Communauté de Paroisses

FETE DE LA COMMUNAUTE
Dimanche10 janvier 2010.
Une seule messe à 10h30 à Notre Dame Thionville
Suivie de l’APRES-MIDI DE LA FRATERNITE à 15h00
salle Albert Schweitzer à côté du temple protestant.
FORUM DIOCESAIN
« Chrétiens, dis-nous tes craintes et tes espérances »
Samedi 6 mars 2010 au Palais des Congrès de Metz.
PERMANENCES
NOTRE DAME THIONVILLE
Presbytère - 37 av. de Guise
57100 THIONVILLE
Tél 03 82 53 25
81 Email :
paroisse.assomptionthionville@cegetel.net
Lundi au vendredi de 14h à 18h
MANOM
Presbytère - 2 rue de l’Eglise
57100 MANOM
Tél 03 82 53 66 49
-
Jeudi de 14h à 15h
GARCHE-KOEKING
Presbytère - 6 rue de la Peupleraie
57100 THIONVILLE-GARCHE
Tél 03 82 54 34 67
-
Vendredi de 17h à 18h
SAINTE ANNE
Presbytère - 17 rue de la Perdrix
57100 THIONVILLE
Tél 03 82 54 22 32
Jeudi de 10h à 11h45 et à l’église
le samedi de 17h à 18h en hiver
et 17h30 à 18h30 en été.
PRETRES
Serge PHILIPPI (curé modérateur)
Presbytère Notre Dame de l’Assomption
Tél 7 03 82 53 25 81
Email : serge.philippi@orange.fr
Léonard KATCHEKPELE
Presbytère Notre Dame de l’Assomption
Tél 7 03 82 53 25 81
Email : leosympa@aol.com
André SPANG
Presbytère de GARCHE
Tél 7 03 82 54 34 67
Email : andre-spang@wanadoo.fr
Jean GUERDER (en retraite)
4 impasse des Vignes - 57100 THIONVILLE
Tél 03 82 34 16 85
ANIMATRICES LAÏQUES EN PASTORALE
Chantal SCHUH Tél 03 82 55 12 76
Email : chantal.schuh@wanadoo.fr
Patricia AUGER Tél 03 82 52 61 11
Email : patricia-auger@orange.fr
EQUIPE D’ANIMATION PASTORALE - EAP
Marie-Jeanne GAILLOT
Tél 03 82 53 22 46
Simone et Jean-Louis GILLES
Tél 03 82 53 19 42
Francine MAILLOT
Tél 03 82 34 43 43
Jean SCHNEIDER - Tél 03 82 53 52 24
Chantal SCHUH - Tél 03 82 55 12 76
Serge PHILIPPI, curé
CONSEIL DE FABRIQUE
Responsable de la gestion des biens paroissiaux.
Les présidents :
Notre Dame - Bernard CAPS
Tél 03 82 53 05 33
Ste Anne - Jacques PFLETSCHINGER
Tél 03 82 34 87 83
Manom - Marie François DE SELANCY
Tél 03 82 53 85 03
Garche - Joseph TERVER
Tél 03 82 53 48 56
Koeking - André JOST
Tél 03 82 55 37 79
DELEGUES AU CONSEIL PASTORAL DE L’ARCHIPRETRE
Marie Jo KARMERE
Tél 03 82 52 83 08
Francine MAILLOT
Tél 03 82 34 43 43
EQUIPE RELAIS PAROISSIALE
Elle assure le lien entre les habitants de la paroisse et participe à son animation.
COMMISSION COMMUNICATION
Coordinateur - Jean SCHNEIDER
Tél 03 82 53 52 24
HORAIRES DES MESSES DOMINICALES
Samedi
Sainte Anne, Côte des Roses à 18h en hiver à 18h30 en été
Dimanche
Notre Dame THIONVILLE, quartier St François à 10h30
Saint Nicolas GARCHE à 9h15 - 1er et 3ème du mois
Notre Dame MANOM à 9h15 - 2ème et 4ème du mois
Saint Rémi KOEKING à 9h15 - 2ème du mois
HORAIRES DES MESSES EN SEMAINE
Lundi - Maison de retraite, les Epis d’Or à 17h
Mardi - Notre Dame THIONVILLE à 18h15
Mercredi - Notre Dame MANOM à 9h30
Jeudi - Sainte Anne à 9h
Vendredi - GARCHE à 9h et Notre Dame THIONVILLE à 18h15
L’Eglise Notre Dame Thionville est ouverte du
lundi au vendredi de 14h à 18h
Horaires pour tout Thionville:SPIRITUALITE & FORMATION BIBLIQUE
LECTURE DE L’EVANGILE DE LUC
En 2009, 14 groupes de la Ste Famille ont lu l’évangile de St Marc.
