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AUTRES COMMUNAUTES DE PAROISSES

 

Saint Pierre et Saint Paul

Curé : Jean GANTZER

 

Paroisses de St Maximin, St Pierre, St Urbain et Beauregard

Secrétariat : Presbytère Saint Maximin

3 place de l’Eglise, Thionville -tél 03 82 54 36 06

Email : paroisse.saintmaximin@orange.fr

Blog : http://stpierrestpaul.over-blog.com

 

Communauté du Bon Pasteur

Curé : Jean Pierre KOVACS

Paroisses de Veymerange, Volkrange, et Terville

Secrétariat : Presbytère de Veymerange

16 rue Saint Martin – tél 09 52 71 15 32 ou 03 82 50 40 06

Email : bonpasteurcourriel@free.fr

Blog : http://bonpasteur.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 22:34

14 septembre 2008  -  La Croix glorieuse – A

 

Mais qu’est-ce que Dieu fait donc ? Dieu n’intervient pas, Dieu nous abandonne, le destin s’acharne contre moi, comment peut-on avoir foi en Dieu quand on souffre et quand on voit souffrir ? Quand nous sommes emportés dans des cascades de souffrances, la révolte n’est jamais très loin. Elle est même inévitable. Existe-t-il un remède ?

La fête de la Croix glorieuse nous invite à donner un sens à ce qui n’en a pas, c’est-à-dire tout ce qui est mal, tout ce qui est échec et tout ce qui est souffrance en nos vies. Donner un sens à ce qui n’en a pas, c’est comprendre la croix du Christ, c’est planter la croix du Christ au cœur de notre vie :  « …ainsi faut-il que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie. »

La foi nous dit que la souffrance n’est pas le signe de l’abandon de Dieu. Car, précisément, celui qui souffre sur la croix souffre tout ce qu’un homme est capable de souffrir. Et dès lors, la Croix devient un appel à l’amour. Elle est un sommet d'amour : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique. » Une invitation pour chaque croyant à devenir un signe de résurrection. Un signe « d’élévation » du prochain qui porte sa croix trop souvent dans sa solitude. Que c’est déjà, quand on souffre, une grande consolation que de sentir autour de soi de l’affection, de voir un sourire, de sentir la tendresse, le contact de mains compatissantes.

Tel le serpent d'airain dressé par Moïse au désert qui arrache à la mort tous ceux qui le regardent avec foi, Jésus en croix devient pour nous le chemin de la vie en plénitude. Un arbre de Vie, qui nous fait comprendre à la suite de Saint Paul : « Je suis crucifié avec le Christ et pourtant je vis… » (Galates 2, 16-20).

Eric SCHNEIDER

 

 


Samedi 13

St Jean Chrysostome

MANOM à 17h00 : Mariage de Mickaël GARAU et Virginie PAGLIARULO

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée - [ Mme VERDIER Mr FRUH - Christophe BELLER-GEIGER - Armando DA SILVA DIAS ]

ANNONCES DU DIMANCHE 14 SEPTEMBRE 2008 AU DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 14

Septembre

 

 

 

 

 

La Croix Glorieuse

MANOM à 9h15 : Messe dominicale - [ René et Jérémy SCHWEITZER -  Famille SCHWEITZER - Elisabeth SCHONNE ]

Fête paroissiale à GARCHE à 10h30 : Messe dominicale [Jean CRIDEL et fam MAX-KARCHE- Jean et Madeleine TERVER et Aloyse et Alice RACK - Fam. MOSCHETTA -  Guiguite KINTZINGER et famille KINTZINGER-FRANTZ - Gérard DUC et famille DUC-HAMEN ] suivie de l’apéritif et du repas paroissial.

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale - [ Virginie et Adrien THIL -

Jean Marie REISER et famille REISER-TEITEN-SIRET - Thérèse PEIFFER -

Marcel FICHTER (anniversaire) - Défunts de la famille LAUER-JACQ -

Famille OURY-BERNARD - Nicolas et Germaine LETIENNE ]

SAINTE ANNE à 11h45 : Baptêmes de :

Romain HAMMERSCHMITT et de Lucie NEIS

 

 

Lundi 15 Septembre

 

EPIS D’OR à 17h00 :           Messe Notre-Dame des Douleurs     St Roland

SAINTE ANNE  à 17h00 : Prière du chapelet à la chapelle   

NOTRE DAME à 20h00 : Réunion de l’équipe de préparation aux funérailles       

 

  

 

Mardi 16

Septembre

 

 

Ste Edith                                                                 

                                                                               St Corneille et St Cyprien

NOTRE DAME à 16h15 : Au presbytère, réunion de l’équipe du Service Evangélique des Malades (S.E.M).

NORE DAME à 17h40 : Prière du chapelet                                               

NOTRE DAME à 18h15 : Messe - [ Joseph et Thérèse HARTENSTEIN - Famille MAIRE-MELLINGER ]

NOTRE DAME à 20h15 : Au presbytère, réunion du groupe de lecteurs

 

 

 

Mercredi 17

Septembre

 

MANOM à 9h30 : Messe - [ Famille DAPPE-RETTER ]            St Renaud

MANOM à 15h00 : enterrement de Jean BORTOLAN                                                                 

MANOM à 14h15 : Rencontre du M.C.R.

NOTRE DAME à 20h15 : Au presbytère, réunion des animatrices de messe

 

 

Jeudi 18

SAINTE ANNE à 9h00 : Messe à la chapelle                             Ste Nadège

 NOTRE DAME à 20h00 : Presbytère, réunion de l’équipe du CCFD     

                                            

 

 

Vendredi 19

Septembre

 

GARCHE à 9h00 : Messe -                                                      Ste Emilie                                

NOTRE DAME à 18h15 : Messe - [ Défunts de nos paroisses ]

NOTRE DAME de 20h00 à 22h00 : Au presbytère, réunion de préparation au baptême

 

 

Samedi 20

Septembre

 St André KIM TAEGON  et ses compagnons (Saints de Corée au XIX s)     St Davy

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée -          

GARCHE à 20h00 : Concert d’orgue à l’église

 

 

 

 

Dimanche 21

Septembre

 

 

25ème Dimanche Ordinaire

GARCHE à 9h15 : Messe dominicale - [ Anne et Nicolas VATRY -

Marie Madeleine DANBOYE (30ème anniversaire) ]

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale - [ Aimé ROUYER et sa famille -Famille CHARFF - Marcel OHRUH - Eugène WILLMENS - Dino MANCINI - Famille FISCH-JUNGES - Jacques HENRI, Paul DIEU et Thérèse NGYEN ]

NOTRE DAME à 11h30 : Baptêmes de Maëlyne BECK-PIAZZA,

Chloé et Lucas LAHSENE et Nicolas RICHTER

 

 

Nous avons accompagné dans la Paix de Dieu :

à NOTRE DAME : Madame Marie Thérèse LIST et Monsieur Henry DUFOUR

 

REPRISES DES ACTIVITES PASTORALES

POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES

 

 

ACTION CATHOLIQUE DES ENFANTS : Les clubs de l'A.C.E. (action catholique des enfants ) du secteur thionvillois feront leur fête de bienvenue le samedi 11 octobre 2008 à 14h30 à l'école Brucker (face à la mairie) de Nilvange. Cette année les enfants poursuivront leur réflexion sur le thème  "on a besoin de jouer, rêver, s'exprimer". Tu as 5 ans et plus, tu peux  venir nous rejoindre.

Pour plus d'informations contacter le : 06.12.24.48.00

Les enfants vous proposeront également leurs calendriers au prix de 5 euros le samedi 20 septembre à la sortie de la messe à Sainte-Anne.

Merci de l'accueil que vous leur réservez chaque année.

 

SCOUTS UNITAIRES DE FRANCE : La rentrée des scouts aura lieu le samedi 20 septembre 2008 à 14h30 derrière l'église Notre Dame. Tu as au moins huit ans ? Viens nous rejoindre et vivre l'Aventure tout au long de l'année.

Tu as au moins dix sept ans, tu as soif d'engagement et tu veux participer à l'éducation de jeunes ou d'enfants ? Rejoins la communauté des chefs !

Pour plus d’informations, vous pouvez appeler le : 06-62-74-82-81

 

Le calendrier nouveau est arrivé ! Les Scouts Unitaires de France vous proposent 12 mois de bouilles réjouies au prix de 5 euros. La vente aura lieu le dimanche 21 septembre 2008 à la sortie de la messe à l'église Notre-Dame.

Merci de l'accueil que vous leur réserverez.

 

INSCRIPTION A LA CONFIRMATION pour toutes les paroisses et établissements catholiques de Thionville. S’adresse à tous les jeunes de 13-14 ans ou plus, entrés en 4ème. Inscription le mardi 23 septembre à 18h00  à la Salle Saint François à côté de l’Eglise Notre Dame. Renseignements au 03.82.54.36.06

 

J.M.J. : Samedi 20 septembre à 20h00, à la salle Voltaire à Guénange, soirée J.M.J. pour les jeunes et adultes désireux de partager ce qui a été vécu à Sydney et Xonrupt.

 

LES JEUNES DU JIT : Les jeunes du JIT se sont retrouvés pendant le week-end des 30 et 31 août derniers, au monastère des bénédictines d'Hurtebise en Belgique, pour préparer leur année.

Au programme : retrouvailles, choix des thèmes qui seront débattus pendant les soirées, jeu "Fort Boyard", temps de prière et de réflexion partagés avec les soeurs, ainsi que promenades et visite de la ville de Saint Hubert.

L'année s'annonce riche, voici quelques exemples des thèmes choisis :

rencontre avec un rabbin afin de comprendre les rapports entre juifs et chrétiens, la vie d'un prêtre, politique et religion...

Vous pourrez croiser les jeunes du JIT lors des messes des jeunes, dont la première aura lieu le 4 octobre prochain, à 18h00, à Notre Dame.

 

DIVERS 

 

EQUIPE FUNERAILLES: Les personnes désireuses de se former à l’accompagnement aux funérailles sont invitées à  une réunion d'information qui aura lieu le lundi 22 septembre de 14h à 16h30 sous l'église Sainte Anne, salle Jean XXIII.

 

ANNEE SAINT MARC :

  Les livrets sont arrivés. Les responsables de groupe sont invités 

à les retirer  gratuitement au presbytère  Notre Dame aux heures de permanences.

Les personne qui désirent acquérir ce livret peuvent se le procurer au prix de 2 euros.

  Les responsables de groupe qui n’ont pas pu participer à la rencontre du  14 juin, sont invités à participer à celle du samedi 4 octobre à 9h30 à l’église Sainte Anne animée par Joseph Stricher.

 

  Pour les personnes qui ne sont pas encore dans un groupe vous pouvez encore vous inscrire à la fin de la messe, au presbytère de votre paroisse ou auprès de :

 

Jeanine RIES           3 ruelle aux moines 57100 GARCHE                         

Françoise RECH      Email    françoise_rech@yahoo.fr              Tél  06 10 60 80 15 

Robert COLLIER   11  rue Jean Wéhé 57100 THIONVILLE

                                 Email COLLIERRb@aol.com                    Tél  06 07 14 95 96

Marie Jo KARMERE 75 rue de la Grange 572100 MANOM     Tél 03 82 53 06 81

 

  Pour les jeunes couples et célibataires : venez participer aux « 1er Mardi de Marc ».

Tous les premiers mardis du  mois vous êtes invités au presbytère Notre Dame de Thionville à 20h00. Nous prendrons le temps de lire en plusieurs équipes  deux chapitres de cet évangile et de partager dans une ambiance conviviale.

 

Le CCFD, Terre Solidaire,  a une double mission :

  Le soutien aux partenaires du Sud et de l'Est
Le CCFD soutient les projets d'associations des pays où il intervient, généralement au profit des populations les plus vulnérables. Les acteurs locaux sont en effet les mieux placés pour agir dans leur contexte. Avec ces partenaires, le CCFD entretient des relations de long terme qui ne se limitent pas aux aspects financiers mais visent à construire ensemble une vision d'avenir et une stratégie dans la durée.

  L'éducation au développement
Mieux formé et mieux informé chacun peut développer un esprit critique et devenir un acteur de solidarité internationale, à la mesure de ses possibilités.
Le CCFD, avec un réseau de 15.000 animateurs bénévoles partout en France, mène un travail d'éducation au développement afin de sensibiliser l'opinion aux réalités internationales et à la nécessité de la solidarité internationale.

Nous vous invitons à rejoindre notre équipe

Jeudi 18 septembre à 20H00 au presbytère Notre Dame.

 

PERMANENCES :

NOTRE-DAME : ( et fax : 03-82-53-25-81 du lundi au vendredi, de 14h à 18h00

Email : paroisse.assomptionthionville@cegetel.net

MANOM au presbytère, ( : 03-82-53-66-49, le jeudi de 14h00 à 15h00

GARCHE : au presbytère, ( et fax : 03-82-54-34-67, le vendredi de 17h00 à 18h00

SAINTE ANNE : au presbytère, ( : 03-82-54-22-32, le jeudi de 10h00 à 11h45

et à l’église, le samedi de 17h30 à 18h30 avec possibilité de confession individuelle.

http//saintefamille.over-blog.org

 

 

 

 

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Published by Communauté de paroisses de la Sainte Famille - dans Bulletin paroissial
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 13:58

France : Discours de Benoît XVI au monde de la culture (collège des Bernardins)

ROME, Vendredi 12 septembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce vendredi au collège des Bernardins, à Paris, à l'occasion de sa rencontre avec le monde de la culture.

