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AUTRES COMMUNAUTES DE PAROISSES

 

Saint Pierre et Saint Paul

Curé : Jean GANTZER

 

Paroisses de St Maximin, St Pierre, St Urbain et Beauregard

Secrétariat : Presbytère Saint Maximin

3 place de l’Eglise, Thionville -tél 03 82 54 36 06

Email : paroisse.saintmaximin@orange.fr

Blog : http://stpierrestpaul.over-blog.com

 

Communauté du Bon Pasteur

Curé : Jean Pierre KOVACS

Paroisses de Veymerange, Volkrange, et Terville

Secrétariat : Presbytère de Veymerange

16 rue Saint Martin – tél 09 52 71 15 32 ou 03 82 50 40 06

Email : bonpasteurcourriel@free.fr

Blog : http://bonpasteur.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Archives

12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 16:25

 

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Visite de la synagogue

Après la visite de la mosquée le 9 janvier le groupe des Amitiés Interreligieuses vous invite à visiter la synagogue de Thionville ce  dimanche 13 février 2011 à 14h30. Visite du Temple protestant de Thionville, Dimanche 3 avril 2011 à 14h30. Visite de l’Eglise Notre Dame de l’Assomption, Dimanche 29 mai 2011 à 14h30.


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SOIREE DE PRIERE POUR LA PAIX 

A l’Eglise Notre Dame à THIONVILLE mercredi 16 février 2011 de  20 H 00 à 21 H 00, comme tous les 3èmes mercredis du mois. A l’issue de ce temps de prière nous nous retrouvons au presbytère pour partager notre pique-nique. 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 23:48

13 février 2011, 6ème Dimanche Ordinaire  A

Edito

Une ode à la liberté…  

  

La première lecture de ce dimanche doit nous paraître un très merveilleux texte. Si tu le veux… Dans les évangiles, cette demande est souvent sur les lèvres de ceux qui prient Jésus d’intervenir en leur faveur. Ici, c’est presque Dieu qui prie l’homme : « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ». De ce texte, il faut sans doute rapprocher celui très célèbre du Deutéronome 30,19-20 que je cite ici in extenso: « je te propose de choisir entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance ; en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c'est là que se trouve la vie, une longue vie sur la terre ».

Dieu qui ne veut forcer la main à personne – c’est l’une des vérités de l’histoire d’Adam – nous laisse toujours le choix. Mais seuls sont heureux les hommes qui suivent la loi du Seigneur (voir le psaume). Dieu qui laisse le choix, ne laisse pas dans l’indécision : choisis la vie, dit-il.

Mais il ne faut pas se leurrer ; la voie de la vie est exigeante, très étroite dira Jésus. Il n’y a qu’à lire l’évangile d’aujourd’hui pour s’en convaincre. En effet, la liberté n’est pas une licence à tout faire mais un chemin exigeant qui conduit à une libération de nous-mêmes et des autres. On peut toujours dire oui ou non. Mais lorsqu’on a dit « oui », c’est la marque même de notre dignité de rester cohérent. Mais ne l’est pas qui s’en proclame. En une autre circonstance, devant les exigences du Royaume, les disciples demanderont : « S’il en est ainsi, qui peut être sauvé ? » et vous connaissez la réponse de Jésus : Impossible pour l’homme, toujours possible pour Dieu le chemin de la vraie liberté chrétienne.

 

Abbé Léonard KATCHEKPELE

 

Pour télécharger le bulletin paroissial en PDF

 

 


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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:32

EGYPTE

La révolution du 25 janvier 2011

 

Prévue, préparée, planifiée, annoncée, cette révolution est le résultat d'un long cheminement, d'une longue gestation. Première question à nous poser : qui est derrière ce soulèvement ? Quels en sont les acteurs véritables ? – Les Frères Musulmans ? Le Mossad ? L'Iran ? L'Amérique ? L'Occident ? Tel ou tel autre agent étranger ?... Ou bien tout simplement le peuple égyptien lui-même – un peuple qui avait trop supporté, trop souffert, trop subi – qui n'en pouvait plus d'être écrasé, exploité, piétiné – et qui a tout à coup éclaté.

Le peuple… mais quel peuple ? Non pas le tout petit peuple qui a toujours vécu dans la peur et la soumission… mais une certaine catégorie très précise : les jeunes – et plus précisément les 25-35 ans -, diplômés d'hier, et pourtant chômeurs, frustrés, sans emploi, sans logement, sans perspective d'avenir.

Ces jeunes, au-delà d'un enseignement scolaire abrutissant, de slogans religieux vides et creux, de contraintes sociales et morales aliénantes… cherchent leur chemin et un sens à leur vie à travers Internet, Youtube, Facebook et Twitter…

Ces jeunes aux yeux et aux oreilles grandes ouvertes, absorbent, consomment, assimilent à longueur de journée et de nuit tout ce que le monde d'aujourd'hui leur propose sur le Net… le meilleur et le pire.

Ces jeunes, dont certains ont fréquenté des écoles étrangères ou l'université américaine, rêvent d'ouverture et de modernité…

Ce sont ces jeunes – ouverts, émancipés, capables de réflexion et de critique – qui ont concocté, organisé et mis au monde cette révolution.

Mais, une fois mise au monde, celle-ci n'a pas tardé à être arnaquée par les Frères Musulmans qui ont cherché à la récupérer, à en faire leur affaire, à la voler aux jeunes qui l'avaient créée et inventée.

