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Email : bonpasteurcourriel@free.fr

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 10:45

« 2017, année électorale : quelques éléments de réflexion »

La France va vivre une année électorale importante avec l’élection présidentielle et les élections législatives. À la veille de ce qui doit être un authentique débat démocratique, nous souhaitons appeler nos concitoyens à tenir compte de certains enjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante. Nous le faisons à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne et des textes publiés par le Pape François au cours des années écoulées.

1. Démocratie et société de violence

La pratique démocratique établit des règles de débat qui permettent de confronter des convictions et de choisir pacifiquement entre différents projets de société. Quand la vie démocratique tombe dans le discrédit ou l’impuissance, les intérêts particuliers et les groupes de pression s’habituent à user de leurs moyens de contrainte pour forcer les responsables politiques à satisfaire leurs demandes. L’excès de lois trop circonstancielles émousse la force de la loi et le respect qui lui est dû. On s’efforce de dénier les procédures démocratiques pour obtenir par la contrainte, ou même la violence, ce que l’on n’a pas obtenu dans les urnes.

Si nous voulons progresser dans les pratiques démocratiques, nous devons promouvoir l’exercice du droit de vote en développant dans la société un véritable débat qui échappe aux postures, aux « petites phrases » et aux ambitions personnelles.

Le jeu médiatique, établi sur la mise en valeur excessive de la polémique et de la dénonciation, focalise l’attention générale sur des conflits de personnes ou des ambitions particulières en négligeant les convictions et les propositions argumentées. Il fait apparaître les projets et les candidats comme un jeu de rôles dans lesquels les enjeux ne sont présentés que comme des prétextes. Il ne favorise pas la confrontation pacifique, mais en développant la violence verbale, il contribue à développer une sorte d’hystérie de la vie publique.

Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions.

2. Pour un projet de société

Le débat démocratique n’est pas une fin en soi. Il est au service de la confrontation entre des opinions et des projets. Il doit donc être une occasion d’expliciter quel projet de société nous voulons soutenir et promouvoir. Trop souvent les critères mis en avant se limitent à envisager et exprimer les données économiques, comme si l’économie était le seul facteur de construction de la qualité de la vie humaine, personnelle et collective.

L’être humain est plus qu’un élément du processus économique. Les progrès technologiques et économiques doivent être au service du bien de tous et non seulement du profit de quelques-uns. C’est donc vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail.

La qualité humaine d’une société se juge aussi à la manière dont elle traite les plus faibles de ses membres : ceux qui sont laissés au bord du chemin de la prospérité, personnes âgées, malades, personnes handicapées… Nous ne pouvons être indifférents à aucune victime de notre société. Nous sommes responsables du respect de toute vie de son commencement à sa fin.

3. Vers un pacte éducatif

Ces progrès de la pratique démocratique vers une vie sociale paisible et plus fraternelle passent, nous le savons tous, par une meilleure qualité de l’éducation des jeunes. Cette amélioration toujours nécessaire repose sur la qualité de la scolarisation qui est trop souvent soumise à des réformes auxquelles on ne donne pas le temps de porter leurs fruits et sur lesquelles on ne fait que trop rarement une véritable évaluation. Mais surtout elle passe par une confiance à rétablir entre les familles et l’école.

Pour le bien des enfants, c’est un véritable pacte éducatif qui doit unir les familles et l’école, non une concurrence, moins encore une méfiance. Toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui affaiblissent la stabilité des familles et les moyens d’exercer leurs responsabilités ne peuvent jamais être compensées par une exigence incantatoire envers l’école. La marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes : les enfants. On ne peut pas espérer faire progresser la cohésion sociale en négligeant son tissu nourricier qui est la cohésion familiale. Les liens entre l’éclatement des familles, l’échec scolaire, la marginalisation des jeunes, parfois jusqu’à la délinquance, sont avérés, même si nous ne souhaitons pas le reconnaître. Les travaux du synode des évêques sur la famille, repris par le Pape François dans l’Exhortation Apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour), rappellent combien une famille unie est une ressource pour l’avenir et une espérance pour le bien de tous.

4. Solidarité

Une société vivante ne peut pas être la simple addition d’intérêts ou d’accords particuliers. Elle repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficace. C’est une des grandes responsabilités de l’État d’organiser cette solidarité, surtout dans les périodes de grandes difficultés économiques. Partager dans les périodes d’opulence peut paraître relativement indolore : il ne s’agit que de distribuer le superflu. Dans les périodes de restriction, il s’agit de partager en prenant sur le nécessaire.

Dans notre société, l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître. De plus en plus de nos concitoyens ne peuvent plus bénéficier du droit au travail. Il est illusoire de penser que des indemnités financières peuvent compenser cette carence. La fragilité de l’emploi suscite des crispations de la part de ceux qui jouissent d’un emploi garanti et d’avantages sociaux assurés. La défense des droits acquis se substitue à la volonté de partager et d’intégrer de nouveaux bénéficiaires. Les plus jeunes sont les premières victimes d’un système inégalitaire. Pourtant beaucoup d’entre eux attendent d’être appelés pour prendre leur place dans notre société.

Alors que le dynamisme économique suppose des encouragements durables à l’initiative et à la prise de risque, l’État doit gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage, etc.). Cet objectif doit nécessairement ressortir des projets soumis au vote des citoyens.

5. Migrants

Dans une époque où les distances et les frontières s’effacent devant la mondialisation économique et culturelle, notre volonté de solidarité ne peut pas s’enfermer dans le cadre restreint de notre pays. Les événements dramatiques qui frappent les populations du Moyen-Orient ou d’Afrique jettent sur les routes et sur la mer des centaines de milliers de réfugiés, véritables naufragés humains. Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?

Mais plus largement que l’accueil des réfugiés, nous devons nous interroger sur la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années. Est-il aujourd’hui tolérable que des milliers d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaines ?

Une volonté d’intégration ne peut se réaliser sans accompagnement des ruptures culturelles. La seule recherche de solutions économiques est vouée à l’échec si rien n’est entrepris pour la promotion culturelle, promotion d’une culture enracinée, qui donne ou redonne le sens d’une vie collective nationale.

6. Europe

Nous sommes bien conscients que la France, à elle seule, ne peut solutionner ces situations dramatiques. Nous ne pouvons contribuer à les soulager que dans le cadre de la solidarité européenne. D’une certaine façon, notre vieille Europe joue son avenir dans la manière dont elle réagit. Soit elle nourrit l’illusion de pouvoir barrer la route à toutes les misères pour protéger sa relative prospérité, soit elle s’engage courageusement dans des politiques d’accueil.

L’accueil serait aussi une illusion s’il ne s’accompagnait pas de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations : soutien économique et soutien politique pour lutter contre la misère endémique et les procédés antidémocratiques de certains gouvernants. Cette lutte doit suivre les engagements internationaux pris pour l’aide au développement et peut conduire à des interventions dans différents pays, comme la France l’a fait au cours des années écoulées.

Mais le projet européen ne peut se poursuivre ni se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe. Cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Une véritable pratique de la subsidiarité, telle qu’elle est inscrite dans ses textes fondateurs, serait une nouvelle chance pour l’Europe.