Monsieur le Cardinal,

Madame le Ministre de la Culture,

Monsieur le Maire,

Monsieur le Chancelier de l'Institut,

Chers amis,

Merci, Monsieur le Cardinal, pour vos aimables paroles. Nous nous trouvons dans un lieu historique, lieu édifié par les fils de saint Bernard de Clairvaux et que votre prédécesseur, le regretté Cardinal Jean-Marie Lustiger, a voulu comme un centre de dialogue de la Sagesse chrétienne avec les courants culturels intellectuels et artistiques de votre société. Je salue particulièrement Madame le Ministre de la Culture qui représente le gouvernement, ainsi que Messieurs Giscard d'Estaing et Chirac. J'adresse également mes salutations aux ministres présents, aux représentants de l'Unesco, à Monsieur le Maire de Paris et à toutes les autorités. Je ne veux pas oublier mes collègues de l'Institut de France qui savent ma considération et je désire remercier le Prince de Broglie de ses paroles cordiales. Nous nous reverrons demain matin. Je remercie les délégués de la communauté musulmane française d'avoir accepté de participer à cette rencontre ; je leur adresse mes vœux les meilleurs en ce temps du ramadan. Mes salutations chaleureuses vont maintenant tout naturellement vers l'ensemble du monde multiforme de la culture que vous représentez si dignement, chers invités.

J'aimerais vous parler ce soir des origines de la théologie occidentale et des racines de la culture européenne. J'ai mentionné en ouverture que le lieu où nous nous trouvons était emblématique. Il est lié à la culture monastique. De jeunes moines ont ici vécu pour s'initier profondément à leur vocation et pour bien vivre leur mission. Ce lieu évoque-t-il pour nous encore quelque chose ou n'y rencontrons-nous qu'un monde désormais révolu ? Pour pouvoir répondre, nous devons réfléchir un instant sur la nature même du monachisme occidental. De quoi s'agissait-il alors ? En considérant les fruits historiques du monachisme, nous pouvons dire qu'au cours de la grande fracture culturelle, provoquée par la migration des peuples et par la formation des nouveaux ordres étatiques, les monastères furent des espaces où survécurent les trésors de l'antique culture et où, en puisant à ces derniers, se forma petit à petit une culture nouvelle. Comment cela s'est-il passé ? Quelle était la motivation des personnes qui se réunissaient en ces lieux ? Quelles étaient leurs désirs ? Comment ont-elles vécu ?

Avant toute chose, il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n'était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s'appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l'« eschatologie ». Mais cela ne doit pas être compris au sens chronologique du terme - comme s'ils vivaient les yeux tournés vers la fin du monde ou vers leur propre mort - mais au sens existentiel : derrière le provisoire, ils cherchaient le définitif. Quaerere Deum : comme ils étaient chrétiens, il ne s'agissait pas d'une aventure dans un désert sans chemin, d'une recherche dans l'obscurité absolue. Dieu lui-même a placé des bornes milliaires, mieux, il a aplani la voie, et leur tâche consistait à la trouver et à la suivre. Cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Saintes Écritures, était offerte aux hommes. La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole, ou, comme le disait Dom Jean Leclercq (1) : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l'une de l'autre (cf. L'Amour des lettres et le désir de Dieu, p.14). Le désir de Dieu comprend l'amour des lettres, l'amour de la parole, son exploration dans toutes ses dimensions. Puisque dans la parole biblique Dieu est en chemin vers nous et nous vers Lui, ils devaient apprendre à pénétrer le secret de la langue, à la comprendre dans sa structure et dans ses usages. Ainsi, en raison même de la recherche de Dieu, les sciences profanes, qui nous indiquent les chemins vers la langue, devenaient importantes. La bibliothèque faisait, à ce titre, partie intégrante du monastère tout comme l'école. Ces deux lieux ouvraient concrètement un chemin vers la parole. Saint Benoît appelle le monastère une dominici servitii schola, une école du service du Seigneur. L'école et la bibliothèque assuraient la formation de la raison et l'eruditio, sur la base de laquelle l'homme apprend à percevoir, au milieu des paroles, la Parole.

Pour avoir une vision d'ensemble de cette culture de la parole liée à la recherche de Dieu, nous devons faire un pas supplémentaire. La Parole qui ouvre le chemin de la recherche de Dieu et qui est elle-même ce chemin est une Parole qui donne naissance à une communauté. Elle remue certes jusqu'au fond d'elle-même chaque personne en particulier (cf. Ac 2, 37). Grégoire le Grand décrit cela comme une douleur forte et inattendue qui secoue notre âme somnolente et nous réveille pour nous rendre attentifs à Dieu (cf. Leclercq, ibid., p. 35). Mais elle nous rend aussi attentifs les uns aux autres. La Parole ne conduit pas uniquement sur la voie d'une mystique individuelle, mais elle nous introduit dans la communauté de tous ceux qui cheminent dans la foi. C'est pourquoi il faut non seulement réfléchir sur la Parole, mais également la lire de façon juste. Tout comme à l'école rabbinique, chez les moines, la lecture accomplie par l'un d'eux est également un acte corporel. « Le plus souvent, quand legere et lectio sont employés sans spécification, ils désignent une activité qui, comme le chant et l'écriture, occupe tout le corps et tout l'esprit », dit à ce propos Dom Leclercq (ibid., p. 21).

Il y a encore un autre pas à faire. La Parole de Dieu elle-même nous introduit dans un dialogue avec Lui. Le Dieu qui parle dans la Bible nous enseigne comment nous pouvons Lui parler. En particulier, dans le Livre des Psaumes, il nous donne les mots avec lesquels nous pouvons nous adresser à Lui. Dans ce dialogue, nous Lui présentons notre vie, avec ses hauts et ses bas, et nous la transformons en un mouvement vers Lui. Les Psaumes contiennent en plusieurs endroits des instructions sur la façon dont ils doivent être chantés et accompagnés par des instruments musicaux. Pour prier sur la base de la Parole de Dieu, la seule labialisation ne suffit pas, la musique est nécessaire. Deux chants de la liturgie chrétienne dérivent de textes bibliques qui les placent sur les lèvres des Anges : le Gloria qui est chanté une première fois par les Anges à la naissance de Jésus, et le Sanctus qui, selon Isaïe 6, est l'acclamation des Séraphins qui se tiennent dans la proximité immédiate de Dieu. Sous ce jour, la Liturgie chrétienne est une invitation à chanter avec les anges et à donner à la parole sa plus haute fonction. À ce sujet, écoutons encore une fois Jean Leclercq : « Les moines devaient trouver des accents qui traduisent le consentement de l'homme racheté aux mystères qu'il célèbre : les quelques chapiteaux de Cluny qui nous aient été conservés montrent les symboles christologiques des divers tons du chant » (cf. ibid., p. 229).

Pour saint Benoît, la règle déterminante de la prière et du chant des moines est la parole du Psaume : Coram angelis psallam Tibi, Domine - en présence des anges, je veux te chanter, Seigneur (cf. 138, 1). Se trouve ici exprimée la conscience de chanter, dans la prière communautaire, en présence de toute la cour céleste, et donc d'être soumis à la mesure suprême : prier et chanter pour s'unir à la musique des esprits sublimes qui étaient considérés comme les auteurs de l'harmonie du cosmos, de la musique des sphères. Les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté. De cette exigence capitale de parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu'Il a Lui-même donnés est née la grande musique occidentale. Ce n'était pas là l'œuvre d'une « créativité » personnelle où l'individu, prenant comme critère essentiel la représentation de son propre moi, s'érige un monument à lui-même. Il s'agissait plutôt de reconnaître attentivement avec les « oreilles du cœur » les lois constitutives de l'harmonie musicale de la création, les formes essentielles de la musique émise par le Créateur dans le monde et en l'homme, et d'inventer une musique digne de Dieu qui soit, en même temps, authentiquement digne de l'homme et qui proclame hautement cette dignité.

Enfin, pour s'efforcer de saisir cette culture monastique occidentale de la parole, qui s'est développée à partir de la quête intérieure de Dieu, il faut au moins faire une brève allusion à la particularité du Livre ou des Livres par lesquels cette Parole est parvenue jusqu'aux moines. Vue sous un aspect purement historique ou littéraire, la Bible n'est pas un simple livre, mais un recueil de textes littéraires dont la rédaction s'étend sur plus d'un millénaire et dont les différents livres ne sont pas facilement repérables comme constituant un corpus unifié. Au contraire, des tensions visibles existent entre eux. C'est déjà le cas dans la Bible d'Israël, que nous, chrétiens, appelons l'Ancien Testament. Ça l'est plus encore quand nous, chrétiens, lions le Nouveau Testament et ses écrits à la Bible d'Israël en l'interprétant comme chemin vers le Christ. Avec raison, dans le Nouveau Testament, la Bible n'est pas de façon habituelle appelée « l'Écriture » mais « les Écritures » qui, cependant, seront ensuite considérées dans leur ensemble comme l'unique Parole de Dieu qui nous est adressée. Ce pluriel souligne déjà clairement que la Parole de Dieu nous parvient seulement à travers la parole humaine, à travers des paroles humaines, c'est-à-dire que Dieu nous parle seulement dans l'humanité des hommes, et à travers leurs paroles et leur histoire. Cela signifie, ensuite, que l'aspect divin de la Parole et des paroles n'est pas immédiatement perceptible. Pour le dire de façon moderne : l'unité des livres bibliques et le caractère divin de leurs paroles ne sont pas saisissables d'un point de vue purement historique. L'élément historique se présente dans le multiple et l'humain. Ce qui explique la formulation d'un distique médiéval qui, à première vue, apparaît déconcertant : Littera gesta docet - quid credas allegoria... (cf. Augustin de Dacie, Rotulus pugillaris, I). La lettre enseigne les faits ; l'allégorie ce qu'il faut croire, c'est-à-dire l'interprétation christologique et pneumatique.

Nous pouvons exprimer tout cela d'une manière plus simple : l'Écriture a besoin de l'interprétation, et elle a besoin de la communauté où elle s'est formée et où elle est vécue. En elle seulement, elle a son unité et, en elle, se révèle le sens qui unifie le tout. Dit sous une autre forme : il existe des dimensions du sens de la Parole et des paroles qui se découvrent uniquement dans la communion vécue de cette Parole qui crée l'histoire. À travers la perception croissante de la pluralité de ses sens, la Parole n'est pas dévalorisée, mais elle apparaît, au contraire, dans toute sa grandeur et sa dignité. C'est pourquoi le Catéchisme de l'Église catholique peut affirmer avec raison que le christianisme n'est pas au sens classique seulement une religion du livre (cf. n. 108). Le christianisme perçoit dans les paroles la Parole, le Logos lui-même, qui déploie son mystère à travers cette multiplicité. Cette structure particulière de la Bible est un défi toujours nouveau posé à chaque génération. Selon sa nature, elle exclut tout ce qu'on appelle aujourd'hui « fondamentalisme ». La Parole de Dieu, en effet, n'est jamais simplement présente dans la seule littéralité du texte. Pour l'atteindre, il faut un dépassement et un processus de compréhension qui se laisse guider par le mouvement intérieur de l'ensemble des textes et, à partir de là, doit devenir également un processus vital. Ce n'est que dans l'unité dynamique de leur ensemble que les nombreux livres ne forment qu'un Livre. La Parole de Dieu et Son action dans le monde se révèlent dans la parole et dans l'histoire humaines.

Le caractère crucial de ce thème est éclairé par les écrits de saint Paul. Il a exprimé de manière radicale ce que signifient le dépassement de la lettre et sa compréhension holistique, dans la phrase : « La lettre tue, mais l'Esprit donne la vie » (2 Co 3, 6). Et encore : « Là où est l'Esprit..., là est la liberté » (2 Co 3, 17). Toutefois, la grandeur et l'ampleur de cette perception de la Parole biblique ne peut se comprendre que si l'on écoute saint Paul jusqu'au bout, en apprenant que cet Esprit libérateur a un nom et que, de ce fait, la liberté a une mesure intérieure : « Le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3, 17). L'Esprit qui rend libre ne se laisse pas réduire à l'idée ou à la vision personnelle de celui qui interprète. L'Esprit est Christ, et le Christ est le Seigneur qui nous montre le chemin. Avec cette parole sur l'Esprit et sur la liberté, un vaste horizon s'ouvre, mais en même temps, une limite claire est mise à l'arbitraire et à la subjectivité, limite qui oblige fortement l'individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte : le lien de l'intelligence et de l'amour. Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l'interprétation de l'Écriture, a déterminé aussi la pensée et l'œuvre du monachisme et a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d'un côté, l'arbitraire subjectif, de l'autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d'aujourd'hui comprenait désormais la liberté comme l'absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l'arbitraire. L'absence de liens et l'arbitraire ne sont pas la liberté, mais sa destruction.