Donc, d'un côté les jeunes, véritables auteurs et acteurs de cette révolution, de l'autre les Frères Musulmans qui cherchent à se l'approprier… Mais qui encore ? Y a-t-il d'autres protagonistes dans les événements qui se déroulent en ce moment en Egypte ?

Il y a bien sûr les gens du pouvoir – en premier lieu le Président -, qui ne veulent pas lâcher prise, abandonner leur poste, et s'accrochent becs et ongles au siège qu'ils ont occupé pendant des lustres. Cette clique souvent véreuse et corrompue, bourrée de privilèges, enrichie à milliards aux dépens du petit peuple, sent aujourd'hui que tout lui échappe et cherche à réagir et à faire face. C'est sans doute elle qui est derrière l'attaque brutale du mercredi 2 février, où des énergumènes munis de glaives et d'armes à feu, montés sur des chevaux et des chameaux, ont chargé aveuglément une foule sans défense qui avait opté pour une révolution pacifique basée sur le dialogue et la négociation.

En fait, ces brutes déchaînées semblent être à la solde non seulement de l'ancienne clique au pouvoir, mais de tous les magnats du commerce, de l'industrie et de la finance qui profitaient du "système". Cette bande a du mal à lâcher prise et c'est sans doute elle qui a mobilisé ces brigands sans foi ni loi pour intimider le peuple et briser sa détermination.

Y a-t-il d'autres protagonistes ? Probablement certains éléments étrangers qui cherchent à profiter de la situation pour pêcher en eau trouble. Mais ceux-ci ne sont qu'une infime minorité.

Il y a enfin les malfrats, bandits et casseurs, qui ont pillé les magasins, cambriolé les appartements, dévalisé les passants… et qui ont tout intérêt à ce que la pagaille continue.

Qui encore ?

L'armée, bien sûr !... seule garante de l'ordre, neutre jusqu'à présent, proche du peuple, adversaire des Frères Musulmans, et qui s'opposera fermement à eux, au cas où ceux-ci tenteraient de s'emparer du pouvoir. Aurions-nous alors une nouvelle dictature militaire qui nous ramènerait à la case départ, c'est-à-dire au coup d'Etat de 1952 ?... Est-ce possible ? N'y aurait-il pas d'autres scénarios ?...

Et l'Eglise dans tout ça ? Les catholiques – hiérarchie, clergé, religieux et religieuses, fidèles – gardent un silence prudent et se réfugient dans leurs églises autour de messes ou de réunions de prière. Le patriarche copte-catholique vient cependant de briser ce silence par une déclaration assurant Moubarak de notre soutien et de nos prières.

Quant aux coptes orthodoxes – qui représentent l'écrasante majorité des chrétiens d'Egypte – ils sont plus divisés que jamais. Au niveau de la hiérarchie, c'est la course à la succession dans une atmosphère de fin de règne. Quant à Chenouda, il a lui aussi fait l'éloge du Président en l'assurant de ses prières au grand dam de tout un courant laïc qui le désavoue et trouve qu'il se compromet gravement en prenant position. Ils pensent qu'il devrait adopter une attitude beaucoup plus neutre pour ne pas se voir taxer plus tard de collaboration avec l'"ancien régime".

La majorité des chrétiens – à part certains activistes ou intellectuels engagés –se tiennent plutôt à l'écart de ces bouleversements politiques et auraient, paraît-il, reçu des consignes en ce sens de leur hiérarchie. En fait, ils vivent dans la peur et envisagent le pire au cas où les Frères Musulmans prendraient le pouvoir. Pour l'instant, Dieu merci, aucun incident confessionnel ne s'est produit, bien que les églises et couvents ne soient plus protégés par la police.

Venons-en au dernier – et premier - protagoniste de ces événements : le peuple lui-même. Celui-ci, pris de court par la soudaine disparition des forces de sécurité et la surprenante libération des prisonniers, a tout d'abord paniqué face aux hordes de bandits qui ont déferlé sur la ville. Mais les gens se sont très vite repris et organisés pour résister et faire face. Des comités de défense civile sont nés spontanément un peu partout, prenant position au pied des immeubles, au coin des rues, pour se défendre, protéger leurs familles et leurs biens, organiser la circulation et le ramassage des ordures.

Cette prise en main du peuple par lui-même a été vraiment remarquable et tout se passe en ce moment dans une sérénité, une courtoisie et une efficacité surprenantes. En signe de gratitude et de reconnaissance, les femmes du quartier distribuent à tous ces bénévoles des repas qu'elles préparent elles-mêmes avec amour. L'une d'entre elles, voulant régler au boucher la viande qu'elle lui achetait à cet effet, s'est vu répondre par ce dernier : "Madame, comment voulez-vous que j'accepte de l'argent pour ce service que vous rendez gratuitement à tous ces jeunes volontaires ?" J'avais les larmes aux yeux en écoutant cette dame me racontant cet incident.

Ce raz-de-marée de solidarité au niveau de la base a engendré dans toutes les couches de la société, une fraternisation extraordinaire qui a révélé la bonté foncière du peuple égyptien. La dame dont je viens de parler me disait à ce propos :"C'est ça l'Egypte, c'est ça les Egyptiens ! Ce ne sont pas ceux qui volent, qui pillent, qui dévalisent, mais toutes ces petites gens au cœur d'or qui n'aspirent qu'à la paix et la fraternité".

