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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 14:40

 

Journée mondiale de la Paix 2011 : Message de Benoît XVI


Texte intégral

ROME, Jeudi 16 décembre 2010 (ZENIT.org) - « Liberté religieuse, chemin de la paix » : c'est le titre du Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix 2011 qui a été présenté ce matin à la presse au Vatican.

 

LIBERTÉ RELIGIEUSE, CHEMIN VERS LA PAIX

 

1. AU DÉBUT D'UNE ANNÉE NOUVELLE, mes vœux voudraient rejoindre tous et chacun ; vœux de sérénité et de prospérité, mais surtout vœux de paix. L'année qui vient de se clôturer a été marquée, elle aussi, malheureusement par la persécution, la discrimination, par de terribles actes de violence et d'intolérance religieuse.

Je pense en particulier à la chère terre d'Irak qui, dans sa marche vers une stabilité et une réconciliation tant souhaitées, continue à être une scène de violences et d'attentats. Viennent à la mémoire les récentes souffrances de la communauté chrétienne, et tout particulièrement le lâche attentat contre la cathédrale siro-catholique Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Bagdad, où, le 31 octobre dernier, deux prêtres et plus de cinquante fidèles ont été tués, alors qu'ils étaient réunis pour la célébration de la sainte Messe. Et il y eut d'autres attaques les jours suivants, aussi contre des habitations privées, suscitant la peur au sein de la communauté chrétienne et le désir, chez beaucoup de ses membres, d'émigrer pour aller chercher de meilleures conditions de vie. Je les assure de ma proximité et de celle de toute l'Église. Ce sentiment a été concrètement exprimé lors de la récente Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Évêques. Cette Assemblée a adressé un encouragement aux communautés catholiques en Irak et dans tout le Moyen-Orient à vivre la communion et à continuer à offrir un témoignage courageux de foi en ces régions.

Je remercie vivement les Gouvernements qui s'efforcent de soulager les souffrances de ces frères en humanité et j'invite les catholiques à prier pour leurs frères dans la foi qui souffrent violences et intolérances, et à leur manifester leur solidarité. Dans ce contexte, j'ai ressenti de manière particulièrement vive l'opportunité de partager avec vous tous quelques réflexions sur la liberté religieuse, chemin vers la paix. Il est douloureux en effet de constater que, dans certaines régions du monde, il n'est pas possible de professer et de manifester librement sa religion, sans mettre en danger sa vie et sa liberté personnelle. En d'autres points du monde, il existe des formes plus silencieuses et plus sophistiquées de préjugés et d'opposition à l'encontre des croyants et des symboles religieux. Les chrétiens sont à l'heure actuelle le groupe religieux en butte au plus grand nombre de persécutions à cause de leur foi. Beaucoup subissent des offenses quotidiennes et vivent souvent dans la peur à cause de leur recherche de la vérité, de leur foi en Jésus Christ et de leur appel sincère afin que soit reconnue la liberté religieuse. Tout cela ne peut être accepté, parce que cela constitue une offense à Dieu et à la dignité humaine ; de plus, c'est une menace à la sécurité et à la paix, et cela empêche la réalisation d'un réel développement humain intégral.

C'est en effet dans la liberté religieuse que se trouve l'expression de la spécificité de la personne humaine, qui peut ainsi ordonner sa vie personnelle et sociale selon Dieu : à Sa lumière se comprennent pleinement l'identité, le sens et le but de la personne. Nier ou limiter de manière arbitraire cette liberté signifie cultiver une vision réductrice de la personne humaine ; mettre dans l'ombre le rôle public de la religion signifie engendrer une société injuste, puisque celle-ci n'est pas en harmonie avec la vraie nature de la personne humaine ; cela signifie rendre impossible l'affirmation d'une paix authentique et durable de toute la famille humaine.

J'exhorte donc les hommes et les femmes de bonne volonté à renouveler leur engagement pour la construction d'un monde où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi, et de vivre leur amour pour Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de tout leur esprit (cf. Mt 22,37). Voilà le sentiment qui inspire et guide le Message pour la XLIVème Journée Mondiale de la Paix, consacré au thème : Liberté religieuse, chemin vers la paix.


Le droit sacré à la vie et à une vie spirituelle

2. Le droit à la liberté religieuse s'enracine dans la dignité même de la personne humaine, dont la nature transcendante ne doit être ni ignorée ni négligée. Dieu a créé l'homme et la femme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1,27). C'est pour cela que chaque personne a le droit sacré à une vie intègre aussi du point de vue spirituel. Sans la reconnaissance de son être spirituel, sans l'ouverture au transcendant, la personne humaine se replie sur elle-même, et elle n'arrive pas à trouver des réponses aux interrogations de son cœur sur le sens de la vie et à conquérir des valeurs et des principes éthiques durables. Elle ne peut donc même pas réussir à expérimenter une authentique liberté et à développer une société juste.

La Sainte Écriture, en harmonie avec notre propre expérience, révèle la valeur profonde de la dignité humaine : « A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu'est donc le mortel, que tu t'en souviennes, le fils d'Adam, que tu le veuilles visiter ? A peine le fis-tu moindre qu'un dieu ; tu le couronnes de gloire et de beauté, pour qu'il domine sur l'œuvre de tes mains ; tout fut mis par toi sous ses pieds » (Ps 8, 4-7).

Devant la sublime réalité de la nature humaine, nous pouvons faire l'expérience du même émerveillement que le psalmiste. Elle se manifeste comme ouverture au Mystère, comme capacité de s'interroger en profondeur sur soi-même et sur l'origine de l'univers, comme intime résonnance à l'Amour suprême de Dieu, principe et fin de toutes choses, de toute personne et de tous les peuples. La dignité transcendante de la personne est une valeur essentielle de la sagesse judéo-chrétienne, mais grâce à la raison, elle peut être reconnue par tous. Cette dignité, comprise comme une capacité de transcender sa propre matérialité et de rechercher la vérité, doit être reconnue comme un bien universel, indispensable pour la construction d'une société orientée vers la réalisation et la plénitude de l'homme. Le respect des éléments essentiels de la dignité de l'homme, tels que le droit à la vie et le droit à la liberté religieuse, est une condition de la légitimité morale de toute norme sociale et juridique.