En 2010 l’évangile de St Luc est proposé. Rejoignez un groupe ou
créez le vôtre. Simone et Jean-Louis GILLES - tél 03 82 53 19 42
Vous pouvez vous procurer le livret de l'Evangile de Saint Luc au presbytère Notre Dame de
Thionville.
GROUPE BIBLIQUE
Garche - 1er lundi du mois à 20h00
Saint Anne - 1er mercredi du mois à 16h15
Norbert BORR - tél 03 82 34 07 03
EQUIPE D’ISSOUDUN
Réflexion et prière - Ste Anne - 3ème vendredi du mois à 14h
Marie-Madeleine BIEWERS - tél 03 82 54 23 89
GROUPE EMMAÜS
Prier avec l’actualité - Presbytère Notre Dame
Robert COLLIER - tél 03 82 53 99 14
EXERCICES IGNATIENS
Prière et Vie - Eglise Notre Dame THIONVILLE - le 2ème mercredi du
mois à 20h15 - Anne Marie BRUGERE - tél 03 82 53 30 71
SOIREE DE PRIERE POUR LA PAIX
A Thionville, église Notre Dame, quartier St François, le 3ème mercredi
du mois à 20h. La rencontre est œcuménique et nous partageons
le pique-nique après la prière. Cette même soirée, des musulmans
prient aussi pour la paix à la mosquée.
EQUIPE CAREME A DOMICILE
Contacter le prêtre.
CONFERENCES CHRETIENNES
Pour réfléchir à l’évolution du monde et nourrir sa foi. A 20h30 au
Beffroi ou à la salle Albert Schweitzer le jeudi 8 oct,19 nov., 3 déc.,
21 janv. 2010, 4 mars et samedi 20 mars à l’église Notre Dame (cf.
feuillet jaune dans les églises)
Historique MANOM.
Deux documents :
1 ) Contribution à l’histoire de l’église de MANOM
2 ) Un ancien et vénérable lieu de pèlerinage marial
De Nicolas PFEIFFER
-----------------------------------------------
1 ) Contribution à l’histoire de l’église de Manom
1341 Le premier curé appelé « Erzpriester » (Archiprêtre) cité dans les Archives gouvernementales du Luxembourg
1386 Acte dressé à Thionville par le Seigneur Waleran de la Grange : population 10 foyers X 5 personnes = 50 personnes
1501 Le testament du Seigneur Louis de CHINERY, daté du 22 juillet, prévoit sa sépulture à l’église paroissiale de THIONVILLE et un don de 6 florins à l’église de Manom.
1503 Le testament du Seigneur Godart de BRANDEBOURG, en date du 1er septembre, prévoit sa sépulture dans l’église paroissiale de « MUNSHAUSEN », restaurée par son père.
1500 Aux archives gouvernementales à Luxembourg
on apprend que MOENHEM compte 18 foyers à 5 personnes environ soit 90 habitants
1624 † Pierre-Ernest de BRANDEBOURG est mis dans le caveau situé sous le chœur
1636 † Florent d’Argenteau, Seigneur de la Grange, est mis dans le caveau situé sous le chœur
1698 † Christophe d’Argenteau, Seigneur de la Grange, est mis dans le caveau situé sous le chœur
1725 † François Brice GOME des HAZARS, Seigneur de la Grange, est mis dans le caveau situé sous le chœur
1752 Agrandissement de l’église (cette date est forgée dans la « grille de communions » , c’est le curé Jean Evrard KLEINER qui nota cela dans une chronique brûlée par ………..
la « petite » église va être munie d’un clocher.
Pour assurer ces travaux, des quêtes sont faites à partir de 1750, au village et dans les alentours- mais il manque 1/3 du coût, le nouveau maître de la Grange, René François de FOUQUET offre ce 1/3 manquant.
Quels travaux ont été faits ? Aucune précision n’est fournie dans la chronique.
Pour récompenser des familles généreuses, les « vieilles » statues sont offertes.
On achète 2 cloches à Metz et pour la petite, on cède la « vieille » cloche - mais où était-elle suspendue, s’il n’y avait pas de Clocher ?