Souhaitons que le nouveau régime nous aide à construire, loin de toute lutte partisane et confessionnelle, cette "union nationale" qui, pour beaucoup, semble pure utopie. Je crois pourtant que l'utopie d'aujourd'hui peut devenir la réalité de demain si nous y croyons vraiment et si, pour la construire, nous nous investissons de tout notre cœur, de toute notre intelligence et de toute notre énergie. Un signe prophétique de cette harmonie à venir nous a été donné ce matin sur la grande place Tahrir du Caire par une multitude de gens rassemblés et se donnant la main en scandant d'une seule voix : "Nous sommes tous un !... "

 

Henri Boulad, sj, directeur du Centre Culturel Jésuite d'Alexandrie.

Soliman Chafik, journaliste et analyste politique.

Alexandrie, le 4 février 2011

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 20:34

 6 février 2011,  5ème Dimanche Ordinaire  A

Edito

SOYEZ...


 

Sel de la terre, Lumière du monde, en quoi tout cela consiste ?

Vivre en artisans de paix, de miséricorde, en cours pur, doux et  pauvres d'esprit, serviteurs de la justice, serviteurs de tous.

Ainsi nous sommes les disciples de Jésus, et notre témoignage et notre exemple prolongent le mystère eucharistique au cour du monde.

Comme dit le prophète Isaïe dans la première lecture : « Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière deviendra comme l'aurore ».

Nous devons entendre tout cela au pied de la lettre et ne pas chercher à comprendre ou interpréter.

Se laisser saisir par Dieu, en réentendant "SOYEZ sel, SOYEZ lumière".  

Car Dieu ne choisit pas ce qu'il y a de fort et de beau dans le monde.

Mais tous ceux qu'Il appelle sont les petits, les faibles, ceux qui pleurent, en référence à l'évangile de dimanche dernier.

Parcourez toute la Bible, et à aucun moment vous ne verrez Dieu choisir quelqu'un de riche, de beau, de puissant. Oui être sel et lumière c'est savoir se faire humble, pauvre de cour et doux. Les disciples ne font rien d'exceptionnel : Ils sont disciples par leur vie et leur parole. Au cour de l'histoire il y a le corps du Christ et l'Evangile.  

Ils sont dispersés pour être partagés à tous sur toute la terre comme le sel qui donne de la saveur, comme la lumière qui permet de voir au cour de la nuit.

SOYEZ, et « En voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ».

Soyons des disciples salés et lumineux, car par eux-mêmes, ils parlent à Dieu et de Dieu.

 

Abbé Loïc BONISOLI+

 

 

Messe à l’hôpital Bel-Air Thionville 

mardi 8 février à 15h présidée par notre évêque Pierre  RAFFIN

 

Amitiés Judéo Chrétiennes mardi 8 février à 20h30 à la synagogue. Etude de  Genèse chapitre  1

 

Confirmands adultes 

réunion mercredi 9 février à 20 h15 au presbytère St Maximin

 

fête de Notre Dame de Lourdes 

messe vendredi 11 février  à 18h30 à St Urbain suivie de la procession à la grotte

 

ECCLESIA : jeudi 10 février à 20 h00 rencontre de secteur 

salle Jean XXIII (église Ste Anne).

Nous aurons la joie de retrouver Enzo Bianchi pour redécouvrir ensemble qui est le Christ pour nous et comment notre vie chrétienne peut le manifester.

 

Messe des jeunes

samedi 12 février à 18h église Notre Dame suivie de la Soirée J I T samedi 12 février à 19h au      presbytère Saint Maximin

 

Visite de la synagogue

dimanche 13 février 2011 à 14h30 dans le cadre des Amitiés Interreligieuses.

 

 

 

 

Concert          

Organisé par le Rotary Club de Thionville Porte de France avec la chorale ‘’7 de Chœur’’ dimanche 6 février 2011 à 15H en l’église de Manom. Les dons reçus seront affectés au projet d’électrification d’écoles au Népal en collaboration avec les associations Lorraine-Népal et Electriciens sans Frontières.

 

 

 

Pour télécharger le bulletin paroissial

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 09:41

30 janvier 2011, 4° dimanche ordinaire A

Edito

Heureux ?

 

Comment vivre heureux ? Question classique. Mais qui ne s’est jamais posé la question ? Et qui peut prétendre y avoir répondu de manière satisfaisante et définitive? Lorsqu’une mère me rapporte que son fils ou sa fille a pris un chemin dangereux, quelle souffrance ! C’est donc bien une question réelle et permanente que l’on porte pour soi, mais aussi pour les siens.

Quand il vit ses angoisses, un chrétien scrute la Parole de Dieu.

Que nous dit Sophonie, dans la première lecture ? Il nous invite à rechercher le Seigneur, à rechercher coûte que coûte sa volonté, à avoir pour refuge le nom de Dieu, et à ne plus commettre d’iniquité à l’égard de nos proches. Voilà sa recette : rechercher Dieu et être juste avec les siens.

Saint Paul nous rappelle effectivement qu’être chrétien, c’est une chance extraordinaire, un bonheur profond, mais qu’il n’y a pas de quoi s’enorgueillir, puisque c’est grâce à Dieu que nous sommes dans le Christ Jésus.

Rechercher Dieu, être juste, et rester dans l’humilité !