7. Ecologie

Il y a à peine un an, la tenue en France de la Cop21, nous sensibilisait à notre responsabilité commune envers l’humanité. Le Pape François nous a rappelé gravement cette responsabilité dans l’encyclique Laudato si. L’enjeu écologique n’est pas simplement une vision naturaliste du monde, c’est une prise de conscience morale des risques de déséquilibre climatique et économique que court la planète. Responsables de la « maison commune », il nous faut mieux tenir compte des dégâts que provoque une société tout entière fondée sur l’augmentation de la consommation. Nous avons la charge d’un monde qui a ses limites et nous ne pouvons pas l’épuiser comme s’il était sans limites. La sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.

Devant les défis auxquels notre société est confrontée, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Trop de nos concitoyens en sont arrivés à croire que la situation est bloquée et que personne n’est capable de la débloquer. Les ressources de notre pays, ressources économiques, humaines, culturelles et spirituelles nous permettent de rejeter ce fatalisme. Elles engagent chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous.

Pour celles et ceux qui ont foi en Dieu et qui vivent dans la communion au Christ, les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous acculent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun. Cela s’appelle l’espérance.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen
Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Benoit RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 22:19

14 novembre 2015
COMMUNIQUE DE MGR JEAN-CHRISTOPHE LAGLEIZE

Notre pays est sous le choc des attentats. L'heure est au recueillement et à la
prière, pour les victimes, leurs familles, nos responsables politiques et aussi pour ceux qui sombrent dans la violence aveugle et froide.
Le Christ nous dit dans l'Evangile : "n'ayez pas peur".
Demandons lui la force et l'union pour notre pays et pour chacune et chacun de nous, pour ne pas céder à ceux qui veulent nous terroriser.
Je sais que ce soir et demain nous prierons à ces intentions.
+ Mgr Jean-Christophe LAGLEIZE

Evêque de Metz

Télécharger : http://metz-catholique.fr/images/dossiers/17-eveque103/textes-officiels/2015-11-14communique-mgr-lagleize.pdf

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 11:33

Déclaration de la Commission des Episcopats de la

Communauté européenne en vue des élections européennes

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On lira ci-après, la déclaration de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE) relatifs aux prochaines élections européennes. Rappelons que le dimanche 10 novembre 2013, Mgr Georges Pontier lors de son discours de clôture de l'Assemblée Plénière de la Conférence des évêques de France, parlait des élections européennes selon les termes ci-après :
Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

« Du 22 au 25 mai prochain, les citoyens des 28 pays, membres de l'Union européenne, vont élire leurs représentants au Parlement européen. Qui aurait pu imaginer cela en 1950 et même voici seulement quelques décennies ? Deux guerres mondiales se sont déroulées sur le sol européen dans la première moitié du XX° siècle. Et voici que depuis plus de 60 ans, après encore des conflits locaux meurtriers et douloureux suite à la chute du mur de Berlin, notre continent a su panser ses plaies. A la haine ont succédé la connaissance et l'estime. Les oppositions, les peurs et les stigmatisations ont laissé place aux échanges, aux jumelages, aux invitations, aux accords, aux visites, aux pèlerinages, aux formations communes. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, se sont levés des hommes animés par un désir de paix et de réconciliation. Ils venaient des divers pays récemment en conflit : les Français Robert Schuman et Jean Monnet, l'Allemand Conrad Adenauer, le Luxembourgeois Joseph Bech, le Néerlandais Johan Willem Beyen, l'Italien Alcide de Gasperi, le Belge Paul Henri Spaak. Ils ont commencé par une coopération économique. S'en est suivie, au fil des étapes, la création des structures indispensables à la survie de cette merveilleuse idée. Jean Monnet pourra dire un jour : « Rien ne se fait sans les hommes, rien ne dure sans les institutions. » Ces institutions ne cessent de poursuivre leur évolution et leur adaptation aux dimensions prises par cette union européenne dont nous pouvons être fiers. Il reste bien sûr du chemin à faire pour une meilleure forme de gouvernance, pour que les nations comprennent qu'elles ne perdent pas leur identité en s'unissant aux autres, mais qu'elles s'enrichissent dans ce partage. Certains pensent que les difficultés de l'heure, liées à la crise économique mondiale, trouvent leur origine ou sont amplifiées par les institutions européennes. Faire de l'Europe le bouc émissaire de la crise actuelle serait bien rapide et gravement irresponsable. Dans un contexte de mondialisation, les défis actuels peuvent-ils être relevés sans développer encore et toujours la solidarité entre les états membres ? Sans doute faut-il trouver de bons moyens qui permettent à l'Europe de partager au monde son souci des plus pauvres, de la dignité humaine et de la paix. Les progrès de l'Europe sont un combat à mener, encore et toujours, avant de penser aux bénéfices à recevoir. Le moment est à nouveau venu de poursuivre ce beau projet porteur de paix et de solidarité entre des peuples qui acceptent d'unir leur destin sans perdre leur âme, sans se replier sur eux-mêmes et en gardant le souci du développement de tous les peuples. Au moment de cette élection, il s'agira pour les électeurs d'exercer une part de leur responsabilité en prenant connaissance des projets portés par les divers partis politiques et de donner leur confiance à ceux qui, à leurs yeux, feront avancer l'Europe vers l'avenir le meilleur pour le plus grand nombre »



Déclaration des évêques de la COMECE
Elections européennes 2014
Du 22 au 25 mai 2014, nous serons appelés à élire les députés qui siègeront au Parlement européen. Le résultat de ces élections déterminera la nature de la législature pour l'UE dans les cinq prochaines années et aura des implications majeures pour ceux qui dirigent l'UE.

Il est essentiel que les citoyens de l'UE participent au processus démocratique en votant le jour des élections. Une forte participation renforcera d'autant la nouvelle législature.

La perspective de ces élections offre la possibilité à l'ensemble de la société européenne de débattre de questions socio-économiques centrales qui marqueront l'Union européenne dans les années qui viennent.

En tant qu'évêques de la COMECE, nous estimons qu'il est de notre devoir de proposer des orientations à l'électeur/électrice européen(ne) pour qu'il/elle forme sa conscience. Pour ce faire, nous souhaitons attirer leur attention sur des questions importantes en les examinant à la lumière de la pensée sociale de l'Eglise.

Bien que nous nous adressions en première instance aux citoyens de confession catholique, nous espérons que notre conseil/avis recevra également un accueil favorable auprès des hommes et femmes de bonne volonté qui se soucient du succès du projet européen. Nous espérons que notre voix sera également entendue par les candidats aux élections au Parlement européen.

Pour commencer, nous souhaiterions attirer l'attention sur quelques considérations d'ordre général :

1. Voter est un droit et un devoir pour chaque citoyen de l'UE. Plusieurs millions de jeunes citoyens voteront pour la première fois. Parmi eux, certains sont encore en formation, d'autres sont déjà sur le marché du travail, et beaucoup, hélas, sont sans emploi. Nous encourageons nos jeunes à faire entendre leur voix en s'impliquant dans le débat politique et surtout en votant.