Liberté religieuse et respect mutuel

3. La liberté religieuse est à l'origine de la liberté morale. En effet, l'ouverture à la vérité et au bien, l'ouverture à Dieu, qui est enracinée dans la nature humaine, confère une pleine dignité à chaque personne et elle est garante d'un respect mutuel et plénier entre les personnes. C'est pourquoi la liberté religieuse doit être comprise non seulement comme une absence de la coercition, mais d'abord comme une capacité d'ordonner ses choix selon la vérité.

Il existe un lien infrangible entre liberté et respect ; car, « la loi morale oblige tout homme et tout groupe social à tenir compte, dans l'exercice de leurs droits, des droits d'autrui, de leurs devoirs envers les autres et du bien commun de tous ».

Une liberté ennemie ou indifférente à l'égard de Dieu finit par se nier elle-même et ne garantit pas le plein respect de l'autre. Une volonté qui se croit radicalement incapable de rechercher la vérité et le bien n'a plus de raisons objectives ni de motifs pour agir, sinon ceux que lui imposent ses intérêts momentanés et contingents, elle n'a pas « une identité » à conserver et à construire en opérant des choix vraiment libres et conscients. Elle ne peut donc revendiquer le respect de la part d'autres « volontés », elles aussi détachées de leur être plus profond et qui, de ce fait, peuvent faire valoir d'autres « raisons » ou même aucune « raison ». L'illusion que l'on puisse trouver dans le relativisme moral la clé d'une coexistence pacifique, est en réalité l'origine des divisions et de la négation de la dignité des êtres humains. On comprend alors qu'il soit nécessaire de reconnaître une double dimension dans l'unité de la personne humaine : la dimension religieuse et la dimension sociale. A cet égard, il est inconcevable que des croyants « doivent se priver d'une partie d'eux-mêmes - de leur foi - afin d'être des citoyens actifs ; il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits ».


La famille, école de liberté et de paix

4. Si la liberté religieuse est chemin vers la paix, l'éducation religieuse est une route privilégiée pour donner aux nouvelles générations la possibilité de reconnaître en l'autre un frère et une sœur, avec qui marcher ensemble et collaborer pour que tous se sentent comme les membres vivants d'une même famille humaine, au sein de laquelle personne ne doit être exclu.

La famille fondée sur le mariage, expression d'une union intime et d'une complémentarité entre un homme et une femme, s'insère dans ce contexte comme première école de formation et de croissance sociale, culturelle, morale et spirituelle des enfants, qui devraient toujours trouver dans leur père et leur mère les premiers témoins d'une vie orientée vers la recherche de la vérité et de l'amour de Dieu. Les parents eux-mêmes devraient être toujours libres de transmettre, sans entraves et de manière responsable, leur patrimoine de foi, de valeurs et de culture à leurs enfants. La famille, première cellule de la société humaine, reste le milieu primordial de formation pour des relations harmonieuses à tous les niveaux de la convivialité humaine, nationale et internationale. Nous trouvons ici la route à suivre avec sagesse pour construire un tissu social solide et solidaire, pour préparer les jeunes à prendre leurs propres responsabilités dans la vie, au sein d'une société libre, dans un esprit de compréhension et de paix.


Un patrimoine commun

On pourrait dire que, parmi les droits et les libertés fondamentaux enracinés dans la dignité humaine, la liberté religieuse jouit d'un statut spécial. Quand la liberté religieuse est reconnue, la dignité de la personne humaine est respectée à sa racine même, et l'ethos et les institutions des peuples se consolident. A l'inverse, quand la liberté religieuse est niée, quand on essaie d'empêcher de professer sa religion ou sa foi et de vivre en conformité avec elles, la dignité humaine est lésée, et de cette manière se trouvent menacées la justice et la paix, lesquelles se fondent sur l'ordre social juste qui s'édifie à la lumière de la Vérité Suprême et du Souverain Bien.

En ce sens, la liberté religieuse est aussi un acquis de civilisation politique et juridique. C'est un bien essentiel : toute personne doit pouvoir exercer librement le droit de professer et de manifester individuellement ou de manière communautaire, sa religion ou sa foi, aussi bien en public qu'en privé, dans l'enseignement et dans la pratique, dans les publications, dans le culte et dans l'observance des rites. Elle ne devrait pas rencontrer d'obstacles si elle désire, éventuellement, adhérer à une autre religion ou n'en professer aucune. En ce domaine, la règlementation internationale se révèle emblématique et est un exemple essentiel pour les États, en ce qu'elle ne permet aucune dérogation à la liberté religieuse, sauf l'exigence légitime de l'ordre public pénétré par la justice. La règlementation internationale reconnaît ainsi aux droits de nature religieuse le même status que le droit à la vie et à la liberté personnelle, car ils appartiennent au noyau essentiel des droits de l'homme, à ces droits universels et naturels que la loi humaine ne peut jamais nier.

La liberté religieuse n'est pas le patrimoine exclusif des croyants, mais de la famille tout entière des peuples de la terre. C'est l'élément incontournable d'un État de droit ; on ne peut pas la nier sans porter atteinte en même temps à tous les droits et aux libertés fondamentales, puisqu'elle en est la synthèse et le sommet. Elle est « le ‘papier tournesol' qui permet de vérifier le respect de tous les autres droits humains ». Celle-ci favorise l'exercice des facultés plus spécifiquement humaines tout en créant les prémisses nécessaires pour la réalisation d'un développement intégral, lequel concerne de manière unitaire la totalité de la personne en chacune de ses dimensions.


La dimension publique de la religion

La liberté religieuse, comme toute liberté, tout en provenant de la sphère personnelle, se réalise dans la relation avec les autres. Une liberté sans relations n'est pas une liberté achevée. La liberté religieuse ne s'épuise pas non plus dans la seule dimension individuelle, mais elle se met en œuvre dans la communauté dont elle fait partie et dans la société, ceci en cohérence avec l'être relationnel de la personne et avec la nature publique de la religion.