1838 le 21 juillet, la mairie demande « de gros corps d’arbres » pour un nouveau beffroi
1839 le 10 mars : un devis pour l’agrandissement de l’église est refusé
le 16 juin : les bancs sont insuffisants et trop courts, par suite de l’agrandissement
le 5 août : on réceptionne les travaux d’agrandissement de l’église pour un montant de 3100 fr. à l’entreprise SCHWARTZ
1840 le 18 janvier : un devis pour les nouveaux bancs : 1304,44 fr.
1841 le 9 avril : réception des bancs, de la grille, de la porte
1843 le 27 avril : le caveau est fouillé, on constate les cercueils brisée lors de la « première révolution » et de l’agrandissement de l’église
le 19 juillet : de nouveaux sarcophages sont mis dans le caveau, le lendemain : office solennel de restauration du caveau
le 20 juillet : refonte de la PETITE CLOCHE de 297 Kg à Metz. Cette Cloche, fêlée en déc. 1842, ne pouvait plus sonner les offices – or, des gens habitués au son de 2 cloches et n’ayant pas entendu le dernier des trois coups sonnés avant l’office venaient trop tard au service. Cette refonte a été payée par la commune et la paroisse.
14 août, veille de la fête de l’assomption, Patronne de la paroisse, bénédiction de la nouvelle cloche sous le vocable de « St Nicolas »
1845 le 12 octobre : le Conseil de Fabrique verse à J-Bapt. KAUFFMAN, maitre-maçon, 477,50 fr. pour réparation à la voûte du choeur et de l’avant-chœur
Le chanoine J-Ch. KOHN, dans son histoire de la Seigneurie de la Grange T2 p 248, affirme que le caveau a été fermé du côté du chœur ; une ouverture extérieure a été pratiquée, mais masquée par une chapelle gothique ! Mais où est donc cette ouverture ? Dans le chevet muré ? Peut-être !!
----------------------------------------------
2 ) MANOM : Un ancien et vénérable lieu de pèlerinage marial
De Nicolas PFEIFFER
Traduction de Danielle et Camille MEYER
Le village de Manom appelé autrefois « Monhaven » esquisse en 1643 ses grandes lignes actuelles.
L’église du village, abstraction faite des constructions des extensions ultérieures, est restée inchangée jusqu’à nos jours et constitue encore comme le point culminant à l’est de la localité s’étendant d’est en ouest. En l’an 1643 la localité comptait 52 feux, non compris l’église, un ermitage et des logements pour militaires.
L’ermitage se situait dans le triangle formé aujourd’hui par la grand-rue, la rue des Tilleuls et la rue des jardins, là où les jardins des frères Bach sont contigus avec ceux des Welfringer et Herrmann.
On dit que l’ermite a vu le jour en Lorraine, à Haute Contz, qu’il a été soldat, a séjourné en Terre Sainte jusqu’au jour où la Moselle natale l’a repris sous son charme.
Suivant un appel intérieur, il se serait voué dans le dit ermitage à une vie exemplaire et agréable à Dieu. Il s’appelait, semble-t-il, Maisre. A Monhaven il exerçait la fonction de sonneur de cloches, se consacrait au soin des malades pour l’amour de Dieu. Il était fossoyeur et s’y connaissait aussi dans le traitement du bétail malade. En hiver il apprenait aux enfants à lire, à écrire et à compter et leur enseignait le catéchisme. Il était le bras droit du curé en tant que sacristain, entretenait son jardin et son étable. Cet ermite était apparemment un homme d’une force herculéenne. En hiver, il aurait dit-on étranglé un loup poussé au village par la faim, sous les yeux terrifiés des écoliers. Il attrapa de ses deux mains l’animal à la gorge alors que ce dernier s’apprêtait à sauter le mur de la cour de l’école où venaient juste de se ranger les enfants pour la classe.
Le siège de Thionville.
En juin 1643, après la victoire de Rocroy, le jeune duc d’Enghien, futur Grand Condé, progressait avec une armée considérable contre la forteresse de Thionville, afin de la reconquérir à la Maison royale de France. Réparti en deux colonnes l’attaquant concentrait ses forces en venant du Nord. L’armée française comptait environ 50 000 hommes.
Soudain apparut l’ermite qui en faisait partie. Avant que l’armée ait pris position autour de Thionville pour l’assiéger, il avait servi dans la cavalerie étrangère de cette armée.
Engagé comme adjudant au régiment « de Vanberg » il fixa son poste à Guentrange. Cela ne l’empêchait pas de veiller à l’occasion au bon ordre dans son ermitage de Monhaven.
