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Saint Pierre et Saint Paul

Curé : Jean GANTZER

 

Paroisses de St Maximin, St Pierre, St Urbain et Beauregard

Secrétariat : Presbytère Saint Maximin

3 place de l’Eglise, Thionville -tél 03 82 54 36 06

Email : paroisse.saintmaximin@orange.fr

Blog : http://stpierrestpaul.over-blog.com

 

Communauté du Bon Pasteur

Curé : Jean Pierre KOVACS

Paroisses de Veymerange, Volkrange, et Terville

Secrétariat : Presbytère de Veymerange

16 rue Saint Martin – tél 09 52 71 15 32 ou 03 82 50 40 06

Email : bonpasteurcourriel@free.fr

Blog : http://bonpasteur.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Archives

11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 18:59

P1080521.JPG

 

Voir toutes les photos #  


 

MERCREDI DES CENDRES A THIONVILLE

La Messe du Mercredi des Cendres a été présidée par Mgr Pierre RAFFIN en l'église Notre Dame de l'Assomption de Thionville.

En grand moment pour notre archiprêtré. De nombreux paroissiens n'ont pas hésité à changer leurs habitudes pour se déplacer pour cette messe unique (à l’exception de celle de Ste Anne le matin qui rassemblait les enfants).


Au cours de son homélie notre Evêque, commentait l’évangile de St Matthieu (Mt 1,1…) l’invitation à l’aumône, à la prière et au jeûne. Quant à ‘’l’aumône’’ il reprenait un passage de son dernier message de Noël : « Rien n'est plus contraire à l'Evangile que les inégalités et les injustices qui maintiennent les peuples les plus faibles sous la dépendance économique des plus forts. Aussi, dans sa doctrine sociale, l'Eglise ne cesse-t-elle pas de faire appel à un ordre économique, fondé sur le partenariat et l'échange des dons, qui permette au plus grand nombre d'avoir accès aux biens de la création, au sein d'une humanité solidaire »


Vous pouvez lire en annexe la prière universelle de cette messe.

P1080532.JPG

P1080540.JPGLe partage du bol de riz préparé par les trois mouvements Thionvillois faisant partie des 15 organismes qui composent le  Conseil Diocésain de la Solidarité : Secours Catholique, CCFD-Terre Solidaire et Conférence Saint Vincent de Paul, a permis de prendre le temps de faire connaissance  et de constate r la richesse des initiatives de ces collectifs dont des représentants avaient fait le déplacement avec leurs panneaux de présentation.

La quête  et les dons  ont rapporté 1178 euros pour la fédération Caritas - Conseil Diocésain de la Solidarité*.

 

*FÉDÉRATION CARITAS - CONSEIL DIOCÉSAIN DE LA SOLIDARITÉ

 

Organe Diocésain de réflexion, d'information et d'initiatives visant, en fidélité au message de l'Évangile, à fédérer, coordonner et développer l'esprit et les actions de charité sur l'ensemble du diocèse de la Moselle.

 

1)Membres :

 

AED-Aide à l'Eglise en Détresse

CCFD

Equipe Saint Vincent

Emmaüs Forbach

Equipe Rue

Instituts missionnaires masculins et féminins

Mouvement du Nid

Œuvres hospitalières de l'Ordre de Malte

OPM Oeuvres Pontificales Missionnaires

Société Saint-Vincent-de-Paul

Secours Catholique

Association Zaï

 

Membres associés:

Œuvres d'orient Pastorale des personnes handicapées

Pax Christi

Vestiaire Saint-Martin

 

ANNEXE

 

PRIERE UNIVERSELLE MECREDI DES CENDRES

 

P1080529.JPG

CCFD, Terre Solidaire :

La terre n'a plus de frontière … Et la solidarité ?

Seigneur, avec le CCFD essayons de faire vivre la solidarité internationale à travers ses projets.

Apprend-nous à construire une société plus juste où chacun se sent respecter dans ses droits les plus fondamentaux.

Seigneur, donne aux responsables le discernement pour définir une gouvernance respectueuse des diversités.

 

Conférence Saint Vincent de Paul :

A Thionville, dans nos quartiers des gens souffrent.

Seigneur, donne à chacun de nous la volonté de combattre les solitudes qui blessent et la pauvreté qui exclut.

Que la devise de St Vincent de Paul AIMER-PARTAGER-SERVIR nous guide dans l'accompagnement de nos frères pour mieux tendre la main dans la fraternité et l'écoute.

 

Secours Catholique : 

Au Secours Catholique  nous accueillons  des personnes en situation de précarité. Nous les écoutons en toute confidentialité, apportons une aide alimentaire ponctuelle, assistance dans les démarches administratives, accompagnement…

Seigneur  nous te prions pour tous ceux qui souffrent autour de nous et dans le monde.
Prions pour que les bénévoles,  bâtisseurs d’humanité,  de toutes associations, services et mouvements trouvent de la joie dans leurs engagements et que jamais ils ne baissent les bras face à la misère.

 

Un membre de l’équipe liturgique de Notre Dame

Comment porter un regard de Foi et d’Espérance sur notre monde en bouleversement ?