2. Il est important que les candidats et les députés qui se représentent pour un mandat au Parlement européen soient conscients des dommages collatéraux causés par la crise économique et bancaire qui a débuté en 2008. Le Pape François a attiré l'attention de l'opinion publique sur la détresse de ceux qui étaient déjà pauvres et vulnérables - les jeunes et les handicapés - sans oublier ceux qui ont été jetés dans la pauvreté par la crise actuelle. Le nombre de « nouveaux pauvres » est en train de croître de manière alarmante.

3. Le message chrétien est un message d'espoir. Nous croyons que le projet européen est inspiré par une vision noble de l'homme. Chaque citoyen, chaque communauté et même chaque Etat-nation doit être capable de mettre de côté ses intérêts particuliers en vue de la poursuite du Bien commun. L'exhortation apostolique Ecclesia in Europa publiée par le Pape Jean Paul II en 2003 était un message d'espoir et c'est avec la même foi solide dans un avenir meilleur que l'Eglise aborde les défis européens actuels.

4. La Tempérance est l'une des vertus naturelles au cœur de la spiritualité chrétienne. Une culture de retenue doit guider l'Economie sociale de marché et les politiques de l'environnement. Nous devons apprendre à vivre avec moins et, par là même, veiller à ce que les personnes qui vivent dans la vraie pauvreté obtiennent une meilleure part.

Nous aimerions également attirer l'attention de nos concitoyens sur certains domaines spécifiques des politiques de l'UE :

1. Il faut veiller à ce que les démarches de plus en plus nombreuses visant à l'unité au sein de l'UE ne sacrifient pas le principe de subsidiarité, qui est le pilier de cette famille d'Etats nations unique au monde que représente l'UE ; ni ne compromettent les traditions bien établies qui prévalent dans tant d'Etats membres.

2. Un autre pilier de l'Union européenne, qui est également un principe de la doctrine sociale de l'Eglise, est celui de la Solidarité. Ce principe devrait guider les politiques menées à tous les niveaux de l'UE, entre nations, régions et groupes de population. Il nous faut construire un monde nouveau, qui soit centré sur la solidarité.

3. Il est fondamental de rappeler qu'à la base de toute politique sociale et économique se trouve une vision de l'homme enracinée dans un profond respect de la dignité humaine. La vie humaine doit être protégée de la conception à la mort naturelle. La famille, qui est la composante de base de la société, doit bénéficier de la même protection.

4. L'Europe est un continent en mouvement et la migration - qu'elle soit interne ou venant de l'extérieur de l'Europe - a un impact sur la vie des personnes et de la société. L'UE a une frontière extérieure commune. La responsabilité de l'accueil et de l'intégration des migrants et demandeurs d'asile doit être partagée proportionnellement entre les États membres. Il est crucial de traiter avec humanité les migrants à leur arrivée et que leurs droits humains soient scrupuleusement respectés, et que par conséquent, tous, y compris les Eglises, s'efforcent de garantir une intégration réussie dans les sociétés d'accueil sur le territoire de l'Union.

5. Nous sommes les gardiens de la création et nous devons accroître notre détermination à respecter et atteindre les objectifs d'émissions de CO2, à promouvoir une conception globale des changements climatiques, à adopter une approche plus écologique et nous devons exiger que la durabilité devienne un élément fondamental de toute politique de croissance ou de développement.

6. La liberté religieuse est un élément fondamental d'une société tolérante et ouverte. Cette liberté comprend la liberté de manifester sa foi en public. Nous nous réjouissons de l'adoption de Lignes directrices de l'Union sur la promotion et la protection de la liberté de religion ou de conviction et nous espérons que le Parlement européen qui sortira des urnes intensifiera ses efforts en la matière.

7. Nous soutenons toutes les mesures qui peuvent être prises pour protéger un jour de repos commun hebdomadaire, qui est le dimanche.

8. Dans les cinq prochaines années, le changement démographique aura un impact encore plus profond sur l'UE. Nous plaidons en faveur de nos concitoyens âgés, afin qu'ils aient accès au niveau et à la qualité de soins auxquels ils ont droit, et nous plaidons aussi pour la mise en place de politiques qui créent de nouvelles opportunités pour la jeune génération.

L'Union européenne est à un tournant. La crise économique déclenchée par la faillite bancaire de 2008, a tendu les relations entre les Etats membres. Elle a mis à rude épreuve le principe fondateur de Solidarité au sein de l'Union. Elle a aussi entrainé dans son sillage une vague de pauvreté qui a frappé un grand nombre de nos concitoyens et a brisé les espoirs de beaucoup de jeunes.

Nous, les évêques catholiques, plaidons pour que le projet européen ne soit pas mis en danger ni abandonné sous la pression des contraintes actuelles. Il est impératif que nous tous - hommes et femmes politiques, candidats, parties prenantes - nous contribuions à forger de façon constructive le futur de l'Europe. Nous avons trop à perdre si le projet européen venait à se disloquer.

Enfin, il est essentiel que nous tous, qui sommes des citoyens européens, nous nous rendions aux urnes le 22-25 mai prochains. Nous, les évêques, nous vous enjoignons à voter suivant votre conscience préalablement bien formée.



Les évêques de la COMECE*


* Dont Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg et représentant des évêques de France à la Commission des épiscopats de la Communauté européenne.
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informations du site de la conférence des evêques de France : http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/espace-presse/communiques-de-presse/declaration-de-la-commission-des-episcopats-de-la-communaute-europeenne-en-vue-des-elections-europeennes-18186.html 
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 23:30
Syrie : urgence de l'aide humanitaire et du cessez-le-feu
Déclarations de Mgr Mamberti

Anita Bourdin

ROME, 12 novembre 2013 (Zenit.org) - Le Saint-Siège appelle à un arrêt « urgent » des violences en Syrie : il plaide pour « l’aide humanitaire », le « droit humanitaire » et le respect de « l’intégrité territoriale » du pays, avec une « place pour tous », notamment des Syriens chrétiens.

La diplomatie vaticane poursuit son action en vue de la paix en Syrie. Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire pour les Rapports avec les Etats, évoque la conférence Genève 2 – fixée au 23 novembre puis repoussée - dans les colonnes de l’agence catholique italienne SIR, dans une interview de Daniele Rocchi. Si le Saint-Siège était invité comme « observateur » à la Conférence, il enverrait une délégation.

Selon Cor Unum, les organisations humanitaires avaient débloqué globalement, à la date du 9 octobre, une aide de plus de 53 millions d’euro pour les victimes de la crise syrienne.

Mgr Mamberti fait état de « développements positifs » ces dernières semaines quant aux armes chimiques, mais « tout est encore à résoudre » : « Les affrontements violents continuent de semer la mort et la destruction et la situation humanitaire déjà insoutenable continue de s’aggraver. Les prévisions indiquent que d’ici la fin de l’année, c’est la moitié de la population syrienne qui aura besoin d’une aide humanitaire. »

Unité et intégrité territoriale
C’est ce qui rend « encore plus urgente et nécessaire la cessation de la violence et la priorité de l’engagement pour l’assistance humanitaire ».