La mise en relation est une composante décisive de la liberté religieuse qui pousse les communautés des croyants à pratiquer la solidarité en vue du bien commun. Dans cette dimension communautaire, chaque personne reste unique et absolument originale, tout en se complétant et en se réalisant pleinement.

On ne peut pas nier la contribution que les communautés religieuses apportent à la société. Nombreuses sont les institutions caritatives et culturelles qui attestent le rôle constructif des croyants pour la vie sociale. D'une importance plus grande encore est la contribution éthique de la religion dans le domaine politique. Elle ne devrait pas être marginalisée ou interdite, mais comprise comme un apport valable à la promotion du bien commun. Dans cette perspective il convient de mentionner la dimension religieuse de la culture, tissée au long des siècles grâce aux contributions sociales et surtout éthiques de la religion. Une telle dimension ne constitue en aucune manière une discrimination vis-à-vis de ceux qui n'en partagent pas la croyance, mais elle renforce plutôt la cohésion sociale, l'intégration et la solidarité.


Liberté religieuse, force de liberté et de civilisation : les dangers de son instrumentalisation

L'instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l'ordre établi, l'accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d'un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés. Le fanatisme, le fondamentalisme, les pratiques contraires à la dignité humaine, ne peuvent jamais trouver une justification, encore moins si cela est accompli au nom de la religion. La profession d'une religion ne peut pas être instrumentalisée, ni imposée par la force. Il faut donc que les États et les diverses communautés humaines n'oublient jamais que la liberté religieuse est une condition de la recherche de la vérité et que la vérité ne s'impose pas par la violence mais par « la force de la vérité elle-même ». En ce sens, la religion est une force positive et propulsive pour la construction de la société civile et politique.

Comment nier la contribution des grandes religions du monde au développement de la civilisation ? La recherche sincère de Dieu a conduit à un plus grand respect de la dignité de l'homme. Les communautés chrétiennes, avec leur patrimoine de valeurs et de principes, ont fortement contribué à la prise de conscience de la part des personnes et des peuples, de leur identité et de leur dignité, de même qu'à la conquête d'institutions démocratiques et à l'affirmation des droits de l'homme ainsi que des devoirs correspondants.

Aujourd'hui encore, dans une société toujours plus mondialisée, les chrétiens sont appelés, non seulement à un engagement civil, économique et politique responsable, mais aussi au témoignage de leur charité et de leur foi, à offrir une contribution précieuse à l'engagement rude et exaltant pour la justice, le développement humain intégral et le juste ordonnancement des réalités humaines. Exclure la religion de la vie publique, c'est enlever à cette dernière un espace vital qui ouvre à la transcendance. Sans cette expérience originelle, orienter les sociétés vers des principes éthiques universels s'avère pénible et il devient difficile de mettre en place des règlements nationaux et internationaux où les droits et les libertés fondamentaux peuvent être pleinement reconnus et mis en œuvre comme se le proposent les objectifs - malheureusement encore négligés ou contredits - de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948.


Un problème de justice et de civilisation : le fondamentalisme et l'hostilité à l'égard des croyants nuisent à la laïcité positive des États

8. La même détermination avec laquelle sont condamnées toutes les formes de fanatisme et de fondamentalisme religieux, doit animer aussi l'opposition à toutes les formes d'hostilité à l'égard de la religion, qui limitent le rôle public des croyants dans la vie civile et politique.

On ne peut oublier que le fondamentalisme religieux et le laïcisme sont des formes spéculaires et extrêmes du refus du légitime pluralisme et du principe de laïcité. Tous deux, en effet, absolutisent une vision réductrice et partiale de la personne humaine, favorisant dans le premier cas, des formes d'intégralisme religieux, et dans le second, de rationalisme. La société qui veut imposer, ou qui, au contraire, nie la religion par la violence, est injuste à l'égard de la personne et de Dieu, mais aussi envers elle-même. Dieu appelle à lui l'humanité dans un dessein d'amour qui, alors qu'il concerne la personne tout entière dans sa dimension naturelle et spirituelle, exige d'y répondre en termes de liberté et de responsabilité, de tout son cœur et de tout son être, individuel et communautaire. La société elle-même, en tant qu'expression de la personne et de l'ensemble de ses dimensions constitutives, doit donc vivre et s'organiser en sorte de favoriser l'ouverture à la transcendance. C'est précisément pour cela que les lois et les institutions d'une société ne peuvent pas être configurées en ignorant la dimension religieuse des citoyens ou au point d'en faire totalement abstraction. Elles doivent se mesurer - grâce à la participation démocratique de citoyens conscients de leur haute vocation - à l'être de la personne afin de pouvoir la seconder dans sa dimension religieuse. N'étant pas une création de l'État, elle ne peut être manipulée par lui ; elle devrait plutôt en recevoir reconnaissance et respect.

Lorsque l'ordonnancement juridique, à tous les niveaux, national et international, permet ou tolère le fanatisme religieux ou antireligieux, il manque à sa mission même qui est de protéger et de promouvoir la justice et le droit de chacun. Ces réalités ne peuvent être abandonnées à l'arbitraire du législateur ou de la majorité, car, comme l'enseignait déjà Cicéron, la justice consiste en quelque chose de plus qu'un simple acte productif de la loi et de son application. Elle implique de reconnaître à chacun sa dignité, laquelle, sans liberté religieuse, garantie et vécue dans son essence, résulte mutilée et lésée, exposée au risque de tomber sous la coupe des idoles, des biens contingents transformés en absolus. Tout cela risque de mener la société à des totalitarismes politiques et idéologiques qui donnent une place exagérée au pouvoir public, tandis que les libertés de conscience, de pensée et de religion sont humiliées ou jugulées, comme si elles pouvaient lui faire concurrence.


Dialogue entre institutions civiles et religieuses

9. Le patrimoine de principes et de valeurs exprimés par une religiosité authentique est une richesse pour les peuples et pour leur ethos. Ce patrimoine parle directement à la conscience et à la raison des hommes et des femmes, il leur rappelle l'impératif de la conversion morale, les incite à cultiver la pratique des vertus et à se rapprocher les uns des autres avec amour, sous le signe de la fraternité, en tant que membres de la grande famille humaine.