Rejoignons dans la Prière le cœur du Christ-  ce « cœur qui a tant aimé le monde » afin que nous l’aidions encore à recréer en tout homme -Liberté- Liberté de conscience –Dignité – Respect-  et qu’en ce temps de Carême nous passions de la crainte à la confiance en celui qui vient pour sauver le monde.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 17:58

flyer recto copie

 

flyer-verso--copie-copie-1.jpg

19 mars 2011

Festival

“La Terre n’a plus de frontières…

Et la Solidarité ?“

Villers-lès-Nancy

 

***********************************

PROGRAMME DE LA JOURNEE

***********************************

Rendez-vous à la Maison de l’Asnée

11 rue de Laxou

54600 Villers les Nancy

 

13h30  Accueil

 

14h30  Début de la manifestation

 

15h00 Ateliers interactifs & tables rondes

Plus de 50 ateliers interactifs seront animés, en simultané, autour des 6 champs thématiques du CCFD, sous la forme de jeux, de débats, de forums.

 

Table ronde sur l’accès aux ressources au travers de l’exemple de l’eau.

 

Table ronde sur les rapports homme/femme pour plus d’égalité

 

18h00 Assemblée plénière

Temps de réflexion sur le thème : “La Terre n’a plus de frontières… Et la Solidarité ?“

Avec Guy Aurenche (président national du  CCFD-Terre Solidaire), et 2 partenaires emblématiques du CCFD

 

19h00 temps de célébration

 

20h00 Gâteau d’anniversaire

 

21h00 Départ des bus

 

20h30  Soirée de concerts

                  avec plusieurs groupes, Stratégies de Paix, les Zuppercuts, la Fanfare Couche Tard, Les Karpatt…

 

01h00  Fin des festivités

 

 

Créé en 1961, en réponse à l’appel de la FAO pour éradiquer la faim à travers le monde, le CCFD-Terre Solidaire est aujourd’hui la première ONG française de développement.

 

50 ans après, la faim est toujours au cœur de nos sociétés et la barre du milliard d’humains victimes de malnutrition a été franchie en 2009.

 

Avec le CCFD-Terre Solidaire, nous faisons  le choix de refuser le défaitisme. Avec nos partenaires, nous voulons contribuer à créer un monde plus juste et plus fraternel.

 

Le 19 mars 2011, venez avec les membres de votre famille, vos amis, les membres de votre mouvement, de votre association

 

-          partager vos idées, vos convictions

 

-          écouter des partenaires (Mali, Sénégal, Birmanie, Burundi  ...)

 

-          faire la fête !

 

Avec  Guy Aurenche, président national du CCFD-Terre Solidaire, je souhaite que notre anniversaire devienne « avenirversaire »

 

                                              Lucie Reulier

 Présidente du CCFD-Terre Solidaire Moselle

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 15:33

13 mars 2011, 1er Dimanche  de Carême  A

Edito

 

 

UN APPEL DECISIF

 

 

Aujourd’hui, 1er dimanche de carême Déborah et Zahia avec 25 autres adultes participent à la célébration de l’appel décisif à la cathédrale de Metz présidée par Mgr Pierre RAFFIN. Cette célébration ouvre, pour les catéchumènes le temps appelé « de la purification et de l'illumination ». Cette période est un temps de retraite spirituelle et de conversion durant le temps du carême. Carême du latin quadragesima signifie quarantaine et désigne, dans la tradition chrétienne, les quarante jours de préparation à la fête de Pâques. Il s'inspire du temps que Jésus a passé au désert pour se préparer à sa mission. (Mt.4, 2)

L'Eglise, suivant en cela la tradition biblique, insiste sur la nécessité d'allier à l'aumône et la prière comme moyens de se garder disponibles envers Dieu et les autres, le jeûne, ce temps de privation en vue du partage pour plus de justice.(Mt.6, 1…)

Il est un temps de marche vers un objectif précis : la montée vers Pâques, la fête de la Résurrection.

Il s’agit de se libérer de ce qui fait obstacle à cette montée vers Pâques. En même temps nous sommes engagés à des actions individuelles et collectives de solidarité vis-à-vis de personnes ou de pays défavorisés.

Le CCFD-Terre Solidaire a choisi cette période pour fêter ses 50 ans de solidarité internationale. Le 19 mars ce sera à Villers les Nancy. Il arrive aussi que certains non chrétiens souhaitent s'associer à ces actions. Ce peut être un temps fort de rencontre, voire de dialogue interreligieux. Des lycées et collèges catholiques en font parfois l'expérience. Dans le même sens les Amitiés Interreligieuses rassemblant juifs, musulmans, chrétiens continuent sur Thionville la visite des lieux de cultes. Face à la violence dans notre monde nous sommes encore interpellés à prier pour la Paix1.

Pour le Chrétien, vivre ainsi le mystère de la Mort et de la Résurrection du Christ, c'est tendre à réaliser sa vocation baptismale.

Et si nous retrouvions cette joie et ressentions cette liberté des catéchumènes et des recommençants2 à marcher à la suite de Jésus, pour ne rien perdre de cet inouï qui nous est donné de vivre, passer avec Lui de la mort à la Vie !  Alors…Choisis la Vie !  

 

Serge Philippi

 

1 Chaque 3èmemercredi du mois de 20h à 21h Eglise Notre Dame Thionville suivi d’un  partage autour  d’un pique-nique.

 

 2 Celles et ceux qui redécouvrent la richesse des sacrements qu’ils ont déjà reçus.

 

 

 

Dix conseils pour bien vivre le Carême.

 

Souvent des fidèles catholiques se demandent : « Que faire pour le Carême ? » Le Carême : « un temps d’entraînement pour vivre davantage en chrétien et se préparer à célébrer bientôt Pâques avec un cœur bien disposé. Le programme, nous le connaissons depuis longtemps : prier, jeûner et partager. Mais chaque fois nous pouvons l’accomplir différemment ».