En considérant « l'école du service du Seigneur » - comme Benoît appelait le monachisme -, nous avons jusque-là porté notre attention prioritairement sur son orientation vers la parole, vers l'« ora ». Et, de fait, c'est à partir de là que se détermine l'ensemble de la vie monastique. Mais notre réflexion resterait incomplète si nous ne fixions pas aussi notre regard, au moins brièvement, sur la deuxième composante du monachisme, désignée par le terme « labora ». Dans le monde grec, le travail physique était considéré comme l'œuvre des esclaves. Le sage, l'homme vraiment libre, se consacrait uniquement aux choses de l'esprit ; il abandonnait le travail physique, considéré comme une réalité inférieure, à ces hommes qui n'étaient pas supposés atteindre cette existence supérieure, celle de l'esprit. La tradition juive était très différente : tous les grands rabbins exerçaient parallèlement un métier artisanal. Paul, comme rabbi puis comme héraut de l'Évangile aux Gentils, était un fabricant de tentes et il gagnait sa vie par le travail de ses mains. Il n'était pas une exception, mais il se situait dans la tradition commune du rabbinisme. Le monachisme chrétien a accueilli cette tradition : le travail manuel en est un élément constitutif. Dans sa Regula, Benoît ne parle pas au sens strict de l'école, même si l'enseignement et l'apprentissage - comme nous l'avons vu - étaient acquis dans les faits ; en revanche, il parle explicitement du travail (cf. chap. 48). Augustin avait fait de même en consacrant au travail des moines un livre particulier. Les chrétiens, s'inscrivant dans la tradition pratiquée depuis longtemps par le judaïsme, devaient, en outre, se sentir interpellés par la parole de Jésus dans l'Évangile de Jean, où il défendait son action le jour du shabbat : « Mon Père (...) est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre » (5, 17). Le monde gréco-romain ne connaissait aucun Dieu Créateur. La divinité suprême selon leur vision ne pouvait pas, pour ainsi dire, se salir les mains par la création de la matière. L'« ordonnancement » du monde était le fait du démiurge, une divinité subordonnée. Le Dieu de la Bible est bien différent : Lui, l'Un, le Dieu vivant et vrai, est également le Créateur. Dieu travaille, Il continue d'œuvrer dans et sur l'histoire des hommes. Et dans le Christ, Il entre comme Personne dans l'enfantement laborieux de l'histoire. « Mon Père est toujours à l'œuvre et moi aussi je suis à l'œuvre. » Dieu Lui-même est le Créateur du monde, et la création n'est pas encore achevée. Dieu travaille ! C'est ainsi que le travail des hommes devait apparaître comme une expression particulière de leur ressemblance avec Dieu qui rend l'homme participant à l'œuvre créatrice de Dieu dans le monde. Sans cette culture du travail qui, avec la culture de la parole, constitue le monachisme, le développement de l'Europe, son ethos et sa conception du monde sont impensables. L'originalité de cet ethos devrait cependant faire comprendre que le travail et la détermination de l'histoire par l'homme sont une collaboration avec le Créateur, qui ont en Lui leur mesure. Là où cette mesure vient à manquer et là où l'homme s'élève lui-même au rang de créateur déiforme, la transformation du monde peut facilement aboutir à sa destruction.

Nous sommes partis de l'observation que, dans l'effondrement de l'ordre ancien et des antiques certitudes, l'attitude de fond des moines était le quaerere Deum - se mettre à la recherche de Dieu. C'est là, pourrions-nous dire, l'attitude vraiment philosophique : regarder au-delà des réalités pénultièmes et se mettre à la recherche des réalités ultimes qui sont vraies. Celui qui devenait moine s'engageait sur un chemin élevé et long, il était néanmoins déjà en possession de la direction : la Parole de la Bible dans laquelle il écoutait Dieu parler. Dès lors, il devait s'efforcer de Le comprendre pour pouvoir aller à Lui. Ainsi, le cheminement des moines, tout en restant impossible à évaluer dans sa progression, s'effectuait au cœur de la Parole reçue. La quête des moines comprend déjà en soi, dans une certaine mesure, sa résolution. Pour que cette recherche soit possible, il est nécessaire qu'il existe dans un premier temps un mouvement intérieur qui suscite non seulement la volonté de chercher, mais qui rende aussi crédible le fait que dans cette Parole se trouve un chemin de vie, un chemin de vie sur lequel Dieu va à la rencontre de l'homme pour lui permettre de venir à Sa rencontre. En d'autres termes, l'annonce de la Parole est nécessaire. Elle s'adresse à l'homme et forge en lui une conviction qui peut devenir vie. Afin que s'ouvre un chemin au cœur de la parole biblique en tant que Parole de Dieu, cette même Parole doit d'abord être annoncée ouvertement. L'expression classique de la nécessité pour la foi chrétienne de se rendre communicable aux autres se résume dans une phrase de la Première Lettre de Pierre, que la théologie médiévale regardait comme le fondement biblique du travail des théologiens : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte (logos) de l'espérance qui est en vous » (3, 15). (Logos, la raison de l'espérance, doit devenir apo-logie, la Parole doit devenir réponse). De fait, les chrétiens de l'Église naissante ne considéraient pas leur annonce missionnaire comme une propagande qui devait servir à augmenter l'importance de leur groupe, mais comme une nécessité intrinsèque qui dérivait de la nature de leur foi. Le Dieu en qui ils croyaient était le Dieu de tous, le Dieu Un et Vrai qui s'était fait connaître au cours de l'histoire d'Israël et, finalement, à travers son Fils, apportant ainsi la réponse qui concernait tous les hommes et que, au plus profond d'eux-mêmes, tous attendent. L'universalité de Dieu et l'universalité de la raison ouverte à Lui constituaient pour eux la motivation et, à la fois, le devoir de l'annonce. Pour eux, la foi ne dépendait pas des habitudes culturelles, qui sont diverses selon les peuples, mais relevait du domaine de la vérité qui concerne, de manière égale, tous les hommes.

Le schéma fondamental de l'annonce chrétienne ad extra - aux hommes qui, par leurs questionnements, sont en recherche - se dessine dans le discours de saint Paul à l'Aréopage. N'oublions pas qu'à cette époque, l'Aréopage n'était pas une sorte d'académie où les esprits les plus savants se rencontraient pour discuter sur les sujets les plus élevés, mais un tribunal qui était compétent en matière de religion et qui devait s'opposer à l'intrusion de religions étrangères. C'est précisément ce dont on accuse Paul : « On dirait un prêcheur de divinités étrangères » (Ac 17, 18). Ce à quoi Paul réplique : « J'ai trouvé chez vous un autel portant cette inscription : "Au dieu inconnu". Or, ce que vous vénérez sans le connaître, je viens vous l'annoncer » (cf. 17, 23). Paul n'annonce pas des dieux inconnus. Il annonce Celui que les hommes ignorent et pourtant connaissent : l'Inconnu-Connu. C'est Celui qu'ils cherchent, et dont, au fond, ils ont connaissance et qui est cependant l'Inconnu et l'Inconnaissable. Au plus profond, la pensée et le sentiment humains savent de quelque manière que Dieu doit exister et qu'à l'origine de toutes choses, il doit y avoir non pas l'irrationalité, mais la Raison créatrice, non pas le hasard aveugle, mais la liberté. Toutefois, bien que tous les hommes le sachent d'une certaine façon - comme Paul le souligne dans la Lettre aux Romains (1, 21) - cette connaissance demeure ambiguë : un Dieu seulement pensé et élaboré par l'esprit humain n'est pas le vrai Dieu. Si Lui ne se montre pas, quoi que nous fassions, nous ne parvenons pas pleinement jusqu'à Lui. La nouveauté de l'annonce chrétienne c'est la possibilité de dire maintenant à tous les peuples : Il s'est montré, Lui personnellement. Et à présent, le chemin qui mène à Lui est ouvert. La nouveauté de l'annonce chrétienne réside en un fait : Dieu s'est révélé. Ce n'est pas un fait nu mais un fait qui, lui-même, est Logos - présence de la Raison éternelle dans notre chair. Verbum caro factum est (Jn 1, 14) : il en est vraiment ainsi en réalité, à présent, le Logos est là, le Logos est présent au milieu de nous. C'est un fait rationnel. Cependant, l'humilité de la raison sera toujours nécessaire pour pouvoir l'accueillir. Il faut l'humilité de l'homme pour répondre à l'humilité de Dieu.

Sous de nombreux aspects, la situation actuelle est différente de celle que Paul a rencontrée à Athènes, mais, tout en étant différente, elle est aussi, en de nombreux points, très analogue. Nos villes ne sont plus remplies d'autels et d'images représentant de multiples divinités. Pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd'hui, l'actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui Le concerne. Quaerere Deum - chercher Dieu et se laisser trouver par Lui : cela n'est pas moins nécessaire aujourd'hui que par le passé. Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l'humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable.

Merci beaucoup.

 

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican


France : Discours de Benoît XVI aux autorités de l’Etat à l’Elysée (12 septembre)

ROME, Vendredi 12 septembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce vendredi en fin de matinée, au palais présidentiel de l'Elysée, en présence des autorités de l'Etat français.

*  *  *

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis !

Foulant le sol de France pour la première fois depuis que la Providence m'a appelé sur le Siège de Pierre, je suis ému et honoré de l'accueil chaleureux que vous me réservez. Je vous suis particulièrement  reconnaissant, Monsieur le Président, pour l'invitation cordiale que vous m'avez faite à visiter votre pays ainsi que pour les paroles de bienvenue que vous venez de m'adresser. Comment ne pas me souvenir de la visite que Votre Excellence m'a rendue au Vatican voici neuf mois ? A travers vous, je salue tous ceux et toutes celles qui habitent ce pays à l'histoire millénaire, au présent riche d'événements et à l'avenir prometteur. Qu'ils sachent que la France est très souvent au coeur de la prière du Pape, qui ne peut oublier tout ce qu'elle a apporté à l'Église au cours des vingt derniers siècles ! La raison première de mon voyage est la célébration du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie, à Lourdes. Je désire me joindre à la foule des innombrables pèlerins du monde entier, qui convergent au cours de cette année vers le sanctuaire marial, animés par la foi et par l'amour. C'est une foi, c'est un amour que je viens célébrer ici dans votre pays, au cours des quatre journées de grâce qu'il me sera donné d'y passer.

Mon pèlerinage à Lourdes devait comporter une étape à Paris. Votre capitale m'est familière et je la connais assez bien. J'y ai souvent séjourné et j'y ai lié, au fil des ans, en raison de mes études et de mes fonctions antérieures, de bonnes amitiés humaines et intellectuelles. J'y reviens avec joie, heureux de l'occasion qui m'est ainsi donnée de rendre hommage à l'imposant patrimoine de culture et de foi qui a façonné votre pays de manière éclatante durant des siècles et qui a offert au monde de grandes figures de serviteurs de la Nation et de l'Église dont l'enseignement et l'exemple ont franchi tout naturellement vos frontières géographiques et nationales pour marquer le devenir du monde. Lors de votre visite à Rome, Monsieur le Président, vous avez rappelé que les racines de la France - comme celles de l'Europe - sont chrétiennes.

L'Histoire suffit à le montrer : dès ses origines, votre pays a reçu le message de l'Évangile. Si les documents font parfois défaut, il n'en reste pas moins que l'existence de communautés chrétiennes est attestée en Gaule à une date très ancienne : on ne peut rappeler sans émotion que la ville de Lyon avait déjà un évêque au milieu du IIe siècle et que saint Irénée, l'auteur de l'Adversus haereses, y donna un témoignage éloquent de la vigueur de la pensée chrétienne. Or, saint Irénée venait de Smyrne pour prêcher la foi au Christ ressuscité. Lyon avait un évêque dont la langue maternelle était le grec : y a-t-il plus beau signe de la nature et de la destination universelles du message chrétien ? Implantée à haute époque dans votre pays, l'Église y a joué un rôle civilisateur auquel il me plaît de rendre hommage en ce lieu. Vous y avez-vous-même fait allusion dans votre discours au Palais du Latran en décembre dernier. Transmission de la culture antique par le biais des moines, professeurs ou copistes, formation des coeurs et des esprits à l'amour du pauvre, aide aux plus démunis par la fondation de nombreuses congrégations religieuses, la contribution des chrétiens à la mise en place des institutions de la Gaule, puis de la France, est trop connue pour que je m'y attarde longtemps. Les milliers de chapelles, d'églises, d'abbayes et de cathédrales qui ornent le coeur de vos villes ou la solitude de vos campagnes disent assez combien vos pères dans la foi ont voulu honorer Celui qui leur avait donné la vie et qui nous maintient dans l'existence.

De nombreuses personnes en France se sont arrêtées pour réfléchir sur les rapports de l'Église et de l'État. Sur le problème des relations entre la sphère politique et la sphère religieuse, le Christ avait déjà offert le principe d'une juste solution lorsqu'il répondit à une question qu'on Lui posait : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12,17). L'Église en France jouit actuellement d'un régime de liberté. La méfiance du passé s'est transformée peu à peu en un dialogue serein et positif, qui se consolide toujours plus. Un nouvel instrument de dialogue existe depuis 2002 et j'ai grande confiance en son travail, car la bonne volonté est réciproque. Nous savons que restent encore ouverts certains terrains de dialogue qu'il nous faudra parcourir et assainir peu à peu avec détermination et patience. Vous avez d'ailleurs utilisé, Monsieur le Président, l'expression belle de «laïcité positive» pour qualifier cette compréhension plus ouverte. En ce moment historique où les cultures s'entrecroisent de plus en plus, je suis profondément convaincu qu'une nouvelle réflexion sur le vrai sens et sur l'importance de la laïcité est devenue nécessaire. Il est en effet fondamental, d'une part, d'insister sur la distinction entre le politique et le religieux, afin de garantir aussi bien la liberté religieuse des citoyens que la responsabilité de l'État envers eux, et d'autre part, de prendre une conscience plus claire de la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et de la contribution qu'elle peut apporter, avec d'autres instances, à la création d'un consensus éthique fondamental dans la société.

Le Pape, témoin d'un Dieu aimant et Sauveur, s'efforce d'être un semeur de charité et d'espérance. Toute société humaine a besoin d'espérance, et cette nécessité est encore plus forte dans le monde d'aujourd'hui qui offre peu d'aspirations spirituelles et peu de certitudes matérielles. Les jeunes sont ma préoccupation majeure. Certains d'entre eux peinent à trouver une orientation qui leur convienne ou souffrent d'une perte de repères dans leur vie familiale. D'autres encore expérimentent les limites d'un communautarisme religieux. Parfois marginalisés et souvent abandonnés à eux-mêmes, ils sont fragiles et ils doivent affronter seuls une réalité qui les dépasse. Il est donc nécessaire de leur offrir un bon cadre éducatif et de les encourager à respecter et à aider les autres, afin qu'ils arrivent sereinement à l'âge responsable.