Il faut rappeler « l’exigence et l’urgence du respect du droit humanitaire » : « On ne peut pas rester inertes devant les continuelles violations du droit humanitaire, de quelque côté que ce soit ».

Il réaffirme : « Il n’y a pas de solution militaire au conflit. Et l’on ne pourra trouver une issue que par le dialogue et la négociation des parties en présence, avec le soutien  de la Communauté internationale. Le fait que l’on ait trouvé un accord sur le thème délicat du démantèlement de l’arsenal chimique syrien indique que s’il y a une volonté politique, on peut trouver un accord sur les autres questions nécessaires à la résolution du conflit. »

Il considère que parmi les « principes généraux » devant présider à la négociation sont les efforts pour « la reprise du dialogue et la réconciliation du peuple syrien », la « préservation de l’unité du pays en évitant la constitution de zones différentes pour les diverses composantes de la société », la garantie de « l’intégrité territoriale ». Pour le ministre des Affaires étrangères du Saint-Siège il sera important en outre de « demander à tous les groupes, en particulier ceux qui voudraient assumer des postes de responsabilité dans le pays, d’offrir des garanties que, dans la Syrie de demain, il y aura de la place pour tous, en particulier pour les minorités, évidemment, y compris pour les chrétiens ».

Importer des idées de paix, pas des armes

La mise en oeuvre concrète de ses principes demandera, avertit Mgr Mamberti, « le respect des droits humains et en particulier de la liberté religieuse ». Il recommande aussi de prendre en compte la notion de « citoyenneté » qui reconnaît à tous les citoyens, « indépendamment de l’appartenance ethnique ou religieuse », la « même dignité » et leur « égalité » de droits et de devoirs.

Puisqu’il n’y a pas de solution « militaire » à ce conflit, Mgr Mamberti rappele que « continuer à fournir des armes aux combattants ne fait que contribuer au conflit, augmenter les victimes et les souffrances du peuple syrien».

« Si la violence continue, affirme-t-il, il n’y aura pas de vainqueurs, mais seulement des vaincus », avant de citer Benoît XVI lors de sa rencontre avec les journalistes sur le vol Rome-Beyrouth en septembre 2012 : « Que pouvons-nous faire contre la guerre ? Nous disons, naturellement, répandre toujours le message de la paix, rendre clair que la violence ne résout jamais un problème et consolider les forces de la paix. Ici est important le travail des journalistes, qui peuvent beaucoup aider à montrer comment la violence détruit, ne construit pas, n’est utile à personne. Ensuite, je dirais peut-être des gestes du peuple chrétien, des jours de prière pour le Moyen-Orient, pour les chrétiens et les musulmans, et montrer la possibilité de dialogue et de solutions. Je dirais aussi que doit enfin cesser l’importation des armes : parce que sans l’importation des armes, la guerre ne pourrait continuer. Au lieu d’importer les armes, qui est un péché grave, nous devrions importer des idées de paix, de créativité, trouver des solutions pour accepter chacun dans son altérité ; nous devons donc rendre visible dans le monde, le respect des religions les unes vis à vis des autres, le respect de l’homme comme créature de Dieu, l’amour du prochain comme fondamental pour toutes les religions. En ce sens, avec tous les gestes possibles, avec les aides matérielles aussi, aider pour que cesse la guerre, la violence, et que tous puissent reconstruire le pays. »

Face à la préoccupation devant la présence en Syrie de « groupes extrémistes », souvent issus d’autres pays, il préconise d’exhorter la population et les groupes de l’opposition à « pendre leurs distance » vis-à-vis d’eux, à les « isoler », à « s’opposer ouvertement et clairement au terrorisme ».

« Les meilleurs antidotes aux tensions confessionnelles et le risque de désagrégation sont le dialogue et la réconciliation », affirme le diplomate, qui rappelle l’insistance du pape François sur « l’éducation à la culture de la rencontre ». Il insiste particulièrement sur l’importance du dialogue interreligieux qui « n’est pas une question réservée à des spécialistes, mais le devoir de tous les fidèles ».

La contribution irremplaçable des Syriens chrétiens

Mais il affirme en même temps une « responsabilité particulière » des chefs religieux pour manifester que « la religion doit être au service de la paix et de l’unité et non pas au service de la guerre et de la division ». Là aussi l’éducation à un rôle à jouer.

« Les chrétiens veulent continuer, insiste Mgr Mamberti, à être des facteurs de réconciliation et d’unité et offrir leur contribution irremplaçable au bien commun de la société ».

« Le Saint-Siège souhaite et encourage la réalisation de la Conférence Genève 2, avec la plus grande participation possible », ajoute-t-il : « On en peut pas prétendre que la Conférence résolve d’un coup un conflit qui est particulièrement complexe et où tant d’intérêts divergents sont impliqués, avec des acteurs non seulement locaux mais régionaux ». Mais pas d’autre chemin que « la recherche d’un accord avec l’aide de tous ».

La conférence devra constituer un « premier pas fondamental pour au moins lancer le processus de paix qui sera évidemment douloureux » : « on ne sait pas encore quelle forme aura cette Conférence, ni si le Saint-Siège sera invité à y participer en tant qu’Observateur ». Si oui, il enverrait « une délégation pour manifester sa sollicitude pour le bien de la chère nation syrienne et pour offrir discrètement toute collaboration possible ».

Cependant, pour Mgr Mamberti, la grande contribution du Saint-Siège et de l’Eglise se situa « à un autre niveau qui touche le profond des cœurs » : il mentionne la Journée de jeûne et de prière pour la paix convoquée par le pape François, le 7 octobre dernier, et qui a été « bien accueillie au niveau mondial et a donné tant de fruits de paix ».

Car « l’arme principale » de l’Eglise, conclut le diplomate français, c’est « la prière et la charité » : « Sa plus grande contribution est la vie de foi des croyants qui deviennent protagonistes, dans les différents milieux, de la vie sociale, à la recherche du bien de tous et de la paix ».

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 23:06

Voici des nouvelles du Diocèse de Laghouat-Ghardaian, l'un des 4 diocèse d'Algérie. Il est important pour nous de découvrir comment vit un minorité chrétienne dans le plus grand territoire diocésain du monde. Et comment des chrétiens pensent et vivent la fraterrnité. Voici le Billet d'octobre de Mgr Claude RAULT.                    Serge

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DIOCESE DE LAGHOUAT - GHARDAIA .

 

 

Billet mensuel

                                                                                                           Octobre 2013

 


Bien chers amis.

« Consolidez vos relations fraternelles avec les musulmans »… C’est l’unique mais précieuse parole que nous, évêques d’Afrique du  Nord, avons reçu de notre Pape François à l’audience générale du 9 octobre, alors que nous étions réunis à Rome pour la CERNA. Il venait de prendre à la fois un bain de foule, et une douche pluviale qui ne l’a pas arrêté dans sa chaleureuse procession habituelle. Nous voici donc invités par lui à continuer inlassablement l’édification d’un monde plus fraternel.