« Avec le bon sens qu’on lui connaît, le cardinal Danneels donne cette année 10 conseils pratiques à titre d’exemple ». Il y ajoute cependant, tel un avertissement : « Ci-joint dix règles pour un bon Carême. Mais elles ne signifient rien, si elles ne nous rapprochent pas de Dieu et des hommes. Ou si elles nous rendent tristes. Ce temps doit nous rendre plus légers et plus joyeux ».

 

1. Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie

2. Cherche dans l’Evangile du dimanche, une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.

3. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre - un article de luxe - donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.

4. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.

5. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une      minute et la roue s’arrêtera.

6. Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi : il vaut mieux zapper entre humains et cela marche sans télécommande.

7. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères : fais cela toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.

8. ’Par-donner’ est le superlatif de donner.

9. Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.

10. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

 

                                                                                                   Cardinal Daneels.

 

Tentation

Poème de l'Abbé Léonard  Amossou KATCHEKPELE

 

Désert d'eau, désert de pain:

Lit douillet de soif et de faim.

Seule offre à ce corps fragile

De quarante jours de nuits.

 

Désert d'espoir, désert de foi,

Où la privation impose sa loi.

Becqueter au pied de l'autre:

Ultime recours offert au pauvre?

 

Désert du joug, désert de dignité,

Extrême échafaud de la liberté,

Où la tentation suprême bourreau

Lève la guillotine en final assaut.

 

Durs combats que ceux contre soi

Où bourreau et victime sont ce Moi,

Fasciné d'appétences mesquines,

Tenté de vendre son âme au diable.

 

Durs combats que ceux de la tentation,

Lors même que croule mais ne meurt

La flamme de la beauté au cœur enfoui,

Le désir de rester homme jusqu'à la fin.

 

Dure bataille que de rester soi-même,

De se renvoyer du miroir un qu'on aime.

Plus dure bataille de devenir soi-même,

Rester fidèle aux racines d'où coule la vie.

 

Il faut combattre pour sortir vainqueur,

Et avoir vaincu pour sortir couronné.

Mais nul ne combat qui n'a connu l'ennemi,

Que nul ne croise sans affronter l'épreuve.

 

Épreuve reine qui purifie le regard

Quand on a les armes de la victoire.

Contemplez donc qui nous les a données

Et qui tient avant nous l'étendard: liberté.

 

De lui tenez force et courage

Hommes de rester jusqu'au bout.

 

 

1er dimanche de Carême avec le CCFD, Terre Solidaire.

SE LAISSER INTERROGER PAR LA PAROLE


Un itinéraire vous est proposé pour entrer dans une démarche spirituelle résolument
tournée vers la solidarité et le monde d'aujourd'hui vers la solidarité et le monde d'aujourd'hui.


1ER DIMANCHE DE CARÊME : « les Droits de l'Homme à la lumière de notre foi »


« Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec de la glaise du sol, il souffla dans ses narines une haleine de vie et l'Homme devint un être vivant. » Genèse 2,7-9


Pendant ce carême, le CCFD-Terre Solidaire nous propose un éclairage sur les Droits de l'Homme à la lumière de notre foi. Que dit l'Église des droits fondamentaux? Le récit de la création affirme que l'Homme est créé à l'image de Dieu, ce qui donne à chaque être humain la dignité d'être libre et d'exister. Pour saint Thomas d'Aquin, de cette dignité découlent « des Droits et de Devoirs » que les encycliques des papes et l'enseignement social de l'Église développent selon les contextes et les situations.


À travers le Christ, Dieu a pris sur lui tout ce qui est humain. Nous sommes donc appelés à protéger et promouvoir les droits fondamentaux.


Pour l'Église, les droits fondamentaux sont en premier lieu fondés sur l'affirmation que l'Homme est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Dans l'Orient ancien, où seul le roi est à l'image de Dieu, cette affirmation revêt un caractère révolutionnaire en conférant à tout homme une dignité du simple fait d'être homme ou femme.

Marie-Laure Dénès, extrait de l'article p. 7-9 de Vivre le Carême 2011


POUR REFLECHIR CETTE SEMAINE


Quels sont les droits fondamentaux? Ne suis-je pas tenté de faire l'impasse sur certains droits? Y a-t-il en moi une tension entre droits et devoirs ? ...Jean Paul II ne cessera d'affirmer l'universalité des droits de l'Homme, qui ne souffre aucune exception, et leur indivisibilité; «aucun droit humain n'est assuré si l'on ne s'engage pas à les protéger tous. Quand on accepte sans réagir la violation de l'un quelconque des droits humains fondamentaux, on met en péril tous les autres ». Tout en maintenant cette indivisibilité, il insistera tout particulièrement sur la liberté religieuse et le droit à la vie car ils ont, à ses yeux, valeur de test.
Servir la dignité et la paix, valeurs centrales du christianisme, voilà ce qui fonde, aujourd'hui encore, le combat des chrétiens en faveur des droits de l'Homme selon des modalités différentes en fonction des contextes : respect des migrants, lutte contre la traite des êtres humains, présence en milieu carcéral, reconnaissance des Dalots, développement, la liste estlongue et non exhaustive des terrains d'action où les chrétiens, ici, sont engagés avec toutes les personnes de bonne volonté.