L'Église peut apporter dans ce domaine sa contribution spécifique. La situation sociale occidentale, hélas marquée par une avancée sournoise de la distance entre les riches et les pauvres, me soucie aussi. Je suis certain qu'il est possible de trouver de justes solutions qui, dépassant l'aide immédiate nécessaire, iront au coeur des problèmes afin de protéger les faibles et de promouvoir leur dignité. À travers ses nombreuses institutions et par ses activités, l'Église, tout comme de nombreuses associations dans votre pays, tente souvent de parer à l'immédiat, mais c'est à l'État qu'il revient de légiférer pour éradiquer les injustices. Dans un cadre beaucoup plus large, Monsieur le Président, l'état de notre planète me préoccupe aussi. Avec grande générosité, Dieu nous a confié le monde qu'il a créé. Il faudra apprendre à le respecter et à le protéger davantage.

Il me semble qu'est arrivé le moment de faire des propositions plus constructives pour garantir le bien des générations futures.

L'exercice de la Présidence de l'Union Européenne est l'occasion pour votre pays de témoigner de l'attachement de la France aux droits de l'homme et à leur promotion pour le bien de l'individu et de la société. Lorsque l'Européen verra et expérimentera personnellement que les droits inaliénables de la personne humaine, depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle, ainsi que ceux relatifs à son éducation libre, à sa vie familiale, à son travail, sans oublier naturellement ses droits religieux, lorsque donc cet Européen saisira que ces droits, qui constituent un tout indissociable, sont promus et respectés, alors il comprendra pleinement la grandeur de la construction de l'Union et en deviendra un artisan actif. La charge qui vous incombe, Monsieur le Président, n'est pas facile. Les temps sont incertains, et c'est une entreprise ardue de trouver la bonne voie parmi les méandres du quotidien social et économique, national et international. En particulier, devant le danger de l'émergence d'anciennes méfiances, de tensions et d'oppositions entre les Nations, dont nous sommes aujourd'hui les témoins préoccupés, la France, historiquement sensible à la réconciliation des peuples, est appelée à aider l'Europe à construire la paix dans ses frontières et dans le monde entier. À cet égard, il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d'autre part que « l'identité nationale elle-même ne se réalise que dans l'ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux » (Exhortation apostolique Ecclesia in Europa, n. 112). J'exprime ma confiance que votre pays contribuera toujours plus à faire progresser ce siècle vers la sérénité, l'harmonie et la paix.

Monsieur le Président, chers amis, je désire une fois encore vous exprimer ma gratitude pour cette rencontre. Je vous assure de ma fervente prière pour votre belle Nation afin que Dieu lui concède paix et prospérité, liberté et unité, égalité et fraternité. Je confie ces voeux à l'intercession maternelle de la Vierge Marie, patronne principale de la France. Que Dieu bénisse la France et tous les Français !

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 13:51

Discours de Benoît XVI à Notre-Dame de Paris en présence du clergé

Texte intégral

ROME, Vendredi 12 septembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé au cours des Vêpres, à Notre-Dame de Paris, en présence du clergé et des personnes consacrées, ce vendredi après-midi.

Chers Frères Cardinaux et Évêques,

Messieurs les Chanoines du Chapitre,

Messieurs les Chapelains de Notre-Dame,

Chers prêtres et diacres,

Chers amis membres des Églises et Communautés ecclésiales non catholiques,

Chers frères et sœurs !

Béni soit Dieu qui nous permet de nous retrouver en un lieu si cher au cœur des Parisiens, mais aussi de tous les Français ! Béni soit Dieu qui nous donne la grâce de Lui faire l'hommage de notre prière vespérale pour Lui rendre la louange qu'Il mérite avec les paroles que la liturgie de l'Église a héritées de la liturgie synagogale pratiquée par le Christ et par ses premiers disciples ! Oui, béni soit Dieu de venir ainsi à notre aide - in adiutorium nostrum - pour nous aider à faire monter vers Lui l'offrande du sacrifice de nos lèvres !

Nous voici dans l'église mère du diocèse de Paris, la cathédrale Notre-Dame, qui se dresse au cœur de la cité comme un signe vivant de la présence de Dieu au milieu des hommes. Mon prédécesseur Alexandre III en posa la première pierre, les Papes Pie VII et Jean-Paul II l'honorèrent de leur visite, et je suis heureux de m'inscrire à leur suite, après y être venu voici un quart de siècle pour y prononcer une conférence sur la catéchèse. Il est difficile de ne pas rendre grâce à Celui qui a créé la matière aussi bien que l'esprit, pour la beauté de l'édifice qui nous reçoit. Les chrétiens de Lutèce avaient déjà construit une cathédrale dédiée à saint Étienne, premier martyr, mais, devenue trop exiguë, elle fut remplacée progressivement, entre le XIIe et le XIVe siècle, par celle que nous admirons de nos jours. La foi du Moyen Âge a bâti les cathédrales, et vos ancêtres sont venus ici pour louer Dieu, lui confier leurs espérances et lui dire leur amour. De grands événements religieux et civils se sont déroulés dans ce sanctuaire où les architectes, les peintres, les sculpteurs et les musiciens ont donné le meilleur d'eux-mêmes. Qu'il suffise de rappeler, parmi bien d'autres, les noms de l'architecte Jean de Chelles, du peintre Charles Le Brun, du sculpteur Nicolas Coustou et des organistes Louis Vierne et Pierre Cochereau. L'art, chemin vers Dieu, et la prière chorale, louange de l'Église au Créateur, ont aidé Paul Claudel, venu assister aux vêpres du jour de Noël 1886, à trouver le chemin vers une expérience personnelle de Dieu. Il est significatif que Dieu ait illuminé son âme précisément pendant le chant du Magnificat, dans lequel l'Église écoute le cantique de la Vierge Marie, sainte Patronne de ces lieux, qui rappelle au monde que le Tout-Puissant a exalté les humbles (cf. Lc 1, 52). Théâtre de conversions moins connues, mais non moins réelles, chaire où des prédicateurs de l'Évangile, comme les Pères Lacordaire, Monsabré et Samson, ont su transmettre la flamme de leur passion aux auditoires les plus variés, la cathédrale Notre-Dame demeure à juste titre l'un des monuments les plus célèbres du patrimoine de votre pays. Les reliques de la Vraie Croix et de la Couronne d'épines, que je viens de vénérer, comme on le fait depuis saint Louis, y ont trouvé aujourd'hui un écrin digne d'elles, qui constitue l'offrande de l'esprit des hommes à l'Amour créateur.

Témoin (...) de l'échange incessant que Dieu a voulu établir entre les hommes et Lui, la Parole vient de retentir sous les voûtes historiques de cette cathédrale pour être la matière de notre sacrifice du soir, souligné par l'offrande de l'encens qui rend visible notre louange à Dieu. Providentiellement, les paroles du psalmiste décrivent l'émotion de notre âme avec une justesse que nous n'aurions osé imaginer : « Quelle joie quand on m'a dit : nous irons dans la maison du Seigneur ! » (Ps 121, 1.) Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi : la joie du psalmiste, enclose dans les paroles mêmes du psaume, se répand dans nos cœurs et y suscite un profond écho. Notre joie est bien d'aller dans la maison du Seigneur, car, les Pères nous l'ont enseigné, cette maison n'est autre que le symbole concret de la Jérusalem d'en haut, celle qui descend vers nous (cf. Ap 21, 2) pour nous offrir la plus belle des demeures. « Si nous y séjournons, écrit saint Hilaire de Poitiers, nous sommes concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu, car c'est la maison de Dieu » (traité sur le Psaume 121, 2). Et saint Augustin renchérit : « Ce psaume aspire à la Jérusalem céleste... C'est un cantique des degrés, qui ne sont pas faits pour descendre, mais pour monter... Dans notre exil, nous soupirons, mais nous rencontrons parfois des compagnons qui ont vu la cité sainte et qui nous invitent à y courir » (Enarratio sur le Psaume 121, 2). Chers amis, au cours de ces vêpres , nous rejoignons par la pensée et dans la prière les innombrables voix de ceux et de celles qui ont chanté ce psaume, ici même, avant nous, depuis des siècles et des siècles. Nous rejoignons ces pèlerins qui montaient vers Jérusalem et vers les degrés de son Temple, nous rejoignons les milliers d'hommes et de femmes qui ont compris que leur pèlerinage sur la terre trouverait son terme au ciel, dans la Jérusalem éternelle, et qui ont fait confiance au Christ pour les y mener. Quelle joie, en effet, de nous savoir invisiblement entourés par une telle foule de témoins !

Notre marche vers la cité sainte ne serait pas possible si elle ne se faisait en Église, germe et préfiguration de la Jérusalem d'en haut. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain » (Ps 126, 1). Qui est ce Seigneur, sinon Notre Seigneur Jésus Christ. C'est Lui qui a fondé son Église, qui l'a bâtie sur le roc, sur la foi de l'Apôtre Pierre. Comme le dit encore saint Augustin, « c'est Jésus Christ, Lui-même, Notre Seigneur, qui construit son temple. Beaucoup se fatiguent à bâtir, mais si le Seigneur n'en construit un, c'est en vain que travaillent ceux qui construisent » (Traité sur le Psaume 126, 2). Or, chers amis, Augustin se pose la question de savoir quels sont ces travailleurs ; et il répond lui-même : « Ceux qui prêchent dans l'Église la parole de Dieu, qui administrent les sacrements. Nous courons tous maintenant, nous travaillons tous, nous édifions tous », mais c'est Dieu seul qui, en nous, « édifie, qui avertit, qui ouvre l'intelligence, qui applique notre esprit aux vérités de la foi » (ibid.). Quelle merveille revêt notre action au service de la Parole divine ! Nous sommes les instruments de l'Esprit ; Dieu a l'humilité de passer par nous pour répandre sa Parole. Nous devenons sa voix, après avoir tendu l'oreille vers sa bouche. Nous mettons sa Parole sur nos lèvres pour la donner au monde. L'offrande de notre prière est agréé par Lui et Lui sert pour se communiquer à tous ceux que nous rencontrons. En vérité, comme Paul le dit aux Éphésiens, « Il nous a comblés de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ » (1, 3), puisqu'il nous a choisis pour être ses témoins jusqu'aux extrémités de la terre et qu'il nous a élus dès avant notre conception, par un don mystérieux de sa grâce.

Le Verbe, Sa Parole, qui depuis toujours était auprès de Lui (cf. Jn 1, 1), est né d'une Femme, est né sujet de la Loi, « pour racheter ceux qui étaient sujets de la Loi et pour faire de nous des fils » (Ga 4, 4-5). Dieu a pris chair dans le sein d'une Femme, d'une Vierge. Votre cathédrale est une vivante hymne de pierre et de lumière à la louange de cet acte unique de l'histoire de l'humanité : la Parole éternelle de Dieu entrant dans l'histoire des hommes à la plénitude des temps pour les racheter par l'offrande de lui-même dans le sacrifice de la Croix. Nos liturgies de la terre, tout entières ordonnées à la célébration de cet Acte unique de l'histoire, ne parviendront jamais à en exprimer totalement l'infinie densité. La beauté des rites ne sera, certes, jamais assez recherchée, assez soignée, assez travaillée, puisque rien n'est trop beau pour Dieu, qui est la Beauté infinie. (...) Nos liturgies de la terre ne pourront jamais être qu'un pâle reflet de la liturgie céleste, qui se célèbre dans la Jérusalem d'en haut, objet du terme de notre pèlerinage sur terre. Puissent, pourtant, nos célébrations s'en approcher le plus possible et la faire pressentir !

Dès maintenant, la Parole de Dieu nous est donnée pour être l'âme de notre apostolat, l'âme de notre vie de prêtres. Chaque matin, la Parole nous réveille. Chaque matin, le Seigneur Lui-même nous « ouvre l'oreille » (Is 50, 5) par les psaumes de l'Office des lectures et des Laudes. Tout au long de la journée, la Parole de Dieu devient la matière de la prière de l'Église tout entière, qui veut ainsi témoigner de sa fidélité au Christ. Selon la célèbre formule de saint Jérôme, qui sera reprise au cours de la XIIe Assemblée du Synode des Évêques, au mois d'octobre prochain : « Ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ » (Prologue du commentaire d'Isaïe). Chers frères prêtres, n'ayez pas peur de consacrer beaucoup de temps à la lecture, à la méditation de l'Écriture et à la prière de l'Office Divin ! Presque à votre insu la Parole lue et méditée en Église agit sur vous et vous transforme. Comme manifestation de la Sagesse de Dieu, si elle devient la « compagne » de votre vie, elle sera votre « conseillère pour le bien », votre « réconfort dans les soucis et dans la tristesse » (Sg 8, 9).

« La Parole de Dieu est vivante, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants », comme l'écrit l'auteur de la Lettre aux Hébreux (He 4, 12). À vous, chers séminaristes, qui vous préparez à recevoir le sacrement de l'Ordre, afin de participer à la triple charge d'enseigner, de gouverner et de sanctifier, cette Parole est remise comme un bien précieux. Grâce à elle, que vous méditez quotidiennement, vous entrez dans la vie même du Christ que vous serez appelés à répandre autour de vous. Par sa parole, le Seigneur Jésus a institué le Saint Sacrement de son Corps et de son Sang ; par sa parole, il a guéri les malades, chassé les démons, pardonné les péchés ; par sa parole, il a révélé aux hommes les mystères cachés du Royaume. Vous êtes destinés à devenir dépositaires de cette Parole efficace, qui fait ce qu'elle dit. Entretenez toujours en vous le goût de la Parole de Dieu ! Apprenez, grâce à elle, à aimer tous ceux qui seront placés sur votre route. Personne n'est de trop dans l'Église, personne ! Tout le monde peut et doit y trouver sa place.