 La liturgie, enfin, nous donne une définition du bonheur. Comme le dit la collecte, le bonheur, c’est d’adorer Dieu sans partage, et d’avoir pour tout homme une vraie charité.

Le bonheur pour moi qui suis chrétien, ce n’est donc pas de me regarder ou de me remplir de moi-même jusqu’à m’étouffer, de satisfaire tous mes désirs, de combler tous mes manques et de supprimer toutes mes faiblesses pour devenir un espèce de super héros. C’est accueillir la Parole de Dieu, qui décrète aujourd’hui : « Heureux êtes-vous ».

Cette Parole libère le bonheur de ses caricatures qui s’étalent dans les médias. Elle guérit celui qui l’accueille, comme la Parole du père qui rassure son enfant et lui donne de la joie.

Heureux es-tu, toi qui ne cherches pas à être un super héros, car le Royaume de Dieu est à toi, si tu le veux, si tu le cherches !

Dominique THIRY

 

 

« Les manuscrits de la Bible »

Sera le thème de la conférence chrétienne du Jeudi 17 février 2011 à 20h30 à la salle Albert Schweitzer. Elle sera animée par Robert FERY,  Chanoine titulaire à la cathédrale de Metz, délégué régional de Foi et Culture

 

Retrouver des papyrus, des manuscrits qui soient situés le plus près possible des faits historiques a toujours passionné archéologues et historiens. C'est ce qui amena en 1844 un chercheur allemand, Konstantin von Tischendorf, au monastère du Sinaï. Il allait mettre progressivement la main sur le codex grec le plus ancien de la Bible, le Sinaïticus. Un vrai roman policier. Au cours de cette soirée seront aussi présentés les onciaux et papyrus de la Bible découverts avant les manuscrits de Qumran qui permirent de remonter le temps de plus d'un millénaire par rapport aux témoins médiévaux connus avant 1947.

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 12:17

Ce soir

messe des jeunes à 18h00

Eglise Notre Dame de Thionville, quartier St François.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:04

LA CROIX 18/01/2011 17:36

 

«Les croyants doivent mettre leur capital de spiritualité au service de tous»
 

L’annonce par Benoît XVI, le 1er janvier, d’une nouvelle rencontre interreligieuse à Assise en octobre prochain, 25 ans après celle organisée par Jean-Paul II, est intervenue alors que s’accroissent les violences interreligieuses. Dans ce climat, une telle initiative n’est pas toujours bien comprise, même au sein de l’Église. Pour le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le dialogue et l’éducation constituent cependant la seule réponse à la violence.



 


ENTRETIEN de Frédéric Mounier avec le Cardinal Jean-Louis Tauran,

Président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux

 

 

La Croix : Face à la violence, comment maintenir le dialogue entre les religions ?

 

Cardinal Jean-Louis Tauran : Parfois, on me dit : « Voilà où mène notre dialogue ! » Ma réponse est simple : les récents événements montrent combien le dialogue est encore trop faible et doit être approfondi. Ce qui est terrible, c’est quand la violence devient un mode de communication entre les communautés. Il n’y a pas d’autre solution que le dialogue et l’éducation.


Pour ma part, je m’en tiens au prophète Michée (6, 8) : « Ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » C’est l’unique solution. Nous avons des contacts, notamment en Europe, avec des interlocuteurs de qualité, qui abordent le dialogue de manière sereine et objective.

 

Que dites-vous aux chrétiens tentés par la loi du talion ?

 

Dans une telle situation, il faut éviter aussi bien la colère que l’indifférence. La première est mauvaise conseillère. À propos de la deuxième, Jean-Paul II avait coutume de dire, durant la guerre des Balkans : « Il n’y a pas de droit à l’indifférence. » Entre les deux se situe la vérité.

 

Quel sera le thème de la rencontre de prière interreligieuse pour la paix, convoquée par le pape à Assise, en octobre prochain ?

 

Ce ne sera évidemment pas un duplicata de la rencontre d’Assise convoquée par Jean-Paul II il y a vingt-cinq ans.

La question que nous devrons nous poser sera : « Pourquoi les religions font-elles peur ? » Je pense ce ne sont pas les religions qui font peur, mais leurs adeptes, parce qu’ils ne se comportent pas selon les préceptes de leurs religions.

 

Il y a vingt-cinq ans, le cardinal Ratzinger n’était pas enthousiaste face à la rencontre d’Assise, à laquelle il n’avait d’ailleurs pas participé.

 

À l’époque, il avait mis en garde contre certaines dérives possibles. Mais le message de Benoît XVI pour le 1er janvier ne laisse aucun doute sur ses intentions : «La violence ne se vainc pas par la violence. Que notre cri de douleur soit toujours accompagné par la foi, par la charité, par l’espérance, et par le témoignage de l’amour de Dieu. La religion est une arme authentique de la paix. »

Les croyants doivent mettre leur capital de spiritualité au service de tous, et non pas en faire des armes. Il nous faut donner à la paix d’autres armes que celles destinées à tuer.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 20:32

Dimanche 23 janvier 2011 - 3ème Dimanche Ordinaire A

Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens

Edito

LE ROYAUME DES CIEUX EST TOUT PROCHE

 

Le commencement de la vie publique de Jésus ressemble beaucoup à celle de Jean-Baptiste : « convertissez-vous, car le royaume de Dieu est proche ». Pourtant dans les faits, il y a quelques différences qui nous montrent bien la volonté de Jésus d’être l’Emmanuel, Dieu avec nous. En effet, Jean-Baptiste « criait », Jésus « proclame » ; Jean-Baptiste exerce dans le désert, Jésus lui rejoint les habitants dans leurs villes ou villages ; les foules venaient à Jean, Jésus se fait itinérant, parcourant toute la Galilée, portant aux hommes la Bonne Nouvelle jusque dans leurs maisons ; Jean s’adressait en priorité aux juifs, Jésus choisit de sillonner d’abord la région de Zabulon et Nephtali carrefour des  païens. Jésus se fait alors proche de celui qu’il rencontre, de celui qu’il aime déjà, à qui il désire partager et faire connaitre la vie avec le Père. Jésus annonce la venue du Royaume par sa personne, par sa présence au milieu du monde.