Vaincue par le duc d’Enghien, la place forte de Thionville se rendit le 10 août 1643. Quant à l’ermite, il était alité, gravement malade à l’hôpital. Son état faisait hocher désespérément la tête au chirurgien de campagne à chaque visite au malade. Lors d’une sortie de reconnaissance à la tête de son groupe de cavaliers, il se trouva nez à nez avec l’adversaire. C’était d’anciens soldats impériaux qui s’étaient mutinés. Au cours de l’échauffourée, il fut atteint. Une balle de pistolet le jeta à l’arrière de sa selle. Emmêlé bottes et éperons dans l’étrier il fut traîné sur le terrain par son cheval au galop. Une balle à mousquet d’un soldat assiégeant abattit la bête. On amena l’homme traîné à mort sur une civière faite de branchages jusqu’au chirurgien de campagne. Mais son heure n’avait pas encore sonné.
La durée du siège ne s’était pas écoulée dans la localité de Monhaven sans laisser de traces de désolation. Certes, les canons des artilleurs de la forteresse ne portaient pas jusqu’à nos murs. Toutefois, les assiégés faisaient des sorties nocturnes hors des remparts, le long de la Moselle, jusqu’à Monhaven. Quelques-uns réussirent à faire des attaques se terminant éventuellement par des incendies. En une nuit, pas moins de huit bâtiments seraient devenus la proie des flammes.
L’ermite a échappé à la mort. Il se fit un devoir d’inhumer en terre chrétienne les cadavres sortis des gravats et des décombres dans la mesure où ses forces affaiblies le lui permettaient.
Des années passèrent !
Notre Dame de Manom
L’angélus de midi venait juste d’annoncer la fête de l’Assomption pour le lendemain. L’ermite, physiquement brisé interrompit son travail au jardin du presbytère et récita l’angélus. De loin, dans la lumière éblouissante de ce midi d’août, la chère colline de son village natal où il avait été autrefois un enfant épanoui, lui faisait signe. De diligentes abeilles bourdonnaient dans le parfum des raisins précoces, des mirabelles et des quetsches, des pommes rouges et dans l’âpre arôme de noyers ombragés.
A travers les abat-voix du clocher s’échappait le roucoulement des pigeons somnolents. Des hirondelles voletaient dans l’air éthéré. Dans la poussière des chemins de jardins des moineaux impertinents prenaient des bains de poussière. Une multitude de grillons chantaient sur un ton strident. Des coups de marteau réguliers laissaient deviner que partout au village, on aiguisait les faucilles pour la moisson.
De la Moselle montait le bruit de l’intense trafic fluvial en amont et en aval. Une barque superbe, chargée de fret, descendait la Moselle à ce moment. Elle battait pavillon hollandais. Un joyeux brouhaha résonnait d’un bateau à l’autre renvoyé par l’écho, au milieu des vagues argentées dans une ambiance très estivale. La fête mariale proche réjouissait déjà les esprits et les cœurs.
Dans la barque naviguait un Père de la province de Malines avec quelques autres passagers. Il appartenait à un ordre fondé en 1534. Le religieux était absorbé par la prière du bréviaire. Une secousse soudaine du bateau le fit sursauter et le sortit de son recueillement. Au milieu du tourbillon du courant, exactement à la hauteur de l’église paroissiale de Manom , la barque s’arrêta comme retenue par une main céleste. Rameurs et pilote se regardaient sans comprendre. Les autres bateaux descendant la rivière, les embarcations tirées en amont perdirent le contrôle de leur direction. Que se passait-il ?
Oubliée, la chaleur brûlante de midi, finis, les joyeux appels et les répliques taquines. Le phénomène inexplicable les fascinait tous. Des domestiques résolus conduisant un attelage de chevaux sur le chemin de halage à la pause de midi furent les premiers à prendre conscience de la réalité. Ils encordèrent le bateau immobile sur le courant rapide et essayèrent à hue et à dia avec des claquements de fouet de faire bouger le bateau. En vain !
D’autres entrèrent dans l’eau pour vérifier si la quille du bateau n’était pas enlisée. Cela aussi s’avéra être une fausse piste. Partout on hochait la tête ! On conclut qu’il n’y avait pas d’explication rationnelle. Toujours plus de curieux accouraient . L’étonnement du début fit place à une émotion inconcevable.