Et vous, chers diacres, qui êtes d'efficaces collaborateurs des Évêques et des prêtres, continuez à aimer la Parole de Dieu : vous proclamez l'Évangile au cœur de la célébration eucharistique ; vous le commentez dans la catéchèse pour vos frères et vos sœurs : mettez-le au centre de votre vie, de votre service du prochain, de votre diaconie tout entière. Sans chercher à remplacer les prêtres, mais en les aidant avec amitié et efficacité, soyez de vivants témoins de la puissance infinie de la Parole divine !

À un titre particulier, les religieux, les religieuses et toutes les personnes consacrées vivent de la Sagesse de Dieu, exprimée par sa Parole. La profession des conseils évangéliques vous a configurés, chers consacrés, à Celui qui, pour nous, s'est fait pauvre, obéissant et chaste. Votre seule richesse - la seule, à dire vrai, qui franchira les siècles et le rideau de la mort -, c'est bien la Parole du Seigneur. C'est Lui qui a dit : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront jamais » (Mt 24, 35). Votre obéissance est, étymologiquement, une écoute, puisque le mot « obéir » vient du latin obaudire, qui signifie tendre l'oreille vers quelque chose ou quelqu'un. En obéissant, vous tournez votre âme vers Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (cf. Jn 14, 6) et qui vous dit, comme Benoît l'enseignait à ses moines : « Écoute, mon fils, les instructions du maître et prête l'oreille de ton cœur » (Prologue de la Règle de saint Benoît). Enfin, vous vous laissez purifier chaque jour par Celui qui nous a dit : « Tout sarment qui donne du fruit, mon Père le nettoie, pour qu'il en donne davantage » (Jn 15, 2). La pureté de la Parole divine est le modèle de votre propre chasteté ; elle en garantit la fécondité spirituelle.

Avec une confiance indéfectible en la puissance de Dieu qui nous a sauvés « en espérance » (cf. Rm 8, 24) et qui veut faire de nous un seul troupeau sous la houlette d'un seul pasteur, le Christ Jésus, je prie pour l'unité de l'Église. Je salue avec respect et affection les représentants des Églises chrétiennes et des communautés ecclésiales, venus prier fraternellement les Vêpres avec nous dans cette cathédrale. La puissance de la Parole de Dieu est telle que nous pouvons tous lui être confiés, comme le fit jadis saint Paul, notre intercesseur privilégié en cette année. Prenant congé à Milet des anciens de la ville d'Éphèse, il n'hésitait pas à les confier « à Dieu et à son message de grâce » (Ac 20, 32), tout en les mettant en garde contre toute forme de division. C'est le sens de cette unité de la Parole de Dieu, signe, gage et garante de l'unité de l'Église, que je demande ardemment au Seigneur de faire grandir en nous : pas d'amour dans l'Église sans amour de la Parole, pas d'Église sans unité autour du Christ rédempteur, pas de fruits de la rédemption sans amour de Dieu et du prochain, selon les deux commandements qui résument toute l'Écriture sainte !

Chers frères et sœurs, en Notre Dame, nous avons le plus bel exemple de la fidélité à la Parole divine. Cette fidélité fut telle qu'elle s'accomplit en Incarnation : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ! » (Lc 1, 38), dit Marie avec une confiance absolue. Notre prière du soir va reprendre le Magnificat de Celle que toutes les générations diront bienheureuse, car elle a cru en l'accomplissement des paroles qui lui avaient été dites de la part du Seigneur (cf. Lc 1, 45) ; elle a espéré contre toute espérance en la résurrection de son Fils ; elle a aimé l'humanité au point de lui être donnée pour Mère (cf. Jn 19, 27). Ainsi, « dans la Parole de Dieu, Marie est vraiment chez elle, elle en sort et elle y rentre avec un grand naturel. Elle parle et pense au moyen de la Parole de Dieu ; la Parole de Dieu devient sa parole, et sa parole naît de la Parole de Dieu » (Deus caritas est, n. 41). Nous pouvons lui dire avec sérénité : « Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi. Indique-nous le chemin vers son règne ! » (Spe salvi, n. 50).

Amen.

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican

 

France : Discours de Benoît XVI à la délégation juive

Texte intégral

ROME, Vendredi 12 septembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous l'allocution que le pape Benoît XVI a prononcée en présence de la délégation juive qu'il a rencontrée ce vendredi après-midi, à Paris, dans le cadre de son voyage à Paris et Lourdes.

C'est avec plaisir que je vous reçois ce soir, chers amis. Il est heureux que notre rencontre se place à la veille de la célébration hebdomadaire du shabbat, ce jour qui, depuis des temps immémoriaux, tient une place si importante dans la vie religieuse et culturelle du peuple d'Israël. Tout juif pieux sanctifie le shabbat en lisant les Écritures et en récitant les Psaumes. Chers amis, vous le savez, la prière de Jésus aussi était nourrie par les Psaumes. Il se rendait régulièrement au Temple et à la synagogue. Il y a même pris la parole un shabbat. Il y a souligné avec quelle bonté Dieu l'Eternel prend soin de l'homme, jusque dans l'organisation du temps. Le Talmud Yoma (85b) ne dit-il pas: « Le shabbat vous est donné, mais vous n'êtes pas donné au shabbat » ? Le Christ a appelé le peuple de l'Alliance à toujours reconnaître la grandeur inouïe et l'amour du Créateur de tous les hommes. Chers amis, à cause de ce qui nous unit et à cause de ce qui nous sépare, nous avons une fraternité à fortifier et à vivre. Et nous savons que les liens de fraternité sont une invitation continuelle à se connaître mieux et à se respecter.

Par sa nature même, l'Église catholique désire respecter l'Alliance conclue par le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Elle s'inscrit, elle aussi, dans l'Alliance éternelle du Tout Puissant dont les desseins sont sans repentance, et elle respecte les fils de la Promesse, les fils de l'Alliance, ses frères aimés dans la foi. Elle redit avec force par ma voix les paroles du grand Pape Pie XI, mon vénéré prédécesseur : « Spirituellement, nous sommes des sémites » (Allocution à des pèlerins belges, 6. 09. 1938). Ainsi, l'Église s'élève contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique, n'est recevable. Le théologien Henri de Lubac, dans une heure « des ténèbres » comme disait le Pape Pie XII (Summi Pontificatus, 20.10.1939), a compris qu'être antisémite était aussi être antichrétien (cf. Un nouveau front religieux, publié en 1942 dans : Israël et la Foi Chrétienne, p. 136). Une fois encore, je tiens à rendre un profond hommage à ceux qui sont morts injustement et à ceux qui ont œuvré pour que les noms des victimes restent en mémoire. Dieu n'oublie pas !

Je ne peux omettre, en une occasion comme celle-ci, de mentionner le rôle éminent joué par les Juifs de France pour l'édification de la Nation tout entière, et leur prestigieuse contribution à son patrimoine spirituel. Ils ont donné - et continuent de donner - de grandes figures politiques, intellectuelles et artistiques. Je forme des vœux respectueux et affectueux à l'adresse de chacun d'entre eux, et j'appelle avec ferveur sur toutes vos familles et sur toutes vos communautés une Bénédiction particulière du Maître des temps et de l'Histoire. Shabbat shalom !

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican

 


 

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Benoît XVI à Paris : Discours aux jeunes

Texte intégral

ROME, Vendredi 12 septembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a adressé aux jeunes réunis sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, ce vendredi soir.

Chers jeunes,

Après le recueillement priant des Vêpres à Notre-Dame, c'est avec enthousiasme que vous me saluez ce soir, donnant ainsi un caractère festif et très sympathique à cette rencontre. Elle me rappelle celle inoubliable de juillet dernier à Sydney, à laquelle certains d'entre vous ont participé à l'occasion de la Journée Mondiale de la Jeunesse. Ce soir, je voudrais vous parler de deux points profondément liés l'un à l'autre, qui constituent un véritable trésor où vous pourrez mettre votre cœur (cf. Mt 6, 21).

Le premier se rapporte au thème choisi pour Sydney. Il est aussi celui de votre veillée de prière qui va débuter dans quelques instants. Il s'agit d'un passage tiré des Actes des Apôtres, livre que certains appellent fort justement l'Évangile du Saint Esprit : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins » (Ac 1, 8). Le Seigneur vous le dit à vous maintenant. Sydney a fait redécouvrir à de nombreux jeunes l'importance de l'Esprit Saint, dans notre vie,  dans la vie du chrétien. L'Esprit nous met intimement en rapport avec Dieu, chez qui se trouve la source de toute richesse humaine authentique. Tous, vous cherchez à aimer et à être aimés ! C'est vers Dieu que vous devez vous tourner pour apprendre à aimer et pour avoir la force d'aimer. L'Esprit, qui est Amour, peut ouvrir vos cœurs pour recevoir le don de l'amour authentique. Tous, vous cherchez la vérité et vous voulez en vivre, en vivre réellement ! Cette vérité, c'est le Christ. Il est le seul Chemin, l'unique Vérité et la vraie Vie. Suivre le Christ signifie véritablement « prendre le large », comme le disent à plusieurs reprises les Psaumes. La route de la Vérité est en même temps une et multiple, selon les divers charismes de chacun, tout comme la Vérité est une et à la fois d'une richesse inépuisable. Confiez-vous à l'Esprit Saint pour découvrir le Christ. L'Esprit est le guide nécessaire de la prière, l'âme de notre espérance et la source de la vraie joie.

Pour approfondir ces vérités de foi, je vous encourage à méditer la grandeur du sacrement de la Confirmation que vous avez reçu et qui vous introduit dans une vie de foi adulte. Il est urgent de mieux comprendre ce sacrement pour vérifier la qualité et la profondeur de votre foi et pour l'affermir. L'Esprit Saint vous fait approcher du Mystère de Dieu et vous fait comprendre qui est Dieu. Il vous invite à voir dans votre prochain, le frère que Dieu vous a donné pour vivre avec lui en communion, humainement et spirituellement, pour vivre en Église, donc. En vous révélant qui est le Christ, mort et ressuscité pour nous, Il vous pousse à témoigner. Vous êtes à l'âge de la générosité. Il est urgent de parler du Christ autour de vous, à vos familles et à vos amis, sur vos lieux d'études, de travail ou de loisirs. N'ayez pas peur ! Ayez « le courage de vivre l'évangile et l'audace de le proclamer » (Message aux jeunes du Monde, 20 juillet 2007). Pour cela, je vous encourage à avoir les mots qu'il faut pour annoncer Dieu autour de vous, appuyant votre témoignage sur la force de l'Esprit demandé dans la prière. Portez la Bonne Nouvelle aux jeunes de votre âge et aussi aux autres. Ils connaissent les turbulences des affections, le souci et l'incertitude face au travail et aux études. Ils affrontent des souffrances et ils font l'expérience de joies uniques. Témoignez de Dieu, car, en tant que jeunes, vous faites pleinement partie de la communauté catholique en vertu de votre baptême et en raison de la commune profession de foi (cf. Ep 4, 5). L'Église vous fait confiance, je tiens à vous le dire !

En cette année dédiée à saint Paul, je voudrais vous confier un second trésor, qui était au centre de la vie de cet Apôtre fascinant. Il s'agit du mystère de la Croix. Dimanche, à Lourdes, je célèbrerai la fête de la Croix Glorieuse en me joignant à d'innombrables pèlerins. Beaucoup d'entre vous portent autour de leur cou une chaîne avec une croix. Moi aussi, j'en porte une, comme tous les Évêques d'ailleurs. Ce n'est pas un ornement, ni un bijou. C'est le symbole précieux de notre foi, le signe visible et matériel du ralliement au Christ. Saint Paul parle clairement de la croix au début de sa première Lettre aux Corinthiens. A Corinthe, vivait une communauté agitée et turbulente qui était exposée aux dangers de la corruption de la vie ambiante. Ces dangers sont semblables à ceux que nous connaissons aujourd'hui. Je ne citerais que les suivants: les querelles et les luttes au sein de la communauté des croyants, la séduction offerte par de pseudo sagesses religieuses ou philosophiques, la superficialité de la foi et la morale dissolue. Saint Paul débute sa Lettre en écrivant : « Le langage de la croix est folie pour ceux qui vont vers leur perte, mais pour ceux qui vont vers le salut, pour nous, il est puissance de Dieu » (1 Co 1,18). Puis l'Apôtre montre l'opposition singulière qui existe entre la sagesse et la folie, selon Dieu et selon les hommes. Il en parle lorsqu'il évoque la fondation de l'Église à Corinthe et au sujet de sa propre prédication. Il conclut en insistant sur la beauté de la sagesse de Dieu que le Christ et, à sa suite, ses Apôtres sont venus enseigner au monde et aux chrétiens. Cette sagesse, mystérieuse et demeurée cachée (cf. 1 Co 2, 7), nous a été révélée par l'Esprit car « l'homme qui n'a que ses forces d'homme ne peut pas saisir ce qui vient de l'Esprit de Dieu ; pour lui ce n'est que folie, et il ne peut pas comprendre, car c'est par l'Esprit qu'on en juge » (1 Co 2, 14).

