Sainte Famille


















FETE DE LA COMMUNAUTE

Dimanche10 janvier 2010.

Une seule messe à 10h30 à Notre Dame Thionville

Suivie de l’APRES-MIDI DE LA FRATERNITE à 15h00

salle Albert Schweitzer à côté du temple protestant.

 

FORUM DIOCESAIN

« Chrétiens, dis-nous tes craintes et tes espérances »

 Samedi 6 mars 2010 au Palais des Congrès de Metz.



PERMANENCES

NOTRE DAME THIONVILLE

Presbytère - 37 av. de Guise

57100 THIONVILLE

Tél 03 82 53 25 81  Email :

paroisse.assomptionthionville@cegetel.net

Lundi au vendredi de 14h à 18h

MANOM

Presbytère - 2 rue de l’Eglise

57100 MANOM

Tél 03 82 53 66 49 -

Jeudi de 14h à 15h

GARCHE-KOEKING

Presbytère - 6 rue de la Peupleraie

57100 THIONVILLE-GARCHE

Tél 03 82 54 34 67 -

Vendredi de 17h à 18h

SAINTE ANNE

Presbytère - 17 rue de la Perdrix

57100 THIONVILLE

Tél 03 82 54 22 32

Jeudi de 10h à 11h45 et à l’église

le samedi de 17h à 18h en hiver

et 17h30 à 18h30 en été.

 

PRETRES

Serge PHILIPPI (curé modérateur)

Presbytère Notre Dame de l’Assomption

Tél 7 03 82 53 25 81

Email : serge.philippi@orange.fr

Léonard KATCHEKPELE

Presbytère Notre Dame de l’Assomption

Tél 7 03 82 53 25 81

Email : leosympa@aol.com

André SPANG

Presbytère de GARCHE

Tél 7 03 82 54 34 67

Email : andre-spang@wanadoo.fr

Jean GUERDER (en retraite)

4 impasse des Vignes - 57100 THIONVILLE

Tél 03 82 34 16 85

 

ANIMATRICES LAÏQUES EN PASTORALE

Chantal SCHUH  Tél 03 82 55 12 76

Email : chantal.schuh@wanadoo.fr

Patricia AUGER  Tél 03 82 52 61 11

Email : patricia-auger@orange.fr

 

EQUIPE D’ANIMATION PASTORALE - EAP

Marie-Jeanne GAILLOT

Tél 03  82 53 22 46

Simone et Jean-Louis GILLES

Tél 03 82 53 19 42

Francine MAILLOT

Tél 03 82 34 43 43

Jean SCHNEIDER - Tél 03 82 53 52 24

Chantal SCHUH - Tél 03 82 55 12 76

Serge PHILIPPI, curé

 

CONSEIL DE FABRIQUE

Responsable de la gestion des biens paroissiaux.

Les présidents :

Notre Dame - Bernard CAPS

Tél 03 82 53 05 33

Ste Anne - Jacques PFLETSCHINGER

Tél 03 82 34 87 83

Manom - Marie François DE SELANCY

Tél 03 82 53 85 03

Garche - Joseph TERVER

Tél 03 82 53 48 56

Koeking - André JOST

Tél 03 82 55 37 79

 

DELEGUES AU CONSEIL PASTORAL DE L’ARCHIPRETRE

Marie Jo KARMERE

Tél 03 82 52 83 08

Francine MAILLOT

Tél 03 82 34 43 43

 

EQUIPE RELAIS PAROISSIALE

Elle assure le lien entre les habitants de la paroisse et participe à son animation.

 

COMMISSION COMMUNICATION

Coordinateur - Jean SCHNEIDER

Tél 03 82 53 52 24




Horaires des messes

HORAIRES DES MESSES DOMINICALES

Samedi

Sainte Anne, Côte des Roses à 18h en hiver à 18h30 en été

Dimanche

Notre Dame THIONVILLE, quartier St François à 10h30

Saint Nicolas GARCHE à 9h15 - 1er et 3ème du mois

Notre Dame MANOM à 9h15 - 2ème et 4ème du mois

Saint Rémi KOEKING à 9h15 - 2ème du mois

HORAIRES DES MESSES EN SEMAINE

Lundi - Maison de retraite, les Epis d’Or à 17h

Mardi - Notre Dame THIONVILLE à 18h15

Mercredi - Notre Dame MANOM à 9h30

Jeudi - Sainte Anne à 9h

Vendredi - GARCHE à 9h et Notre Dame THIONVILLE à 18h15

L’Eglise Notre Dame Thionville est ouverte du

lundi au vendredi de 14h à 18h

Horaires pour tout Thionville:
http://saintefamille.over-blog.org/pages/Horaires_des_messes_-264675.html

SPIRITUALITE & BIBLE

SPIRITUALITE & FORMATION BIBLIQUE

LECTURE DE L’EVANGILE DE LUC

En 2009, 14 groupes de la Ste Famille ont lu l’évangile de St Marc.

En 2010 l’évangile de St Luc est proposé. Rejoignez un groupe ou

créez le vôtre. Simone et Jean-Louis GILLES - tél 03 82 53 19 42

Vous pouvez vous procurer le livret de l'Evangile de Saint Luc au presbytère Notre Dame de Thionville.

GROUPE BIBLIQUE

Garche - 1er lundi du mois à 20h00

Saint Anne - 1er mercredi du mois à 16h15

Norbert BORR - tél 03 82 34 07 03

EQUIPE D’ISSOUDUN

Réflexion et prière - Ste Anne - 3ème vendredi du mois à 14h

Marie-Madeleine BIEWERS - tél 03 82 54 23 89

GROUPE EMMAÜS

Prier avec l’actualité - Presbytère Notre Dame

Robert COLLIER - tél 03 82 53 99 14

EXERCICES IGNATIENS

Prière et Vie - Eglise Notre Dame THIONVILLE - le 2ème mercredi du

mois à 20h15 - Anne Marie BRUGERE - tél  03 82 53 30 71

SOIREE DE PRIERE POUR LA PAIX

A Thionville, église Notre Dame, quartier St François, le 3ème mercredi

du mois à 20h. La rencontre est œcuménique et nous partageons

le pique-nique après la prière. Cette même soirée, des musulmans

prient aussi pour la paix à la mosquée.

