectés et reconnus dansleurs droits et dignité les migrants, les réfugiés, les demandeurs d'asile et tous les hommes et femmes de la migration. Les catholiques devront mettre à profit cette journée pour renouveler dans la foi leur confiance en Jésus-Christ, visage d'un Dieu Père de tous les hommes, de toutes langues, origines et cultures.

En France tous les catholiques s'unissent à la prière de l'Église universelle pour les peuples migrants. Comme l'explique Mgr Claude Schockert, évêque de Belfort-Montbéliard, responsable de la pastorale des migrants, l'enjeu est de faire avancer « la construction de la fraternité universelle, base indispensable d'une véritable justice et condition de la paix » en « aidant chaque communauté chrétienne à s'ouvrir aux questions que soulève la présence des migrants et des exilés chez nous. »

Pour que les communautés locales vivent pleinement cette journée, le Service national de la pastorale des migrants et des personnes itinérantes met à disposition des équipes diocésaines un ensemble d'outils : propositions liturgiques, d'actions, pistes de réflexions...

 

100ème journée du migrant et du réfugié

 

Le 19 janvier 2014, l'Eglise catholique célèbrera la 100ème journée mondiale du migrant et du réfugié.

Le thème pour cette journée, annoncé par le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement : «Migrants et réfugiés : vers un monde meilleur».

 

 

 

  Que signifie le thème de cette Journée : « Migrants et Réfugiés : vers un monde meilleur » ? L’expression est ambigüe car on pourrait y voir un monde matérialiste avec tous les risques que dénonçait le pape Benoît XVI dans l’encyclique Caritas in Veritate n. 51, de vouloir trouver son bonheur dans la consommation de biens matériels et le bonheur à tout prix tel que nous le connaissons dans nos sociétés occidentales.  […]

La situation du monde est préoccupante. Les guerres et les soulèvements poussent de nombreuses familles à se déplacer pour survivre en prenant de grands risques. En visitant l’île de Lampedusa en juillet 2013, le pape François a voulu lancer un appel à toute l’humanité.   

En faisant référence au livre de la Genèse où Caïn vient de tuer son frère Abel, le Pape affirmait : « “Où est ton frère ?”, la voix de son sang crie vers moi, dit Dieu. Ce n’est pas une question adressée aux autres, c’est une question adressée à moi, à toi, à chacun de nous. Ceux-ci parmi nos frères et sœurs cherchaient à sortir de situations difficiles pour trouver un peu de sérénité et de paix ; ils cherchaient un rang meilleur pour eux et pour leurs familles, mais ils ont trouvé la mort » et il ajoutait : « Qui de nous a pleuré pour ce fait et pour les faits comme celui-ci ? Qui a pleuré pour la mort de ces frères et sœurs ? Qui a pleuré pour ces personnes qui étaient sur le bateau ? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants ? Pour ces hommes qui désiraient quelque chose pour soutenir leurs propres familles ? Nous sommes une société qui a oublié l’expérience des pleurs, du “souffrir avec” : la mondialisation de l’indifférence nous a ôté la capacité de pleurer » ! 

Nous savons à quel point la question des migrations est un sujet tabou en France. Nous avons mille fois raison de dénoncer les trafics en tous genres qui se développent autour des migrations, le pape François les a dénoncés aussi à Lampedusa, mais avec notre foi et notre amour, sachons aussi nous engager là où nous sommes, pour que les migrants et réfugiés qui arrivent en France puissent trouver les personnes qui les aident et les moyens de grandir humainement et spirituellement.   

Laurent DOGNIN Evêque auxiliaire de Bordeaux

Délégué des évêques auprès du Service National de la Pastorale

des Migrants et des Personnes Itinérantes

 

 

 

 

PRIERE POUR LA JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE

 

Seigneur, Père de tous les hommes de toutes cultures et toutes origines,

Regarde notre monde séparé par les frontières, déchiré par les guerres,

défiguré par la faim et l’injustice, divisé par nos peurs et nos préjugés.

Tant de migrants y errent à la recherche d’un avenir meilleur.