À l'heure où l'universalité des droits de l'Homme est attaquée de toute part, il y a là un vaste champ à labourer. Mais comme le rappelait déjà le pape Paul VI en 1974, «le ministère de la promotion des droits de l'Homme oblige l'Église à un constant examen et à une incessante purification de sa vie, de sa législation, de ses modes d'agir, de ses procédures »... Vaste champ à labourer également...

 

Grande fête de la Solidarité Internationale,

samedi 19 mars à la maison de l’Asnée à Villers-les-Nancy.


50 ateliers interactifs. sur la souveraineté
alimentaire, le partage des richesses
financières, une économie sociale et
solidaire, la prévention et la résolution
des conflits, l’égalité hommes/femmes
et les migrations internationales.
Deux tables rondes avec des partenaires
du CCFD du Mali, du Sénégal, du
Niger, du Burundi, du Guatemala, de
Birmanie. Avec la présence de Guy
Aurenche, président national du CCFDTerre
Solidaire ainsi que trois autres
intervenants sur le thème
« La Terre n’a plus de frontières
… Et la Solidarité ? »
Célébration puis temps de la fête avec
le gâteau d’anniversaire et des
concerts avec plusieurs groupes, Stratégies
de Paix, les Zuppercuts, la Fanfare
Couche Tard, Les Karpatt…Site :
ccfd-terresolidaire.org Courriel :
ccfd57@wanadoo.fr

 

 

Pour télécharger le bulletin paroissial

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 18:03

 

60 responsables catholiques pour les relations avec les musulmans et l'islam  en France

 

Près de soixante responsables catholiques des relations avec les musulmans sont réunis à Orsay (Essonne) pour deux  jours de formation et de réflexion, du 4 au 6 mars.


A l'initiative du Service National  pour les relations avec l'islam, Service de la Conférences des évêques de France, 60 responsables pour les relations avec les musulmans et l'islam en France, nommés par leurs évêques, venant de près de 25 diocèses différents sont réunis pour deux jours de formation et de réflexion.

 

Cette formation est organisée autour de deux axes : la théologie du dialogue interreligieux avec le Père Jean-Marc Aveline, directeur de l'Institut Catholique de la Méditerranée et vicaire général de Marseille,

 

et les Lectures contemporaines du Coran avec le P. Etienne Renaud, missionnaire d'Afrique, ancien directeur du PISAI (Institut Pontifical pour les Etudes Arabes et l'islamologie à Rome) et délégué aux relations avec les musulmans à Marseille.

Au cours de cette session, ils évoqueront aussi les bouleversements en cours dans plusieurs pays arabes et les relations entre chrétiens et musulmans dans le contexte français actuel.

 

 P. Christophe ROUCOU

 

Directeur du Service national pour les Relations avec l'Islam,SRI

( Contact 06 77 47 34 47 )

Conférence des évêques de France

71 rue de Grenelle, F-75007 PARIS

tél. 01 42 22 03 23 ; Fax 01 42 84 30 41

E-mail c.roucou@le-sri.com

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 17:55

Dimanche 6 mars 2011,  9ème Dimanche Ordinaire  A

Edito

Bâtir sa vie sur celle du Christ !

 

 

 

La Parole de Dieu de ce dimanche, nous invite à choisir entre la bénédiction ou la malédiction. Bénédiction si nous vivons les commandements que Dieu nous donne. Malédiction, si nous les écartons et nous laissons convaincre par d'autres "dieux" (Discours de Moïse dans le Deutéronome).

Pour marquer l'importance de cette proposition de mettre sa foi en l'Unique Dieu, Jésus, dans son discours final sur la montagne, en résonance avec ce texte de l'Ancien Testament, nous demande aussi à nous engager à choisir aujourd'hui entre deux alternatives : dire ou accomplir, bâtir solidement ou non, notre vie.

De plus, il attire notre attention sur la séduction des faux prophètes de notre époque. A leurs dires, tout paraît facile et valorisant. Dieu est parfois instrumentalisé pour crédibiliser de fausses doctrines à des fins de pouvoir et d'enrichissement personnels. Ces beaux parleurs disent ou dictent des paroles, uniquement par intérêt personnel, en se gardant bien de les appliquer à eux-mêmes.

La parabole des deux maisons nous aide à mieux comprendre son avertissement. Une double comparaison qui opposent l'action, le faire, l'être, considérant Jésus comme le véritable Chemin de vie (bâtir sur le roc); la passivité, l'indifférence à cette proposition trop exigeante pour une vie facile et superficielle (bâtir sur le sable).

C'est aujourd'hui que chacun est invité à l'écoute, à la mise en pratique d'une gratuite Alliance d'amour vécu au quotidien. Unissons notre prière confiante à celle du psalmiste : " Seigneur, sois le rocher qui m'abrite, la maison fortifiée qui me sauve..."

(Psaume 30). 

 

Alain OBRECHT

 

MERCREDI

DES CENDRES

 

Messe à Notre Dame avec imposition des cendres le 9 mars à 19H00 présidée par Monseigneur Pierre RAFFIN dans le cadre de sa visite pastorale. Tous les paroissiens de l’archiprêtré sont invités à y participer. La quête sera versée à la Fédération Caritas - Conseil diocésain de la solidarité.

Un bol de riz sera servi à l’issue de cette célébration salle Notre Dame.

Pour les enfants messe  et imposition des cendres à Sainte Anne  mercredi matin à 10h00 .