L'Esprit ouvre l'intelligence humaine à de nouveaux horizons qui la dépassent et lui fait comprendre que l'unique vraie sagesse réside dans la grandeur du Christ. Pour les chrétiens, la Croix symbolise la sagesse de Dieu et son amour infini révélé dans le don salvifique du Christ mort et ressuscité pour la vie du monde, pour la vie de chacun et de chacune d'entre vous en particulier. Puisse cette découverte bouleversante de Dieu qui s'est fait homme par amour vous inviter à respecter et à vénérer la Croix ! Elle est non seulement le signe de votre vie en Dieu et de votre salut, mais elle est aussi - vous le comprenez - le témoin muet des douleurs des hommes et, en même temps, l'expression unique et précieuse de toutes leurs espérances. Chers jeunes, je sais que vénérer la Croix attire aussi parfois la raillerie et même la persécution. La Croix compromet en quelque sorte la sécurité humaine, mais elle affermit, aussi et surtout, la grâce de Dieu et confirme notre salut. Ce soir, je vous confie la Croix du Christ.

L'Esprit Saint vous en fera comprendre les mystères d'amour et vous crierez alors avec Saint Paul : « Pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, comme moi pour le monde » (Gal 6, 14). Paul avait compris la parole de Jésus - apparemment paradoxale - selon laquelle c'est seulement en donnant («en perdant ») sa propre vie qu'on peut la trouver (cf. Mc 8, 35 ; Jn 12, 24) et il en avait conclu que la Croix exprime la loi fondamentale de l'amour et est la formulation parfaite de la vraie vie. Puisse l'approfondissement du mystère de la Croix faire découvrir à certains d'entre vous l'appel à servir le Christ de manière plus totale dans la vie sacerdotale ou religieuse !

Il est temps maintenant de commencer la veillée de prière pour laquelle vous vous êtes rassemblés ce soir. N'oubliez pas les deux trésors que le Pape vous a présentés ce soir : l'Esprit Saint et la Croix ! Je voudrais, pour conclure vous dire encore une fois que je vous fais confiance, chers jeunes, et je voudrais que vous éprouviez aujourd'hui et demain l'estime et l'affection de l'Église, et le monde verra ainsi l'Église vivante ! Que Dieu vous accompagne chaque jour et qu'Il vous bénisse ainsi que vos familles et vos amis.

Bien volontiers, je vous donne la Bénédiction Apostolique ainsi qu'à tous les jeunes de France.

Merci pour votre foi et bonne veillée.

 

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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 16:42

7 septembre 2008  -  23ème Dimanche Ordinaire - A

 

Responsable de ses frères

 

Qui est responsable ? Cette phrase remplit les journaux à chaque fois qu’il s’agit de trouver un coupable au lendemain d’une catastrophe ou d’un accident. Chercher un responsable revient en général à trouver un coupable sur qui rejeter la faute.

 

Si Jésus, dans l’évangile, nous rappelle que nous sommes responsables de nos frères, ce n’est pas pour faire de nous des coupables. Il veut nous voir capables de répondre des autres et de refuser l’indifférence… Dans un monde marqué par l’individualisme, les chrétiens n’échappent pas au danger de se préoccuper avant tout d’eux-mêmes, comme si leur foi n’était qu’au service de leur bien-être personnel. Pourtant, notre foi n’est pas faite pour nous uniquement : elle éclaire les hommes que nous côtoyons, elle transforme la vie des autres comme la nôtre.

 

« Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère ». Forts d’une telle invitation, les chrétiens auraient tôt fait de se transformer en donneurs de leçons qui diraient aux autres ce qui est bien ou mal. Mais pour Jésus la correction fraternelle s’exerce d’abord dans la communauté des chrétiens. Le Christ nous parle du péché des frères parce qu’il sait bien qu’aucun de nous n’est à la hauteur de la tâche à accomplir. Nous avons besoin d’être stimulés par les autres. Nous ne sommes pas seuls au monde. La vie et le bonheur de l’autre nous tiennent à cœur.

 

Etre responsable de ses frères revient en fait à reconnaître que nous avons en nous un trésor à porter généreusement autour de nous. Ce trésor, c’est le Christ présent au milieu des croyants réunis en son nom. « Quand deux au trois sont réunis en mon nom, dit Jésus, je suis là au milieu d’eux ». C’est l’acte de foi que nous posons : le Christ transforme les cœurs, les nôtres et ceux de nos frères.

 

Jean-Christophe MEYER

 

 


Samedi 6

Septembre

St Bertrand

SAINTE ANNE  à 14h30 : Salle Jean XXIII, réunion Foi et Lumière

KOEKING à 17h00 : Mariage de Jérôme LEGUEBE et Marie SCHERSCHEL

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée

[ Henriette BEGHIN ]

 

ANNONCES DU DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2008 AU DIMANCHE 14 SEPTEMBRE 2008

 

 

 

 

 

 

Dimanche 7

Septembre

 

 

23ème Dimanche Ordinaire

 

 

KOEKING à 9h15 : Messe dominicale - [ Fam. DUC-CONRADT-STAR - Fam. MELINGER-HAMEN - Emile OESTREICHER - Mathias et Marie JOST -  Intention particulière ]

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale - [ Famille SCHWALLER-WAX -

Défunts fam. CUISINIER-DESALME et leurs enfants - Albert MORONVAL -Famille LAGLASSE et Hélène BARTHELEMY - Roger CROUVOISIER - Anita FOUS - Action de grâces pour 38 ans de mariage - Action de grâces]

La quête de ce jour sera versée aux services diocésains d’enseignement religieux et de la catéchèse.

NOTRE DAME à 11h30 : Baptêmes de Tristan LAHSENE et

Camille TEMPORALE

 

Lundi 8 Septembre

 

Nativité de la Vierge Marie

SAINTE ANNE à 16h30 : Salle Saint Vincent réunion Saint Vincent de Paul

EPIS D’OR à 17h00 : Messe                                                 SAINTE ANNE  à 17h00 : Prière du chapelet à la chapelle   

 NOTRE DAME 15h00 : Enterrement de Marie Thérèse LIST

NOTRE DAME à 20H15 : au presbytère, rencontre de l’EAP           

 

           

 

Mardi 9

Septembre

St Alain

NOTRE DAME à 17h40 : Prière du chapelet                             NOTRE DAME 18h15 : Messe [ Défunts de nos paroisses ]

 

 

Mercredi 10

Septembre Ste Inès

MANOM à 9h30 : Messe                                               

NOTRE DAME à 20h15 : A la chapelle, Exercices « Ignatiens Prière et Vie »

 

 

Jeudi 11

SAINTE ANNE à 9h00 : Messe à la chapelle                          

                                

Vendredi 12

Septembre

 

GARCHE à 9h00 : Messe                                                             

NOTRE DAME à 18h15 : Messe - [ René MARANGONI ]

 

 

 

Samedi 13

Septembre

St Jean Chrysostome

MANOM à 17h00 : Mariage de Mickaël GARAU et Virginie PAGLIARULO

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée

 

 

 

 

Dimanche 14

Septembre

 

 

La Croix Glorieuse

MANOM à 9h15 : Messe dominicale - [ René et Jérémy SCHWEITZER -  Famille SCHWEITZER - Elisabeth SCHONNE ]

GARCHE à 10h30 : Messe dominicale [Jean CRIDEL et fam MAX-KARCHE- Jean et Madeleine TERVER et Aloyse et Alice RACK - Fam. MOSCHETTA -  Guiguite KINTZINGER et fam. KINTZINGER-FRANTZ - Gérard DUC ]

Fête paroissiale de Garche-Koeking. Messe à Garche suivie de l’apéro et du repas paroissial auquel vous êtes tous invités !

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale - [ Virginie et Adrien THIL - Fam. OURY-BERNARD - Dino MANCINI - Nicolas et Germaine LETIENNE - Jean Marie REISER et famille REISER-TEITEN-SIRET - Thérèse PEIFFER - Marcel FICHTER (anniversaire) - Défunts de la famille LAUER-JACQ ]

SAINTE ANNE à 11h45 : Baptêmes de Romain HAMMERSCHMITT et de Lucie NEIS

 

Nous avons accompagné dans la Paix de Dieu :

à NOTRE DAME : Monsieur Raymond JOST

à SAINTE ANNE : Monsieur Léopold LAMBOLEZ

 

 


SCOUTS UNITAIRES DE FRANCE

 

Le calendrier nouveau est arrivé ! Les Scouts Unitaires de France vous proposent 12 mois de bouilles réjouies au prix de 5 euros.

La vente aura lieu le samedi 20 septembre 2008 à la sortie de la messe à l'église Sainte Anne et le dimanche 21 septembre 2008 à la sortie de la messe à l'église Notre-Dame.

Merci de l'accueil que vous leur réserverez.

 

La rentrée des scouts aura lieu le samedi 20 septembre 2008 à 14h30 derrière l'église Notre Dame.

Tu as au moins huit ans ? Viens nous rejoindre et vivre l'Aventure tout au long de l'année.

Tu as au moins dix sept ans,  tu as soif d'engagement et tu veux participer à l'éducation de jeunes ou d'enfants ? Rejoins la communauté des chefs !

 

Pour plus d’informations, vous pouvez appeler le : 06-62-74-82-81

 

INSCRIPTION A LA CONFIRMATION

 

Il y a quelques années, tu as fait ta première communion… Maintenant, tu as grandi…

Tu es en 4ème, tu as 13-14 ans ou plus… De nouvelles questions se posent à toi…

C’est l’occasion d’en parler avec des jeunes de ton âge et de te préparer à faire ta profession de foi et ta confirmation.

Si tu veux en savoir plus, donne nous tes coordonnées et nous te contacterons…

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NOM : -----------------------------   Prénom : ---------------------------------

 

Adresse : ------------------------------------------------------------------------

 

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Téléphone : ----------------------------------------------------------------------

 

Coupon à renvoyer à :-----------------------------------------------------------

                                   Jean-Christophe MEYER Paroisse Saint Maximin

                                  3, place de l’Eglise 57100 THIONVILLE

 

Rencontre des parents pour l’inscription à la confirmation à la salle Saint François le Mardi 23 septembre à 18h00

 

 

RAPPELS

 

 BATIR ENSEMBLE

       Nous voulons réaliser un immense patchwork pour notre

Communauté de Paroisses. Par famille, par groupe ou par

personne, nous vous invitons à exprimer ce qu’est pour vous

la « Fraternité »

Sur  un morceau de tissu non élastique découpé de 15cm x 15cm.

Tout en laissant une marge de 1cm autour pour la couture, vous  décorez ce carré par un mot, un dessin, une broderie ou bien une phrase …et vous pouvez y ajouter votre ou vos prénom(s).

Tous ces carrés seront cousus ensemble et formeront un magnifique Patchwork.

Pensez à déposer vos carrés de tissu chef-d’œuvre dans les boites à lettre des presbytères.  Faites passer l’information à vos amis quelques soient leurs convictions religieuses ou philosophiques. La fraternité, c’est l’affaire de tous.

 

LIRE L’EVANGILE DE SAINT MARC

     Proposez à vos amis de lire l'Evangile avec vous. Formez un groupe de 7 personnes maximum. Vous vous réunirez environ une fois par mois d’octobre 2008 à juin 2009. Un petit livret est sur le point d’être disponible dans vos paroisses.

Pour l’instant nous invitons les animateurs(trices) des groupes à déposer la liste des participants aux presbytères. Cela permettra à l’équipe :

Jeanine RIES  3 ruelle aux moines 57100 GARCHE                         

Françoise RECH    Email    françoise_rech@yahoo.fr  Tél  06 10 60 80 15 

Robert COLLIER   11  rue Jean Wéhé 57100 THIONVILLE

                                Emai : COLLIERRb@aol.com  Tél  06 07 14 95 96

Marie Jo KARMERE 75 rue de la Grange 572100 MANOM  Tél 03 82 53 06 81

de coordonner cette initiative diocésaine sur notre communauté de paroisses. Merci

 

 

ESPERANCE

 

Mais l'espérance, dit Dieu, voilà ce qui m'étonne moi-même ça c'est  étonnant. Que ces pauvres enfants voient comme tout ça se passe et  qu'ils croient que demain ça ira mieux, qu'ils voient comme ça se passe aujourd'hui et qu'ils croient que ça ira mieux demain matin, ça, c'est étonnant et c'est la plus grande merveille de notre grâce et j'en suis étonné moi-même. Et il faut que ma grâce soit en effet d'une force incroyable et qu'elle coule d'une source et comme un fleuve inépuisable. Quelle ne faut-il pas que soit ma grâce et la force de ma grâce pour que cette petite espérance, vacillante au souffle du péché, tremblante à tous les vents, anxieuse au moindre souffle, soit aussi invariable, se tienne aussi fidèle, aussi droite, aussi pure ; et invincible, et immortelle, et impossible à éteindre ; que cette petite flamme du sanctuaire qui brûle éternellement dans la lampe fidèle, une flamme tremblotante a traversé l'épaisseur des mondes. Une flamme vacillante a traversé l'épaisseur des temps. Une flamme anxieuse a traversé l'épaisseur des nuits. Une flamme impossible à atteindre, impossible à éteindre au souffle de la mort.                                                                          

                                                                                  Charles Péguy

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 17:58

 


Samedi

30 Août

GARCHE à 17h00 : Mariage de Alexandre BRAS et Carole SINGER        St Fiacre

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée - [ Gilbert LADENER ]

ANNONCES DU DIMANCHE 31 AOUT 2008 AU DIMANCHE 7 SEPTEMBRE 2008

 

Dimanche

31 Août

 

22ème Dimanche  ordinaire

Fête de la Saint Fiacre

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale - [ Camille et Mathilde PERRIER -