Quelques jours plus tard, à Alger, au cours de la rencontre semestrielle du « Ribat Essalâm » (le lien de la paix), ce petit groupe lancé avec le Fr. Christian de Chergé en 1979, nous étions invités à répondre à cette interrogation « Qu’est-ce qui m’aide à construire un monde plus fraternel ? », proposée à notre méditation depuis notre dernière rencontre en avril. L’invitation du Pape venait fortement l’appuyer. Je voudrais partager tout simplement avec vous ce que j’y ai exprimé : sur quoi m’appuyer aujourd’hui pour que ce monde devienne plus fraternel ?

C’est d’abord la certitude que nous sommes une vaste famille humaine aimée de Dieu. Tous, hommes et femmes de la Terre, nous sommes frères et sœurs, pétris de la même humanité. Et dans cette famille, Jésus est notre frère aîné, notre point de référence. Il nous a tracé le chemin d’une fraternité sans frontière, et il nous invite à le suivre.

La certitude aussi qu’il y a dans toute personne cette flamme d’humanité commune, même si elle est mise en veilleuse par les forces du mal : violence, volonté de pouvoir à tout prix, recherche de la possession, haine de l’autre différent. En toute personne, cette flamme existe ; si infime soit-elle, elle est toujours susceptible d’être réanimée.

C’est la prière qui me fait rejoindre plus en profondeur  mes frères et  sœurs, à commencer par les personnes qui me sont proches par le travail, la responsabilité et la vie quotidienne, jusqu’à l’infini. 

Consolider nos relations est la façon visible et tangible d’incarner cette fraternité. Il y a bien sûr les relations habituelles, familières qui rendent visible cette réalité, mais il y a aussi ces petits clins d’œil saisis comme une grâce. « Que Dieu vous bénisse, mon père », me dit le policier des frontières en tamponnant mon passeport à mon retour de Rome ! « Comment allez-vous, mon père ? » me dit récemment un vieillard inconnu croisé dans la rue ; « El hamdou li Llah ! » lui répondis-je presque machinalement. Et lui de me rétorquer : « El hamdou li Llah, c’est comme Alléluia ! »

Il faut aussi parler, informer, à temps et à contretemps. Y compris à l’intérieur de notre Eglise. Je ne puis que constater – et je ne suis pas le seul – une méfiance montante vis-à-vis de l’Islam et des musulmans, basée sur des clichés transmis par les médias et entretenus par les agissements de minorités islamistes extrémistes. C’est vrai, et il ne faut pas le cacher, des chrétiens sont persécutés parce que chrétiens. Mais des musulmans sont aussi très nombreux à tomber sous les balles et les bombes d’autres musulmans ! Dieu fait-il des différences ? Les musulmans sont souvent les premiers atteints par cette grande scission qui traverse le monde de l’Islam.

Enfin, et c’est une intime conviction ancrée dans ma foi dans le mystère pascal : mystérieusement, les pires souffrances du monde sont une Energie accumulée, mise en réserve pour la construction d’un monde plus fraternel.

Je voudrais clore ces propos par la finale d’une longue réflexion signée de Mgr Sabbah, alors Patriarche latin de Jérusalem, ainsi que de plusieurs de ses plus proches collaborateurs des hommes qui avaient toute raison de désespérer, et qui espèrent contre toute espérance :

« En l’absence de tout espoir, nous faisons entendre aujourd’hui notre cri d’espérance. Nous croyons en un Dieu bon et juste. Nous croyons que sa bonté finira par triompher sur le mal de la haine et de la mort qui règnent encore sur notre terre. Et nous finirons par entrevoir une “terre nouvelle” et un “homme nouveau”, capable de s’élever par son esprit jusqu’à l’amour de tous ses frères et sœurs qui habitent cette terre. » (Bethléem, 11 nov. 2009)

+Claude, votre frère évêque.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 15:33

MESSAGE DE NOËL 2010

 

Noël, espérance pour l’humanité

 

 

 

Le  nouveau-né de Bethléem n’est pas seulement le messie qu’attendait depuis plusieurs siècles le peuple d’Israël, car Jésus ne vient pas seulement pour son peuple, mais pour toute l’humanité.

 

Ce n’est pas pour rien que l’Evangile a placé, peu après la naissance de Jésus, la venue des mages. Ces mages sont les prémices des nations païennes qui accueilleront le messie promis à Israël. « Grâce à l’Evangile, commente l’apôtre Paul, les païens sont associés au même héritage, au partage de la même promesse dans le Christ Jésus » (Ep 3, 6).

 

Noël a donc d’emblée une portée universelle, l’événement concerne toute la famille humaine. En sommes-nous conscients ?

 

Les apôtres, que Jésus ressuscité enverra porter l’Evangile à toutes les nations, accompliront ce qui est annoncé au moment de sa naissance et de son épiphanie. L’Eglise, à leur suite, ne cesse de redire le même Evangile à toute la famille humaine.

 

Rien n’est plus contraire à l’Evangile que ces barrières qui empêchent les hommes de communiquer, d’échanger et de partager. Rien n’est plus contraire à l’Evangile que les inégalités et les injustices qui maintiennent les peuples les plus faibles sous la dépendance économique et politique des plus forts. Aussi, dans sa doctrine sociale, l’Eglise ne cesse-t-elle pas de faire appel à un ordre économique, fondé sur le partenariat et l’échange des dons, qui permette au plus grand nombre d’avoir accès aux biens de la création, au sein d’une humanité solidaire. En comprenons-nous le bien fondé ?

 

En 2003, dans son Exhortation sur l’Eglise en Europe, le pape Jean-Paul II interpellait les nations européennes à propos des migrations, et il les invitait à promouvoir une culture de l’accueil, qui régule les flux migratoires en tenant compte de « l’égale dignité de toute personne et du devoir de solidarité à l’égard des plus faibles » (n° 101). Ces appels ont été par la suite souvent repris tant par le pape et les évêques des pays européens que par de nombreux mouvements laïcs.

 

Dans son message pour la 97ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié (16 janvier 2011), Benoît XVI écrit : « Le phénomène de la mondialisation, caractéristique de notre époque, n’est pas seulement un processus socio-économique », il met en effet en avant « une humanité de plus en plus interconnectée, dépassant les frontières géographiques et culturelles… Tous appartiennent à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre, dont la destination est universelle ». Sommes-nous ouverts à ces perspectives, même si elles sont souvent difficiles à atteindre ?

 

Pour mettre en oeuvre ce programme, il faut « des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun » (Caritas in veritate, n° 71). Noël ne peut être aujourd’hui espérance pour l’humanité que si les hommes se laissent interpeller et transformer par ce message et en font leur programme de vie, tant dans le gouvernement du monde, la direction des entreprises et des finances, que dans l’humble labeur de chaque jour. Serons-nous de ceux-là ? 

Joyeux Noël dans l’espérance !

 

fr. Pierre RAFFIN, o.p.

évêque de Metz.