EQUIPE CAREME A DOMICILE

Contacter le prêtre.

CONFERENCES CHRETIENNES

Pour réfléchir à l’évolution du monde et nourrir sa foi. A 20h30 au

Beffroi ou à la salle Albert Schweitzer le jeudi 8 oct,19 nov., 3 déc.,

21 janv. 2010, 4 mars et samedi 20 mars à l’église Notre Dame (cf.

feuillet jaune dans les églises)

Présentation

Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /2008 13:58

France : Discours de Benoît XVI au monde de la culture (collège des Bernardins)

ROME, Vendredi 12 septembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce vendredi au collège des Bernardins, à Paris, à l'occasion de sa rencontre avec le monde de la culture.

Monsieur le Cardinal,

Madame le Ministre de la Culture,

Monsieur le Maire,

Monsieur le Chancelier de l'Institut,

Chers amis,

Merci, Monsieur le Cardinal, pour vos aimables paroles. Nous nous trouvons dans un lieu historique, lieu édifié par les fils de saint Bernard de Clairvaux et que votre prédécesseur, le regretté Cardinal Jean-Marie Lustiger, a voulu comme un centre de dialogue de la Sagesse chrétienne avec les courants culturels intellectuels et artistiques de votre société. Je salue particulièrement Madame le Ministre de la Culture qui représente le gouvernement, ainsi que Messieurs Giscard d'Estaing et Chirac. J'adresse également mes salutations aux ministres présents, aux représentants de l'Unesco, à Monsieur le Maire de Paris et à toutes les autorités. Je ne veux pas oublier mes collègues de l'Institut de France qui savent ma considération et je désire remercier le Prince de Broglie de ses paroles cordiales. Nous nous reverrons demain matin. Je remercie les délégués de la communauté musulmane française d'avoir accepté de participer à cette rencontre ; je leur adresse mes vœux les meilleurs en ce temps du ramadan. Mes salutations chaleureuses vont maintenant tout naturellement vers l'ensemble du monde multiforme de la culture que vous représentez si dignement, chers invités.

J'aimerais vous parler ce soir des origines de la théologie occidentale et des racines de la culture européenne. J'ai mentionné en ouverture que le lieu où nous nous trouvons était emblématique. Il est lié à la culture monastique. De jeunes moines ont ici vécu pour s'initier profondément à leur vocation et pour bien vivre leur mission. Ce lieu évoque-t-il pour nous encore quelque chose ou n'y rencontrons-nous qu'un monde désormais révolu ? Pour pouvoir répondre, nous devons réfléchir un instant sur la nature même du monachisme occidental. De quoi s'agissait-il alors ? En considérant les fruits historiques du monachisme, nous pouvons dire qu'au cours de la grande fracture culturelle, provoquée par la migration des peuples et par la formation des nouveaux ordres étatiques, les monastères furent des espaces où survécurent les trésors de l'antique culture et où, en puisant à ces derniers, se forma petit à petit une culture nouvelle. Comment cela s'est-il passé ? Quelle était la motivation des personnes qui se réunissaient en ces lieux ? Quelles étaient leurs désirs ? Comment ont-elles vécu ?

Avant toute chose, il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n'était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s'appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l'« eschatologie ». Mais cela ne doit pas être compris au sens chronologique du terme - comme s'ils vivaient les yeux tournés vers la fin du monde ou vers leur propre mort - mais au sens existentiel : derrière le provisoire, ils cherchaient le définitif. Quaerere Deum : comme ils étaient chrétiens, il ne s'agissait pas d'une aventure dans un désert sans chemin, d'une recherche dans l'obscurité absolue. Dieu lui-même a placé des bornes milliaires, mieux, il a aplani la voie, et leur tâche consistait à la trouver et à la suivre. Cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Saintes Écritures, était offerte aux hommes. La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole, ou, comme le disait Dom Jean Leclercq (1) : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l'une de l'autre (cf. L'Amour des lettres et le désir de Dieu, p.14). Le désir de Dieu comprend l'amour des lettres, l'amour de la parole, son exploration dans toutes ses dimensions. Puisque dans la parole biblique Dieu est en chemin vers nous et nous vers Lui, ils devaient apprendre à pénétrer le secret de la langue, à la comprendre dans sa structure et dans ses usages. Ainsi, en raison même de la recherche de Dieu, les sciences profanes, qui nous indiquent les chemins vers la langue, devenaient importantes. La bibliothèque faisait, à ce titre, partie intégrante du monastère tout comme l'école. Ces deux lieux ouvraient concrètement un chemin vers la parole. Saint Benoît appelle le monastère une dominici servitii schola, une école du service du Seigneur. L'école et la bibliothèque assuraient la formation de la raison et l'eruditio, sur la base de laquelle l'homme apprend à percevoir, au milieu des paroles, la Parole.

Pour avoir une vision d'ensemble de cette culture de la parole liée à la recherche de Dieu, nous devons faire un pas supplémentaire. La Parole qui ouvre le chemin de la recherche de Dieu et qui est elle-même ce chemin est une Parole qui donne naissance à une communauté. Elle remue certes jusqu'au fond d'elle-même chaque personne en particulier (cf. Ac 2, 37). Grégoire le Grand décrit cela comme une douleur forte et inattendue qui secoue notre âme somnolente et nous réveille pour nous rendre attentifs à Dieu (cf. Leclercq, ibid., p. 35). Mais elle nous rend aussi attentifs les uns aux autres. La Parole ne conduit pas uniquement sur la voie d'une mystique individuelle, mais elle nous introduit dans la communauté de tous ceux qui cheminent dans la foi. C'est pourquoi il faut non seulement réfléchir sur la Parole, mais également la lire de façon juste. Tout comme à l'école rabbinique, chez les moines, la lecture accomplie par l'un d'eux est également un acte corporel. « Le plus souvent, quand legere et lectio sont employés sans spécification, ils désignent une activité qui, comme le chant et l'écriture, occupe tout le corps et tout l'esprit », dit à ce propos Dom Leclercq (ibid., p. 21).