Hugo KAUFFMANN et sa sœur - Alain GALLAND - Félix SCHNOERING -

Irma et Louis HOUNCHERINGER - Isabelle KOZIURA née LUDWIG -

Jacques HENRI, Paul DIEU et Thérèse NGYEN - Anselme CARLOTTI ]

SAINTE ANNE à 11h45 : Baptême de Sacha DEHLINGER

Lundi 1er Septembre

St Gilles

NOTRE DAME à 15h00 : Enterrement de Monsieur Raymond JOST        

EPIS D’OR à 17h00 : Messe                                                                   

 SAINTE ANNE  à 17h00 : Prière du chapelet à la chapelle                                        

 

Mardi 2

Septembre

  Ste Ingrid                                                                 

NOTRE DAME à 17h00 : Au presbytère, réunion ACAT

NOTRE DAME à 17h40 : Prière du chapelet                                     

NOTRE DAME 18h15 : Messe [ Famille ANDRE-EVRARD-CLODOT ]

Mercredi 3

Septembre

MANOM à 9h30 : Messe -                                                     St Grégoire le Grand

NOTRE DAME à 20h00 : Au presbytère, rencontre démarches baptême adultes                                                                 

Jeudi 4

SAINTE ANNE : Messe à la chapelle                                                   Ste Rosalie

 

 

Vendredi 5

Septembre

 

 

 

Ste Raïssa

GARCHE à 9h00 : Messe -

NOTRE DAME à 17h00 : Exposition du Saint Sacrement et confessions

NOTRE DAME à 18h15 : Messe - [ André, Reine et Marie José CAUSSé - Marthe et Robert CUISINIER ]

NOTRE DAME à 20h00 : Répétition de la chorale Saint François à l’église

La chorale reprend ses activités. Bienvenus à tous ceux qui voudraient rejoindre les choristes

Samedi 6

Septembre

St Bertrand

SAINTE ANNE  à 14h30 : Salle Jean XXIII, réunion Foi et Lumière

GARCHE à 17h00 : Mariage de Jérôme LEGUEBE et Marie SCHERSCHEL

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée - [ Henriette BEGHIN ]

 

 

 

Dimanche 7

Septembre

 

 

23ème Dimanche ordinaire

KOEKING à 9h15 : Messe dominicale - [ Fam. DUC-CONRADT-STAR - Famille MELINGER-HAMEN - Emile OESTREICHER - Mathias et Marie JOST Intention particulière ]

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale - [ Famille SCHWALLER-WAX -

Défunts famille CUISINIER-DESALME et leurs enfants - Albert MORONVAL -

Famille LAGLASSE et Hélène BARTHELEMY - Roger CROUVOISIER -

Anita FOUS - Action de grâce pour 38 ans de mariage ]

La quête de ce jour sera versée aux services diocésains d’enseignement religieux et de catéchèse.

NOTRE DAME à 11h30 : Baptêmes de Tristan LAHSENE et

Camille TEMPORALE

Nous avons accompagné dans la Paix de Dieu :

à NOTRE DAME : Mr Jean Paul GLAUDE, Mr Renzo BRAMANTE,

Mr Gaston SCHOCKMIEN, Mr Joseph PEIFFER et Mme Angèle OTTEMER


 


 


                                                   Fête de quartier de la Saint Fiacre

L’association amicale « les amis de Saint François » de   Thionville organise le samedi 30 août, à partir de 17h00, et toute la journée du dimanche 31 août, la fête de la Saint Fiacre, derrière l’église Notre-Dame de l’Assomption, place Saint François à Thionville.

Deux jours d’animation non-stop seront proposés ; deux jours de fête pour un moment de détente en famille, avec pour les plus jeunes : manège, stand de maquillage, pêche miraculeuse, loterie, tir, jeux divers… et pour les moins jeunes : brocante, vente de vêtements d’occasion, vente de vêtements faits main (tabliers, coussins, broderie, layette…)

Une vente de livres à petits prix est également mise en place : policiers, romans, BD… stand découverte des abeilles et du miel avec dégustation gratuite, loterie, tombola, fleurs, tir…

Vous pouvez également déguster sous le chapiteau : langue de bœuf, tête de veau ou encore cochon de lait. Sans oublier le pain de campagne et son jambon, les saucisses et pour les plus gourmands : pâtisserie, gaufres, barbe à papa, champagne, bière du tonneau…

 

———————————————————————————————————————————-

PELERINAGE

A Notre-Dame de Lourdes, à l’occasion de la fête de la Nativité de la Vierge Marie,

en l’église Sainte Barbe d’Uckange, le dimanche 7 septembre 2008

                - 10h30 : messe

                - 15h00 : office marial

 

 

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 01:36

Dimanche 17 Août 2008 -  20ème dimanche ordinaire

 

 

Samedi

16 Août

St Armel

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée

[ Lucien PRETEUX - Stanislas WODECKI ]

 

ANNONCES DU DIMANCHE 17 AOUT 2008

AU DIMANCHE 24 AOUT 2008

 

 

 

 

 

Dimanche

17 Août

 

20ème Dimanche ordinaire

GARCHE à 9h15 : Messe dominicale

[ Antoinette LUSSO et son fils Ignace -  Guiguite KINTZINGER et famille KINTZINGER-FRANTZ - Josiane MANGIN - Famille TRAP-TERVER - Intention particulière ]                   

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale

[ Jean et Anne MAY ]

 

Lundi

18 Août

Ste Hélène

EPIS D’OR à 17h00 : Messe                                                                                                                    

SAINTE ANNE  à 17h00 : Prière du chapelet à la chapelle

 

 

 

Mardi

19 Août

St Jean Eudes                                                                 

NOTRE DAME à 17h40 : Prière de chapelet                                     

 

NOTRE DAME 18h15 : Messe [ Fam. LAGLASSE et Hélène BARTHELEMY - Famille MAIRE-MELLINGER - Denise et Bernard BALL

Mercredi

20 Août

St Bernard

MANOM à 9h30 : Messe                                                                     

Jeudi

21 Août

St Pie X

 SAINTE ANNE à 9h00 : Messe à la chapelle

 

 

 

 

Vendredi

22 Août

La Vierge Marie Reine

GARCHE à 9h00 : Messe -

NOTRE DAME à 18h15 : Messe - [ Humbert MORNARD, Monique POCHET et Monique ORBAN ]

 

                                 

Samedi

23 Août

 

Ste Rose de Lima

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée [Fam. HARTZ-MITON]

NOTRE DAME à 15h30 :

 Mariage de Thomas SPRLAK et Claire MORNARD

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche

24 Août

 

 

 

21ème Dimanche ordinaire

 

MANOM à 9h15 : Messe dominicale

[ Famille ZIMMER-LISCH ]                   

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale

 [ Fam. CHARFF - Ernest BACK ]

 

MANOM à 11h45 :

Baptêmes de Noémie BARTH, Eloïne FAIVRE,

Clément KRETTNICH, Lucas MANCINO et Camille SCHERSCHEL

 

NOTRE DAME à 15h00 :

Baptêmes de Aurore ALISSE-RODRIGUEZ et

Adan SIMOUNET

 

Il meurt lentement

 

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude,

répétant chaque jour le même parcours,

celui qui ne change pas le rythme de ses pas,

celui qui ne risque rien et ne change pas la couleur de ses vêtements,

celui qui ne parle pas avec l’inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite une passion,

celui qui préfère le noir au blanc, les points sur les « i » aux émotions touffues,

celles-là mêmes qui font briller les yeux,

celles qui transforment un bâillement en sourire,

celle qui font battre le cœur face aux erreurs et aux sentiments.


Lentement meurt celui qui ne renverse pas les tables,

celui qui est malheureux à son travail,

celui qui ne risque pas ses certitudes contre des incertitudes pour suivre un rêve,

celui qui ne se permet pas au moins une fois dans sa vie de fuir devant les conseils avisés.

Lentement meurt celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique, celui qui ne trouve pas la grâce en lui-même.

Lentement meurt celui qui détruit le vrai amour, celui qui ne se laisse pas aider ;

celui qui passe des jours à se lamenter de sa propre malchance

ou de la pluie incessante.

Lentement meurt celui qui abandonne un projet avant de l’avoir commencé,

celui qui ne pose pas de questions sur les sujets qu’il ne connaît pas,

celui qui ne répond pas quand on lui demande quelque chose qu’il connaît.

Nous évitons la mort, à petites doses, en nous souvenant sans cesse qu’être vivant est un effort qui va bien au delà du simple fait de respirer.
Seulement l’ardente patience nous permettra d’atteindre la joie splendide.

                                                                                          

Auteur : Pablo NERUDA

 

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 16:05

Dimanche 10 Août 2008

 


Samedi

9 Août

Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée - [ Roman et Stanislawa FOFFMANN ]

 

NOTRE DAME à15h30 : Mariage de Francis HINTERHOLZ et Gabrielle ALEXANDRE

 

 

ANNONCES DU DIMANCHE 10 AOUT 2008 AU DIMANCHE 17 AOUT 2008

 

 

 

 

 

 

Dimanche

10 Août

 

 

 

19ème Dimanche ordinaire

 

KOEKING à 9h15 : Messe dominicale - [ Aloyse FRANCK (anniversaire) - Emile OESTREICHER ]

MANOM à 9h15 : Messe dominicale - [ Michel et Laurence TOMAIUOLO ]

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale -[Fam. POUGUE - Sœur Catherine - Monique ORBAN ]

MANOM à 11h45 : Baptême de Jules TALBOT

 

SAINTE ANNE à 11h45 : Baptême de Jade Chloé ROUGEMONT-WOLFF

 

Lundi

11 Août

EPIS D’OR à 17h00 : Messe                                                         Ste Claire

                                                 

SAINTE ANNE  à 17h00 : Prière du chapelet à la chapelle

 

Mardi

12 Août

NOTRE DAME à 17h40 : Prière du                               Ste Clarisse  chapelet                                                              

NOTRE DAME 18h15 : Messe [ Défunts de nos paroisses ]

 

 

 

 

Mercredi

13 Août

MANOM à 9h30 : Messe -                                     St Pontien et StHippolyte

 

NOTRE DAME à 14h15 : Au presbytère, rencontre du groupe de prière Emmaüs

 

NOTRE DAME à 20h00 : A l’église, répétition de la chorale Saint François

 

Jeudi

14 Août

St Maximilien-Marie Kolbe

 SAINTE ANNE à 18h30 : Messe de l’Assomption de la Vierge Marie              

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi

15 Août

KOEKING à 9h15 : Messe -                               Assomption de la Vierge Marie
                                       
                                                               

GARCHE à 10h30 : Messe - [ Josiane MANGIN ]

NOTRE DAME à 10h30 : Messe - [ Famille ANDRE-EVRARD-CLODOT - Marie SOUMAN et son petit fils Jean Michel SCHAEFER - Marie SONDAG ]

La quête de ce jour sera versée aux séminaires diocésains

 

MANOM à 20h00 : Veillée mariale suivie de la procession à la statue de Notre-Dame des Vocations

 

Samedi

16 Août

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée - [ Lucien PRETEUX - Stanislas WODECKU ]

 

Dimanche

17 Août

20ème Dimanche ordinaire



GARCHE à 9h15 : Messe dominicale - [ Antoinette LUSSO et son fils Ignace -  Guiguite KINTZINGER et famille KINTZINGER-FRANTZ - Josiane MANGIN - Famille TRAP-TERVER ]                   

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale -[ Jean et Anne MAY ]


 


Vente de billets de tombola de la Saint Fiacre, au presbytère Notre-Dame, la semaine pendant les heures de permanence et à la sortie des messes les 3 - 10 - 15 et 17 août.

2 euros le billet  -  15 euros le carnet avec 1 billet gagnant par carnet


------------------------

 

Béatitudes pour notre temps…

 

Heureux es-tu

si l’argent, le confort et tous les biens ne sont pas ton unique souci,

ni les seules richesses de ta vie. Alors s’ouvrira la porte de ton cœur

aux trésors d’humanité qu’il te reste à découvrir

et à faire fructifier, pour le bonheur de tous.

 

               Heureux es-tu

                si tu fermes la route à la violence et à l’instinct de    dominer tes semblables.

                Alors s’ouvrira la porte de ton cœur

                à la force de la douceur et de la maîtrise de soi

                et tu entreras en harmonie avec ta foi au Christ.

 

                     Heureux es-tu

                si la faim, la soif de justice restent brûlantes en toi

                et font monter ta révolte devant les injustices.

                Alors s’ouvrira la porte de ton cœur

                et tu combattras tous les esclavages

                de tes frères et de tes sœurs c’est là que tu trouveras le pain qui rassasie.

 

                     Heureux es-tu

                si tu résistes au réflexe de condamner quiconque

                en raison de ses faiblesses, de ses erreurs ou de ses fautes.

                Alors s’ouvrira la porte de ton cœur

                et tu connaîtras la joie de ne pas juger et d’être toi-même pardonné.

 

                     Heureux es-tu

                si tu te compromets au service de la paix

                et si tu t’engages à la bâtir durablement.

                Alors s’ouvrira la porte de ton cœur

                et tu seras appelé frère des hommes et fils de Dieu

 

                     Heureux es-tu

                si tu acceptes de risquer ta vie pour la justice et la vérité

                à l’image de Jésus de Nazareth. Alors s’ouvrira la porte de ton cœur

                et tu entendras, dans le secret, montant de l’infini

                le chant nouveau du Royaume qui vient.