 

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 11:39

Archiprêtré de Thionville (27 novembre – 4 décembre 2010)

 

Conclusions de la visite pastorale

 

 

 

            La dernière visite pastorale (6-12 février 2006) avait pour principal objectif la mise en place d’une pastorale de la santé cohérente, reposant non seulement sur les prêtres, les diacres et les religieuses, mais aussi sur les fidèles laïcs. Pour parvenir plus facilement à cette fin, avait été programmée une année d’attention aux personnes fragilisées par la maladie, l’âge ou le handicap. La pastorale de la santé demeure cinq ans plus tard l’une des priorités de l’archiprêtré. En visitant l’hôpital Bel Air dans les premières semaines de 2011, je rencontrerai les principaux acteurs de cette pastorale.

 

            D’autres pôles sollicitent à l’heure actuelle l’engagement des chrétiens et de leurs pasteurs. Ils m’ont été présentés lors de la réunion dite d’archiprêtré. J’en confirme la pertinence :

 

  1. rassembler les familles autour de la pastorale de l’enfance déjà existante, la renforcer et l’étendre ;
  2. favoriser l’interculturel et l’interreligieux, promouvoir la pastorale des migrants ;
  3. avoir le souci de tous les jeunes et aller à leur rencontre ; Thionville draine chaque jour de nombreux jeunes : tant l’Enseignement public que l’Enseignement catholique (fortement implanté sur la ville) cherchent à répondre à la diversité de leurs besoins ; Nous avons pour mission de leur proposer la foi ;
  4. enfin, nourrir la vie spirituelle des chrétiens.

 

 

            Prêtres en activité d’âge différent et prêtres retraités animent cette pastorale dans une heureuse harmonie avec les fidèles laïcs, notamment ceux qui ont accepté de s’engager dans les équipes d’animation pastorale. On sent chez tous une grande disponibilité et un authentique désir de se former.

 

            La diaconie des pauvres est prise en charge à la fois par les organismes caritatifs et les organismes non-confessionnels de la Cité. Des deux côtés, des chrétiens sont présents et ils ne manquent pas d’occupation, en cette période de crise économique et sociale qui multiplie le nombre des pauvres. Il serait bienfaisant pour l’archiprêtré que naissent dans les années qui viennent des vocations au diaconat permanent.

 

            La zone de Thionville qui connut naguère ses moments de prospérité économique, n’est pas dépourvue de possibilités (je pense à la Centrale nucléaire de Cattenom que j’ai visitée le 29 novembre avec les prêtres et les animateurs laïcs en pastorale), même si un nombre important de ses habitants doit actuellement se rendre chaque jour pour travailler au Luxembourg. Il faut souhaiter que se confirme ce qui a été entrepris au cours des dernières décennies pour offrir de nouvelles possibilités de travail, notamment aux plus jeunes.

 

            La crise économique dont nous souffrons et qui atteint le monde entier, n’est pas qu’économique, C’est avant tout une crise spirituelle, une crise de sens. D’où vient l’homme ? Où va-t-il ? Que fait-il de la vie que le Créateur lui offre en partage ? Comment se comporte-t-il à l’égard de l’univers créé dont Dieu lui a confié la gérance ? Nous ne pourrons sortir de la crise sans chercher à répondre à ces questions.

 

 

            L’approche de Noël est en général marqué par toutes sortes de messages et de déclarations qui tentent de faire oublier aux hommes la rudesse des temps. Ce n’est ni dans la fuite, ni dans l’oubli que nous ferons provision d’espérance, mais en accueillant le nouveau-né de Bethléem.

 

            Dans mon message de Noël, j’invite à découvrir notre commune appartenance à la même famille humaine, jouissant des mêmes droits dans le partage des biens de la terre. C’est la conscience de notre commune appartenance à une même famille qui fonde pour les chrétiens la conduite à tenir à l’égard de tous ceux qui frappent à la porte de l’Europe occidentale et que nous appelons les migrants.

 

            Dans son Encyclique sociale, Caritas in veritate, Benoît XVI appelle de tous ses vœux « des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun » (n° 71). Il nous faut travailler à l’avènement d’une humanité nouvelle qui fera sienne ce programme tant dans le gouvernement du monde, la direction des entreprises et des finances, que dans l’humble labeur de chaque jour.

 

            Joyeux Noël dans l’espérance !

 

 

 

 fr. Pierre RAFFIN, o.p.

évêque de Metz

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 06:28

Déclaration en vue des élections européennes

Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France


 

S'informer et voter


Les élections des membres du Parlement européen auront lieu, en France, le dimanche 7 juin prochain. Même si les sentiments des Français à l'égard de l'Europe restent partagés, ces élections revêtent un enjeu d'importance, surtout dans les circonstances actuelles.
Le Parlement européen est le seul organe de l'Union européenne à être élu au suffrage universel direct, depuis 1979. Voter est toujours un devoir pour le citoyen mais, pour ne pas se tromper d'enjeu, cela nécessite une information sérieuse

 

Promouvoir la paix

Depuis plus de cinquante ans, le développement de l'Union européenne a été un facteur de paix et de prospérité pour l'ensemble des pays qui en ont été les fondateurs ou qui l'ont rejointe, au fil des élargissements.

Aujourd'hui l'Europe est confrontée, comme le reste du monde, à la crise financière et à ses graves conséquences économiques. Bien des peurs, des crispations identitaires ou des tentations de repli sur les particularismes nationaux ou régionaux peuvent se faire jour, alors que l'issue ne peut se trouver que dans la concertation et dans une plus grande solidarité, compte tenu de l'imbrication de plus en plus forte de nos économies.

 

Développer la solidarité

Derrière la crise financière se profile aussi une crise de société. Une société individualiste creuse l'écart entre riches et pauvres et accentue l'exclusion des plus faibles. La solidarité doit s'exprimer dans un modèle social qui respecte pleinement la dignité de tout homme, en particulier du plus faible, dans chaque pays comme au sein de l'Union. L'homme n'est pas seulement un consommateur ou un producteur mais il porte aussi des valeurs sociales, familiales, culturelles et spirituelles.

Nous ne pouvons pas réclamer uniquement la solidarité pour nous-mêmes ou la limiter aux frontières de l'Union. Elle doit aussi se concrétiser dans l'action extérieure de l'Europe, dans sa politique de développement, des migrations et de l'environnement.

 

 

Changer nos modes de vie

La construction d'un tel modèle de société ne se fera pas spontanément et aucun Etat ne peut le faire seul. Cette construction demande des changements importants dans nos modes de vie et de consommation. Elle implique donc des décisions et des arbitrages politiques courageux, au niveau national comme au niveau européen.

Aujourd'hui plus que jamais, il est important que la France envoie au Parlement européen des femmes et des hommes de conviction qui s'engagent à y défendre le respect de tout homme et de tout l'homme.

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A l'approche des prochaines élections européennes de Juin 2009, la conférence européenne des commissions justice et paix souhaite attirer l'attention sur le fait que :
S'abstenir de voter, c'est donner à l'individualisme le pas sur la justice et la fraternité. Aller voter pour des représentants soucieux de la dignité de l'homme et de la paix active c'est faire preuve de solidarité et de responsabilité.