Dans le respect de la laïcité positive des institutions étatiques, la dimension publique de la religion doit toujours être reconnue. Dans ce but, il est fondamental que s'instaure un dialogue sincère entre les institutions civiles et religieuses pour le développement intégral de la personne humaine et l'harmonie de la société.


Vivre dans l'amour et dans la vérité

Dans l'univers mondialisé caractérisé par des sociétés toujours plus multi-ethniques et multi-confessionnelles, les grandes religions peuvent représenter un important facteur d'unité et de paix pour la famille humaine. A partir de leurs propres convictions religieuses et de la recherche rationnelle du bien commun, leurs fidèles sont appelés à vivre de manière responsable leur propre engagement dans un contexte de liberté religieuse. Au sein des cultures religieuses variées, s'il faut rejeter tout ce qui est contraire à la dignité de l'homme et de la femme, il est nécessaire, à l'inverse, d'accueillir comme un trésor tout ce qui s'avère positif pour la convivialité civile. L'espace public que la communauté internationale rend disponible pour les religions et pour leur proposition d'une « vie bonne », favorise l'émergence d'une mesure commune de vérité et de bien, ainsi qu'un consensus moral, qui sont essentiels pour une coexistence juste et pacifique. Les leaders des grandes religions, en vertu de leur rôle, de leur influence et de leur autorité dans leurs propres communautés, sont appelés les tout premiers au respect mutuel et au dialogue.

Les chrétiens, pour leur part, sont invités, par la foi même en Dieu, Père du Seigneur Jésus-Christ, à vivre en frères, qui se rencontrent dans l'Eglise et qui collaborent à l'édification d'un monde où les personnes et les peuples ne feront « plus de mal ni de violence [...] car le pays sera rempli de la connaissance du Seigneur, comme les eaux couvrent le fond de la mer » (Is 11,9).


Le dialogue comme recherche en commun

Pour l'Église, le dialogue entre les fidèles des diverses religions représente un instrument important pour collaborer au bien commun avec toutes les communautés religieuses. L'Église elle-même ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les diverses religions. « Elle considère avec un respect sincère ces manières d'agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu'elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu'elle-même tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes ».

Le chemin ainsi indiqué n'est pas celui du relativisme ou du syncrétisme religieux. L'Église en effet « annonce, et elle est tenue d'annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s'est réconcilié toutes choses ». Cela n'exclut pas cependant le dialogue et la recherche commune de la vérité dans divers milieux vitaux, car, selon une expression souvent utilisée par saint Thomas d'Aquin, « toute vérité, qui que ce soit qui la dise, vient de l'Esprit Saint ».

En 2011 sera fêté le 25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix, convoquée en 1986 à Assise par le vénérable Jean-Paul II. A cette occasion, les responsables des grandes religions du monde ont manifesté combien la religion est un facteur d'union et de paix et non de division et de conflits. Le souvenir de cette expérience est un motif d'espérance en un avenir où tous les croyants se sentent et deviennent effectivement artisans de justice et de paix.


Vérité morale dans la politique et dans la diplomatie

La politique et la diplomatie devraient prendre en considération le patrimoine moral et spirituel offert par les grandes religions du monde pour reconnaître et affirmer des vérités, des principes et des valeurs universelles qui ne peuvent être niés sans nier en même temps la dignité de la personne humaine. Mais, dans la pratique, qu'est-ce que cela veut dire promouvoir la vérité morale dans le monde de la politique et de la diplomatie ? Cela signifie agir de manière responsable à partir de la connaissance objective et complète des faits ; cela veut dire déstructurer des idéologies politiques qui finissent par supplanter la vérité et la dignité humaine et veulent promouvoir des pseudo valeurs sous le couvert de la paix, du développement et des droits humains ; cela veut dire favoriser un engagement constant pour fonder la loi positive sur les principes de la loi naturelle. Tout cela est nécessaire et est cohérent avec le respect de la dignité et de la valeur de la personne humaine, respect garanti par les Peuples de la terre dans la Charte de l'Organisation des Nations Unies de 1945, qui présente des valeurs et des principes moraux universels de référence pour les normes, les institutions, les systèmes de coexistence au niveau national et international.


Au-delà de la haine et des préjugés

13. En dépit des enseignements de l'histoire et de l'engagement des États, des Organisations internationales au niveau mondial et local, en dépit des efforts des Organisations non gouvernementales et de tous les hommes et femmes de bonne volonté qui, chaque jour, se dépensent pour la sauvegarde des droits et des libertés fondamentaux, on constate aujourd'hui encore, dans le monde des persécutions, des discriminations, des actes de violence et d'intolérance liés à la religion. En Asie et en Afrique en particulier, les principales victimes sont les membres des minorités religieuses, auxquels il est interdit de professer librement leur religion ou d'en changer, par des intimidations, par la violation des droits et des libertés fondamentaux et des biens essentiels, allant jusqu'à la privation de la liberté personnelle ou même de la vie.

Il existe en outre - comme je l'ai déjà dit - des formes plus élaborées d'hostilité envers la religion, qui, dans les pays occidentaux, se manifestent parfois par le reniement de l'histoire et des symboles religieux dans lesquels se reflètent l'identité et la culture de la majorité des citoyens. Ces attitudes alimentent souvent haine et préjugés et ne sont pas cohérentes avec une vision sereine et équilibrée du pluralisme et de la laïcité des institutions, sans compter qu'elles peuvent empêcher les jeunes générations d'entrer en contact avec le précieux héritage spirituel de leurs pays.

La défense de la religion passe par la défense des droits et des libertés des communautés religieuses. Que les leaders des grandes religions du monde et les responsables des Nations renouvellent donc leur engagement pour la promotion et la sauvegarde de la liberté religieuse, en particulier pour la défense des minorités religieuses, qui ne représentent pas une menace pour l'identité de la majorité, mais représentent au contraire une opportunité de dialogue et d'enrichissement culturel réciproque ! Leur défense est la meilleure manière de renforcer l'esprit de bienveillance, d'ouverture et de réciprocité avec lequel protéger les droits et les libertés fondamentaux dans tous les domaines et toutes les régions du monde.