Claude BERNARD

 


 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 19:48

 

 


Samedi

2 Août

St Julien

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée

[ Denise VINTER ]

 

ANNONCES DU DIMANCHE 3 AOUT 2008

AU DIMANCHE 10 AOUT 2008

 

 

 

 

 

 

Dimanche

3 Août

 

 

 

 

18ème Dimanche ordinaire

GARCHE à 9h15 : Messe dominicale

[ Rachel HESSE et ses grands parents - François BOSSE Michel BURR - Josiane MANGIN ]

 

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale

[ Hugo KAUFFMANN et sa sœur - Famille SCHEIL-WAGNER - Hermine SCHNEIDER et Yolande BOULOGNE - Albert URY (anniversaire), abbé Alphonse KREMER et leur famille - Action de grâces ]

NOTRE DAME à 11h30 : Baptêmes de :

 Lucy CONICELLA et Ethan HENRION

 

Lundi

4 Août

St Jean-Marie Vianney

EPIS D’OR à 17h00 : Messe                                              

SAINTE ANNE  à 17h00 : Prière du chapelet à la chapelle

 

 

 

Mardi

5 Août

 

Dédicace de la Basilique Ste-Marie Majeure

 

NOTRE DAME à 17h40 : Prière du chapelet                                           

NOTRE DAME 18h15 : Messe [ Défunts de nos paroisses ]

Mercredi

6 Août

Transfiguration du Seigneur

MANOM à 9h30 : Messe

 

 

Jeudi

7 Août

SAINTE ANNE à 9h00 : Messe à la chapelle                                         St Gaétan

  SAINTE ANNE de 20 à 22h00 : Salle Jean XXIII, préparation au baptême

                         

Vendredi

8 Août

GARCHE à 9h00 :                         St Dominique Messe                                                               

NOTRE DAME à 18h15 : Messe

[ Monique COLLIER ]

 

 

 

 

 

Samedi

9 Août

Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix

SAINTE ANNE à 18h30 : Messe dominicale anticipée - [ Roman et Stanislawa FOFFMANN ]

 NOTRE DAME à15h30 : Mariage de Francis HINTERHOLZ et Gabrielle ALEXANDRE

 

 

 

 

 

 

Dimanche

10 Août

 

 

 


19ème Dimanche ordinaire

KOEKING à 9h15 : Messe dominicale

 [ Aloyse FRANCK ]

 MANOM à 9h15 : Messe dominicale

NOTRE DAME 10h30 : Messe dominicale

[Famille POUGUE - Sœur Catherine - Monique ORBAN ]

MANOM à 11h45 : Baptême de Jules TALBOT

 SAINTE ANNE à 11h45 : Baptême

Chloé ROUGEMONT-WOLFF

 

 

 

Vente de billets de tombola de la Saint Fiacre, au presbytère Notre-Dame, la semaine pendant les heures de permanence et à la sortie des messes les 3 - 10 - 15 et 17 août.

2 euros le billet  -  15 euros le carnet avec 1 billet gagnant par carnet.

 

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TOI QUI FAIS TOUTES CHOSES NOUVELLEs

 

Seigneur, toi qui fais toutes choses nouvelles

quand passe le vent de l'esprit,

viens encore accomplir les merveilles aujourd'hui.

Donne-nous la grâce d'une écoute libre,

sans préjugés, sans interprétations hâtives et sans crainte.

Donne-nous de discerner dans la parole des autres

ce qui pourrait être une invitation à inventer, à oser, à créer.

Donne-nous la grâce d'un regard libre et renouvelé

qui ne s'arrête pas à la surface des choses,

qui ne s'arrête pas à l'image que nous avons des autres,

et que n'encombre pas le souci de notre propre image.

Donne-nous la grâce d'une intelligence libre, ouverte, aventureuse,

capable de replacer toutes choses dans un contexte plus large ;

sans esprit de système, sans théories toutes prêtes,

sans désir personnel de s'affirmer, sans désir de puissance.

Donne-nous la grâce d'une parole libre,

qui soit toujours respectueuse des autres ;

donne- nous d'offrir aux autres une présence qui délivre.

Cela nous ne pouvons le recevoir que de Toi.

Donne-nous, pour ce qui est de notre responsabilité,

l'audace de projets ambitieux, et la patience de la mise en œuvre.

Délivre-nous de l'instinct de propriétaire

que nous risquons d'avoir sur les projets que nous formons.

Seigneur, Toi qui fais toutes choses nouvelles,

quand passe le vent de l'esprit,

viens encore accomplir les merveilles aujourd'hui.

 

 

 

 

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 20:19

                                                                                              25 juillet 08 en la fête de Saint Jacques, Apôtre

 

Bonjour

 

Deux jeunes adultes à 3 jours d’intervalle viennent de demander le baptême.

Ils seraient très heureux que d’autres personnes fassent la démarche avec eux.

Alors je vous invite non encore à vous décider, mais à participer à une rencontre.

Hélène et Sébastien nous dirons les raisons de leurs démarches.

Si vous connaissez d’autres personnes qui se posent des questions sur cette démarche

du baptême pour les adultes, vous pouvez aussi les inviter  à cette soirée

qui aura lieu au presbytère Notre Dame de l'Assomption dans le quartier Saint François

Le 3 septembre 2008 à 20 H 00.

 

Profiter bien du soleil, ici ou ailleurs, très cordialement,  Serge

  _________________________  

 

 

Juste un p'tit article du Journal Lacroix  à  la veille de Pâques 2008, donnant quelques données de l'ampleur de la démarche en France.

 

 

2.675 adultes vont être baptisés cette année 2008, soit à peine moins que l'an dernier (2.708), après environ deux ans de préparation à cette cérémonie qui se déroule souvent pendant la vigile pascale.

 

Le Service national de la catéchèse et du catéchuménat de la Conférence ces évêques de France, a présenté mardi 11 mars ses chiffres sur les baptêmes d'adultes, donc tous âgés de plus de 18 ans.

 

La tendance observée les années précédentes se confirme : parmi les nouveaux baptisés, on compte une forte majorité de femmes (69%), 54% d'entre eux ont entre 25 et 40 ans, 24% plus de 40 ans et 22% entre 18 et 40 ans. Ils vivent surtout en milieu urbain et péri urbain (81%). Cette année, 994 catéchumènes habitent l'Ile-de-France.

 

Un bon nombre d'entre eux (43%) sont nés dans des familles de tradition chrétienne, 17% se déclarent "sans religion", 4% viennent de l'islam, 1% du judaïsme, 2% des religions orientales (bouddhisme par exemple), 2% des sectes et 3% de familles où cohabitaient plusieurs religions. Les autres (28%) ne savent pas à quelle tradition religieuse se rattacher.

 

10 007 confirmands

Ces nouveaux catholiques reçoivent en même temps le baptême, la confirmation et l'eucharistie. Mais il y a aussi des adultes, baptisés pendant leur enfance, qui demandent la confirmation. Ils seront 10.007 cette année à confirmer leur engagement dans le catholicisme au cours d'une cérémonie qui se déroule le plus souvent à la Pentecôte.

 

Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Sees (Orne) et membre du Service national de la catéchèse et du catéchuménat, s'est réjoui de cette arrivée régulière de nouveaux chrétiens alors qu'on parle plus souvent du recul de la pratique religieuse : "les catéchumènes sont notre joie, ils démontrent que l'Esprit saint n'a pas déserté notre monde, ils sont notre Eglise de demain", a-t-il dit.

 

Nombre de ces adultes qui décident de se préparer au baptême le font à l'occasion d'un événement personnel (mariage le plus souvent) ou en souvenir d'un grand-parent très pratiquant auquel ils étaient très attachés, a indiqué Mgr Boulanger. Il relève toutefois que beaucoup sont des "blessés de la vie" qui cherchent à donner du sens à leur existence.  

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 11:54

Chers amis,

notre pelerinage a SYDNEY (mettre 2 Y et non un i) s'acheve. Ceci sera le dernier message que je vous enverrai.
Je vous l'envoie depuis l'un des centres commercaux les plus importants de la ville.
Nous avons vecu des moments forts. Et les jeunes sont a la fois epuises et emerveilles par tant de graces et de joies vecues en Eglise. L'Eglise se decouvre particulierement en ce temps de pelerinage.
C'etait tres fort, et une invitation a approfondir sa vie chretienne pour une vie plus juste, plus misericordieuse, dans une marche humble sous le regard de Dieu, comme le rappellent les lectures de ce jour.
De mercredi a vendredi, nous avons vecu les catecheses du matin, qui ont ete tres apprecies (vendredi, c'est Mgr Dubost qui a repondu a la question de la mission qu'a a vivre le chretien aujourd'hui, sous la force de l'Esprit: discours tres ben recu et sans tabou)
Les catecheses etaient suivies ensuite de la messe tres festive.
Mercredi soir, nous avons fait le pelerinage a la cathedrale. Nous avons prie Marie, reine de la Croix du Sud (5 etoiles dans le ciel forment cette croix, uniquement visible depuis ici).
Jeudi nous avons accueilli le Saint Pere, sur le site de Domain, un grand parc dans le centre de Sydney. Plus de 500.000 personnes sur differents sites ont ainsi pu saluer le St Pere.
Le courant passe superbement bien avec les jeunes qui etaient entousiastes. J'ai trouve Benoit XVI beuacoup plus detendu qu'a Cologne. Il saluait, meme parfois au cours des celebrations. On le sentait vraiment a l'aise.
Il est clair qu'il signifie la communion au sein de l'Eglise.
Au nom du Christ, il a rassemble ces milliers de jeunes du monde entier pour celebrer le Seigneur et approfondir la foi.
 Les jeunes l'ont vecu ansi d'abord, avant meme d'approfondir les mots qu'ils nous a laisses, et que je m'empresserai de reprendre a tete reposee, ne connaissant pas bien l'anglais.
La securite a ete importante durant ses deplacements et pour eviter tout attentat sur les differents sites> Nous nous sentions bien proteges. Les aussies (raccourci d'australiens) avaient mis le paquet.
L'organisaton de l'ensemble de ces JMJ a ete la meilleure que j'ai vecue, depuis que je fais les JMJ (ce sont mes cinquiemes depuis Paris)> Chapeau aux australiens pour leur accueil. C'est une Eglise qui a certes des moyens, mais qui est surtout tres impliques sur le plan social: ecoles, hopitaux, maisons pour personnes agees.
L'Eglise est tres implantee localement et a un certan dynamisme, meme si elle vit aussi les difficultes de la secularisation.
L'Australie est un pays compose d'une multitude d'ethnies, ce qui fait un pays tres bigarre au niveau de la population. Il y a notamment une grosse communaute asiatique.
Nous sommes proches aussi de la Coree, et j'ai ete frappe par le nombre de coreens qui avaient fait le voyage pour participer aux JMJ. C'est super de voir des asiatiques partages notre foi.
Vendredi, nous avons participe au chemin de croix a Barangaroo, juste en face du Harbour Bridge et de l'opera de Sydney. Mel Gibson en avait fait la choregraphie. De l'avis de tous, c'est vers les 6 dernieres stations que nous sommes vrament entres dans la priere.
Ce chemin de croix est le plus priant que j'ai vecu. C'etait fort. Le soir, le festival de la jeunesse m'a amene a participer a une immense Worship, genre toplouange en anglais.
Les australiens ont invites de grands groupes qui oeuvrent surtout dans le monde evangelique (Mat Maher, Hillsongs...). Il y avait une ambiance, je vous dis pas.
Enfin, les jeunes etaient emballes, et ca m'a conforte dans le travail que je fais sur Terville. J'espere que notre Eglise decouvrira de plus en plus la force d'evangelisation de la louange.
Samedi matin, nous sommes partis apres la messe vers Ranwick, le Longchamp local. Nous sommes passes sur le Harbour Bridge, le fameux pont qui enjambe la baie de Sydney.
Les foules etaient joyeuses et en traversant la ville, la changer pour un moment, signe pour petit temps de cette eschatologie ou les foules montent vers la Jerusalem nouvelle, dans la joie, la fraternite et le partage.
De nombreux australiens nous saluaient. Nous n'etions pas la pour manifester, ni pour revendiquer, ni meme pour affirmer une quelconque identite catholique. Nous apportions juste la joie que procure notre foi au Christ, et nous la partagions avec tous.
Nous sommes arrives sur le site ou nous nous sommes installes. A partr de 19h00, nous sommes entres dans la veillee, avec le St Pere, tres belle veillee avec ces 200.000 bougies dans la nuit, et l'adoration du St Sacrement pour conclure.
Contrairement a ce que j'ai entendu, la nuit n'a pas ete froide, et personne n'a souffert du froid. Nous etions bien couverts et il n'a pas plu. Evidemment on ne dort pas beaucoup dans cette immense foule qui continue tardivement a feter sa foi.
Le lendemain matin, nous nous sommes reveilles avec les Laudes a 8h00, puis la tres belle messe avec le Saint Pere, qui a ete encore applaudi longuement. Durant la messe, il y a eu des confirmations. Nous etions une maree humaine de 500.000 personnes, ce qui fait le plus grand rassemblement
que l'Australie a connu. N'oublions pas que c'est un pays de 23 millions d'habitants, et qu'il y avait 150.000 pelerins etrangers (on ne drvait pas dire etrangers d'ailleurs).
En tout cas les medias locaux ont tres bien relayes l'evenement et les australiens ont vraiment apprecies ce grand moment.
Prochaine JMJ a Madrid.... il va faire chaud.
Un immense merci au Seigneur et a nos freres d'australie pour les meilleurs JMJ que j'ai vecues.
Nous aurons encore a recevoir et a redonner tout ce qui nous a ete donne.

amities a tous et au revoir

Dominique THIRY+
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Published by Communauté de paroisses de la Sainte Famille - dans JMJ SYDNEY
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