 

CONCERT

 

Concert de bienfaisance au profit des objectifs du  Secours Catholique au Théâtre de Serémange-Erzange Dimanche 6 mars 2011 à 15H00

 

APPEL DECISIF

 

Déborah SUCCI et  Zahia MERTZ et 25 autres adultes du diocèse de Metz seront appelés au baptême par Mgr Pierre RAFFIN à la Cathédrale Saint Etienne de Metz  dimanche prochain 1er dimanche de Carême par le rite de l'Appel décisif*. Ces jeunes adultes qui se préparent au baptême sont appelés catéchumènes. Ils seront baptisés le samedi 23 avril à la Veillée Pascale dans les différentes paroisses dont ils sont originaires. Pour Déborah et Zahia ce sera à Notre Dame de l’Assomption  de Thionville à 20h00.

*Appel décisif

C’est au terme du temps de catéchuménat qu’est célébrée l’étape rituelle de l’initiation chrétienne nommée ‘’appel décisif’’. L’appel est considéré «comme charnière de la préparation baptismale. Il est le rite dans lequel les catéchumènes, dont la foi a été reconnue suffisamment mûre, sont admis à participer aux sacrements de l’initiation chrétienne au cours des prochaines fêtes pascales c'est-à-dire le baptême, l’Eucharistie et la confirmation.

Quelque soit votre âge, si vous  ressentez ce désir d’être baptisé vous pouvez contacter le presbytère Notre Dame de Thionville  Tél 03 82 53 25 81

 

 

 

 

Pour télécharger le bulletin paroissial en.pdf                    Bonne semaine

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 23:46

27 février 2011, 8ème Dimanche Ordinaire  A

 

Edito

Une belle page que l’évangile de ce jour !

 

 

Une invitation à regarder les oiseaux du ciel et les lys des champs… !

C’est vrai que la création est belle et qu’elle nous raconte "la gloire de Dieu"…

Il est vrai aussi que les oiseaux du ciel n’ont pas l’air de s’en faire… Mais malgré tout, ils sont  toujours à la recherche de quelques moustiques, ou de vermisseaux pour eux-mêmes ou leurs petits… à peine quelques petites haltes pour reprendre souffle avant un nouvel élan ! Infatigables ! ...

Jésus le savait bien d’ailleurs, qui lui-même ne passait pas son temps à les regarder… Mais il voyait bien l’inquiétude, la misère et la faim des hommes, et il en passait du temps  à s’activer pour eux… !

Que veut-il donc nous dire aujourd’hui ? Qu’il ne faut pas se fatiguer à amasser de l’argent, parce que "l’argent ne fait pas le bonheur" ? Certes ! Mais c’est encore un de ces proverbes auxquels personne n’adhère ! ...

Surtout pas les tenants du capitalisme libéral… ni nos financiers !

Pourtant… l’homme dépasse l’homme… Il "vaut plus que tout l’or du monde"… La crise que nous venons de vivre ou que nous subissons encore, démontre bien la perversion d’un monde obsédé par la recherche de l’argent et du profit pour lui-même !

 

Faut-il donc comprendre que regarder les oiseaux, c’est regarder le ciel ? Regarder plus haut,  plus loin… ? Rejoindre Celui entre les mains duquel se joue notre destin, notre histoire… Se fier à lui… Se mettre à sa hauteur puisque nous sommes à son image… Retrouver le sens profond de nos vies… Mettre un peu plus d’humanité entre les hommes… sur notre bonne vieille terre toujours étonnée de ce qui s’y passe…

Et si c’était aussi  inventer un nouvel art de vivre pour aller vers l’Esprit avec tous les êtres vivants qui l’habitent ?

 

André SPANG

 

 

 

MERCREDI DES CENDRES

 

Messe à Notre Dame avec imposition des cendres le 9 mars à 19H00 présidée par Monseigneur Pierre RAFFIN dans le cadre de sa visite pastorale. Tous les paroissiens de la Sainte Famille et de Saint Pierre Saint Paul sont invités à y participer. La quête sera versée à la Fédération Caritas - Conseil diocésain de la solidarité.

Un bol de riz sera servi à l’issue de cette célébration salle Notre Dame.

Comme prévu les enfants se retrouvent mercredi matin à 10h00 pour   la messe  et l’imposition des cendres à Sainte Anne.

 

CARÊME A DOMICILE

 

« Mon corps livré pour vous, mon sang versé pour vous »

Vous pouvez commander ce livret  au secrétariat.

 

J M  J      2011

 

du 10 au 24 août … 520 €

du 16 au 21 août … 410 €

infos : Jeunescatho57@gmail.com

 

Télécharger le bulletin paroissial.pdf  

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:26

Egypte, Tunisie, la « révolution de la dignité », selon le curé de Ramallah

ROME, Lundi 21 février 2011 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous une analyse du P. Faysal Hijazen, curé de Ramallah, en Palestine, docteur en théologie morale et professeur à

l'université de Bethléem, dans laquelle il évoque la « révolution de la dignité » qui a libéré les peuples tunisiens et égyptiens de la « peur provoquée par des régimes habitués à l'intimidation ».

« Cette révolution nous a surpris par sa force et par ses fruits », affirme le père Hijazen dans ce texte intitulé « Contre quelles idoles nous sommes-nous rebellés ? ». Il appelle de ses vœux une nouvelle « civilisation qui donne la confiance en soi et favorise le dialogue », une nouvelle « mentalité qui libère de toute chaîne qui détruit l'homme et le dégrade ».