Dans l’évangile de ce dimanche, l’annonce du royaume des cieux est directement liée à l’appel des premiers disciples.  « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. » L’attitude de Simon, André, Jacques et Jean peut nous interpeller, car « aussitôt » ils laissent tout et le suivent. Cette attitude montre leur adhésion de cœur et leur conversion. Leur chemin de vie se voit modifier par une rencontre : celle du Christ Jésus. Sont-ils pour nous des exemples ? Nous qui, comme le dit Paul, appartenons au Christ par notre baptême. Sommes-nous de ceux qui annoncent à temps et à contre temps que le Royaume des cieux est tout proche ? Que le Seigneur Jésus est avec nous, qu’Il est notre lumière, notre salut, qu’Il est le rempart de ma vie, qu’Il marche à nos côtés et qu’Il désire nous montrer le visage du Père.

 

                                                                                              Christophe WEINACKER+

 

Pour télécharger le bulletin paroissial en.pdf

Bon Dimanche et bonne semaine


 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 10:17

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16  janvier 2011, 2ème Dimanche ordinaire A

97ème journée mondiale du migrant et du réfugié

 

Edito

UNE SEULE FAMILLE HUMAINE

 

En cette 97ème journée mondiale du migrant et du réfugié cette affirmation de Benoît XVI nous invite, conscients de nos différences, à nous approprier le don de la création : « Hommes et femmes nous sommes à l’image de Dieu, pétris  de la même dignité».

Nous sommes donc appelés à vivre l’Eglise comme un peuple de toutes les nations.

Parler de famille humaine, c’est inscrire l’humanité dans une histoire, un héritage commun, pour fonder une solidarité active présente.

La diversité à travers chaque rencontre sur nos différents lieux de vie : quartiers, écoles, travail, associations… avec des personnes animées par des langues, cultures et religions différentes sont autant de richesses pour nous donner le goût du  « vivre ensemble » en toute fraternité à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue. 

Chaque rencontre nous fait découvrir un être unique : un tout Autre sans lequel l’humanité n’aurait pas de sens. Si l’un de ses membres souffre, c’est l’humanité entière qui est en souffrance.

La pointe de l’Evangile de ce jour (Jean 1, 19-34) est sur l’identité  de Jésus.

Dans ce qui est dit de Jésus, une phrase peut retenir notre attention, en lien avec le thème de la journée mondiale du migrant et du réfugié : «  Au milieu de vous se tient Celui que vous ne connaissez pas ».

L’incarnation de Jésus, le Verbe qui s’est fait chair, le fait homme au milieu des hommes. Par le don de sa vie jusqu’à la mort et la résurrection, il rassemble toute l’humanité, dont il a voulu devenir l’un des membres, en une seule famille. Nous sommes en marche pour devenir cette « famille humaine » reçue en don et non encore achevée.

Ensemble quand nous disons « Notre Père » nous ne nous adressons pas à quelqu’un qui serait uniquement le Père des chrétiens, mais à celui de tous les hommes.

Nous  les entraînons avec nous dans cette reconnaissance de frères permettant ainsi de faire tomber toutes les barrières des préjugés.

Comment sur les pas du Christ, puis-je moi-même prendre ma part à cette construction humaine ?

 

Patricia AUGER

 

 

 

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI

POUR LA 97ème JOURNÉE MONDIALE

DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ (2011)    

Télécharger : http://metz.catholique.fr/images/stories/eveche/05_news/e_nouvelles/2011/2011_01/message_pape_benoit16_journee_migrant2011.pdf

 

 

« La Pastorale des migrants »  aujourd'hui à Thionville

 

 

Le service national de la  Pastorale des Migrants  et des personnes itinérantes

 (SNPMPI),  sous la responsabilité de la commission épiscopale de la mission universelle de l’Eglise, est un service de la Conférence des évêques de France.

Ici sur le diocèse de Metz,  il existe le service diocésain de la PM.

A Thionville, je suis membre de ce service et également déléguée régionale de la Pastorale des Migrants.

La PM se veut présente auprès de toute personne issue de l’immigration d’hier ou d’aujourd’hui. Les réalités - sociaux- politico - économiques au niveau international conduisent de nombreuses familles à émigrer pour essayer de trouver la Paix et de vivre mieux ailleurs. Ces familles « venues de loin »  sont devenues des personnes  «  demandeurs d’asile ».

 Je qualifierai hélas, de  véritable «  Parcours du combattant » la procédure à engager afin d’obtenir le statut de « réfugié politique ».

 La Pastorale des Migrants à Thionville essaie d’être présente auprès de ces familles et lieux de « fractures ».

