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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 00:06

Témoignage de Bahira

 pour la journée mondiale du migrant et du réfugié. Le 18 janvier 2009.

 

Je m’appelle Bahira. A cause de la guerre et des problèmes politiques j’ai quitté mon pays, la Bosnie- Herzégovine en 2005.  Avec ma famille : mon mari et mes deux enfants,  je suis venue en France. Les premiers jours étaient très difficiles pour nous. Nous nous sentions seuls, pour nous beaucoup de choses étaient inconnues. Nous habitions un hôtel à Fameck. Nous ne connaissions pas la procédure de la demande d’asile , nous ne connaissions pas nos droits , nous ne connaissions pas la langue française. J’ai prié pour que Dieu nous aide et pour qu’on rencontre des bonnes personnes qui ne font pas la différence parce que nous sommes étrangers dans ce pays  et qui veulent être nos amis.

 C’est ce qui s’est passé. Une personne est venue frapper à la porte de notre chambre d’hôtel, par hasard, et elle est devenue ma première et meilleure amie en France. Quelques mois après,  la paroisse de Fameck a organisé des cours de français pour les demandeurs d’asile et pour les autres étrangers.

J’étais heureuse et j’allais aux cours de français avec plaisir. On apprenait la langue et on faisait de nouvelles rencontres. J’avais des problèmes mais ma vie était plus facile et plus simple.

 Les enfants allaient à l’école et on essayait de s’intégrer dans ce nouvel environnement. La procédure de demande d’asile de ma famille a duré 3 ans.

 En décembre 2008 nous avons obtenu le statut de réfugiés politiques.

Aujourd’hui nous menons une vie calme et normale nous avons les mêmes droits et devoirs que les autres citoyens français.

Mon mari travaille, j’étais infirmière en Bosnie et je ne peux pas exercer ici : je prépare le concours d’aide-soignante. Nous avons de bons amis.

Je remercie toutes les bonnes personnes qui nous ont aidées et étaient avec nous. Surtout merci à Dieu.

 

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Témoignage d’une bénévole professeur de français langue étrangère (FLE)

 à la paroisse Notre Dame de Thionville (57)

 

Depuis le printemps ,j’ai rejoint l’équipe de bénévoles qui accompagnent des migrants dans leur apprentissage du français.

Aider à franchir des étapes ,apprendre notre langue si riche mais si ardue,

donner des outils pour acquérir un savoir, un bagage qui va permettre de dialoguer, de partager, de communiquer, tels sont nos buts.

 

Quelle expérience enrichissante :oui c’est un partage ! Les personnes qui viennent en cours sont issues de pays si différents : Bosnie ,Russie, Roumanie, Allemagne, Arménie, Serbie, Kosovo, Thaïlande , Pologne, Chine, Algérie, elles sont riches de leur culture.

  Ce qui me touche beaucoup, c’est leur pugnacité, leur espérance, leur soif de comprendre le pourquoi du comment. Rien n’est laissé de côté car toujours l’un d’entre eux pose la bonne question au bon moment et c’est tellement bénéfique pour tous . Lorsque j’ai appris à une adulte à écrire son nom pour la première fois, cela m’a bouleversée, j’étais émue devant cette grandeur, cette soif, je me sentais toute petite .

Merci à tous de nous donner ces moments là .

 

Anne-Marie FOULON

 

 

 

 Témoin Pasto’ – Christiane et Roger RICHARD pour le  18 janvier 2009

Journée mondiale du migrant et du réfugié. Eglise Notre Dame Thionville 57.

 

Depuis un peu plus d’une année nous visitons avec l’équipe de paroisse de la Pastorale des migrants,  les demandeurs d’asile logés dans les hôtels de Thionville et environ.

Nous voulons témoigner des conditions déplorables de leur placement :

Le manque de place , 1 chambre d’hôtel pour une famille de 3 personnes,

pas le droit de faire à manger chaud , pas de machine à laver le linge

et  pour finir les ennuis administratifs avec la peur de se faire renvoyer dans son pays Pourtant , malgré tout cela ils nous accueillent avec joie, gentillesse et sont toujours prêts à partager le peu qu’ ils possèdent.

Nous sommes admiratifs devant leur capacité de résistance et  leur force de vie qu’ils déploient pour vivre dans la dignité.

« Je me sens le devoir d'être proche du clandestin et du réfugié ,quels qu'ils soient, ils sont nos frères et sœurs en humanité » a déclaré Jean Paul II et je nous ne pouvons  les laisser au bord de la route.

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 Bonjour à tous,
 Je m'appelle Locilia, je suis née ici et mes parents sont originaires du Cap Vert. Très jeune j'étais dans un club A.C.E ( Action Catholique des Enfants) , ensuite en équipe J.O.C ( Jeunesse Ouvrière Chrétienne) puis en aumônerie de lycée. 
 Je suis la jeune responsable de l'équipe du CCFD ( Comité catholique contre la faim) 
 de Thionville et vous livre ce poème :

 

 

Ouvrir nos cœurs

 

Ils sont dépouillés de tout…

Ils nous demandent seulement d’être accueillis,                          

D’être reconnus comme personnes,

D’être regardés avec amour et respect,

De n’être pas jugés.

 

Ils ont besoin

D’un sourire,

D’une main qui se tend pour serrer la leur,

D’un moment d’écoute très précieux,

D’un très petit espace de notre temps,

De nos journées,

D’un peu de nourriture pour leurs petits enfants qui ont faim,

De linge et de vêtements que nous avons jetés ou mis à part,

D’une visite qui peut illuminer leurs petites chambres d’hôtel,

De sentir qu’ils existent parce que nous les aimons.

 

Saurons-nous ouvrir nos cœurs,

Nous laisser envahir par la lumière de leur présence et leur espérance ?

Saurons-nous ne pas les laisser mourir de froid par manque d’amour ?

Saurons-nous nous approcher de nos frères étrangers qui vivent autour de nous ? 

 

D’après un texte de      Adriana COCCO

 

 

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Published by Communauté de paroisses de la Sainte Famille - dans Pastorale des migrants
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