Après le départ forcé du président Moubarak, qui a quitté le pouvoir, beaucoup s'imaginent que cette « révolution blanche », la révolution qu'on a appelée celle de la dignité, qui a conduit les jeunes gens en Tunisie comme en Égypte, beaucoup s'imaginent que c'était seulement une rébellion contre des individus ou des régimes. Mais si nous regardons profondément les choses, nous nous rendons compte qu'il s'agit d'une révolution idéologique, profonde, fondée sur des principes auxquels il est difficile de renoncer.

Il s'agit d'une courageuse détermination de regagner la liberté et la dignité de la personne humaine, qui a déraciné des cœurs, la peur. Cette peur qui a été le facteur dominant, précisément pour dominer tous ces peuples pendant de longues décades. Cette révolution a donc enlevé des cœurs la peur provoquée par des régimes habitués à l'intimidation, aux menaces, des régimes qui avaient aboli la liberté intellectuelle et ont imposé la peur. Une peur qui vient d'éléments forts qui imposent leurs idées, leurs traditions et leurs habitudes à tout individu en effaçant la personnalité et la liberté. Une peur qui vient de loin, surtout centrée sur des éléments religieux qui semblent priver l'être humain de sa liberté et de sa dignité.

Une peur qui a dominé la société, qui a écrasé l'individu. Une peur qui a privé l'individu de ses droits les plus simples, qui a ignoré ou miné sa dignité humaine.

Cette révolution qui nous a surpris par sa force et par ses fruits, elle nous a aussi surpris par la détermination de ses promoteurs. Il s'agit d'une révolution fondée sur des principes profondément enracinés en l'homme et venant directement de son être même et de la valeur de sa personnalité.

C'est une révolution fondée sur des valeurs essentielles, dont les plus importantes sont celles de la vie, de la dignité, de la liberté, de l'égalité, de la justice. C'est la révolution de l'homme privé de sa dignité et de son droit à l'expression de sa pensée. C'est la révolution de l'homme écrasé, de l'homme envahi par la peur de celui qui décide à sa place et qui le considère éternellement mineur, incapable de réfléchir, de comprendre son propre bien et celui de la société.

Cette révolution n'est donc pas dirigée contre un individu, une personne, un chef, un dirigeant, un responsable, mais il s'agit plutôt de la révolution ou de la rébellion contre une mentalité et s'il en est une civilisation qui nous a opprimés pendant des décades et nous a relégués dans l'empire de la peur en faisant de nous des êtres infrahumains sous prétexte que c'était l'ordre, la religion qui imposait le devoir de nous écraser et de nous dominer intellectuellement et spirituellement. Il s'agit d'une révolution contre une certaine culture de peur qui est passée d'une société intimidée aux dirigeants mêmes qui avaient imposé cette peur.

Il s'agit pour nous maintenant de chercher une culture, une civilisation qui respecte l'individu, la personne humaine, sa dignité, et qui l'aide à se construire. Nous avons besoin d'une civilisation à laquelle nous devons être éduqués depuis notre enfance, une civilisation gravée dans le cœur de l'enfant qui la boit avec le lait maternel, à laquelle il est éduqué  à la maison, à l'école, à l'église, à l'université, dans la mosquée, dans la société. Nous souhaitons une civilisation qui donne la confiance en soi et qui favorise le dialogue, qui enlève les barrières de la peur des coeurs des jeunes et des moins jeunes. Une barrière qui a trop duré dans nos sociétés.

Nous avons besoin d'une nouvelle mentalité qui libère de toute chaîne qui détruit l'homme et le dégrade. Nous avons besoin d'une nouvelle mentalité, d'une nouvelle pensée et d'une nouvelle volonté. La pensée qui distingue entre le bien et le mal, et la volonté de marcher vers le bien de l'homme et de la société, et non pas dans le sens de l'égoïsme. Nous souhaitons une mentalité qui respecte la liberté de l'homme. La liberté est essentielle. Elle est l'élément le plus important, un élément constituant dans la nature humaine. La liberté, bien entendu, est seulement celle qui fait le bien et qui choisit le bien. On ne saurait parler de liberté de faire le mal, parce que le mal est négatif. Notre liberté consistera donc à faire le bien et à résister au mal et non pas à nous soumettre au mal.

En tant que prêtre, en tant qu'éducateur, en tant que citoyen, je voudrais résumer ce que signifie pour moi cette révolte ou bien cette « révolution de la dignité » du point de vue religieux, éducatif et social.

Pour la religion, je pense que la religion ne devrait jamais restreindre la liberté de pensée. Mais elle devrait être un facteur d'édification pour construire l'homme, sa personnalité, sa dignité et sa liberté, afin qu'il soit responsable de ses actes et que ses décisions soient confirmées par une bonne conscience qui en couronne la liberté bien comprise.

Comme éducateur, je m'adresse à mes collègues, éducatrices et éducateurs dans les écoles et les universités afin qu'ils puissent promouvoir les valeurs de dignité, de liberté, l'expression de soi chez les élèves et les étudiants, chez les jeunes que nous pouvons désigner comme la génération de « la révolution de la dignité ». Et que nous éducateurs, nous restions loin de la mentalité de l'intimidation et de l'endoctrinement en laissant à chaque élève, si jeune soit-il ou soit-elle, sa dignité, son style et sa personnalité ; en donnant le temps suffisant pour le dialogue avec les élèves et les étudiants, afin que chacun exprime ce qu'il pense et ce qu'il est, évitant le despotisme et la dictature intellectuelle et morale.