Il y a encore un autre pas à faire. La Parole de Dieu elle-même nous introduit dans un dialogue avec Lui. Le Dieu qui parle dans la Bible nous enseigne comment nous pouvons Lui parler. En particulier, dans le Livre des Psaumes, il nous donne les mots avec lesquels nous pouvons nous adresser à Lui. Dans ce dialogue, nous Lui présentons notre vie, avec ses hauts et ses bas, et nous la transformons en un mouvement vers Lui. Les Psaumes contiennent en plusieurs endroits des instructions sur la façon dont ils doivent être chantés et accompagnés par des instruments musicaux. Pour prier sur la base de la Parole de Dieu, la seule labialisation ne suffit pas, la musique est nécessaire. Deux chants de la liturgie chrétienne dérivent de textes bibliques qui les placent sur les lèvres des Anges : le Gloria qui est chanté une première fois par les Anges à la naissance de Jésus, et le Sanctus qui, selon Isaïe 6, est l'acclamation des Séraphins qui se tiennent dans la proximité immédiate de Dieu. Sous ce jour, la Liturgie chrétienne est une invitation à chanter avec les anges et à donner à la parole sa plus haute fonction. À ce sujet, écoutons encore une fois Jean Leclercq : « Les moines devaient trouver des accents qui traduisent le consentement de l'homme racheté aux mystères qu'il célèbre : les quelques chapiteaux de Cluny qui nous aient été conservés montrent les symboles christologiques des divers tons du chant » (cf. ibid., p. 229).

Pour saint Benoît, la règle déterminante de la prière et du chant des moines est la parole du Psaume : Coram angelis psallam Tibi, Domine - en présence des anges, je veux te chanter, Seigneur (cf. 138, 1). Se trouve ici exprimée la conscience de chanter, dans la prière communautaire, en présence de toute la cour céleste, et donc d'être soumis à la mesure suprême : prier et chanter pour s'unir à la musique des esprits sublimes qui étaient considérés comme les auteurs de l'harmonie du cosmos, de la musique des sphères. Les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté. De cette exigence capitale de parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu'Il a Lui-même donnés est née la grande musique occidentale. Ce n'était pas là l'œuvre d'une « créativité » personnelle où l'individu, prenant comme critère essentiel la représentation de son propre moi, s'érige un monument à lui-même. Il s'agissait plutôt de reconnaître attentivement avec les « oreilles du cœur » les lois constitutives de l'harmonie musicale de la création, les formes essentielles de la musique émise par le Créateur dans le monde et en l'homme, et d'inventer une musique digne de Dieu qui soit, en même temps, authentiquement digne de l'homme et qui proclame hautement cette dignité.

Enfin, pour s'efforcer de saisir cette culture monastique occidentale de la parole, qui s'est développée à partir de la quête intérieure de Dieu, il faut au moins faire une brève allusion à la particularité du Livre ou des Livres par lesquels cette Parole est parvenue jusqu'aux moines. Vue sous un aspect purement historique ou littéraire, la Bible n'est pas un simple livre, mais un recueil de textes littéraires dont la rédaction s'étend sur plus d'un millénaire et dont les différents livres ne sont pas facilement repérables comme constituant un corpus unifié. Au contraire, des tensions visibles existent entre eux. C'est déjà le cas dans la Bible d'Israël, que nous, chrétiens, appelons l'Ancien Testament. Ça l'est plus encore quand nous, chrétiens, lions le Nouveau Testament et ses écrits à la Bible d'Israël en l'interprétant comme chemin vers le Christ. Avec raison, dans le Nouveau Testament, la Bible n'est pas de façon habituelle appelée « l'Écriture » mais « les Écritures » qui, cependant, seront ensuite considérées dans leur ensemble comme l'unique Parole de Dieu qui nous est adressée. Ce pluriel souligne déjà clairement que la Parole de Dieu nous parvient seulement à travers la parole humaine, à travers des paroles humaines, c'est-à-dire que Dieu nous parle seulement dans l'humanité des hommes, et à travers leurs paroles et leur histoire. Cela signifie, ensuite, que l'aspect divin de la Parole et des paroles n'est pas immédiatement perceptible. Pour le dire de façon moderne : l'unité des livres bibliques et le caractère divin de leurs paroles ne sont pas saisissables d'un point de vue purement historique. L'élément historique se présente dans le multiple et l'humain. Ce qui explique la formulation d'un distique médiéval qui, à première vue, apparaît déconcertant : Littera gesta docet - quid credas allegoria... (cf. Augustin de Dacie, Rotulus pugillaris, I). La lettre enseigne les faits ; l'allégorie ce qu'il faut croire, c'est-à-dire l'interprétation christologique et pneumatique.