 

Quelle est la réalité de ces familles ici ?

42

- 42 familles vivent dans les trois hôtels suivants : Le Progrès, la Licorne et Top Hôtel. Soit au total  129 personnes dont 55 enfants.

 - D’autres familles ( 9) vivent en appartement sociaux  comprenant 16 enfants.

Huit familles sont mono- parentales.

 

 

L’équipe de Thionville rencontre les migrants sur ces divers lieux : 

 

Visite les familles logées dans les trois hôtels de la ville

        Lorsque l’on met un visage, un nom, des rencontres de partage entre nous quelle richesse reçue et     échangée !

Enseigne le Français Langue Etrangère (FLE) au presbytère Notre Dame les vendredis matins de 8h 45 à 11h parce que la maîtrise du français est vitale pour eux.

Rencontres sous forme de « Café Klatch » qui est un  lieu de parole les jeudis après-midi de 14 à 16h au presbytère Notre Dame (bricolage, recettes de gâteaux, visite des jardins du château de la Grange  …) Les mamans sont présentes sans leurs enfants et les rencontres ont lieu hors vacances scolaires.

Organise des moments de fête avec les  familles et les paroissiens où chants et danses, poèmes, jeux  font oublier leur chambre d’hôtel et la longue attente des papiers.

Accompagne les familles pour des rendez vous importants (médecin à  Nancy, maternité, écoles,  préfecture …)

Travaille en partenariat avec l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) et le Secours Catholique.

Essaie de créer des liens avec les différentes associations de la ville pour les aider à s’intégrer et  faciliter un  mieux vivre ensemble.

Lien et contact avec les  associations de défense du droit humain et  droit de l’étranger : RESF (Réseau Education Sans Frontières), le CASAM (Centre d’Accueil des Solliciteurs d’Asile En Moselle)  de Metz, Inter- services migrants à Woippy   la CIMADE, le MRAP …

Aide les familles qui ont obtenues le statut de réfugiés politiques à s’équiper en meubles et autre … (par ex : lien avec le collectif thionvillois) et les oriente également vers des organismes pour la recherche d’emploi.  Très motivés et travailleurs, en général dès qu’ils ont leurs papiers, ils trouvent rapidement un travail.

Participation et implication du service diocésain de la Pastorale des Migrants au « Cercle de silence  » sur la place d’Armes à Metz tous les 30 de chaque mois de 18 à 19 h pour exprimer en silence sous forme de non-violence notre soutien aux familles en attente de papiers. Il y a 189 cercles en France sur la proposition originale d’Alain Richard, un frère franciscain de Toulouse.

 

Tout un réseau  existe et porte le souci de la dignité de ces familles.

Toute personne qui souhaite nous rejoindre est la bienvenue dans notre équipe de Thionville.

 

Patricia AUGER

 

 Voir site du Service National de la Pastorale des Migrants : http://www.eglisemigrations.org/

 

 

 

APRES- MIDI DE LA FRATERNITE

 

Dimanche 16 janvier 2011 à 15H00  salle Notre Dame, à l’occasion de la journée mondiale du migrant et du réfugié.

 

 

Quel avenir pour les

chrétiens du Moyen Orient ?

 

sera le thème de la Conférence Chrétienne animée par Thomas WILD, ancien pasteur à Saint Thomas-Strasbourg, directeur de l'Action Chrétienne en OrientJeudi 20 janvier 2011 à 20h30 à la salle Albert Schweitzer

Cet organisme missionnaire avait comme premier but de venir en aide aux survivants du génocide arménien. Son travail s'est ensuite étendu au Liban, à l'Iran et à l'Egypte. Aujourd'hui, il collabore pour l'essentiel avec les Eglises protestantes de ces pays. Elle y soutient différentes institutions sociales. L'un des très grands problèmes du Moyen Orient est l'émigration forte des chrétiens. Le Pape s'en est ému, un Synode des évêques du Moyen Orient est prévu pour octobre

 

 

La mission ouvrière

 

Invite les enfants en ACE, les jeunes en JOC, les adultes  en ACO, les prêtres ouvriers, les religieuses en monde ouvrier  ainsi que leurs parents et amis  à se retrouver pour un temps festif de partage sous le thème : On «sème» ensemble, différemment. Samedi 22 janvier 2011 de 14h00 à 16h30, salle Jean XXIII (Sous l’église Ste Anne)à Thionville Côte des  Roses. Un goûter sera servi en fin d’après-midi.

 

 

Invitation à la RECOLLECTION d'archiprêtré

samedi 5 février 2011 de 10h à 16h30

au Centre Saint Michel à VOLKRANGE

 

Nous vous proposons un temps d'approfondissement de notre foi autour de M. l'Abbé Dominique THIRY, Mme Christiane Jupin, Mme Isabelle Brunner et Mme Raphaëlle HALTER sur le thème :              

"De l’art roman à l’art contemporain :

découverte d’un chemin de foi"

Ateliers et interventions diverses, dans un climat de prière et de fraternité, nous permettront d'entrer dans la découverte de l'art sacré comme chemin vers Dieu.

 C'est ouvert à tous et c’est gratuit ! Chacun apportera son propre repas de midi. Le café sera offert. Merci à ceux qui le peuvent d'apporter un gâteau.