En tant que citoyen, je souhaite que les autorités fortifient les liens du dialogue avec leur peuple respectif dans une démocratie d'ouverture à la liberté intellectuelle, idéologique, culturelle, religieuse et médiatique afin de construire une société bâtie sur le respect de la vie, de la dignité et des droits de la personne humaine, respectant cette conscience croissante des droits de l'homme et de sa dignité dans le monde.

Respectons-la dans notre Orient qui nous est si cher, afin qu'il puisse se rallier le plus vite possible, inspiré par la « révolution de la dignité », à une nouvelle ère de liberté et de lumière.

Père Faysal Hijazen Docteur en Théologie morale

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 23:24

Lettre de Mgr Maroun Lahham, à la suite de l'assassinat du Père Marek, à Tunis vendredi 18 février 2011.

 

Chers tous et toutes,

 

Nous ne finissons pas de vivre des événements (je laisse le mot sans adjectif). Maintenant c’est le P. Marek, salésien de 34 ans, en Tunisie depuis 2007 qui a été égorgé dans un dépôt de l’école des Salésiens de la Manouba.

Le Ministère de l’Intérieur vient de publier un communiqué comme quoi l’assassin était le menuisier de l’école. Les Pères salésiens affirment que l’assassin avait emprunté, lors du dernier Eid (il y a trois mois) 2.000 dinars tunisiens pour acheter du matériel pour son travail. Il semble qu’il a dépensé l’argent pour autre chose, le fournisseur refusait de lui donner un matériel non payé, et le P. Marek insistait pour avoir l’argent de l’école rendu. Pris de panique, et par peur d’être dévoilé, dit le communiqué du Ministère de l’intérieur, « l’assassin a surpris le prêtre en lui assénant des coups successifs très forts au moyen d’un outil contondant sur la nuque et le cou, ce qui a causé son décès. L’assassinat a été commis par crainte d’être découvert. ».

 

Dès qu’on aura terminé les formalités juridiques, on célèbrera une grande messe à la Cathédrale avant de le rapatrier en Pologne. Le jour et l’heure de la cérémonie seront publiés aussi.

 

Que dire ? Horreur, tristesse, indignation, révolte, préoccupation, peur, doute… tout est mélangé. Pourquoi a-t-on tué P. Marek ? Pour deux mille dinars ! On ose à peine le croire. Il y a certainement des détails que je ne sais pas. Par contre, il y a des choses que je sais :

 

- Je sais que P. Marek avait écrit, deux semaines avant son assassinat, à propos du peuple tunisien: « c’est une nation jeune, intelligente, incapable de violence (sic !), profondément bonne qui n’est pas capable de haïr ».

 

- Je sais qu’il venait d’écrire son premier livre sur la Tunisie où il dit entre autre : « pendant mon séjour en Tunisie, mon attitude envers mes frères musulmans a beaucoup évolué. Cette peur du terrorisme et de l’extrémisme a complètement disparu. Les Tunisiens sont tellement accueillants, amicaux et chaleureux. Ils m’apprennent cette attitude ».

- Je sais qu’il s’était proposé comme volontaire pour venir en Tunisie il y a quatre ans, alors qu’il était à peine ordonné prêtre.

- Je sais qu’il avait demandé de l’argent de partout pour aménager de nouveaux locaux pour l’école qu’il aimait tant et dont il était l’économe.

 

Je m’imagine en face de son assassin pour lui poser quelques questions : Pourquoi as-tu vraiment tué P. Marek ? Et pourquoi de cette manière barbare ? Son jeune âge et son innocence ne t’ont inspiré aucun sentiment de pitié ? Ni son physique frêle ? Tu l’as assommé avec coups de marteau, cela ne suffisait-il pas ? Fallait-il vraiment l’égorger et le laisser baigner dans son sang ? Comment as-tu pu dormir après ? De quelle pâte es-tu fait ? Quelle religion professes-tu ? Es-tu de ceux qui croient en Dieu le Compatissant, le Miséricordieux, (Al Rahman Al Rahim ?) Comment conjugues-tu ton crime avec ta foi ?

 

Réponds à ces questions, tranquillise-nous, tranquillise notre cœur de père et de frères… Après, je te promets la pardon. Tu auras d’abord à le demander de Dieu, ensuite, tu auras celui de l’Église catholique de Tunisie.

 

« Si le grain tombé en terre ne meurt…. » Il est tombé, il est mort, et à l’exemple du Christ auquel P. Marek s’était consacré, il a porté des fruits. Tous les messages de solidarité, toutes les scènes de sympathie, les fleurs déposées à la porte de la Cathédrale, les tunisiens et tunisiennes qui ont manifesté devant la Cathédrale avec des slogans « Marek, pardon ! »,  les jeunes tunisiens venus à la cathédrale dimanche 20, avec des fleurs, les larmes aux yeux… « Nous ne l’avons pas tué, disaient-ils, ce n’est pas la Tunisie… Pardonnez-nous ! » ; et ils sont partis en embrassant les sœurs.

 

Les réactions officielles sont du même ordre, le Premier Ministre, le Ministère de l’Intérieur, des Affaires Étrangères, du Travail, de l’Éducation, des Affaires religieuses, du Tourisme ; les Ambassadeurs arabes et étrangers, même le parti islamiste Al Nahda…. Fallait-il le meurtre d’un prêtre pour nous rendre compte de toute cette sympathie et de cette affection ? Le prix est très élevé. Nous apprécions énormément tous ces gestes d’amitiés, mais elles ne valent pas une goutte du sang de notre Marek.