La liberté religieuse dans le monde

14. Je m'adresse maintenant aux communautés chrétiennes qui souffrent de persécutions, de discriminations, de violences et d'intolérance, particulièrement en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et spécialement en Terre Sainte, lieu choisi et béni par Dieu. Tout en leur renouvelant l'assurance de mon affection paternelle et de ma prière, je demande à tous les responsables d'agir avec promptitude pour mettre fin à toute brimade contre les chrétiens qui habitent dans ces régions. Puissent les disciples du Christ, confrontés aux adversités du moment, ne pas perdre courage, car le témoignage rendu à l'Évangile est et sera toujours signe de contradiction !

Méditons en notre cœur les paroles du Seigneur Jésus : « Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. [...] Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux » (Mt 5, 5-12). Renouvelons donc « l'engagement pris par nous à l'indulgence et au pardon, que nous demandons à Dieu dans le Notre Père, en posant nous-mêmes la condition et la mesure de la miséricorde désirée. En effet, nous prions ainsi : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6, 12) ». La violence ne se vainc pas par la violence. Que notre cri de douleur soit toujours accompagné par la foi, par l'espérance et le témoignage de l'amour de Dieu ! J'exprime aussi le souhait qu'en Occident, spécialement en Europe, cessent l'hostilité et les préjugés à l'encontre des chrétiens qui veulent donner à leur vie une orientation cohérente avec les valeurs et les principes exprimés dans l'Évangile. Que l'Europe apprenne plutôt à se réconcilier avec ses propres racines chrétiennes : elles sont essentielles pour comprendre le rôle qu'elle a eu, qu'elle a et veut avoir dans l'histoire ; elle saura ainsi faire l'expérience de la justice, de la concorde et de la paix, en cultivant un dialogue sincère avec tous les peuples.


La liberté religieuse, chemin vers la paix

15. Le monde a besoin de Dieu. Il a besoin de valeurs éthiques et spirituelles, universelles et partagées, et la religion peut offrir une contribution précieuse dans leur recherche, pour la construction d'un ordre social juste et pacifique au niveau national et international.

La paix est un don de Dieu et en même temps un projet à mettre en œuvre, jamais complètement achevé. Une société réconciliée avec Dieu est plus proche de la paix, qui n'est pas simplement l'absence de guerre, qui n'est pas le simple fruit d'une prédominance militaire ou économique, ni encore moins de ruses mensongères ou d'habiles manipulations. La paix, en fait, est le résultat d'un processus de purification et d'élévation culturelle, morale et spirituelle de chaque personne et chaque peuple, processus dans lequel la dignité humaine est pleinement respectée. J'invite tous ceux qui désirent devenir artisans de paix, et spécialement les jeunes, à se mettre à l'écoute de la voix intérieure qui est en eux, pour trouver en Dieu, le point de référence stable pour la conquête d'une liberté authentique, la force inépuisable pour orienter le monde avec un esprit nouveau, capable de ne pas répéter les erreurs du passé. Comme l'enseigne le Serviteur de Dieu Paul VI, dont la sagesse et la clairvoyance nous ont valu l'institution de la Journée Mondiale de la Paix : « Il faut avant tout donner à la Paix d'autres armes que celles destinées à tuer et à exterminer l'humanité. Il faut surtout les armes morales, qui donnent force et prestige au droit international, à commencer par l'observation des pactes ». La liberté religieuse est une arme authentique de la paix, et elle a une mission historique et prophétique. En effet, elle valorise et fait fructifier les qualités les plus intimes et les potentialités de la personne humaine capables de changer et rendre meilleur le monde. Elle permet de nourrir l'espérance en un avenir de justice et de paix, même devant les graves injustices et les misères matérielles et morales. Puissent tous les hommes et toutes les sociétés, à tout niveau et en tout point de la terre, faire sans tarder l'expérience de la liberté religieuse, chemin vers la paix !


Au Vatican, le 8 décembre 2010.

BENEDICTUS PP XVI

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 10:04

Inscrire son oui dans le oui de Dieu.

 

La création du monde est un « oui » que Dieu prononce en toute liberté. Il aurait pu dire non en toute liberté et rien n’aurait existé. Mais il a dit oui à la lumière, oui au soleil et à la lune, oui aux animaux et aux végétaux, oui à l’homme. Bien peu après, il a vu la bêtise dont pouvait être capable ce dernier, mais il a continué à dire oui. Le roi Achaz préfère s’assurer les alliances militaires en temps de guerre que de se tourner vers le Seigneur. Quand celui-ci voulut intervenir en sa faveur, il répondit « non », par fausse humilité qui cachait sa décision déjà assurée. Mais le Seigneur, sans faire violence à sa liberté, lui répond « oui : tu fausseras sans doute le cours de l’histoire mais un jour, je ferai surgir un enfant qui rétablira les choses ».

Joseph est mis à la même épreuve dans l’évangile. Dira-t-il oui au oui de Dieu, dira-t-il non, Dieu lui-même ne pouvait savoir. Quand il se réveille de son sommeil, il dit oui. Et ce oui est comme une nouvelle création : comme une lumière qui se lève, comme un nouveau soleil qui resplendit, comme la nature qui reverdit au printemps, comme une vie qui reprend…

La création est un oui de Dieu. L’amour, la joie, le bonheur, la paix… sont autant de oui que Dieu continue de prononcer en dépit de nos erreurs, de nos refus, de nos bêtises. L’humanité ne chante, la vie ne renait, le bonheur n’est possible que si nous mettons nos oui dans le oui de Dieu. Comme Marie, comme Joseph, comme Jésus qui nait, comme Jésus qui mourra, tenté par un non au jardin des oliviers mais qui dira « oui ». Comme tant d’hommes et de femmes qui au long de l’histoire et encore de nos jours, savent lui dire « oui ». Pour un monde meilleur, un monde qui soit noël, Dieu reste suspendu à nos réponses… à qui dira « oui » !

Léonard KATCHEKPELE +

 

Vous pouvez télécharger le bulletin paroissial ici. Bon dimanche!!!