Entre temps, Tonlieu, le fonctionnaire de l’octroi, était lui aussi arrivé sur les lieux. Ce qui se passait là pouvait également être du ressort de sa fonction. Et en qualité de représentant de l’autorité civile, sur place ordonna : » Déchargez le fret ! « Derrière l’incroyable, il soupçonnait un manquement au paiement de l’octroi.
Un après l’autre, les colis furent acheminés sur des planches de la barque jusqu’à la rive. Comme dernier élément de la cargaison, sous l’œil toujours méfiant de Tonlieu, deux hommes portèrent à quai une gracieuse statue de la Vierge à l’évidence sculptée par un artiste doué. Elle portait l’enfant Jésus sur son bras gauche et tenait dans la main droite un sceptre. Les passagers étaient descendus à terre, et avec eux , le Père de Malines. Le bateau restait toujours immobile dans le courant. Le ciel se couvrit de gros nuages orageux. Sur les hauteurs de Sierck grondait déjà sourdement le tonnerre. Le Père estima qu’il n’était pas concevable d’exposer la statue de la Vierge à la pluie cinglante de l’orage. Tonlieu, lui, savait ce qu’il convenait de faire, donna son accord pour la dépose de la statue. Il estima que pour l’ériger à l’église, il fallait l’accord du curé. Sur quoi le Père rétorqua paisiblement que c’était son affaire. Mais un profond souci oppressait Tonlieu. Il lui semblait évident de devoir en référer sur cet incident à son chef direct, le « fermier des péages »et lui fournir un compte-rendu officiel.
(Les fermiers des péages sont des gens aisés qui perçoivent les droits d’octroi sur les routes et les rivières à la place de l’Etat et auquel ils versent une somme forfaitaire).
Mais il espérait mener à bien sa tâche grâce à son ami l’ermite qui savait écrire. Les porteurs de la statue de la Vierge prirent le chemin direct à travers champs vers l’église, Tonlieu en tête et à ses côtés le Père. Des curieux suivaient.
Tirés de la fraîcheur de l’ombre, le curé et l’ermite vinrent à la rencontre de cette curieuse procession. Le curé s’avança pour souhaiter la bienvenue à son confrère, le Père. L’ermite, à la vue de la statue, fit un pas de côté en tenant respectueusement son couvre-chef à la main. Dans la vigne, le sceptre de la Madonne sectionna une grappe de raisin mûr. Le fruit tomba inopinément dans le chapeau de l’ermite, qui ne sut pas comment cela lui était arrivé . Le curé et le père le remarquèrent. Le Père dit à l’ermite : « Prends et mange, frère, que cela te fasse du bien. » Le malade exécuta la consigne. Bientôt des ecclésiastiques et des fidèles se trouvèrent à genoux et priaient avec ferveur dans le chœur de l’église devant la Madonne. Toutefois, parmi ceux qui priaient, on nota l’absence de l’ermite. Son ami Tonlieu l’avait emmené à l’auberge où l’ermite coucha sur le papier tout ce dont le pilote estimait devoir porter à la connaissance de son chef. Entre-temps, l’orage s’était éloigné. Mais on n’arrivait plus à déplacer la statue à l’église. Et le bateau sous pavillon hollandais s’était à nouveau inopinément remis en marche.
Après que le fermier des péages ait lu le rapport de son subalterne, il commanda une monture. Et bientôt il se trouva sur les lieux à Monhaven. C’était un homme à l’esprit ouvert et après avoir entendu de ses propres oreilles la narration intéressante des événements, il estima, après réflexion, qu’il existait des puissances qui n’étaient pas liées au temps et à l’espace qui agissaient selon des lois qu’aucun esprit d’homme mortel n’avait jamais pénétrées. Il expliqua à Tonlieu, avec des hochements de tête, que la surprenante situation serait plus compréhensible si elle s’était produite plus en aval, car à cet endroit des courants d’eaux imperceptibles auraient davantage permis un tel phénomène. Oui, ici dans ce rapide indomptable ! « Parbleu ! » ajouta l’ancien officier, se racla la gorge et conclut « qu’un tel événement dépassait toutes les notions militaires ».
Le miracle se révéla comme parfait, lorsqu’on vit le lendemain de bon matin l’ermite se rendre à grands pas et fière allure à l’église, pour sonner l’angélus.
Tombé la veille dans un profond sommeil réparateur, il s’était réveillé le matin comme un nouveau-né, délivré de toutes ses infirmités et embarras physiques, reliquat de la blessure contractée lors de sa dernière chevauchée. Et le Père, qui prononça l’homélie de la fête de l’Assomption, mit l’accent sur le fait que la « Pleine de Grâce » avait clairement fait comprendre qu’elle voulait être honorée et invoquée dans l’église de ce village tranquille, à l’écart du bruit et du brouhaha du monde.