 Afin de pouvoir organiser cette journée (préparation des dossiers, etc…),

merci de prendre contact  avant le 25 janvier à:

 

Récollection d'archiprêtré-Presbytère,

16 rue St Martin, 57100 Thionville -Veymerange 09.52.71.15.32  - bjava-scripturcourriel@free.fr

 

 

Pour télécharger le bulletin paroissial

Bon dimanche, bonne semaine.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:54

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI

POUR LA 97ème JOURNÉE MONDIALE

DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ (2011)

Télécharger en pdf

« Une seule famille humaine »

Chers frères et sœurs,

La Journée mondiale du migrant et du réfugié offre l’occasion, pour toute l’Eglise, de réfléchir

sur un thème lié au phénomène croissant de la migration, de prier afin que les cœurs

s’ouvrent à l’accueil chrétien et d’œuvrer afin que croissent dans le monde la justice et la

charité, piliers de l’édification d’une paix authentique et durable. « Comme je vous ai aimés,

vous aussi, aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34) est l’invitation que le Seigneur nous

adresse avec force et nous renouvelle constamment: si le Père nous appelle à être des fils

bien-aimés dans son Fils préféré, il nous appelle aussi à nous reconnaître tous comme

frères dans le Christ.

De ce lien profond entre tous les êtres humains découle le thème que j’ai choisi cette année

pour notre réflexion: « Une seule famille humaine », une seule famille de frères et sœurs

dans des sociétés qui deviennent toujours plus multiethniques et interculturelles, où les

personnes de diverses religions aussi sont encouragées au dialogue, afin que l’on puisse

parvenir à une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes.

Le Concile Vatican II affirme que « tous les peuples forment, en effet, une seule communauté; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre (cf. Ac 17, 26); ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous » (Déclaration Nostra aetate, n. 1). Ainsi, « nous ne vivons pas les uns à côté des autres par hasard; nous parcourons tous un même chemin comme hommes et donc comme frères et Soeurs » (Message pour la Journée mondiale de la Paix 2008, n. 6).

Le chemin est le même, celui de la vie, mais les situations que nous traversons sur ce parcours sont différentes: beaucoup de personnes doivent affronter l’expérience difficile de la migration, dans ses différentes expressions: intérieures ou internationales, permanentes ou saisonnières, économiques ou politiques, volontaires ou forcées. Dans divers cas, le départ de son propre pays est provoqué par différentes formes de persécutions, de sorte que la fuite devient nécessaire. De plus, le phénomène même de la mondialisation, caractéristique de notre époque, n’est pas seulement un processus socio-économique, mais comporte également « une humanité qui devient de plus en plus interconnectée », dépassant les frontières géographiques et culturelles. A ce propos, l’Eglise ne cesse de rappeler que le sens profond de ce processus historique et son critère éthique fondamental découlent précisément de l’unité de la famille humaine et de son développement dans le bien (cf. Benoît XVI, Enc. Caritas in veritate, n. 42). Tous, appartiennent donc à une unique famille,

migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier

des biens de la terre, dont la destination est universelle, comme l’enseigne la doctrine

sociale de l’Eglise. C’est ici que trouvent leur fondement la solidarité et le partage.

« Dans une société en voie de mondialisation, le bien commun et l’engagement en sa faveur

ne peuvent pas ne pas assumer les dimensions de la famille humaine tout entière, c’est-à-dire de la communauté des peuples et des Nations, au point de donner forme d’unité et de

paix à la cité des hommes, et d’en faire, en quelque sorte, la préfiguration anticipée de la cité

sans frontières de Dieu » (Benoît XVI, Enc. Caritas in veritate, n. 7). Telle est la perspective

dans laquelle il faut considérer également la réalité des migrations. En effet, comme

l’observait déjà le Serviteur de Dieu Paul VI, «le manque de fraternité entre les hommes et

entre les peuples» est la cause profonde du sous-développement (Enc. Populorum

progressio, n. 66) et — pouvons-nous ajouter — il influe fortement sur le phénomène

migratoire. La fraternité humaine est l’expérience, parfois surprenante, d’une relation qui

rapproche, d’un lien profond avec l’autre, différent de moi, fondé sur le simple fait d’être des

hommes. Assumée et vécue de façon responsable, elle alimente une vie de communion et

de partage avec tous, en particulier avec les migrants; elle soutient le don de soi aux autres,

en vue de leur bien, du bien de tous, dans la communauté politique locale, nationale et

mondiale.

Le vénérable Jean-Paul II, à l’occasion de cette même journée célébrée en 2001, souligna

que «[le bien commun universel] englobe toute la famille des peuples, au-dessus de tout

égoïsme nationaliste. C'est dans ce contexte qu'il faut considérer le droit à émigrer. L’Eglise

reconnaît ce droit à tout homme, sous son double aspect: possibilité de sortir de son pays et

possibilité d'entrer dans un autre pays à la recherche de meilleures conditions de vie»

(Message pour la Journée mondiale des migrations 2001, n. 3; cf. Jean XXIII, Enc. Mater et

Magistra, n. 30; Paul VI, Enc. Octogesima adveniens, n. 17). Dans le même temps, les Etats

ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières, en

garantissant toujours le respect dû à la dignité de chaque personne humaine. En outre, les

immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil, en respectant ses lois et l’identité

nationale. « Il faudra alors concilier l'accueil qui est dû à tous les êtres humains,

spécialement aux indigents, avec l'évaluation des conditions indispensables à une vie digne

et pacifique pour les habitants originaires du pays et pour ceux qui viennent les rejoindre »

(Jean-Paul II, Message pour la Journée mondiale de la paix 2001, n. 13).