 

Et maintenant ? Eh bien, nous allons de l’avant. L’heure n’est pas à la panique, elle est à la foi, à la patience, à la précaution. Partir ? Pas question, les temps de difficulté ne sont pas des temps de fuite. Je le dis en mon nom personnel d’abord, et je pense pouvoir le dire au nom du tout le personnel religieux de l’Église de Tunisie et au nom des chrétiens présents dans le pays. Je le dis aussi pour nos frères musulmans et juifs. Nous restons dans ce pays qui nous accueille, qui nous aime et que nous aimons. Nous restons aussi pour vous, car nous voulons nous enrichir de votre présence et de votre différence, et nous vous proposons aussi les valeurs auxquelles nous croyons et que nous essayons de vivre malgré nos faiblesses, des valeurs qui peuvent vous apporter un supplément de foi et d’espérance et de confiance.

 

La vie est plus forte que la mort, l’AMOUR aussi.

 

+ Maroun Lahham

Archevêque

 

 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 15:28

20 février 2011,   7ème Dimanche Ordinaire  A

Edito

 

Comme votre Père !

 

La loi du talion : « Œil pour œil, dent pour dent » nous semble dure. En réalité, elle venait limiter la vengeance, restreindre la cruauté de l’homme.

 

Moi, je vous dis…

Tu n’es pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir (Mt 5,17).

Tu la pratiques toi-même en lui donnant tout son sens :  dépasser la lettre de la Loi pour en découvrir l’esprit. Tu ne   formu­les pas de nouvelles lois ; tu nous invites à aller au-delà !

La Loi est un chemin vers Dieu ;

Tu nous appelles à rejoindre  No­tre Père des cieux, à le contempler et à l’imiter :

Soyez parfaits comme votre   Pè­re céleste est parfait !

 

C’est l’amour alors qui de­vient la règle de nos relations avec lui et de nos rapports entre nous.

Or l’amour n’a pas de limites. Il n’est plus question de « permis » ou de « défendu » ; il s’agit d’aimer toujours et par­tout !

 

 

Ce n’est pas facile, Seigneur !

Tu le sais… Tu as vécu cela… et tu en es mort !

C’est une mort permanente de notre orgueil, de notre égoïsme… un renoncement à nous-mêmes qui dépasse nos capacités. Veux-tu cette mort, Seigneur ?

Comme au jeune homme riche qui n’a pas le courage de te dire « oui », tu nous réponds :

Pour les hommes, c’est impossible ; mais pas pour Dieu ! (Mt 19, 26).

Et tu nous fais comprendre que ce n’est pas la mort que tu veux pour nous, mais la vie, la vraie Vie, la tienne, Jésus.

 

Cette vie, tu viens la développer en nous par l’eucharistie.

Nous t’en remercions, Seigneur !

Oui, viens vivre en nous !

Alors avec toi, par toi, en toi, notre vie sera amour pour le Père et pour tous nos frères !

 

Père Pierre Duvillaret,

Signes Aujourd’hui, n° 212 p.39

 

 

 

 Pour télécharger le bulletin paroissial.pdf

                                 

Bon dimanche et bonne semaine

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 20:06

 

 

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Portes ouvertes à la synagogue

 

C’était le deuxième rendez-vous des lieux de cultes de Thionville organisé par les « Amitiés Interreligieuses ». Après la Mosquée le 9 janvier dernier (cf. édition RL 11 janvier) le Rabbin Ariel Rebibo et la communauté juive ouvraient les portes de la synagogue dimanche 13 février. Musulmans,  chrétiens catholiques et protestants,  y entraient, la plupart pour la première fois. A la grande surprise des organisateurs, ce sont 120 personnes qui écoutent le jeune Rabbin retracer avec brio  l’histoire des juifs en partant des patriarches  jusqu'à nos jours. Ensuite est  exposé au regard des visiteurs le rouleau de la Torah. Un seul rouleau comprenant 5 textes écrits sans ponctuation et sans voyelle. « L’ensemble de la Torah est lu durant l’année par séquence chaque semaine » nous explique Emile Benarroch. Dans le hall d’entrée un tableau montre l’ancienne synagogue inaugurée en 1913. Elle fut incendiée en 1940, les soldats allemands empêchant les pompiers thionvillois d'intervenir. L'actuelle synagogue a été construite en même place en  1957. Le cimetière juif a aussi était complètement détruit, un monument a été érigé à partir de ce qui restait. Ici à Thionville toute les familles ont été touchées par cette guerre, se sont tous des rescapés grâce à la population locale ‘’aux justes’’ qui les ont cachés, pour certains au risque de leur vie. Le 26 avril 2010 la cérémonie inaugurale de la Place « Rabbin Henri Lévy »  en la présence du grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, avait aussi rassemblé les responsables des différentes confessions religieuses de Thionville.
Pour terminer la visite le rabbin et son équipe nous invitent  à partager le verre de l’amitié et  gâteaux et il nous rappelle que partager le pain c’est être copains.

Prochains rendez-vous. Visite du Temple protestant de Thionville, Dimanche 3 avril 2011 à 14h30. Visite de l’Eglise Notre Dame de l’Assomption, Dimanche 29 mai 2011 à 14h30.

 

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