« Notre Dame au sceptre » tel fut le titre que donna le prédicateur à la statue miraculeuse, car elle avait commandé à la nature là, où des soldats ardents à la guerre n’auraient pas même essayé de dompter ces puissances. Comme « Etoile du Matin, salut des malades », elle avait redonné la santé à un vieux guerrier voué au dépérissement.
L’après midi, des gens pieux, espérant du secours, venus de la ville et de la campagne où la nouvelle de l’événement miraculeux s’était répandue, suivaient la procession de la Sainte Vierge.
La tradition raconte que, le jour même, des prières furent exaucées. Une femme qui se rongeait les sangs à cause de la nostalgie et le désir de son fils trouva sa prière à Notre Dame de Manom exaucée.
En fin de soirée de ce jour de l’Assomption son fils revint, mûri, d’Italie .Il avait déserté en 1643 pour ne pas être impliqué dans des opérations de guerre. Il vint avec son propre attelage et sa jeune femme annoncer à la mère qu’il allait bien. Le même jour encore, des habitants retrouvèrent leur propre terre qu’ils avaient abandonnée lorsque notre village ressemblait pour ainsi dire à un champ de ruines. L’ermite, à nouveau éclatant de santé se fit le messager des faits miraculeux. Après la fête de l’Assomption, il se sentit poussé à visiter son lieu de naissance. Dans les localités où il passait et où sa mésaventure de 1643 était connue, on vit en lui le témoin vivant d’une action surnaturelle.
Peu après cependant il renonça au monde. L’appel du ciel exerça en son for intérieur un attrait toujours plus fort. Il le suivit et entra comme frère convers dans un ordre pénitent en Belgique. Auparavant, il avait fait don de son ermitage avec le terrain attenant à un couvent de religieuses à Thionville.
La première paroisse éloignée à venir en pèlerinage à Notre Dame de Manom fut Bergwiesen (il doit sans doute s’agir de l’actuel Berg, près de Sierck.)
D’autres paroisses s’adjoignirent les unes après les autres.
Le jour de la saint Wendelin (20 octobre) la paroisse d’Orscholz vint avec des pratiquants paroissiens de Oberleuken et Collesleuken. Ces pèlerins de la Klöft (la boucle de la Sarre) ne s’étaient pas annoncés pour le pèlerinage de saint Wendelin, car croyaient-ils, la procession n’aurait pas lieu en raison de la grave maladie du doyen en fonction. Les habitants d’Orscholz avaient dormi la nuit du 20 octobre dans les granges de Haute-Konz.
Ils atteignirent notre village le jour de la saint Wendelin après une marche de plusieurs heures le long de la Moselle. Le retour se fit dans l’après-midi sur des radeaux de troncs de sapins des Vosges qui flottaient en aval et débarquèrent les pèlerins près de Perl.
Dès lors, les pèlerinages à Notre Dame de Manom se développèrent.
Entre les deux guerres mondiales, les pèlerinages en nombre étaient chose courante. Des orants silencieux, des âmes en quête de secours, s’y rendaient toujours.
Depuis la circulation sur les routes, toujours plus bruyantes et plus dévorantes, a pris aujourd’hui des proportions proches de la folie, ce qui met fin, comme ailleurs, aux pèlerinages groupés selon la coutume ancestrale.
La Vierge au manteau.
L’attaque aérienne du 9 mai 1944 fut un jour d’horreur pour la commune. Dans son homélie du dimanche suivant, notre curé, l’abbé Louis Vagner, nomma Notre Dame de Manom « La Vierge au manteau protecteur ». A tous ceux qui entendirent son homélie, il fit part de sa conviction intime : seul un miracle avait sauvé la localité de la destruction. L’attaque, qui concernait l’aérodrome, avait commencé près de Lagrange, encercla le village, avant de se reporter sur l’objectif visé de l’autre côté de la Moselle. Cela dura pas mal de temps jusqu’à ce que la localité, restée indemne, se dégagea de la fumée piquante des explosions.
Chaque année, le jour de l’Assomption, notre paroisse renouvelle le souvenir de l’époque où le fait merveilleux se produisit qui donna une place d’honneur à la statue de la Vierge dans notre église. Tous ceux qui le peuvent, participent pieusement à la procession, pendant qu’on porte la statue de la Vierge qui tient à la main une grappe de raisin mûr. Après la procession, la sœur infirmière remet le raisin à un malade du village ayant besoin d’un réconfort particulier.