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 14:58

SOIREE DE PRIERE POUR LA PAIX 

A l’Eglise Notre Dame à THIONVILLE 

MERCREDI 15 décembre 2010 de  20 H 00 à 21 H 00, comme tous les 3èmes mercredis du mois.

A l’issue de ce temps de prière

nous nous retrouvons au presbytère pour partager notre pique-nique.

 


 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 00:09

12 décembre 2010, 3ème dimanche de l’Avent

Edito

AYEZ DE LA PATIENCE 

  

 

Voilà l'appel de Saint Jacques dans la seconde lecture de ce dimanche. Patience !

Mais sommes-nous vraiment impatient ? Et de quoi ? ...

La Venue du Messie, l'Enfant couché dans l'étable, le Règne de Dieu, la Gloire, l'annonce des prophètes, la Libération du peuple de Dieu... sommes-nous vraiment impatient que cela arrive ?

Alors que dans les rues, les boutiques, à la télé, sur internet, et peut-être chez nous, la fête de Noël est déjà omniprésente par les préoccupations du réveillon, les cadeaux, les cartes de vœux  le sapin, ... bref une certaine débauche de la fête.

Mais personne n'est coupable, car nous tombons naturellement dans ces tentations et ces convoitises. Toutefois, souvenons-nous vraiment du sens de la Nativité, et quelle préparation nous lui donnons. Il est vrai que nous devrions être impatients de voir le Christ, fêter son avènement en cette sainte nuit, au point de ressembler à ces enfants qui sont eux-mêmes impatients d'ouvrir leur paquets renfermant des jouets attendus sur de longues listes. Essayons de faire un peu le vide dans nos esprits et de nous recentrer sur l'essentiel.

Ô combien nous devrions être impatients de nous pencher à notre tour sur la mangeoire et de contempler le Sauveur du monde.

Ô combien nos yeux devraient être fascinés par la lumière qui brille dans l'humble étable.

L'image de cet enfant Jésus nous la connaissons bien par les représentations que l'on en fait dans nos traditionnelles crèches de Noël : il tend les bras vers chacun de nous, et annonce déjà ce geste qui le conduira à la croix ; par cet élan de bras, il nous embrasse et nous redis combien il rejoint notre vie. Et celui qui étend les bras tout enfant, et le même qui étendra les mains sur la croix. Le message est fort : "En attendant la venue du Seigneur, ayez de la PATIENCE". Ceux qui ont attendu le Messie durant des décennies en ont eu de la patience.

Maintenant le Messie est venu et emporte dans son amour toute l'humanité. Chaque année nous recommençons cette attente et fêtons cette naissance.

Mais nous devons le faire avec toujours plus d'impatience finalement ; c'est là que l'exhortation de Jacques aurait plus de sens.

Gardons un esprit de petit enfant auquel nous devons rappeler la patience. Voyez Jean-Baptiste au fond de sa prison pour qui il tarde de savoir si Jésus est le Messie "Ou bien devons-nous en attendre un autre ?"

Alors, soyons fermes, ciblons l'essentiel et le fondement de notre joie de Noël, car la venue du Seigneur est proche !

 

Loïc BONISOLI

 

 

ANIMATIONS POUR LE TEMPS DE L’AVENT

"aux rythmes de l'Esprit"

Animations musicales de 15h à 17h45 dimanche 12 décembre à l'église Saint Maximin avec le groupe de Gérard Muller puis Raphaëlle Garreau de Labarre à l’orgue.

17h45-18h15 : Adoration du Très Saint Sacrement.

 

FETE  DE LA COMMUNAUTE

DE PAROISSES DE LA

SAINTE FAMILLE

Elle aura lieu le 9 janvier 2011 à 10h30 à l’église Notre Dame de Thionville. Il n’y aura durant ce WE du 8 et 9 janvier 2011 qu’un seul office qui rassemblera toute la communauté de la Sainte Famille.

Les différents animateurs : messes des familles, éveil à la foi, chorales, liturgie… se retrouvent mardi soir à 20h15 pour préparer cet événement.

 

SOIREE DE PRIERE POUR LA PAIX

A l’Eglise Notre Dame à THIONVILLE

MERCREDI 15 décembre 2010 de  20 H 00 à 21 H 00, comme tous les 3èmes mercredis du mois.

A l’issue de ce temps de prière

nous nous retrouvons au presbytère pour partager notre pique-nique.

 

 

NOEL 2010

Célébrations à Thionville et environs

 

 

 

 

Vendredi 24 décembre

pour les enfants et leurs familles

18h00              à Notre-Dame

18h00              à Sainte Anne

18h00              à St Pierre

18h00              à Terville

Messes de la Nuit

22h45  à Volkrange

23h00              à Manom

23h00              à St Urbain

23h30              à St Maximin

 

 

Samedi 25 décembre

  9h00     à Beauregard

  9h15    à Koeking 

  9h45              à St Pierre

10h30              à Notre-Dame

10h30              à Garche

10h30     à Veymerange

11h15              à St Maximin

18h30              à St Maximin

 

 Dimanche 26 décembre

Fête de la Sainte Famille

  9h30   à St Urbain

  9h15   à Manom

  9h45              à St Pierre

10h30              à Sainte-Anne

10h30              à Notre Dame

10h45     à Terville

11h15     à St Maximin

18h30   à St Maximin

 

 

CELEBRATIONS 

PENITENTIELLES

Lundi 20 décembre 20h à Terville

Mardi 21 décembre 20h à Notre Dame

Mercredi 22 décembre 15h à Notre Dame

Mercredi 22 décembre 20h à Saint Pierre

 

CONFESSIONS  PERSONNELLES

Samedi 18 décembre

11h-12h   à St Maximin

17h-18h   à St Maximin

17h-18h   à Ste Anne

Mardi 21 décembre

17h-18h   à Notre Dame

17h30-18h30 à Terville

Mercredi 22 décembre

10h           à Manom

11h-12h     à St Urbain

 

Vendredi 24  décembre

15h-17h    à St Maximin

 

 

 

Pour télécharger le bulletin paroissial ''le lien''.  Bon avent

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 11:39

Archiprêtré de Thionville (27 novembre – 4 décembre 2010)

 

Conclusions de la visite pastorale

 

 

 

            La dernière visite pastorale (6-12 février 2006) avait pour principal objectif la mise en place d’une pastorale de la santé cohérente, reposant non seulement sur les prêtres, les diacres et les religieuses, mais aussi sur les fidèles laïcs. Pour parvenir plus facilement à cette fin, avait été programmée une année d’attention aux personnes fragilisées par la maladie, l’âge ou le handicap. La pastorale de la santé demeure cinq ans plus tard l’une des priorités de l’archiprêtré. En visitant l’hôpital Bel Air dans les premières semaines de 2011, je rencontrerai les principaux acteurs de cette pastorale.