 

 

Introduction de Mgr Defois


Les prochaines élections européennes sont un rendez-vous important pour l'Europe ; il s'agit de soutenir l'intention primordiale des pères fondateurs de l'Europe pour assurer un solide avenir de paix. Par la solidarité et la justice. C'est un rendez-vous important pour le monde entier, l'Europe devant offrir un modèle de développement pour l'homme et par l'homme dans une situation où nos sociétés sont fragilisées, traversées par des rapports de forces culturels, économiques et militaires. A l'heure des fondamentalismes et des terrorismes, nous avons le devoir de créer des liens ayant d'autres bases que la concurrence économique.

S'abstenir de voter, c'est donner à l'individualisme le pas sur la justice et la fraternité. Aller voter pour des représentants soucieux de la dignité de l'homme et de la paix active c'est faire preuve de solidarité et de responsabilité.


Justice et Paix Europe se doit de témoigner de ces valeurs qui feront un avenir humain pour les générations de demain.


+ Gérard Defois
Président de Justice et Paix Europe

 

                                                +++++++++++++++++++++++

Introduction

Le Parlement Européen est une des principales institutions de l'Union Européenne et celle qui représente directement les citoyens européens grâce aux députés élus au suffrage universel direct. Le Parlement Européen, en tant que co-législateur, a des pouvoirs budgétaires et assure le contrôle démocratique des autres institutions de l'Union Européenne.


La nature même du Parlement donne à ses membres la légitimité et le devoir de représenter les intérêts de leur circonscription et de tous les citoyens des Etats Membres collectivement. Cette légitimité repose sur le devoir moral qu'ont tous les citoyens de participer à ces élections par l'exercice de leur droit de vote après s'être informés des propositions et des programmes électoraux des différents partis et candidats. Ensemble, électeurs et candidats doivent chercher à exercer leurs droits et leurs devoirs par des moyens qui conduisent à la liberté, la justice et la solidarité.

Les électeurs sont appelés à vérifier que les propositions des groupes politiques et des candidats sont en accord avec ces valeurs, tandis qu'on attend des candidats qu'ils fassent preuve d'honnêteté et d'intégrité puisqu'ils travaillent pour le bien commun. Face aux opportunités et aux défis de la mondialisation, la prise en compte du bien commun joue un rôle crucial pour s'assurer que l'Europe puisse atteindre ses objectifs stratégiques dans tous les secteurs tout en restant sensible aux principes de durabilité.


Fidèle à ses valeurs fondamentales, l'Union Européenne devrait s'efforcer d'équilibrer croissance économique et développement en faisant de la solidarité avec ceux qui sont les plus vulnérables, qui affrontent de grandes difficultés, et qui sont les plus exposés à l'exploitation et à la discrimination, une priorité. Ce rôle est encore plus crucial dans les circonstances actuelles où l'Europe fait face à un vrai défi économique. Le Parlement européen occupe aussi une place stratégique pour promouvoir et suivre la mise en place d'initiatives et de programmes qui induisent une meilleure compréhension mutuelle, le dialogue, la paix et la stabilité


Conscient du rôle clef que joue le Parlement européen pour garantir que l'Union Européenne reste fidèle à ses valeurs fondamentales dans le plein respect de la dignité et des droits de chaque individu, les Commissions de la Conférence européenne Justice et Paix voudraient attirer l'attention des groupes politiques, des candidats et des électeurs sur les points suivants :
 


La politique et la diginité de la personne

Bienveillance de Dieu pour les hommes.

La politique doit toujours être au service des hommes et des femmes, qui ne peuvent atteindre leur pleine humanité sans vivre dans la dignité. Les parlementaires européens doivent encourager la mise en place d'un cadre politique européen qui permet à la dignité de la personne humaine de se développer dans un environnement sécurisant. Un plus grand effort devrait être fait afin d'améliorer les conditions de vie tragiques qui existent et les membres du Parlement Européen sont appelés à apporter une contribution spécifique à cet égard.
La promotion et la sauvegarde des droits de l'homme devraient toujours rester au sommet de l'agenda du Parlement Européen et guider ses débats.

 

L'aspect financier et économique

Notre économie obéit aux règles du marché, suit les divers mécanismes techniques et dépend du système financier et bancaire international. Cependant, comme toutes les autres activités humaines, les règles et les systèmes n'atteignent leur but que lorsqu'ils parviennent à permettre aux hommes de vivre dans de bonnes conditions.

Au moment où le monde fait face à des défis économiques majeurs et alors que les règles et le système existant sont mises en cause, les hommes politiques ont une tâche de plus en plus difficile pour faire en sorte que cet objectif soit atteint.

L'Union européenne, comme acteur économique de premier plan au niveau mondial, a besoin plus que jamais d'hommes politiques capables de mettre la personne humaine au coeur du système économique et financier et qui s'engagent pour la justice sociale et l'équité à court et à long terme. Cela exige qu'ils prêtent une attention particulière aux salariés, à leurs familles et aux groupes vulnérables de la société.

 

Pauvreté

Malgré le niveau de développement de l'Union, une part importante de la population en Europe vit dans des conditions précaires ou a de grand risque de tomber au-dessous du seuil de pauvreté. L'Europe est confrontée à un vrai risque d'inégalité accrue au sein de la population. Une réponse adéquate au problème de la pauvreté, qui a de multiples facettes, passe entre autres par l'amélioration des services de santé et de l'accès aux soins, l'accès à l'éducation et la mise en place de politiques de l'emploi.


Dans le même temps, les réformes dans ces secteurs ou dans d'autres qui ne tiendraient pas compte de leur impact possible sur les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables, pourraient très vite accroître un peu plus les inégalités, la souffrance et la pauvreté.

Le principe de solidarité demande que ces considérations soient prises en compte dans la formulation et l'évaluation de la législation, des politiques et des réformes européennes, ainsi que dans la répartition des fonds. Nos représentants au Parlement Européen sont aussi appelés à prendre en compte l'impact de l'Europe sur la situation mondiale et à s'assurer qu'au travers de son commerce et de ses initiatives en matière de développement, l'Europe reste vraiment un acteur clef dans la lutte contre la pauvreté dans le monde.

 

L'environnement

Jusqu'ici le Parlement Européen a joué un rôle actif dans le suivi des questions environnementales parmi les Etats membres.

En diverses occasions il a attiré l'attention de l'opinion publique sur des pratiques non durables qui provoquaient des dégradations et des désastres environnementaux.
Dans le même temps, avec d'autres institutions européennes, le Parlement a soutenu la mise en œuvre de lois, de politiques et de stratégies qui visaient à sauvegarder l'environnement et à promouvoir le développement durable. Aujourd'hui les électeurs ressentent plus que jamais le besoin d'être représentés par des personnes qui s'engagent fermement pour trouver des solutions aux graves défis concernant notre environnement. Ces défis menacent les moyens d'existence de millions de personnes en Europe et des futures générations.
Etant donné le rôle de co-législateur du Parlement Européen dans ce domaine, il est encore plus important que les parlementaires européens s'engagent à protéger les citoyens et leur environnement par des mesures appropriées et concrètes.