En Jésus Christ, tu es venu relever l’humanité,

tu as semé l’amitié et la confiance en nos cœurs,

tu nous as montré le chemin du partage et de la rencontre, tu nous as ouvert les yeux pour nous reconnaître frères et sœurs,

tu nous as rappelé que chacun a du prix à tes yeux.

Remplis nos cœurs de ton Esprit Saint, pour que nous vivions comme tes enfants,

unis dans la diversité de nos cultures.

Que ton Règne advienne, règne de paix, de justice et de

Fraternité pour tous les peuples de la terre.

Amen.

 

 

  Des cours de FLE ont lieu dans différentes villes :

 

Voir article RL  18 janvier 2014    Page 1 

 

 

 2014 01 18 RL FLE+100°JMMR 

 

Voir   Page 3

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Voir aussi Républicain Lorrain édition Metz,

Une famille Rwandaise

''NOUS AVONS OBTENU LA NATIONALITE EN 2007



 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 17:31

Délégation interreligieuse à la rencontre des réfugiés syriens en Jordanie et au Liban - Déclaration 17 octobre 2013

 

1.

Ensemble,  responsables humanitaires et religieux, chrétiens et musulmans, vous avons voulu poser un geste de solidarité à l’égard du peuple syrien dans l’épreuve en allant, en Jordanie et au Liban,  à la rencontre des réfugiés syriens et de ceux qui les accueillent. Une démarche pour tous les syriens, quelle que soit leur appartenance religieuse.

2.

Nous saluons la solidarité des peuples jordaniens et libanais pour l’accueil des réfugiés syriens, un accueil qu’ils font à travers leurs organisations avec beaucoup de respect et de dignité.  Que des nations peu peuplées accueillent autant de réfugiés force notre admiration.  Nos visites aux différents projets et surtout la rencontre des réfugiés nous ont beaucoup marqués.

3.

Nous constatons que les besoins sont immenses et que, malgré une solidarité remarquable, la Jordanie et le Liban ne peuvent pas faire face seuls à ce défi.

4.

Que ce soit en Jordanie ou au Liban, un effort considérable est fait pour l’accueil des réfugiés syriens.  Cette visite nous a mis face  à notre responsabilité à tous, en France et en Europe, pour mettre en œuvre tous les moyens possibles pour l’accueil des réfugiés syriens et pour travailler à l’instauration d’une paix juste et durable.

5.

De retour en France, nous voulons être témoins ce que nous avons vu et entendu. Nous nous y sommes engagés auprès de ceux que nous avons visités.

 

Participants à la délégation en Jordanie et Liban:

 

-       Mgr Marc STENGER, Evêque de Troyes - Pax Christi France

-       Œuvre d’Orient

-       Secours Catholique-Caritas France,

-       Secours Islamique France

-       Tareq Oubrou, Recteur de la grande mosquée de Bordeaux

-       CCFD-Terre Solidaire

-       SRI (Service des Relations avec l’Islam)

-       Action Chrétienne en Orient

-       Réseau Chrétiens de la Méditerranée

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:46

 

Journée internationalE de la femme

 

à l’occasion de la journée INTERNATIoNALE de la femme

 

deux soirées sont organisées par L’AFAM et la Pastorale des Migrants

 

-          Table ronde jeudi 7 mars à 20H salle du Beffroi - Thionville

-           

Thème : « Le courage des femmes »

avec la présence de :

 

-Brigitte VAÏSSE, 1èreadjointe au Maire de Thionville,

  Présidente du CCAS de Thionville

- Bahira NUMANOVIC, réfugiée politique d’origine bosniaque

- Christine LUGEZ, travailleur social et élue municipale

- Suzanne BOUR- KREUTZ, infirmière

- Myriam TONNELIER, enseignante

 

 

            Modérateur: Mathias KUEPIE, chargé de recherches

     Discutant: Yves FATTORELLI, prof de philo

et de pratiques énergétiques de bien-être

 

 

- Soirée festive vendredi 8 mars à 20h salle Albert Schweitzer :

repas partagé, chants et danses entre femmes !

mesdames, vous êtes toutes invitées et les bienvenues !

 

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