 

            D’autres pôles sollicitent à l’heure actuelle l’engagement des chrétiens et de leurs pasteurs. Ils m’ont été présentés lors de la réunion dite d’archiprêtré. J’en confirme la pertinence :

 

  1. rassembler les familles autour de la pastorale de l’enfance déjà existante, la renforcer et l’étendre ;
  2. favoriser l’interculturel et l’interreligieux, promouvoir la pastorale des migrants ;
  3. avoir le souci de tous les jeunes et aller à leur rencontre ; Thionville draine chaque jour de nombreux jeunes : tant l’Enseignement public que l’Enseignement catholique (fortement implanté sur la ville) cherchent à répondre à la diversité de leurs besoins ; Nous avons pour mission de leur proposer la foi ;
  4. enfin, nourrir la vie spirituelle des chrétiens.

 

 

            Prêtres en activité d’âge différent et prêtres retraités animent cette pastorale dans une heureuse harmonie avec les fidèles laïcs, notamment ceux qui ont accepté de s’engager dans les équipes d’animation pastorale. On sent chez tous une grande disponibilité et un authentique désir de se former.

 

            La diaconie des pauvres est prise en charge à la fois par les organismes caritatifs et les organismes non-confessionnels de la Cité. Des deux côtés, des chrétiens sont présents et ils ne manquent pas d’occupation, en cette période de crise économique et sociale qui multiplie le nombre des pauvres. Il serait bienfaisant pour l’archiprêtré que naissent dans les années qui viennent des vocations au diaconat permanent.

 

            La zone de Thionville qui connut naguère ses moments de prospérité économique, n’est pas dépourvue de possibilités (je pense à la Centrale nucléaire de Cattenom que j’ai visitée le 29 novembre avec les prêtres et les animateurs laïcs en pastorale), même si un nombre important de ses habitants doit actuellement se rendre chaque jour pour travailler au Luxembourg. Il faut souhaiter que se confirme ce qui a été entrepris au cours des dernières décennies pour offrir de nouvelles possibilités de travail, notamment aux plus jeunes.

 

            La crise économique dont nous souffrons et qui atteint le monde entier, n’est pas qu’économique, C’est avant tout une crise spirituelle, une crise de sens. D’où vient l’homme ? Où va-t-il ? Que fait-il de la vie que le Créateur lui offre en partage ? Comment se comporte-t-il à l’égard de l’univers créé dont Dieu lui a confié la gérance ? Nous ne pourrons sortir de la crise sans chercher à répondre à ces questions.

 

 

            L’approche de Noël est en général marqué par toutes sortes de messages et de déclarations qui tentent de faire oublier aux hommes la rudesse des temps. Ce n’est ni dans la fuite, ni dans l’oubli que nous ferons provision d’espérance, mais en accueillant le nouveau-né de Bethléem.

 

            Dans mon message de Noël, j’invite à découvrir notre commune appartenance à la même famille humaine, jouissant des mêmes droits dans le partage des biens de la terre. C’est la conscience de notre commune appartenance à une même famille qui fonde pour les chrétiens la conduite à tenir à l’égard de tous ceux qui frappent à la porte de l’Europe occidentale et que nous appelons les migrants.

 

            Dans son Encyclique sociale, Caritas in veritate, Benoît XVI appelle de tous ses vœux « des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun » (n° 71). Il nous faut travailler à l’avènement d’une humanité nouvelle qui fera sienne ce programme tant dans le gouvernement du monde, la direction des entreprises et des finances, que dans l’humble labeur de chaque jour.

 

            Joyeux Noël dans l’espérance !

 

 

 

 fr. Pierre RAFFIN, o.p.

évêque de Metz

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 10:44

         Proche!

 

 

La Parole de Dieu nous ramène au désert, pour y retrouver un personnage aux mœurs un peu rudes : Jean le Précurseur ou le "Baptiseur".

         D'emblée, il y a quelque chose qui m'a surpris. Jean proclame dans le désert de Judée : « convertissez-vous car le royaume des cieux est tout proche ». Jean prêche la conversion dans le désert. Nous aussi, souvent, nous avons l'impression de prêcher dans le désert, en famille, à l'école, dans nos métiers. Nous nous lassons de prêcher, d'inviter, de faire des propositions, de toujours faire le premier pas. Nous nous lassons et nous nous épuisons.

         Pourquoi continuer alors que tout va mal et que l'individualisme enferme les gens dans leur tour d'ivoire ? Je me demande d'ailleurs si du point de vue de notre mission d'évangéliser et de proposer la foi, ce n'est pas ce que nous avons déjà fait : baisser les bras !

         Mais l'Évangile nous rappelle que le désert est habité, et que ce n'est pas en vain que cette prédication se fait. Saint-Paul nous encourage lui aussi, dans sa lettre au Romain, à la persévérance et à l'unité.

         Pourquoi prêcher dans le désert de nos sociétés et de nos vies, pourquoi persévérer et rester dans l'unité et la communion ?

         Une réponse de foi s'impose à nous comme d'habitude et nous donne l'espérance : parce que le Seigneur vient ! Et comme le dit Jean-Baptiste, il apporte avec lui la puissance de l'Esprit Saint qui travaille déjà les cœurs.

         Le renouveau de nos vies, de nos communautés, de notre société ne viendra pas uniquement de nous, mais de notre capacité à saisir et à nous ouvrir au dynamisme de Dieu qui vient sans cesse visiter sa création.  