 

Immigration

Le changement rapide de la situation mondiale a vu croître de façon importante, une fois encore, le nombre de personnes forcées de quitter leur pays en raison de persécutions, de guerres, de la pauvreté ou bien d'autres causes. La sécurité et la prospérité de nos villes et de nos pays européens représentent la sécurité et la stabilité auxquelles ces personnes aspirent. Alors que l'Union Européenne a fait de l'immigration l'une de ses priorités, les parlementaires européens sont appelés à faire en sorte que l'Union Européenne élabore des politiques communes justes en matière d'asile et d'immigration, qui garantissent un traitement équitable et humain aux réfugiés, aux demandeurs d'asile et autres migrants.

Des périodes de rétention excessives et déraisonnables, des politiques inadéquates en matière de regroupement familial sont contraires au respect des droits de l'homme par lesquels nos pays sont liés. 


Relations avec les pays en voie de développement

Personne ne peut vraiment espérer qu'un vrai partenariat puisse s'établir entre le Nord et le Sud sans une volonté réelle et une politique efficace de développement durable dans les pays en voie de développement.

En fin de compte il est de l'intérêt de l'Europe que les pays en voie de développement enregistrent un réel progrès économique, social et politique.

Bien que l'Union Européenne reste le plus grand fournisseur d'aide publique au développement, chacun des Etats Membres ne remplit pas l'objectif de consacrer 0,7% de son PIB (Produit Intérieur Brut)à l'aide au développement réaffirmé en 2000 lors de l'adoption par l'ONU des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Les parlementaires européens devraient endosser le rôle de leader pour garantir que les Objectifs du Millénaire pour le Développement soient atteints en soutenant et en améliorant la législation actuelle.

 

Paix et réconciliation

L'une des plus grandes réussites de l'Union Européenne depuis ses débuts a été sa capacité à établir et maintenir la paix et la stabilité en rendant possible la réconciliation entre des pays européens divisés par une longue histoire de conflit et de confrontation.

L'Union Européenne, et le Parlement en particulier, ont été les promoteurs et les acteurs d'efforts concrets et d'initiatives pour établir la paix dans d'autres régions du monde.
Le besoin de poursuivre sur cette voie n'est pas moins urgent aujourd'hui qu'hier. Et l'on ne doit pas oublier que même en Europe il existe des régions où un long et patient travail de réconciliation s'impose en raison de divisions profondément ancrées.

Chaque membre du Parlement européen peut contribuer activement à ce besoin urgent de paix et de meilleure compréhension sur le sol européen et au-delà de ses frontières.
 

Harmonie retrouvée. Acte par lequel Dieu pardonne au pécheur repentant.

Dialogue avec les religions

Certains estiment que les institutions politiques devraient ignorer les religions.
Pourtant, compte tenu de la place importante qu'occupe la religion dans la vie de nombreux citoyens européens, l'expérience nous a souvent appris qu'une forme structurée de dialogue avec les religions renforce l'unité, la compréhension et l'action commune. Grâce à cette forme de reconnaissance, le Parlement Européen et les autres institutions prendraient en compte une réalité que vivent de nombreuses personnes de leurs circonscriptions.
Les institutions Européennes doivent engager un dialogue suivi et qui a du sens avec les différentes religions.

Un tel dialogue doit permettre de combattre les fondamentalismes et de surmonter la crainte et le manque de compréhension qui en sont souvent la cause. 

Le dialogue avec et entre les religions fait partie intégrante du dialogue interculturel dans lequel l'Union Européenne s'est engagée depuis longtemps. 

 

 

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 11:02

Rectificatif sur les propos tenus par le Pape

 A l'occasion de son voyage en Afrique (17-23 mars 2009), le pape Benoit XVI a été interrogé, dans l’avion le menant à Yaoundé, par un journaliste au sujet du sida. Suite à cet entretien, une polémique est née dans les médias concernant les propos qu’aurait tenus le Pape.

 

 

Réponse de Benoît XVI [traduit de l’italien]

Je dirais le contraire. Il me semble que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est vraiment l’Eglise catholique, avec ses mouvements et ses diverses structures. Je pense à la Communauté Saint Egidio qui fait tant, de manière visible et aussi de manière invisible pour lutter contre le sida, aux religieux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont au service des malades… Je dirais qu’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si ce n’est pas le cœur, si les africains ne s’y entraident pas, on ne peut résoudre ce fléau avec la distribution de prophylactiques : au contraire, le risque est d’accroître le problème. La solution ne peut venir que d’un double engagement : en premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui permette une nouvelle manière de se comporter les uns avec les autres, et deuxièmement une vraie attention particulièrement à l’égard des personnes qui souffrent, la disponibilité, les sacrifices aussi, les renoncement personnel pour être avec les personnes souffrantes. Ce sont les moyens qui aident et permettent des progrès visibles. C’est pourquoi, je dirais que c’est là notre double force : renouveler l’homme intérieur, donner une force spirituelle et morale pour un comportement juste dans la manière de considérer son propre corps et celui d’autrui, et d’autre part cette capacité à souffrir avec ceux qui souffrent, d’être présents aux cotés de ceux qui traversent des épreuves. Je crois que c’est là la juste réponse, que l’Eglise la met en œuvre et offre ainsi une aide très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui y participent.

 

Vous trouverez également sur http://catholique-metz.cef.fr quelques éléments de compréhension sur le thème de l’Eglise et du sida.

http://bonpasteur.over-blog.com/article-29223922.html

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 16:08
http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2363708&rubId=47602

vice-président de la Conférence des évêques de France

 


Le 29 janvier 2009

 

Lettre ouverte de Mgr Hippolyte Simon,

vice-président de la Conférence des évêques de France

 

***

 

 

Lettre ouverte à ceux qui veulent bien réfléchir…..

 

 

Qui avait intérêt à salir la réputation du Pape ?

 

 

Je ne sais pas si je suis en colère ou si je suis malheureux : la vérité tient sans doute des deux. Mais trop, c’est trop, alors je dis : ça suffit ! Le déchaînement médiatique contre le Pape Benoît XVI, qui aurait réintégré quatre évêques intégristes, dont un négationniste avéré, ne relève pas de la critique, mais de la calomnie et de la désinformation. Car, quoi que l’on pense des décisions du Pape, il faut dire, répéter et souligner que ces quatre évêques n’ont pas été réintégrés. Et donc, Mgr Williamson, dont les propos tenus à la télévision suédoise sont effectivement intolérables, n’est toujours pas revenu au sein de l’Eglise catholique et il ne relève toujours pas de l’autorité du Pape. Les informations qui parlent  de réintégration reposent sur une confusion grave entre levée des excommunications et réintégration à part entière.....

Il suffit de lire le communiqué officiel du Cardinal Ricard, Archevêque de Bordeaux , qui suit ces questions pour notre Conférence : « La levée de l’excommunication n’est pas une fin mais le début d’un processus de dialogue. Elle ne règle pas deux questions fondamentales : la structure juridique de la Fraternité Saint Pie X dans l’Eglise et un accord sur les questions dogmatiques et ecclésiologiques. Mais elle ouvre un chemin à parcourir ensemble. Ce chemin sera sans doute long. Il demandera meilleure connaissance mutuelle et estime. » Cf. Site Internet du diocèse de Clermont.

 


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