L’accélération du temps, les influences néfastes du monde extérieur troublant la paix des âmes ne peuvent à cette occasion empêcher les croyants de se remémorer les jours, où la Vierge s’est choisi notre paroisse.
SACREMENTS
BAPTEME
Tous les dimanches à 11h30 ou à 11h45 dans une des églises de la communauté et le 4ème dimanche du mois à 15h à l’église Notre Dame de Thionville. Une équipe propose une réunion de préparation
à tous les jeunes parents.
CATECHUMENAT
Une équipe d’accompagnateurs prépare au baptême les adultes qui le désirent. Les Baptêmes ont lieu chaque année à la Veillée Pascale (le 3 avril pour l’année 2010). Se signaler au presbytère Notre Dame de Thionville
PREMIERE COMMUNION
Pour les enfants à partir de 10 ans. Les rencontres se déroulent le mercredi matin
CONFIRMATION
Pour les jeunes en classe de 4ème - Se signaler en juin au presbytère. Il y a toujours la possibilité pour les adultes de recevoir ce sacrement. S’adresser aux prêtres.
SACREMENT DU PARDON
Veillées du pardon organisées à l’occasion des fêtes de Noël et de Pâques. Journée du Pardon le 20 mars 2010 à N. Dame de Thionville pour tout l’archiprêtré. Possibilité de se confesser individuellement à Ste Anne tous les samedis avant la messe et à N. Dame Thionville le 1er
vendredi du mois à 17h ou en prenant rendez-vous avec un prêtre.
Tous les samedis à 15h30 ou 17h dans toutes les paroisses. Inscription au moins six mois avant le mariage. Préparation en groupe et avec le prêtre. Pour les divorcés remariés : Rencontre, réflexion et préparation d’un temps de prière avec le prêtre
SACREMENT DES MALADES - Contacter le prêtre.
SACERDOCE
Etre prêtre aujourd’hui apporte beaucoup de joie. A l’occasion du 150ème anniversaire de la mort du curé d’Ars, Saint Jean-Marie Vianney, le pape Benoît XVI a annoncé le lancement d’une année sacerdotale, du 19 juin 2009 au 19 juin 2010 avec pour thème : “Fidélité du Christ, fidélité du prêtre”.
SOLIDARITE
ACAT - ACTION DES CHRETIENS POUR L’ABOLITION
DE LA TORTURE
Simone REBIERE- tél 03 82 88 43 38 - site : www.acatfrance.fr
CCFD - TERRE SOLIDAIRE
Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement pour une Terre Solidaire.
Locilia RAMOS - Email : ccfdthionville@gmail.com
site : www.ccfd.fr
CONFERENCE SAINT VINCENT DE PAUL
Marie Anne DAUTEL - tél 03 82 82 72 55 - Site : www.ssvp.fr
SECOURS CATHOLIQUE
Permanence - 1er et 3ème mardi - 2ème et 4ème vendredi de 14h à 16h, 27 rue de Strasbourg, THIONVILLE - tél 03 82 34 58 75
Site : www.secours-catholique.asso.fr
PASTORALE DES MIGRANTS
Service d’Eglise qui permet la rencontre avec les personnes et familles ‘’venues de loin’’.
FLE - Cours de Français Langue Etrangère - tous les vendredis de 9h à 11h au Presbytère Notre Dame Thionville excepté pendant les
vacances scolaires. Patricia AUGER - tél 03 82 52 61 11
Email : patricia-auger@orange.fr - Site : www.eglisemigrations.org
Après-midi de la Fraternité dimanche 10 janvier à 15h00
salle Albert Schweitzer à côté du temple protestant.
MOUVEMENTS & SERVICES - ENFANTS & JEUNES
EVEIL A LA FOI
Accueil des enfants de 2 à 7 ans lors de la messe des familles
Notre Dame Thionville - 4 oct., 6 et 24 déc.,10 janv., 7 févr.
Notre Dame Manom - 8 nov., - 7 mars
Bénédicte et Jérôme PETIT-MEYER - tél 03 82 56 50 25
ACCUEIL DES ENFANTS
Notre Dame Thionville - tous les dimanches pendant la messe
MESSE DES FAMILLES
Ste Anne -17 oct., 7 nov., 5 et 24 déc., 10 janv., 6 mars à 18h
Garche - 18 oct., 7 févr. à 10h30
Notre Dame Thionville - 4 oct., 6 et 24 déc., 10 janv., 7 févr. à 10h30
Notre Dame Manom - 8 nov., 7 mars à 10h30
ENFANTS DE CHOEUR
Dans chaque paroisse, prendre contact à l’issue des messes
ENSEIGNEMENT RELIGIEUX
Il est assuré dès le CP par des laïcs dans tous les établissements scolaires.