Nous pouvons exprimer tout cela d'une manière plus simple : l'Écriture a besoin de l'interprétation, et elle a besoin de la communauté où elle s'est formée et où elle est vécue. En elle seulement, elle a son unité et, en elle, se révèle le sens qui unifie le tout. Dit sous une autre forme : il existe des dimensions du sens de la Parole et des paroles qui se découvrent uniquement dans la communion vécue de cette Parole qui crée l'histoire. À travers la perception croissante de la pluralité de ses sens, la Parole n'est pas dévalorisée, mais elle apparaît, au contraire, dans toute sa grandeur et sa dignité. C'est pourquoi le Catéchisme de l'Église catholique peut affirmer avec raison que le christianisme n'est pas au sens classique seulement une religion du livre (cf. n. 108). Le christianisme perçoit dans les paroles la Parole, le Logos lui-même, qui déploie son mystère à travers cette multiplicité. Cette structure particulière de la Bible est un défi toujours nouveau posé à chaque génération. Selon sa nature, elle exclut tout ce qu'on appelle aujourd'hui « fondamentalisme ». La Parole de Dieu, en effet, n'est jamais simplement présente dans la seule littéralité du texte. Pour l'atteindre, il faut un dépassement et un processus de compréhension qui se laisse guider par le mouvement intérieur de l'ensemble des textes et, à partir de là, doit devenir également un processus vital. Ce n'est que dans l'unité dynamique de leur ensemble que les nombreux livres ne forment qu'un Livre. La Parole de Dieu et Son action dans le monde se révèlent dans la parole et dans l'histoire humaines.

Le caractère crucial de ce thème est éclairé par les écrits de saint Paul. Il a exprimé de manière radicale ce que signifient le dépassement de la lettre et sa compréhension holistique, dans la phrase : « La lettre tue, mais l'Esprit donne la vie » (2 Co 3, 6). Et encore : « Là où est l'Esprit..., là est la liberté » (2 Co 3, 17). Toutefois, la grandeur et l'ampleur de cette perception de la Parole biblique ne peut se comprendre que si l'on écoute saint Paul jusqu'au bout, en apprenant que cet Esprit libérateur a un nom et que, de ce fait, la liberté a une mesure intérieure : « Le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté » (2 Co 3, 17). L'Esprit qui rend libre ne se laisse pas réduire à l'idée ou à la vision personnelle de celui qui interprète. L'Esprit est Christ, et le Christ est le Seigneur qui nous montre le chemin. Avec cette parole sur l'Esprit et sur la liberté, un vaste horizon s'ouvre, mais en même temps, une limite claire est mise à l'arbitraire et à la subjectivité, limite qui oblige fortement l'individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte : le lien de l'intelligence et de l'amour. Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l'interprétation de l'Écriture, a déterminé aussi la pensée et l'œuvre du monachisme et a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d'un côté, l'arbitraire subjectif, de l'autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d'aujourd'hui comprenait désormais la liberté comme l'absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l'arbitraire. L'absence de liens et l'arbitraire ne sont pas la liberté, mais sa destruction.

En considérant « l'école du service du Seigneur » - comme Benoît appelait le monachisme -, nous avons jusque-là porté notre attention prioritairement sur son orientation vers la parole, vers l'« ora ». Et, de fait, c'est à partir de là que se détermine l'ensemble de la vie monastique. Mais notre réflexion resterait incomplète si nous ne fixions pas aussi notre regard, au moins brièvement, sur la deuxième composante du monachisme, désignée par le terme « labora ». Dans le monde grec, le travail physique était considéré comme l'œuvre des esclaves. Le sage, l'homme vraiment libre, se consacrait uniquement aux choses de l'esprit ; il abandonnait le travail physique, considéré comme une réalité inférieure, à ces hommes qui n'étaient pas supposés atteindre cette existence supérieure, celle de l'esprit. La tradition juive était très différente : tous les grands rabbins exerçaient parallèlement un métier artisanal. Paul, comme rabbi puis comme héraut de l'Évangile aux Gentils, était un fabricant de tentes et il gagnait sa vie par le travail de ses mains. Il n'était pas une exception, mais il se situait dans la tradition commune du rabbinisme. Le monachisme chrétien a accueilli cette tradition : le travail manuel en est un élément constitutif. Dans sa Regula, Benoît ne parle pas au sens strict de l'école, même si l'enseignement et l'apprentissage - comme nous l'avons vu - étaient acquis dans les faits ; en revanche, il parle explicitement du travail (cf. chap. 48). Augustin avait fait de même en consacrant au travail des moines un livre particulier. Les chrétiens, s'inscrivant dans la tradition pratiquée depuis longtemps par le judaïsme, devaient, en outre, se sentir interpellés par la parole de Jésus dans l'Évangile de Jean, où il défendait son action le jour du shabbat : « Mon Père (...) est toujours à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre » (5, 17). Le monde gréco-romain ne connaissait aucun Dieu Créateur. La divinité suprême selon leur vision ne pouvait pas, pour ainsi dire, se salir les mains par la création de la matière. L'« ordonnancement » du monde était le fait du démiurge, une divinité subordonnée. Le Dieu de la Bible est bien différent : Lui, l'Un, le Dieu vivant et vrai, est également le Créateur. Dieu travaille, Il continue d'œuvrer dans et sur l'histoire des hommes. Et dans le Christ, Il entre comme Personne dans l'enfantement laborieux de l'histoire. « Mon Père est toujours à l'œuvre et moi aussi je suis à l'œuvre. » Dieu Lui-même est le Créateur du monde, et la création n'est pas encore achevée. Dieu travaille ! C'est ainsi que le travail des hommes devait apparaître comme une expression particulière de leur ressemblance avec Dieu qui rend l'homme participant à l'œuvre créatrice de Dieu dans le monde. Sans cette culture du travail qui, avec la culture de la parole, constitue le monachisme, le développement de l'Europe, son ethos et sa conception du monde sont impensables. L'originalité de cet ethos devrait cependant faire comprendre que le travail et la détermination de l'histoire par l'homme sont une collaboration avec le Créateur, qui ont en Lui leur mesure. Là où cette mesure vient à manquer et là où l'homme s'élève lui-même au rang de créateur déiforme, la transformation du monde peut facilement aboutir à sa destruction.