Dans ce contexte, la présence de l’Eglise comme peuple de Dieu en chemin dans l’histoire

parmi tous les autres peuples, est une source de confiance et d’espérance. En effet, l’Eglise

est « dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen

de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Conc. OEcum. Vatican II,

Const. dogm. Lumen gentium, n. 1); et, grâce à l’action de l’Esprit Saint en elle, « l’effort qui

tend à instaurer une fraternité universelle n’est pas vain» (ibid., Const. apost. Gaudium et

spes, n. 38). C’est de façon particulière la sainte Eucharistie qui constitue, dans le coeur de

l’Eglise, une source inépuisable de communion pour l’humanité tout entière. Grâce à elle, le

Peuple de Dieu embrasse «toutes nations, races, peuples et langues » (Ap 7, 9) non pas à

travers une sorte de pouvoir sacré, mais à travers le service supérieur de la charité. En effet,

l’exercice de la charité, en particulier à l’égard des plus pauvres et faibles, est un critère qui

prouve l’authenticité des célébrations eucharistiques (cf. Jean-Paul II, Lett. apost. Mane

nobiscum Domine, n. 28).

C’est à la lumière du thème « une seule famille », qu’il faut considérer de façon spécifique la

situation des réfugiés et des autres migrants forcés, qui représentent une part importante du

phénomène migratoire. A l’égard de ces personnes, qui fuient les violences et les

persécutions, la Communauté internationale a pris des engagements précis. Le respect de

leurs droits, ainsi que des justes préoccupations pour la sécurité et la cohésion sociale,

favorisent une coexistence stable et harmonieuse.

Dans le cas des migrants forcés également, la solidarité se nourrit de la « réserve » d’amour

qui naît du fait de se considérer comme une seule famille humaine et, pour les fidèles

catholiques, membres du Corps mystique du Christ: nous dépendons en effet tous les uns

des autres, nous sommes tous responsables de nos frères et sœurs en humanité, et, pour

ceux qui croient, dans la foi. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, « accueillir les réfugiés

et leur accorder l'hospitalité représente pour tous un geste juste de solidarité humaine, afin

que ces derniers ne se sentent pas isolés à cause de l'intolérance et du manque d'intérêt »

(Audience générale, 20 juin 2007 : Insegnamenti II, 1 (2007), 1158). Cela signifie qu’il faudra

aider ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons ou leur terre à trouver un lieu où ils

pourront vivre dans la paix et la sécurité, travailler et assumer les droits et les devoirs

existant dans le pays qui les accueille, en contribuant au bien commun, sans oublier la

dimension religieuse de la vie.

Je voudrais adresser enfin une pensée particulière, toujours accompagnée par la prière, aux

étudiants étrangers et internationaux, qui représentent également une réalité en croissance

au sein du grand phénomène migratoire. Il s’agit d’une catégorie qui revêt elle aussi une

importance sociale, dans la perspective de leur retour, en tant que futurs dirigeants, dans

leurs pays d’origine. Ils constituent des « ponts culturels » et économiques entre ces pays et

ceux d’accueil, et tout cela va précisément dans la direction de former « une seule famille

humaine ». C’est cette conviction qui doit soutenir l’engagement en faveur des étudiants

étrangers et accompagner l’attention pour leurs problèmes concrets, comme les difficultés

financières ou la crainte se sentir seul pour affronter un milieu social et universitaire très

différent, ainsi que les difficultés d’insertion. A ce propos, je voudrais rappeler qu’« appartenir

à une communauté universitaire signifie être au carrefour des cultures qui ont façonné le

monde moderne » (Jean-Paul II, discours aux évêques des Etats-Unis des provinces

ecclésiastique de Chicago, Indianapolis et Milwaukee, en visite «ad limina Apostolorum», 30

mai 1998, 6 : Insegnamenti XXI, 1 [1998], 1116). C’est à l’école et à l’Université que se

forme la culture des nouvelles générations: de ces institutions dépend dans une large

mesure leur capacité à considérer l’humanité comme une famille appelée à être unie dans la

diversité.

Chers frères et sœurs, le monde des migrants est vaste et diversifié. Il est constitué

d’expériences merveilleuses et prometteuses, ainsi que, malheureusement, de nombreuses

autres, dramatiques et indignes de l’homme et de sociétés qui se qualifient de civiles. Pour

l’Eglise, cette réalité constitue un signe éloquent de notre époque, qui souligne de façon

encore plus évidente la vocation de l’humanité à former une seule famille et, dans le même

temps, les difficultés qui, au lieu de l’unir, la divisent et la déchirent. Ne perdons pas

l’espérance et prions ensemble Dieu, Père de tous, afin qu’il nous aide à être, chacun en

première personne, des hommes et des femmes capables de relations fraternelles; et, sur le

plan social, politique et institutionnel, afin que s’accroissent la compréhension et l’estime

réciproques entre les peuples et les cultures. Avec ces vœux, en invoquant l’intercession de

la Très Sainte Vierge Marie Stella Maris, j’envoie de tout cœur à tous une Bénédiction

apostolique, de façon particulière aux migrants et aux réfugiés et à tous ceux qui œuvrent

dans cet important domaine.

 

De Castel Gandolfo, le 27 septembre 2010

BENEDICTUS PP. XVI

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana

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