         Le mouvement de l'incarnation est le mouvement habituel de Dieu qui comme un bon jardinier vient sans cesse cultiver son jardin. Et nous sommes le jardin de Dieu. La visite de Dieu à l'humanité, sa proximité, c’est inouï, et c’est notre foi !

 

Dominique THIRY+ 

 

Vous pouvez télécharger le bulletin paroissial ici. Bon dimanche

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 19:23

28 Novembre 2010, 1er dimanche de l’avent A

Edito

UN CHEMIN INTERIEUR

 

 

L’automne, et bientôt l’hiver : la nature s’intériorise, se recueille. Tout nous porte à entrer nous aussi en « retraite », comme nous y invite le temps liturgique de l’Avent. Le mot « retraite » est à prendre au sens étymologique : il s’agit de nous retirer autant que faire se peut de l’éparpillement dans nos activités débordantes, pour nous tourner vers l’intérieur, et nous mettre à l’écoute du silence.

 

La première lecture peut nous aider à orienter notre effort : Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du Seigneur.

Quelle est la lumière qui nous guide dans notre vie quotidienne ? Celle des spots publicitaires ? Des flash-infos ? Des bandes annonces du dernier film ? Des devantures ruisselantes des magasins ? Réussissons-nous à prendre de la distance par rapport à ces multiples sollicitations extérieures ? Gardons-nous notre liberté intérieure ou sommes-nous prisonniers de notre société de consommation qui érige le bien-être et la jouissance en valeurs suprêmes ?

Saint Paul dans la seconde lecture compare l’agitation de cette vie trépidante à un sommeil dont il nous presse de sortir. L’insistance de l’apôtre nous laisse présager que la démarche ne sera pas aisée. Nous ne sommes pas invités à nous soustraire au monde, mais à redécouvrir notre intériorité spirituelle, afin de nous conduire comme des fils de la lumière car nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.

Le message est clair : « Veillez » ; tel est le mot d’ordre de tout ce temps béni de l’Avent.

La sobriété, signifiée par la couleur liturgique violette, a pour but de nous soustraire à la fascination des sollicitations extérieures ; la vigilance doit nous garder attentifs aux motions intérieures de l’Esprit.

Bonne « retraite », bon temps de l’Avent !

 

Christophe WEINACKER          

 

Pour télécharger le bulletin paroissial

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 11:47

21 novembre, Dimanche du Christ Roi

Edito

Christ Roi de l’Univers

 

Quand on pense Roi, on pense pouvoir, autorité. Quelle est l’autorité d’un roi ? Quelle est l’autorité du Christ ? En ce temps du primat du sujet et de l’individualisation comment accueillir cette autorité du Christ ? Cette fête du Christ Roi, serviteur qui offre sa vie sur une croix, nous dit de quelle autorité il règne sur nous. Celui qui parlait avec autorité dans le Temple est celui qui est humilié sur le bois du supplice. Révélation de l’amour du Père, il suscite en nous son Esprit d’amour. Jésus Christ, centre de notre vie, nous pousse en avant.

Il nous fait dépasser toutes peurs car il les a affrontées avant nous. A notre tour, quelle autorité avons-nous à exercer ? Celle d’avoir été bouleversés par ce message, cette vie entièrement donnée qui donne sens à toute la vie humaine, à toute vie. Nous voici témoins, aînés, frères dans la foi désireux de transmettre ce message de vie. Nous pouvons nous soumettre à cette autorité-là. Nous grandissons et faisons grandir en humanité et dans la confiance en Dieu.

Serge PHILIPPI

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:41

L’écologie, luxe ou nécessité


 est le thème de la  Conférence Chrétienne de Thionville ce soir 18 novembre 2010 à 20h30, Salle Albert Schweitzer, passage du Temple Thionville animée par Bertrand PANCHER, Député de la Meuse, co-rapporteur de la loi de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Organisée en collaboration avec le mouvement Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC). Bernard Plancher milite pour une écologie humaniste au service de l’homme, dans le respect de  la nature, vecteur. Par l’émergence d’une nouvelle conscience chez nos concitoyens, le monde de demain s’articulera autour de grandes règles et de valeurs. C’est une chance unique pour revivifier notre démocratie, créer une justice sociale ainsi que des valeurs immatérielles. Ni un luxe ou une nécessité, il s’agit d’une opportunité à saisir.

 

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 09:56

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ! »

 

La Vie ! Elle  éclate de partout dans cet univers immense aux frontières de plus en plus reculées… !

La mort elle aussi, y fait son œuvre, depuis les ‘trous noirs’ des univers jusqu’à ceux tracés par les fusils sur des corps au cours des combats que se livrent les hommes sur cette planète bleue… ceux dont nous nous souvenons en ce début novembre, comme de ceux qui continuent de tomber

Mais qui doutait de ce Dieu des vivants ?

Ceux qui prétendaient qu’il n’y a pas de résurrection, nous dit Luc dans l’évangile de ce jour… Les mêmes croyaient pourtant en la vie qui se prolongerait  pour les justes  dans un retour à la vie terrestre…. retour à la mort ?

Luc sait bien qu’après la résurrection,l’après-mort n’a rien à voir avec cette prétendue réincarnation… Ressuscité, le Christ traverse les murs, même si pour Thomas, il est reconnaissable  à ses plaies, donc à la certitude de sa mort… Mais  nous ne savons rien de cette vie-là…

Notre seule certitude, c’est que Dieu aime trop l’homme pour le laisser disparaître dans  le néant. La relation d’amour que ce Dieu éternellement vivant entretient avec l’homme  pourrait-elle s’arrêter ?

C’est de cette relation d’amour que nous avons déjà reçu la vie à notre naissance…Vivifiée par le baptême, elle continue à faire surgir l’amour en nous…. et à faire de nous des vivants…

Puisse-t-elle s’y épanouir encore,  et y produire encore des fruits qui « passeront la promesse des fleurs » que nous avons déposées sur nos tombes en ces jours de Toussaint, comme un cri pour la Vie… et nous faire entrer  dès aujourd’hui en cette Vie qui se découvrira à nos regards éblouis, par-delà l’horizon limité de nos jours…

 

André SPANG 

 

Téléchargez ici le bulletin paroissial. Bon dimanche

 

 

 

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