Nous sommes partis de l'observation que, dans l'effondrement de l'ordre ancien et des antiques certitudes, l'attitude de fond des moines était le quaerere Deum - se mettre à la recherche de Dieu. C'est là, pourrions-nous dire, l'attitude vraiment philosophique : regarder au-delà des réalités pénultièmes et se mettre à la recherche des réalités ultimes qui sont vraies. Celui qui devenait moine s'engageait sur un chemin élevé et long, il était néanmoins déjà en possession de la direction : la Parole de la Bible dans laquelle il écoutait Dieu parler. Dès lors, il devait s'efforcer de Le comprendre pour pouvoir aller à Lui. Ainsi, le cheminement des moines, tout en restant impossible à évaluer dans sa progression, s'effectuait au cœur de la Parole reçue. La quête des moines comprend déjà en soi, dans une certaine mesure, sa résolution. Pour que cette recherche soit possible, il est nécessaire qu'il existe dans un premier temps un mouvement intérieur qui suscite non seulement la volonté de chercher, mais qui rende aussi crédible le fait que dans cette Parole se trouve un chemin de vie, un chemin de vie sur lequel Dieu va à la rencontre de l'homme pour lui permettre de venir à Sa rencontre. En d'autres termes, l'annonce de la Parole est nécessaire. Elle s'adresse à l'homme et forge en lui une conviction qui peut devenir vie. Afin que s'ouvre un chemin au cœur de la parole biblique en tant que Parole de Dieu, cette même Parole doit d'abord être annoncée ouvertement. L'expression classique de la nécessité pour la foi chrétienne de se rendre communicable aux autres se résume dans une phrase de la Première Lettre de Pierre, que la théologie médiévale regardait comme le fondement biblique du travail des théologiens : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte (logos) de l'espérance qui est en vous » (3, 15). (Logos, la raison de l'espérance, doit devenir apo-logie, la Parole doit devenir réponse). De fait, les chrétiens de l'Église naissante ne considéraient pas leur annonce missionnaire comme une propagande qui devait servir à augmenter l'importance de leur groupe, mais comme une nécessité intrinsèque qui dérivait de la nature de leur foi. Le Dieu en qui ils croyaient était le Dieu de tous, le Dieu Un et Vrai qui s'était fait connaître au cours de l'histoire d'Israël et, finalement, à travers son Fils, apportant ainsi la réponse qui concernait tous les hommes et que, au plus profond d'eux-mêmes, tous attendent. L'universalité de Dieu et l'universalité de la raison ouverte à Lui constituaient pour eux la motivation et, à la fois, le devoir de l'annonce. Pour eux, la foi ne dépendait pas des habitudes culturelles, qui sont diverses selon les peuples, mais relevait du domaine de la vérité qui concerne, de manière égale, tous les hommes.

Le schéma fondamental de l'annonce chrétienne ad extra - aux hommes qui, par leurs questionnements, sont en recherche - se dessine dans le discours de saint Paul à l'Aréopage. N'oublions pas qu'à cette époque, l'Aréopage n'était pas une sorte d'académie où les esprits les plus savants se rencontraient pour discuter sur les sujets les plus élevés, mais un tribunal qui était compétent en matière de religion et qui devait s'opposer à l'intrusion de religions étrangères. C'est précisément ce dont on accuse Paul : « On dirait un prêcheur de divinités étrangères » (Ac 17, 18). Ce à quoi Paul réplique : « J'ai trouvé chez vous un autel portant cette inscription : "Au dieu inconnu". Or, ce que vous vénérez sans le connaître, je viens vous l'annoncer » (cf. 17, 23). Paul n'annonce pas des dieux inconnus. Il annonce Celui que les hommes ignorent et pourtant connaissent : l'Inconnu-Connu. C'est Celui qu'ils cherchent, et dont, au fond, ils ont connaissance et qui est cependant l'Inconnu et l'Inconnaissable. Au plus profond, la pensée et le sentiment humains savent de quelque manière que Dieu doit exister et qu'à l'origine de toutes choses, il doit y avoir non pas l'irrationalité, mais la Raison créatrice, non pas le hasard aveugle, mais la liberté. Toutefois, bien que tous les hommes le sachent d'une certaine façon - comme Paul le souligne dans la Lettre aux Romains (1, 21) - cette connaissance demeure ambiguë : un Dieu seulement pensé et élaboré par l'esprit humain n'est pas le vrai Dieu. Si Lui ne se montre pas, quoi que nous fassions, nous ne parvenons pas pleinement jusqu'à Lui. La nouveauté de l'annonce chrétienne c'est la possibilité de dire maintenant à tous les peuples : Il s'est montré, Lui personnellement. Et à présent, le chemin qui mène à Lui est ouvert. La nouveauté de l'annonce chrétienne réside en un fait : Dieu s'est révélé. Ce n'est pas un fait nu mais un fait qui, lui-même, est Logos - présence de la Raison éternelle dans notre chair. Verbum caro factum est (Jn 1, 14) : il en est vraiment ainsi en réalité, à présent, le Logos est là, le Logos est présent au milieu de nous. C'est un fait rationnel. Cependant, l'humilité de la raison sera toujours nécessaire pour pouvoir l'accueillir. Il faut l'humilité de l'homme pour répondre à l'humilité de Dieu.

Sous de nombreux aspects, la situation actuelle est différente de celle que Paul a rencontrée à Athènes, mais, tout en étant différente, elle est aussi, en de nombreux points, très analogue. Nos villes ne sont plus remplies d'autels et d'images représentant de multiples divinités. Pour beaucoup, Dieu est vraiment devenu le grand Inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd'hui, l'actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui Le concerne. Quaerere Deum - chercher Dieu et se laisser trouver par Lui : cela n'est pas moins nécessaire aujourd'hui que par le passé. Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l'humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable.

Merci beaucoup.

 

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican


France : Discours de Benoît XVI aux autorités de l’Etat à l’Elysée (12 septembre)

ROME, Vendredi 12 septembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral du discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce vendredi en fin de matinée, au palais présidentiel de l'Elysée, en présence des autorités de l'Etat français.

*  *  *

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis !

Foulant le sol de France pour la première fois depuis que la Providence m'a appelé sur le Siège de Pierre, je suis ému et honoré de l'accueil chaleureux que vous me réservez. Je vous suis particulièrement  reconnaissant, Monsieur le Président, pour l'invitation cordiale que vous m'avez faite à visiter votre pays ainsi que pour les paroles de bienvenue que vous venez de m'adresser. Comment ne pas me souvenir de la visite que Votre Excellence m'a rendue au Vatican voici neuf mois ? A travers vous, je salue tous ceux et toutes celles qui habitent ce pays à l'histoire millénaire, au présent riche d'événements et à l'avenir prometteur. Qu'ils sachent que la France est très souvent au coeur de la prière du Pape, qui ne peut oublier tout ce qu'elle a apporté à l'Église au cours des vingt derniers siècles ! La raison première de mon voyage est la célébration du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie, à Lourdes. Je désire me joindre à la foule des innombrables pèlerins du monde entier, qui convergent au cours de cette année vers le sanctuaire marial, animés par la foi et par l'amour. C'est une foi, c'est un amour que je viens célébrer ici dans votre pays, au cours des quatre journées de grâce qu'il me sera donné d'y passer.

Mon pèlerinage à Lourdes devait comporter une étape à Paris. Votre capitale m'est familière et je la connais assez bien. J'y ai souvent séjourné et j'y ai lié, au fil des ans, en raison de mes études et de mes fonctions antérieures, de bonnes amitiés humaines et intellectuelles. J'y reviens avec joie, heureux de l'occasion qui m'est ainsi donnée de rendre hommage à l'imposant patrimoine de culture et de foi qui a façonné votre pays de manière éclatante durant des siècles et qui a offert au monde de grandes figures de serviteurs de la Nation et de l'Église dont l'enseignement et l'exemple ont franchi tout naturellement vos frontières géographiques et nationales pour marquer le devenir du monde. Lors de votre visite à Rome, Monsieur le Président, vous avez rappelé que les racines de la France - comme celles de l'Europe - sont chrétiennes.

L'Histoire suffit à le montrer : dès ses origines, votre pays a reçu le message de l'Évangile. Si les documents font parfois défaut, il n'en reste pas moins que l'existence de communautés chrétiennes est attestée en Gaule à une date très ancienne : on ne peut rappeler sans émotion que la ville de Lyon avait déjà un évêque au milieu du IIe siècle et que saint Irénée, l'auteur de l'Adversus haereses, y donna un témoignage éloquent de la vigueur de la pensée chrétienne. Or, saint Irénée venait de Smyrne pour prêcher la foi au Christ ressuscité. Lyon avait un évêque dont la langue maternelle était le grec : y a-t-il plus beau signe de la nature et de la destination universelles du message chrétien ? Implantée à haute époque dans votre pays, l'Église y a joué un rôle civilisateur auquel il me plaît de rendre hommage en ce lieu. Vous y avez-vous-même fait allusion dans votre discours au Palais du Latran en décembre dernier. Transmission de la culture antique par le biais des moines, professeurs ou copistes, formation des coeurs et des esprits à l'amour du pauvre, aide aux plus démunis par la fondation de nombreuses congrégations religieuses, la contribution des chrétiens à la mise en place des institutions de la Gaule, puis de la France, est trop connue pour que je m'y attarde longtemps. Les milliers de chapelles, d'églises, d'abbayes et de cathédrales qui ornent le coeur de vos villes ou la solitude de vos campagnes disent assez combien vos pères dans la foi ont voulu honorer Celui qui leur avait donné la vie et qui nous maintient dans l'existence.

De nombreuses personnes en France se sont arrêtées pour réfléchir sur les rapports de l'Église et de l'État. Sur le problème des relations entre la sphère politique et la sphère religieuse, le Christ avait déjà offert le principe d'une juste solution lorsqu'il répondit à une question qu'on Lui posait : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12,17). L'Église en France jouit actuellement d'un régime de liberté. La méfiance du passé s'est transformée peu à peu en un dialogue serein et positif, qui se consolide toujours plus. Un nouvel instrument de dialogue existe depuis 2002 et j'ai grande confiance en son travail, car la bonne volonté est réciproque. Nous savons que restent encore ouverts certains terrains de dialogue qu'il nous faudra parcourir et assainir peu à peu avec détermination et patience. Vous avez d'ailleurs utilisé, Monsieur le Président, l'expression belle de «laïcité positive» pour qualifier cette compréhension plus ouverte. En ce moment historique où les cultures s'entrecroisent de plus en plus, je suis profondément convaincu qu'une nouvelle réflexion sur le vrai sens et sur l'importance de la laïcité est devenue nécessaire. Il est en effet fondamental, d'une part, d'insister sur la distinction entre le politique et le religieux, afin de garantir aussi bien la liberté religieuse des citoyens que la responsabilité de l'État envers eux, et d'autre part, de prendre une conscience plus claire de la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et de la contribution qu'elle peut apporter, avec d'autres instances, à la création d'un consensus éthique fondamental dans la société.

Le Pape, témoin d'un Dieu aimant et Sauveur, s'efforce d'être un semeur de charité et d'espérance. Toute société humaine a besoin d'espérance, et cette nécessité est encore plus forte dans le monde d'aujourd'hui qui offre peu d'aspirations spirituelles et peu de certitudes matérielles. Les jeunes sont ma préoccupation majeure. Certains d'entre eux peinent à trouver une orientation qui leur convienne ou souffrent d'une perte de repères dans leur vie familiale. D'autres encore expérimentent les limites d'un communautarisme religieux. Parfois marginalisés et souvent abandonnés à eux-mêmes, ils sont fragiles et ils doivent affronter seuls une réalité qui les dépasse. Il est donc nécessaire de leur offrir un bon cadre éducatif et de les encourager à respecter et à aider les autres, afin qu'ils arrivent sereinement à l'âge responsable.