ACE - ACTION CATHOLIQUE DES ENFANTS
Pour les enfants de 4 à 17 ans - Mouvement d’Education Populaire.
Thème national d’année : “T’es pas comme moi, et alors !?”.
Chantal SCHUH - tél 03 82 55 12 76
Email : chantal.schuh@wanadoo.fr - Site : http://ace.cef.fr
SUF - SCOUTS UNITAIRES DE FRANCE
Pour les 8 - 20 ans, une progression humaine et spirituelle par le
jeu, l’amitié et la responsabilité. Sylvie SERWIER - tél 03 82 82 15 62
Email : suf.thionville@wanadoo.fr - Site : www.scouts-unitaires.org
FETE DES FAMILLES AVEC LES ENFANTS
DE LA 1° COMMUNION
Et tous les autres enfants pour l’ensemble de l’archiprêtré,
dimanche 6 juin à l’Eglise Ste Anne.
Eric SCHNEIDER - tél 06 33 11 66 48 Email : schneider.e@neuf.fr
JIT – JEUNES INTER-AUMONERIE THIONVILLE
Jeunes de 14 - 18 ans - soirées-débat, temps forts, fêtes…
Sylvie VENNER - tél 03 82 34 39 62
Les samedis - à 18h à Notre Dame Thionville - 3 octobre 2009, 21 novembre, 19 décembre, 23 janvier 2010, 6 février, 20 mars 2010, 5 juin.
Site : www.pastojeunesthionville.fr
MOUVEMENTS & SERVICES - ADULTES
ACI - ACTION CATHOLIQUE DES MILIEUX INDEPENDANTS
Maryse ROBERT - tél 03 82 82 18 99 - Site : www.acifrance.com
ACO - ACTION CATHOLIQUE OUVRIERE
Bernard MARCHAL - tél 03 82 53 17 61 - Site : www.acofrance.ne t
VEA - VIVRE L’EVANGILE AUJOURD’HUI
Germain SCHMITT - tél 03 82 53 63 43 – Site : www.vea.asso.fr
GROUPE DE PARTAGE DE LA COTE DES ROSES
Bernard MARCHAL - tél 03 82 53 17 61
PARTAGE ET RENCONTRE
Réflexion chrétienne - Marie-Anne DAUTEL - tél 03 82 82 72 55
Site : www.asso-partage-et-rencontre.net
COMMUNION NOTRE DAME DE L’ALLIANCE:
Pour personnes séparées et divorcées
André MOLIN - tél 03 82 8 43 64
MCR - MOUVEMENT CHRETIEN DES RETRAITES
Garche - Marie Louise HAUX - tél 03 82 53 65 00
Manom - Bernadette BREISTROFF - tél 03 82 53 87 21
Thionville - Henriette DESLANDES - tél 03 82 54 45 39
ESPERANCE ET VIE
Mouvement Chrétien pour les premières années de veuvage
Irène PFEIFFER - tél 03 82 55 43 10
FOI ET LUMIERE
Mouvement qui permet la rencontre de personnes atteintes d’un handicap avec leurs parents et amis.
Jean-Paul DAUTEL - tél 03 82 82 72 55 - Site : www.foietlumiere.org
RASSEMBLEMENT DIOCESAIN
Samedi 6 mars 2010 au Palais des Congrès de Metz.
AUTRES COMMUNAUTES DE PAROISSES
Saint Pierre et Saint Paul
Curé : Jean GANTZER
Paroisses de St Maximin, St Pierre, St Urbain et Beauregard
Secrétariat : Presbytère Saint Maximin
3 place de l’Eglise, Thionville -tél 03 82 54 36 06
Email : paroisse.saintmaximin@orange.fr
Blog : http://stpierrestpaul.over-blog.com
Communauté du Bon Pasteur
Curé : Dominique THIRY
Paroisses de Veymerange, Volkrange, et Terville
Secrétariat : Presbytère de Veymerange
16 rue Saint Martin – tél 09 52 71 15 32 ou 03 82 50 40 06
Email : bonpasteurcourriel@free.fr
Blog : http://bonpasteur.over-blog.com