L'Église peut apporter dans ce domaine sa contribution spécifique. La situation sociale occidentale, hélas marquée par une avancée sournoise de la distance entre les riches et les pauvres, me soucie aussi. Je suis certain qu'il est possible de trouver de justes solutions qui, dépassant l'aide immédiate nécessaire, iront au coeur des problèmes afin de protéger les faibles et de promouvoir leur dignité. À travers ses nombreuses institutions et par ses activités, l'Église, tout comme de nombreuses associations dans votre pays, tente souvent de parer à l'immédiat, mais c'est à l'État qu'il revient de légiférer pour éradiquer les injustices. Dans un cadre beaucoup plus large, Monsieur le Président, l'état de notre planète me préoccupe aussi. Avec grande générosité, Dieu nous a confié le monde qu'il a créé. Il faudra apprendre à le respecter et à le protéger davantage.

Il me semble qu'est arrivé le moment de faire des propositions plus constructives pour garantir le bien des générations futures.

L'exercice de la Présidence de l'Union Européenne est l'occasion pour votre pays de témoigner de l'attachement de la France aux droits de l'homme et à leur promotion pour le bien de l'individu et de la société. Lorsque l'Européen verra et expérimentera personnellement que les droits inaliénables de la personne humaine, depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle, ainsi que ceux relatifs à son éducation libre, à sa vie familiale, à son travail, sans oublier naturellement ses droits religieux, lorsque donc cet Européen saisira que ces droits, qui constituent un tout indissociable, sont promus et respectés, alors il comprendra pleinement la grandeur de la construction de l'Union et en deviendra un artisan actif. La charge qui vous incombe, Monsieur le Président, n'est pas facile. Les temps sont incertains, et c'est une entreprise ardue de trouver la bonne voie parmi les méandres du quotidien social et économique, national et international. En particulier, devant le danger de l'émergence d'anciennes méfiances, de tensions et d'oppositions entre les Nations, dont nous sommes aujourd'hui les témoins préoccupés, la France, historiquement sensible à la réconciliation des peuples, est appelée à aider l'Europe à construire la paix dans ses frontières et dans le monde entier. À cet égard, il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d'autre part que « l'identité nationale elle-même ne se réalise que dans l'ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux » (Exhortation apostolique Ecclesia in Europa, n. 112). J'exprime ma confiance que votre pays contribuera toujours plus à faire progresser ce siècle vers la sérénité, l'harmonie et la paix.

Monsieur le Président, chers amis, je désire une fois encore vous exprimer ma gratitude pour cette rencontre. Je vous assure de ma fervente prière pour votre belle Nation afin que Dieu lui concède paix et prospérité, liberté et unité, égalité et fraternité. Je confie ces voeux à l'intercession maternelle de la Vierge Marie, patronne principale de la France. Que Dieu bénisse la France et tous les Français !

© Copyright : Librairie Editrice du Vatican

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Par Communauté de paroisses de la Sainte Famille
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SACREMENTS

SACREMENTS

BAPTEME

Tous les dimanches à 11h30 ou à 11h45 dans une des églises de la communauté et le 4ème dimanche du mois à 15h à l’église Notre Dame de Thionville. Une équipe propose une réunion de préparation

à tous les jeunes parents.

CATECHUMENAT

Une équipe d’accompagnateurs prépare au baptême les adultes qui le désirent. Les Baptêmes ont lieu chaque année à la Veillée Pascale (le 3 avril pour l’année 2010). Se signaler au presbytère Notre Dame de Thionville

PREMIERE COMMUNION

Pour les enfants à partir de 10 ans. Les rencontres se déroulent le mercredi matin

CONFIRMATION

Pour les jeunes en classe de 4ème - Se signaler en juin au presbytère. Il y a toujours la possibilité pour les adultes de recevoir ce sacrement. S’adresser aux prêtres.

SACREMENT DU PARDON

Veillées du pardon organisées à l’occasion des fêtes de Noël et de Pâques. Journée du Pardon le 20 mars 2010 à N. Dame de Thionville pour tout l’archiprêtré. Possibilité de se confesser individuellement à Ste Anne tous les samedis avant la messe et à N. Dame Thionville le 1er

vendredi du mois à 17h ou en prenant rendez-vous avec un prêtre.

MARIAGE

Tous les samedis à 15h30 ou 17h dans toutes les paroisses. Inscription au moins six mois avant le mariage. Préparation en groupe et avec le prêtre. Pour les divorcés remariés : Rencontre, réflexion et préparation d’un temps de prière avec le prêtre

SACREMENT DES MALADES - Contacter le prêtre.

SACERDOCE

Etre prêtre aujourd’hui apporte beaucoup de joie. A l’occasion du 150ème anniversaire de la mort du curé d’Ars, Saint Jean-Marie Vianney, le pape Benoît XVI a annoncé le lancement d’une année sacerdotale, du 19 juin 2009 au 19 juin 2010 avec pour thème : “Fidélité du Christ, fidélité du prêtre”.


http://saintefamille.over-blog.org/pages/les-sacrements-1974199.html

SOLIDARITE

SOLIDARITE

ACAT - ACTION DES CHRETIENS POUR L’ABOLITION

DE LA TORTURE

Simone REBIERE- tél 03 82 88 43 38 - site : www.acatfrance.fr

CCFD - TERRE SOLIDAIRE

Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement pour une Terre Solidaire.

Locilia RAMOS - Email : ccfdthionville@gmail.com

site : www.ccfd.fr

CONFERENCE SAINT VINCENT DE PAUL

Marie Anne DAUTEL - tél 03 82 82 72 55 - Site : www.ssvp.fr

SECOURS CATHOLIQUE

Permanence - 1er et 3ème mardi - 2ème et 4ème vendredi de 14h à 16h, 27 rue de Strasbourg, THIONVILLE - tél 03 82 34 58 75

Site : www.secours-catholique.asso.fr

PASTORALE DES MIGRANTS

Service d’Eglise qui permet la rencontre avec les personnes et familles ‘’venues de loin’’.

FLE - Cours de Français Langue Etrangère - tous les vendredis de 9h à 11h au Presbytère Notre Dame Thionville excepté pendant les

vacances scolaires. Patricia AUGER - tél 03 82 52 61 11

Email : patricia-auger@orange.fr - Site : www.eglisemigrations.org

Après-midi de la Fraternité dimanche 10 janvier à 15h00

salle Albert Schweitzer à côté du temple protestant.

MOUVEMENTS & SERVICES

MOUVEMENTS & SERVICES - ENFANTS & JEUNES

EVEIL A LA FOI

Accueil des enfants de 2 à 7 ans lors de la messe des familles

Notre Dame Thionville - 4 oct., 6 et 24 déc.,10 janv., 7 févr.

Notre Dame Manom - 8 nov., - 7 mars

Bénédicte et Jérôme PETIT-MEYER - tél 03 82 56 50 25

ACCUEIL DES ENFANTS

Notre Dame Thionville - tous les dimanches pendant la messe

MESSE DES FAMILLES

Ste Anne -17 oct., 7 nov., 5 et 24 déc., 10 janv., 6 mars à 18h

Garche - 18 oct., 7 févr. à 10h30

Notre Dame Thionville - 4 oct., 6 et 24 déc., 10 janv., 7 févr. à 10h30

Notre Dame Manom - 8 nov., 7 mars à 10h30

ENFANTS DE CHOEUR

Dans chaque paroisse, prendre contact à l’issue des messes

ENSEIGNEMENT RELIGIEUX

Il est assuré dès le CP par des laïcs dans tous les établissements scolaires.

ACE - ACTION CATHOLIQUE DES ENFANTS

Pour les enfants de 4 à 17 ans - Mouvement d’Education Populaire.

Thème national d’année : “T’es pas comme moi, et alors !?”.

Chantal SCHUH - tél 03 82 55 12 76

Email : chantal.schuh@wanadoo.fr - Site : http://ace.cef.fr

SUF - SCOUTS UNITAIRES DE FRANCE

Pour les 8 - 20 ans, une progression humaine et spirituelle par le

jeu, l’amitié et la responsabilité. Sylvie SERWIER - tél 03 82 82 15 62

Email : suf.thionville@wanadoo.fr  - Site : www.scouts-unitaires.org

FETE DES FAMILLES AVEC LES ENFANTS

DE LA 1° COMMUNION

Et tous les autres enfants pour l’ensemble de l’archiprêtré,

dimanche 6 juin à l’Eglise Ste Anne.

Eric SCHNEIDER - tél 06 33 11 66 48 Email : schneider.e@neuf.fr

JIT – JEUNES INTER-AUMONERIE THIONVILLE

Jeunes de 14 - 18 ans - soirées-débat, temps forts, fêtes…

Sylvie VENNER - tél 03 82 34 39 62

Les samedis - à 18h à Notre Dame Thionville - 3 octobre 2009, 21 novembre, 19 décembre, 23 janvier 2010, 6 février, 20 mars 2010, 5 juin.

Site : www.pastojeunesthionville.fr

 

MOUVEMENTS & SERVICES - ADULTES

ACI - ACTION CATHOLIQUE DES MILIEUX INDEPENDANTS

Maryse ROBERT - tél 03 82 82 18 99 - Site : www.acifrance.com

ACO - ACTION CATHOLIQUE OUVRIERE

Bernard MARCHAL - tél  03 82 53 17 61 - Site : www.acofrance.ne t

VEA - VIVRE L’EVANGILE AUJOURD’HUI

Germain SCHMITT - tél 03 82 53 63 43 – Site : www.vea.asso.fr

GROUPE DE PARTAGE DE LA COTE DES ROSES

Bernard MARCHAL - tél 03 82 53 17 61

PARTAGE ET RENCONTRE

Réflexion chrétienne - Marie-Anne DAUTEL - tél 03 82 82 72 55

Site : www.asso-partage-et-rencontre.net

COMMUNION NOTRE DAME DE L’ALLIANCE:

Pour personnes séparées et divorcées

André MOLIN - tél  03 82 8 43 64

MCR - MOUVEMENT CHRETIEN DES RETRAITES

Garche - Marie Louise HAUX - tél  03 82 53 65 00

Manom - Bernadette BREISTROFF - tél  03 82 53 87 21

Thionville - Henriette DESLANDES - tél  03 82 54 45 39

ESPERANCE ET VIE

Mouvement Chrétien pour les premières années de veuvage

Irène PFEIFFER - tél  03 82 55 43 10

FOI ET LUMIERE

Mouvement qui permet la rencontre de personnes atteintes d’un handicap avec leurs parents et amis.

Jean-Paul DAUTEL - tél  03 82 82 72 55 - Site : www.foietlumiere.org

RASSEMBLEMENT DIOCESAIN

Samedi 6 mars 2010 au Palais des Congrès de Metz.

Autres ctés de Paroisses

 

AUTRES COMMUNAUTES DE PAROISSES

 

Saint Pierre et Saint Paul

Curé : Jean GANTZER

 

Paroisses de St Maximin, St Pierre, St Urbain et Beauregard

Secrétariat : Presbytère Saint Maximin

3 place de l’Eglise, Thionville -tél 03 82 54 36 06

Email : paroisse.saintmaximin@orange.fr

Blog : http://stpierrestpaul.over-blog.com

 

Communauté du Bon Pasteur

Curé : Dominique THIRY

Paroisses de Veymerange, Volkrange, et Terville

Secrétariat : Presbytère de Veymerange

16 rue Saint Martin – tél 09 52 71 15 32 ou 03 82 50 40 06

Email : bonpasteurcourriel@free.fr

Blog : http://bonpasteur.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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